Choses à Savoir SCIENCES

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  • Quel est l'âge des punaises de lit ?

    Plus de 10 % des foyers français auraient été infestés par les punaises de lit entre 2017 et 2022. Le phénomène tend à devenir un véritable enjeu de santé publique. Et il n'est sûrement pas près d'être réglé.


    En effet, ces minuscules insectes en ont vu d'autres ! De fait, ils sont encore plus vieux qu'on ne le croyait, surmontant ainsi bien des épreuves au cours du temps. Des recherches récentes montrent qu'ils sont apparus sur Terre voilà au moins 115 millions d'années.


    Cette découverte est l'aboutissement de longues et difficiles recherches, durant lesquelles les scientifiques ont réussi à étudier l'ADN de 34 espèces différentes de punaises de lit.


    Elles auraient donc cohabité avec les dinosaures. Et elles auraient survécu au cataclysme qui a provoqué leurs extinction.


    Un premier hôte inconnu


    Les scientifiques pensaient jusque ici que les chauves-souris avaient pu être les premiers hôtes des punaises de lit. Or, des chercheurs ont trouvé un spécimen fossilisé de cet insecte beaucoup plus vieux, de 30 ou même 50 millions d'années, que les plus anciens restes de chauves-souris connus.


    En fait, les punaises de lit, présentes depuis 115 millions d'années, comme on l'a dit, seraient deux fois plus âgées que les chauves-souris, dont les plus anciens spécimens ont près de 65 millions d'années.


    Dans l'état actuel des recherches, on ne sait pas quel animal a abrité, pour la première fois, ces insectes aux piqûres irritantes. Ce qui est sûr, c'est qu'ils se sont attaqués très tôt à nos ancêtres.


    On croyait jusque ici que les deux espèces suçant le sang de l'homme s'étaient différenciées une fois leurs proies humaines repérées. En fait, il semble qu'elles se soient séparées beaucoup plus tôt, voilà environ 47 millions d'années.


    Chacune de ces espèces a alors privilégié soit l'Homo erectus soit l'Home sapiens. Depuis lors, au moins une autre espèce de punaise de lit s'est attaquée à l'homme. En effet, les scientifiques ont calculé qu'une nouvelle espèce de cet insecte s'en prendrait à nous tous les 500.000 ans environ. Un rythme qui pourrait d'ailleurs s'accélérer.

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  • Pourquoi certaines personnes sont incapables de produire une image mentale ?

    Certaines personnes sont incapables de créer des images mentales. Elles souffrent d'un trouble neurologique rare, l'"aphantasie", un mot tiré du grec "phantasia", qui signifie apparence ou imagination. Il s'agirait donc d'un défaut d'imagination.


    De fait, ces patients ne peuvent produire, en pensée, des images des situations qu'ils ont vécues, d'un objet ou encore d'un paysage. Il ne leur est pas non plus possible de se représenter le visage de leurs proches.


    Des difficultés qui les empêchent de se souvenir avec précision de certains épisodes de leur passé. Ils ont d'ailleurs tout autant de mal à se représenter, au moyen d'images mentales, des événements futurs.


    Mais cette incapacité ne concerne pas seulement les images et donc la vision. Elle s'étend aussi aux sons. Ainsi, les personnes concernées ne sont pas en mesure d'"entendre" une mélodie dans leur tête.


    Elles mettent aussi plus de temps à assimiler des informations visuelles. Mais elles finissent tout de même par y parvenir. Ce trouble est peu fréquent puisqu'il ne toucherait que 2 à 5 % de la population.


    Il peut être provoqué par une intervention chirurgicale mais, le plus souvent, il est présent dès la naissance.


    Un trouble encore mal connu


    L'aphantasie a été découverte dès la fin du XIXe siècle, mais, jusqu'à une étude récente, publiée en 2015, elle a peu retenu l'attention des scientifiques. Aussi connaît-on mal les mécanismes de ce trouble.


    L'une des raisons de cette relative méconnaissance vient sans doute des patients eux-mêmes. En effet, beaucoup d'entre eux ne se rendent même pas compte qu'ils sont atteints d'aphantasie.


    Avec le temps, ils ont développé des mécanismes de substitution, un peu similaires à ceux mis en place par les aveugles de naissance. Ces personnes voient donc le monde d'une autre manière, mais sans toujours le savoir.


    Même si elle est mal connue, l'aphantasie est très probablement liée à un mauvais fonctionnement du cerveau. À cet égard, certains scientifiques pensent que les patients concernés auraient du mal à activer leur cortex visuel, dont le rôle est précisément de traiter les informations visuelles.

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    2 min
  • Pourquoi la Lune tremble-t-elle tous les matins ?

    Les tremblements de terre ne sont pas l'apanage de notre planète. Ils se produisent aussi sur notre satellite. Il serait donc plus exact de les appeler des "tremblements de lune". Ces séismes sont même très fréquents, puisqu'on les enregistre chaque jour, matin et soir.


    Les chercheurs pensaient qu'ils étaient dus aux très importantes variations de températures qui affectent la Lune. En effet, la température, sur la Lune, peut passer de +120°C, durant la journée, à -248°C pendant la nuit!


    De tels changements provoquent une succession de dilatations et de contractions qui expliquent en effet certaines secousses. Mais pas toutes.


    Des séismes d'origine humaine


    De fait, les scientifiques ont remarqué que les tremblements de terre (ou de lune) du matin n'avaient pas la même signature sismique que ceux se produisant le soir. Ils devaient donc avoir une autre origine. Ils ont fini par s'apercevoir que les secousses enregistrées sur la Lune le matin seraient le fait, non de la nature, mais de l'homme.


    Au cours de leurs différents voyages sur la Lune, les astronautes y ont abandonné du matériel. Ainsi, en 1972, à la fin de la mission Apollo 17, la dernière à avoir transporté des hommes sur la Lune, on a laissé l'atterrisseur lunaire et des sismographes à la surface de notre satellite.


    Le responsable de ces secousses serait l'atterrisseur lunaire. Quand, après une nuit plus que glaciale, le Soleil réchauffe l'engin, les matériaux métalliques qui le composent se dilatent, ce qui entraîne l'émission de légères vibrations dans le sol. Elles sont alors enregistrées par les sismographes se trouvant près de l'engin. Leur intensité est d'ailleurs si faible qu'un astronaute marchant sur la Lune ne les sentirait pas.


    Cette découverte n'est pas aussi anecdotique qu'elle peut paraître au premier abord. En effet, elle permet de mieux comprendre la nature et les effets de ces tremblements de lune.


    En étudiant la manière dont les ondes sismiques se propagent, en fonction des matériaux concernés, les scientifiques pourront également en apprendre davantage sur la composition du sous-sol de la Lune mais aussi de la Terre.


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    2 min
  • Qu'est-ce qu'un « dogxim » ?

    En 2021, on amène à des vétérinaires brésiliens un animal qui les surprend ; il vient de provoquer un accident de la circulation. En effet, ils n'en avaient jamais vu de semblable.


    Avec sa fourrure à la fois épaisse et dure, son long museau et ses grandes oreilles pointues, il, ou plutôt elle, car il s'agit d'une femelle, tient à la fois du chien et du renard. Même si, à première vue, il ressemble davantage au premier de ces animaux.


    Son comportement est aussi un compromis entre l'attitude de ces deux animaux : plus craintif que celui du chien domestique et cependant moins farouche que celui du renard.


    Décidément intrigués par ce curieux animal, les scientifiques décident de procéder à une analyse génétique. Ses résultats sont clairs : cet animal étonnant est bien né d'une renarde de la pampa et d'un chien domestique. Ils le baptisent "dogxim", un nom tiré autant de l'anglais que du portugais.


    Un cas d'hybridation unique en son genre


    Or, cet animal est, pour l'instant du moins, unique en son genre. Les zoologues avaient déjà observé le résultat du croisement entre un chien et un loup ou entre le même chien et un dingo.


    Mais ce "dogxim" est le premier cas connu d'hybridation entre un chien domestique et un renard de la pampa. Autrement dit entre un chien domestique et un canidé sauvage.


    La découverte est d'importance, car elle prouve qu'un accouplement entre deux espèces de genres distincts peut être fécond. Les scientifiques avaient espéré en apprendre davantage sur cet animal énigmatique, notamment sur ses habitudes et son mode de reproduction.


    Et ce d'autant plus que l'animal, d'abord effarouché par l'homme, commençait à s'apprivoiser. On avait pu l'approcher et même s'enhardir à le caresser, sans que l'animal proteste. Mais les zoologues ne pourront pas le connaître davantage, car il vient de mourir, malgré tous les soins qu'on a pu lui donner. La raison de ce décès subit reste inconnue.


    Les scientifiques se demandent désormais si, au cours de leurs expéditions dans la nature, ils pourront trouver d'autres spécimens de "dogxims".


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    2 min
  • La fonte du permafrost est-elle un vrai danger pour la planète ?

    Le réchauffement climatique n'en finit pas de faire sentir ses effets délétères sur notre planète. Les scientifiques viennent en effet de lui découvrir un autre méfait : il provoquerait un dégel plus rapide que prévu du permafrost, appelé aussi "pergélisol".


    Présent notamment dans les régions arctiques, en Alaska et en Sibérie, le permafrost désigne un sol dont la température se maintient au-dessous de 0°C durant plus de deux années consécutives.


    Des recherches menées notamment dans le grand Nord suédois et dans les îles arctiques du Canada semblent bien montrer que le permafrost fond à un rythme plus soutenu que prévu. Des étés de plus en plus chauds ont contribué à précipiter un phénomène que certains experts ne prévoyaient que pour la fin du siècle !


    De graves conséquences pour la planète


    Les conséquences de cette fonte accélérée du permafrost sont à prendre au sérieux. Et ce d'autant plus que ce sous-sol gelé s'étend sur une très vaste superficie. Il recouvre en effet près du quart de l'hémisphère Nord et on le retrouve sur 80 % de la surface de l'Alaska.


    Or, ce dégel prématuré du permafrost, serait, d'après les scientifiques, une véritable "bombe à retardement". En effet, ce sol gelé emprisonne de grandes quantités de gaz à effet de serre, du carbone mais aussi du méthane, à l'action encore plus puissante.


    Le pergélisol renfermerait ainsi quelque 1.700 milliards de tonnes de carbone. En se dégelant, la terre libère ces gaz, qui accentueront, de manière très marquée, le réchauffement climatique.


    Mais ce dégel du permafrost a encore d'autres effets néfastes. Il ne laisse pas s'enfuir seulement des gaz, mais aussi des virus millénaires. D'après les scientifiques, certains de ces virus, rendus à la vie, pourraient encore présenter des dangers pour la faune et la flore, réduisant ainsi la biodiversité, mais aussi pour l'homme.


    Ce phénomène accentue également l'érosion des côtes, qui reculent désormais de près de quatre mètres par an. Enfin, libérée par le dégel du permafrost, l'eau salée circule plus facilement et altère les points d'eau douce.


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    2 min
  • Pourquoi le navire “Pyxis Ocean” est-il unique ?

    Le "Pyxis ocean" est un cargo qui, à première vue, ressemble à beaucoup d'autres. Long de 229 mètres et large de 32, il peut transporter jusqu'à 81.000 tonnes de marchandises.


    Sa singularité est dans son mode de propulsion. En effet, c'est le vent qui fait en partie avancer ce navire. Ce qui ne veut pas dire qu'on en revient à la marine à voile. Le "Pyxis ocean" est équipé, non pas de voiles, mais plutôt, de grandes "ailes".


    En fait, ce sont de véritables éoliennes, appelées "windwings", fabriquées dans le même matériau que les éoliennes. Si le cargo n'était poussé que par ces grandes voiles rigides de 37,50 mètres de hauteur, il irait déjà à une vitesse de 10 km/h. Avec l'apport du moteur, il atteint les 24 km/h. Le "Pyxis ocean" est le premier bateau "éolien".


    Une réduction de l'empreinte carbone


    Pour son premier voyage, le cargo, parti de Singapour le 21 août dernier, devrait atteindre sa destination, un port du Brésil, dans six semaines. La mise en circulation de ce nouveau type de navires marchands vise à réduire l'empreinte carbone du transport maritime.


    Ce secteur est en effet responsable de près de 3 % de l'émission de gaz à effet de serre. Elle devrait être sensiblement réduite si les bateaux "éoliens" se généralisent.


    En effet, les spécialistes estiment que la propulsion éolienne devrait permettre au "Pyxix ocean" de réduire de près d'un tiers sa consommation de carburant. Une excellente manière de diminuer son empreinte carbone.


    Si tout se passe comme prévu, ce prototype devrait être suivi par de nombreux navires similaires. En effet, d'ici 2025, environ la moitié des nouveaux navires devraient être équipés de ce nouveau mode de propulsion. Une prévision qui peut paraître un peu ambitieuse dans un secteur qui peine à réduire son empreinte carbone.


    En attendant, ces voiles d'un nouveau genre devraient être améliorées, de manière à leur donner encore plus de prise au vent. On peut espérer que, dans un avenir proche, elles équiperont une partie de la flotte commerciale.


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    2 min
  • Quelle chaleur maximale le corps peut-il supporter?

    Les canicules, de plus en plus fréquentes, ne sont pas la conséquence la moins dangereuse du réchauffement climatique qu'endurent les habitants de la planète. Le problème des chaleurs extrêmes, et de leurs effets sur l'organisme, se pose donc plus que jamais.


    C'est pourquoi les scientifiques cherchent à mesurer la résistance du corps humain à des températures très élevées. C'est le but que s'est assigné une mission scientifique qui, partie en décembre 2022, a affronté la touffeur du climat guyanais avant de subir les chaleurs extrêmes des déserts de la péninsule arabique.


    Une question d'humidité


    Même si la thermomètre peut afficher, dans ces régions, jusqu'à 50°C, les membres de l'expédition auront sans doute moins de mal à l'endurer que les températures, en apparence plus modérées, qui règnent dans la forêt guyanaise.


    C'est que tout est une question d'humidité. En effet, pour réguler la température du corps, qui ne doit pas dépasser un certain seuil, et pour évacuer la chaleur, la transpiration joue un rôle essentiel.


    Or, cette sudation se fait beaucoup moins facilement quand l'air est très humide. En effet, la sueur, qui évacue la chaleur de notre corps, aura plus de mal à s'évaporer dans un environnement humide.


    Aussi les spécialistes fixent-ils à 35°C de température humide le seuil au-dessus duquel le corps se refroidit difficilement. À partir de cette température, qui correspond à un taux d'humidité de 100 %, les fonctions corporelles commencent à s'altérer.


    Malgré les apparences, il s'agit bien d'une température extrême. Rappelons, à titre de comparaison, que les canicules de 2003, aux conséquences si funestes, correspondaient à une température humide d'environ 28°C. Mais on a relevé, au printemps 2022, une température humide de plus de 33°C au Pakistan.


    À l'inverse, le corps humain peut supporter, durant un certain temps, une température aussi élevée que 60°C, à condition que l'air soit très sec.


    Bien entendu, il ne s'agit là que de moyennes. En fonction de son âge et de son état de santé, chaque personne a une tolérance plus ou moins grande à la chaleur.

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    2 min
  • Pourquoi dit-on que les trous noirs « rotent » ?

    Les trous noirs sont parmi les objets les plus intrigants de l'univers. On le sait, leur champ gravitationnel est tel que rien ne peut s'en échapper, pas même la lumière. D'où leur nom.


    Mais ils ont à l'origine d'un autre phénomène tout aussi curieux. Quand une étoile s'approche trop près d'un trou noir supermassif, elle est déformée puis déchirée, avant d'être littéralement "avalée" par lui.


    L'étoile subit alors ce que les astronomes appellent les "forces de marée". Ces forces, qui se produisent au sein du trou noir, sont dues à la différence d'attraction gravitationnelle qui s'y manifeste.


    Cette mise en pièces de l'étoile, suivie de son absorption, est plus précisément liée à ce que les spécialistes nomment une "perturbation par effet de marée", qui se traduit par l'acronyme TDE en anglais.


    Un rayonnement tardif


    Ce phénomène se signale par l'émission d'un jet de rayonnement cosmique. Un puissant flash lumineux qu'il est possible de détecter.


    Or, les astronomes ont fait une curieuse découverte. En principe, le flux de rayonnement émis par le trou noir, quand se produit un TDE, cesse rapidement. Mais ce n'est pas le cas de tous les TDE.


    En effet, sur 40 % des 24 TDE observés par les chercheurs, un autre rayonnement, plus tardif, a été remarqué. Mais il s'agit cette fois d'ondes radio. Ce retard dans l'expulsion du matériau stellaire, comme si le trou noir avait du mal à le digérer, a fait comparer cette sortie tardive à un "rot".


    On peut donc dire, de ce fait, que les trous noirs "rotent". Et l'émission de ces ondes radio se produit parfois très longtemps après l'absorption de l'étoile. Dans le cas de l'un des TDE observés, on a pu constater que le flux d'ondes radio se manifestait 180 jours après l'événement, puis s'apaisait au bout de 550 jours, avant de reprendre de plus belle vers le 1.400e jour.


    L'origine de ce phénomène provient peut-être de l'emplacement du disque d'accrétion qui, en cas de TDE, se forme autour du trou noir et qui est composé de matière stellaire.

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    2 min
  • Quel est le contraire de la sensation de « dèjà vu » ?

    Peut-être avez-vous déjà expérimenté ce que l'on appelle d'ordinaire la sensation de "déjà-vu". Confronté à une situation que vous n'avez jamais vécue, ou un lieu que vous n'avez jamais visité, vous avez pourtant l'impression que vous les connaissez l'un et l'autre.


    Comme si vous étiez déjà passé dans cet endroit où, pourtant, vous êtes sûr de n'être jamais venu. Ce qui ne veut pas dire que vous éprouvez la réminiscence d'un événement déjà vécu dans une vie antérieure.


    C'est du moins ce que prétendent les scientifiques, qui y voient plutôt une particularité du fonctionnement du cerveau.


    ...Mais aussi de "jamais-vu"


    Il existe une sensation contraire au déjà-vu, le "jamais-vu". C'est un phénomène tout aussi curieux, mais moins fréquent.


    Il se produit quand vous êtes confronté à un quelque chose de très familier, et même de quotidien, et que, pourtant, vous ne reconnaissez pas. Il peut s'agir du visage d'un de vos proches, qui vous apparaît, tout à coup, comme celui d'un étranger.


    Les conducteurs éprouvent parfois cette étrange impression. À un moment donné, les voilà incapables de passer une vitesse ou de déclencher les essuie-glaces, comme s'ils n'avaient jamais appris à le faire.


    Au milieu d'un morceau qu'il a joué des centaines de fois, un musicien peut avoir du mal à déchiffrer un passage. Comme s'il n'avait jamais vu la partition.


    Les scientifiques ont voulu mieux comprendre ce phénomène. Aussi ont-ils demandé à un groupe formé de 92 personnes de recopier plusieurs fois des mots assez simples. Ils avaient le droit de s'arrêter.


    Et, de fait, 70 % de ces volontaires ont cessé d'écrire parce qu'ils éprouvaient une curieuse sensation, proche de celle du jamais-vu. Ils ont déclaré avoir eu le sentiment de perdre le contrôle de leur main.


    Pour les scientifiques, l'explication réside sûrement dans le caractère répétitif d'un geste ou dans la trop grande familiarité d'une sensation. C'est un peu comme si le cerveau, confronté à l'aspect trop mécanique d'un geste, voulait ramener le sujet à la réalité. Ce serait en quelque sorte comme une reprise de contrôle de sa part.

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  • Y a-t-il de la vie sur Europe ?

    Les astronomes sont toujours à la recherche de la vie dans l'univers et, pour commencer, dans notre système solaire. Mars paraît un candidat sérieux, mais c'est aussi le cas d'Europe, un des satellites de Jupiter que, de ce fait, on appelle aussi une "lune".


    Grâce au puissant télescope James Webb, les scientifiques ont détecté, à la surface d'Europe, la présence de dioxyde de carbone. Il s'agit là d'un des éléments nécessaires à l'apparition de la vie, du moins telle que nous la connaissons sur Terre.


    Les chercheurs se sont demandé si ce dioxyde de carbone ne pouvait pas provenir d'une météorite. Après avoir examiné cette hypothèse, finalement rejetée, ils ont conclu de leurs observations que la source de ce CO2 venait bien du satellite lui-même.


    Un océan souterrain


    Pour les astronomes, en effet, ce dioxyde de carbone s'échapperait d'un océan souterrain. De fait, il s'étendrait sous l'épaisse couche de glace qui constitue la surface du satellite, à plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur. Et les scientifiques ajoutent qu'il s'agit d'eau chaude et salée.


    Cet océan serait très vaste, puisqu'il se situe, d'après les astronomes, dans une région large de pas moins de 1.800 kilomètres. Il s'agit d'une zone au relief très tourmenté, dont les fissures et les crêtes pourraient avoir été provoquées, du moins en partie, par la remontée des eaux chaudes de l'océan souterrain.


    En remontant, l'océan aurait laissé du sel à la surface, donnant à la région une coloration jaune inhabituelle.


    De la vie aurait-elle pu se développer dans l'océan souterrain d'Europe ? Pour l'instant, nul ne sait s'il contient tous les éléments nécessaires à son apparition. Pour en apprendre davantage, les scientifiques devront être patients.


    Le temps qu'arrivent sur place les deux sondes envoyées sur Jupiter. L'une, lancée par l'Agence spatiale européenne, est partie en avril dernier, l'autre, qui dépend du programme de la NASA, doit prendre son envol en 2024.


    Il leur faudra huit ans pour arriver à destination. D'ici là, il est vrai, le télescope James Webb aura peut-être livré d'autres informations précieuses.

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