Choses à Savoir SCIENCES

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Choses à Savoir SCIENCES episodes

  • Pourquoi ne faudrait-il pas voyager avec des bananes ?

    REDIFFUSION


    La radioactivité est avant tout un phénomène naturel. Ainsi de nombreux aliments sont radioactifs, sans que cela représente un danger pour notre santé.


    Cette radioactivité est associée à certains atomes instables. Le noyau d'un atome stable contient le même nombre de protons et de neutrons. Ce n'est pas le cas du noyau d'un atome instable, où ces particules sont trop nombreuses.


    Le noyau se débarrasse alors de protons ou de neutrons en surnombre, afin de préserver la stabilité de l'atome. Et cette éjection s'accompagne d'un rayonnement spécifique. C'est ce processus qu'on nomme "radioactivité".


    Elle peut être également d'origine artificielle, comme dans le cas de l'imagerie médicale.


    Phénomène naturel, la radioactivité est donc présente dans le monde qui nous environne, et même en nous. Il est donc normal que certains aliments, comme la banane, soient radioactifs.


    Elle le doit à la présence d'un isotope du potassium 40, c'est-à-dire d'un atome comprenant le même nombre d'électrons et de protons, mais un nombre différent de neutrons.


    Si vous transportez des bananes dans votre sac, et que vous passez au contrôle de certains aéroports, l'appareil équipant le portique de sécurité peut sonner. Mais cela ne veut pas dire que vous soyez en danger.


    En effet, les substances radioactives présentes dans ce fruit sont en quantités très minimes. De fait, elles représentent moins de 0,020 % de la banane. En outre, la radioactivité, dans ce cas, se manifeste par des rayonnements que leur nature et leur intensité rendent inoffensifs.


    De tels rayonnements naturels, dont notre corps s'accommode très bien, n'ont pas une énergie suffisante pour modifier la structure des atomes qui composent notre organisme. Ils ne sont pas "ionisants", comme disent les spécialistes. Nous pouvons donc consommer des aliments radioactifs sans aucune crainte.


    Car il en existe bien d'autres que la banane. On peut citer, par exemple, les épinards, le lait, les fruits de mer ou encore les champignons. D'autres aliments, comme les haricots rouges ou les pommes de terre sont même un peu plus radioactifs, tout en restant inoffensifs pour le consommateur.

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    3 min
  • Peut-on oublier totalement sa langue maternelle ?

    On sait que les jeunes enfants sont capables d'apprendre très vite ce qui deviendra leur langue maternelle. Du fait de la plasticité du cerveau, ils peuvent même apprendre plusieurs langues sans jamais risquer de les confondre.


    Mais cette acquisition est-elle définitive ? Peut-on considérer que, comme le vélo ou la nage, une langue apprise dans l'enfance ne s'oublie pas ? En fait, tout dépend de l'âge du locuteur.


    En effet, un enfant suivant sa famille dans un autre pays et en adoptant la langue, peut parfois oublier celle qu'il a d'abord apprise. On parle même d'"attrition" pour désigner cette forme d'oubli linguistique.


    Les spécialistes l'expliquent par la souplesse d'un cerveau dont les connexions neuronales sont plus susceptibles de se modifier que celles du cerveau d'un adulte.


    Ce phénomène d'oubli de sa langue maternelle est moins fréquent chez un adulte. Mais il n'est pas impossible. En effet, il peut se produire si une personne apprend une autre langue à l'adolescence, ou même plus tard, et est ensuite privée de toute relation avec son pays d'origine et de tout contact avec des gens parlant sa langue.


    Selon les spécialistes, l'attrition peut aussi résulter d'une épreuve pénible. Dans ce cas, la langue natale est associée à ce traumatisme. On cite ainsi le cas de personnes ayant vécu la Shoah, et dont le rapport à la langue maternelle a, du fait des souffrances endurées, radicalement changé.


    Ainsi, de nombreux juifs déportés dans des camps de concentration et émigrés en Israël ou aux États-Unis, après la guerre, ont bel et bien oublié l'allemand, qui était pourtant leur langue natale.


    Un cas emblématique, à cet égard, est celui d'Aharon Appelfeld, un écrivain dont l'œuvre est renommée dans le monde entier. Or, à la fin des années 1950, alors qu'il a près de 30 ans, il décide d'apprendre l'hébreu, qui devient, selon ses propres termes, sa "langue maternelle adoptive".


    Il est vrai qu'il s'agit là plus d'une démarche volontaire que d'un oubli spontané. Il illustre cependant le lien entre la langue, fût-elle maternelle, et les aléas de la vie.

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    2 min
  • Pourquoi le cerveau humain est-il si gros ?

    Proportionnellement à sa taille, l'homme a le cerveau le plus volumineux parmi les mammifères. Ainsi, le cerveau du chimpanzé ne pèse que 400 grammes, contre 1,3 kilo, en moyenne, pour celui de l'homme. Son encéphale est donc trois plus plus petit que celui d'un humain.


    Comment expliquer une telle différence ? Certaines raisons tiennent d'abord à l'histoire même de l'homme. Selon la première explication, nos ancêtres vivant dans des zones découvertes, comme les savanes, ont dû se redresser progressivement et mettre au point des techniques de chasse et de surveillance adaptées à cet environnement particulier.


    Leur succès dépendait de l'acquisition de nouvelles connaissances et d'un développement continu de la coopération entre les membres de la communauté. Autant d'impératifs qui supposaient une croissance progressive du cerveau.


    Ainsi, les aptitudes mises en œuvre pour assurer la survie du groupe, dans des conditions données, et notamment le développement d'une véritable socialisation, auraient permis un développement continu du cerveau.


    Mais d'autres éléments sont entrés en ligne de compte, et notamment des facteurs génétiques. Pour les scientifiques, en effet, le volume spécifique du cerveau humain serait dû à des mutations génétiques.


    Pour en arriver à ces conclusions, des chercheurs ont étudié le génome humain afin de repérer les modifications qui ont pu se produire depuis la séparation de notre lignée d'avec celle des grands singes, à laquelle appartiennent les chimpanzés.


    Leur attention a alors été attirée par une cinquantaine de sections d'ADN. Si elles n'avaient pas bougé chez le chimpanzé, avec lequel nous partageons l'essentiel de notre patrimoine génétique, elles avaient subi d'importants changements chez l'homme.


    Or, certains de ces segments d'ADN, baptisés "human accelerated regions" (HAR) portent bien leur nom. En effet, ils sont impliqués, au stade embryonnaire, dans le développement rapide du cerveau humain. Or, ces portions de gènes, les chimpanzés ne les possèdent pas.


    Autrement dit, le volume impressionnant du cerveau humain serait dû, au moins en partie, à d'heureuses mutations génétiques. Elles auraient tout aussi bien pu ne pas se produire et sont donc, d'une certaine manière, le fruit du hasard.


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    2 min
  • Quels seront les premiers animaux à vivre sur Mars ou sur la Lune ?

    La conquête spatiale est en train de franchir une nouvelle étape. Il ne s'agit plus seulement d'explorer les planètes du système solaire, mais de s'y installer. En effet, une base lunaire permanente devrait pouvoir accueillir ses premiers occupants vers 2030.


    L'exploration de Mars viendra ensuite, avec, peut-être, la fondation d'un avant-poste sur la planète rouge. Si l'homme s'implante durablement sur ces planètes, il ne pourra faire venir de la Terre tout ce dont il aura besoin.


    Il devra trouver sur place une partie de ce qui lui sera nécessaire. Et, pour cela, créer un véritable écosystème sur la Lune et sur Mars. Des animaux, présents sur place, pourraient jouer un rôle essentiel à son développement.


    En effet, si l'homme parvenait à introduire et à faire vivre des animaux sur ces planètes, ils lui seraient d'un grand secours. Ils représenteraient une source appréciable de nourriture et, par le biais de la pollinisation, rendraient possible une production locale de fruits.


    On pourrait même utiliser certains de ces animaux à la culture de plantes ou à l'élimination des déchets. Mais le problème est de trouver des animaux capables de résister aux conditions existant sur la Lune et Mars.


    Dans les futures colonies installées sur ces planètes, il sera sans doute possible de s'adapter aux températures et à la pression atmosphériques, bien plus basses que sur Terre.


    Mais l'adaptation à la gravité, beaucoup plus faible, elle aussi, est plus difficile. En fait, cette gravité, qui peut gêner le développement d'animaux emmenés sur Mars ou la Lune, est impossible à modifier.


    De petits animaux, comme les souris, s'y adapteraient mieux. Quant aux poissons, ils ne seraient pas affectés par la gravité. Les scientifiques pensent aussi aux insectes ou aux crustacés.


    En effet, ils n'ont pas besoin de grands espaces. On pourrait donc facilement les élever dans les futures bases, sans doute peu étendues. Et ces animaux n'en représenteraient pas moins d'abondantes réserves de nourriture. Même les insectes, dont certains, comme les grillons, fourniraient des quantités notables de protéines.

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    2 min
  • Pourquoi les ailes des papillons sont-elles en train de changer ?

    On le sait, les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus sentir. Par ailleurs, l'urbanisation croissante, la surexploitation des ressources ou l'utilisation massive d'engrais et de pesticides font reculer la biodiversité.


    Autant de phénomènes qui peuvent influer, à terme, sur le comportement et l'existence même de nombreux animaux. Les insectes, et notamment les papillons, sont concernés au premier chef par une telle évolution.


    Sous l'effet des températures plus élevées et de l'activité humaine, le nombre de papillons européens appartenant à 450 espèces aurait en effet régressé de plus de 1,5 % par an depuis le début des années 1980. Ils ont aussi tendance à se déplacer vers le Nord et à gagner des zones plus élevées.


    Si le réchauffement climatique devait s'accentuer, dans les années à venir, de nombreuses espèces de papillons seraient même menacées d'extinction.


    Si le réchauffement climatique est néfaste pour les papillons et tend à modifier leurs zones d'implantation, il change aussi leur apparence.


    Des chercheurs ont en effet remarqué que les motifs ornant les ailes des papillons, que les spécialistes appellent des "ocelles", pouvaient changer en fonction des températures. Pour arriver à cette conclusion, ils ont observé les chrysalides de certains papillons, un état du développement de l'insecte correspondant à un stade intermédiaire entre la chenille et le papillon lui-même.


    Ils ont alors constaté que les ailes des papillons issus de chrysalides s'étant développées à une température moyenne de 11°C comportaient six motifs en moyenne. Soumises à une température moyenne de 15°C, les chrysalides donnaient naissance à des papillons dont les ailes ne comptaient plus que trois taches.


    Pour les spécialistes, cette variation du nombre d'ocelles, sur les ailes des papillons, témoignerait de leur capacité à s'adapter aux variations de températures. Moins nombreux et répartis différemment, ces motifs leur permettraient de mieux se dissimuler, aux yeux de leurs prédateurs, dans une végétation plus sèche.


    Il convient de rappeler, par ailleurs, que les papillons aux ailes claires résistent mieux aux températures plus élevées.

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    3 min
  • Pourquoi Sam Altman parle-t-il de « percée énergétique » ?

    De l'industrie à la santé, en passant par le transport ou le commerce, l'intelligence artificielle est utilisée dans des domaines toujours plus nombreux. Mais sa mise en œuvre n'est pas sans poser certaines difficultés.


    L'un de ces problèmes récurrents est la consommation d'énergie nécessitée par l'utilisation de l'IA. Elle est d'ores et déjà considérable et ne peut qu'augmenter dans les années à venir.


    En effet, selon une récente étude, les dispositifs d'IA pourraient consommer de 85 à 134 térawattheures (Twh) à l'horizon 2027. Soit autant que certains pays.


    Pour répondre à ces besoins énergétiques croissants, l'utilisation d'énergies fossiles, comme le gaz, le pétrole ou le charbon, ne serait pas très opportune. En effet, elle se traduirait par une forte émission de gaz à effet de serre.


    C'est pourquoi il semble urgent de trouver une autre solution. Qui passe, selon Sam Altman, le cofondateur, avec Elon Musk, de la société OpenAI, par ce qu'il appelle une "percée énergétique".


    Autrement dit l'existence d'une source d'énergie efficace et sans danger pour la planète, qui soit en mesure de satisfaire les besoins énergétiques plus importants que prévu de l'IA. Dans l'esprit de Sam Altman, il pourrait s'agir de l'énergie solaire, mais elle est encore très coûteuse.


    Il place donc ses espoirs dans la fusion nucléaire, un processus dans lequel deux noyaux d'atomes légers s'unissent pour en former un plus lourd. Cette fusion se traduit par une très puissante libération d'énergie.


    Un contrat a d'ores et déjà été conclu entre une entreprise informatique américaine et Helion Energy, un groupe spécialisé dans le développement de la fusion nucléaire. De fait, l'énergie dont elle a besoin devrait lui être fournie, à l'horizon 2028, par une centrale fonctionnant avec ce procédé.


    Or, Sam Altman a investi d'importants capitaux dans Helion Energy. Ce qui montre le crédit qu'il porte à la fusion nucléaire. C'est en effet une technique propre et sécurisée, capable de produire des quantités illimitées d'énergie. De quoi couvrir les besoins de l'IA sans augmenter une empreinte carbone déjà notable.

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    2 min
  • Je vous parle de mon nouveau podcast: La folle épopée

    Pour écouter La folle épopée:


    Apple Podcasts:

    https://podcasts.apple.com/fr/podcast/la-folle-%C3%A9pop%C3%A9e/id1727649957


    Spotify:

    https://open.spotify.com/show/74el11FIusukqlTkEMPstj


    Deezer:

    https://deezer.com/show/1000659242

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    2 min
  • Une batterie de téléphone peut-elle durer 50 ans ?

    L'un des problèmes rencontrés par les utilisateurs de téléphones ou d'ordinateurs portables est le rechargement de la batterie. Son autonomie n'étant jamais très longue, il faut toujours avoir un chargeur avec soi, en espérant qu'on pourra le brancher.


    C'est dire à quel point la récente annonce d'une entreprise chinoise pourrait changer la donne dans ce domaine. En effet, elle indique avoir mis au point une batterie dont l'autonomie atteindrait pas moins de 50 ans !


    Autant dire qu'on ne devrait plus recharger son téléphone qu'une ou deux fois dans sa vie ! À quoi ressemble cette batterie miraculeuse ?


    Elle surprend d'abord par sa taille. De fait, elle serait plus petite qu'une pièce de monnaie. Second point à retenir : son mode de fonctionnement. En effet, il s'agit d'une batterie à énergie atomique. Une technique déjà utilisée pour les sous-marins, mais miniaturisée par les ingénieurs.


    L'électricité alimentant la batterie provient de l'énergie libérée par la désintégration d'isotopes, comme le Nickel-63, l'un des isotopes du nickel. Rappelons qu'un isotope est un atome qui diffère des autres atomes d'un même élément par le nombre de neutrons.


    La première batterie mise au point par la startup chinoise a une puissance de 100 microwatts. D'ici à 2025, elle pourrait produire des batteries d'un watt. Une fois opérationnelles, elles n'alimenteraient pas seulement les smartphones ou les tablettes.


    Elles pourraient équiper bien d'autres appareils, dans des secteurs aussi variés que la médecine, l'aérospatiale ou la défense. Et, compte tenu de la petite taille de ces batteries, on pourrait même les associer pour produire plus d'énergie.


    Mais l'énergie nucléaire utilisée est-elle sans risques ? L'entreprise se veut rassurante sur ce point. En fonctionnant, ces batteries n'émettraient aucun rayonnement nocif. On pourrait donc les employer sans danger pour alimenter des dispositifs médicaux, comme des stimulateurs cardiaques par exemple.


    Par ailleurs, ces batteries continuent à fonctionner même si elles sont exposées à des températures extrêmes. Et elles ne risquent pas d'exploser ou de prendre feu. Enfin, les concepteurs de ce dispositif innovant affirment qu'il ne présente aucun danger pour l'environnement.

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    2 min
  • Partageons-nous vraiment 50% de nos gênes avec les bananes ?

    Si certaines affirmations ont toutes les chances de passer à la postérité, c'est qu'elles frappent par leur singularité. C'est bien le cas de l'assertion, souvent entendue, selon laquelle l'homme partagerait la moitié de ses gènes avec les bananes.


    Certains scientifiques en ont fait état après le décodage, en 2012, du génome complet de la banane. Un résultat acquis au terme de longs travaux.


    En théorie, il est vrai, l'idée n'a rien d'absurde. En effet, d'après les spécialistes, l'être humain et les plantes auraient un ancêtre commun, qui aurait vécu voilà environ 1,5 milliard d'années.


    Il est donc normal que nous partagions certains gènes avec les bananes, mais aussi avec d'autres plantes.


    Mais de là à penser que nous avons 50 % de notre patrimoine génétique en commun avec la banane, il y a un pas que beaucoup d'abstiennent de franchir.


    Il faut d'abord rappeler, en effet, que le génome de la banane est 6 fois plus petit que celui que l'homme. Ce qui rend déjà difficile un partage de la moitié de nos gènes avec les bananes.


    Ensuite, il faut savoir de quels gènes on parle. Ceux que nous partagerions avec les bananes, à hauteur de 50 %, sont les gènes codants. Autrement dit ceux qui contiennent l'information nécessaire à la fabrication d'une protéine.


    L'homme possède environ 20.000 gènes codants et la banane 36.000. Mais ces gènes codants ne représentent que de 2 à 5 % de l'ADN total. Nous aurions donc, en commun avec les bananes, une toute petite partie de nos gènes et, selon les estimations des spécialistes, environ 1 % de notre ADN total.


    L'affirmation selon laquelle nous partagerions 50 % de nos gènes avec les bananes vient sans doute des récentes recherches menées par des scientifiques américains. En effet, ils ont identifié, non pas des gènes codants identiques, entre l'homme et la banane, mais des gènes homologues, à hauteur de 60 %.


    Il s'agit donc de gènes (représentant eux-mêmes une très faible proportion de l'ADN) qui contiennent des informations comparables, mais non pas identiques, relatives aux protéines qu'ils permettent de fabriquer.


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    2 min
  • Qu'est-ce que l'entropie ?

    Le concept d'entropie, défini, en 1865, par le physicien prussien Rudolf Clausius, désigne, d'après le mot grec dont il est tiré, l'"action de se retourner", au sens d'une transformation.


    Ce concept est défini dans la deuxième loi de la thermodynamique. Là encore, l'étymologie nous renseigne sur le sens de ce terme : tiré de deux mots grecs, qui signifient "chaleur" et "dynamique", il désigne donc une science traitant du mouvement de la chaleur.


    L'entropie postule donc que, dans un système isolé, l'énergie a tendance à se disperser. Cette dispersion de l'énergie tend alors à créer davantage de désordre. Et plus le temps passe, plus ce désordre augmente.


    L'entropie est présente dans notre vie de tous les jours. Ainsi, le glaçon plongé dans un verre d'eau va finir par fondre. La glace est passée d'un état solide à un état liquide plus désordonné.


    On peut aussi parler d'entropie dans le cas d'une tasse de café brûlant posée sur la table de la cuisine. Avec le temps, elle va refroidir. Autrement dit, la chaleur s'échappe de la tasse, si l'on peut dire, et se diffuse dans la pièce. Ce transfert de chaleur entraîne une répartition plus désordonnée de l'énergie.


    Mais ce concept fondamental s'applique aussi à l'évolution de l'univers. Selon les scientifiques, en effet, notre univers est en expansion. Plus il augmente de volume, plus les atomes de matière qui le remplissent en partie ont d'espace pour se propager.


    Les combinaisons offertes, à cet égard, sont plus nombreuses et la distribution de ces molécules est donc plus aléatoire. L'univers progresserait donc vers un désordre croissant.


    À terme, il pourrait arriver à un état de "mort thermique". Elle désigne une situation où toutes les températures s'égaliseraient, en quelque sorte, et où l'énergie ne pourrait plus circuler. L'univers aurait alors atteint un état d'entropie maximale.


    Tout transfert d'énergie cesserait, ce qui ne veut pas dire que la matière disparaîtrait aussitôt. Ce n'est là, bien sûr, que l'un des destins que les scientifiques ont prévus pour l'univers.

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