Choses à Savoir SCIENCES

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  • Le télétravail aide-t-il à lutter contre le réchauffement climatique ?

    La récente pandémie de Covid a contribué à un changement des modes de travail. Ainsi, la part du télétravail n'a cessé de progresser, notamment dans les pays anglo-saxons. Les salariés concernés travaillent à distance toute la semaine ou seulement quelques jours.


    Dans ce dernier cas, on parle d'une organisation du travail "hybride". Qu'il travaille à domicile de manière permanente ou seulement de temps à autre, l'adapte du télétravail fait du bien à la planète. Il participerait en effet, à sa manière, à la lutte contre le réchauffement climatique.


    C'est en tous cas la conclusion d'une récente étude. Elle révèle que les activités des salariés recourant à plein temps au télétravail émettent 54 % de gaz à effet de serre en moins que celles d'une personne se rendant chaque jour sur son lieu de travail.


    Et cette diminution serait de 29 % pour les salariés s'adonnant au télétravail quelques jours par semaine. Cet affaiblissement significatif de l'empreinte carbone est lié en grande parie à la réduction des trajets professionnels.


    Un bilan à relativiser


    Mais les auteurs de l'étude relativisent toutefois ces résultats encourageants. En effet, le bilan ne serait pas aussi positif qu'il peut paraître au premier abord.


    En effet, les salariés choisissant la forme hybride du télétravail profitent parfois de cette nouvelle organisation, qui leur donne davantage de temps libre, pour s'installer plus loin de leur lieu de travail. Ils élisent alors domicile dans des villages où la vie leur semble plus agréable.


    Mais s'ils se rendent moins souvent à leur bureau, le trajet qui les en sépare est plus long. En termes d'émission de gaz à effet de serre, l'économie est alors négligeable. D'autant que ces salariés ont tendance à se déplacer plus souvent, pour des raisons personnelles.


    Par ailleurs, les appareils utilisés par ces travailleurs à domicile ne sont pas toujours équipés de dispositifs réduisant leur consommation d'énergie. On a ainsi calculé qu'une imprimante à usage domestique est plus énergivore que les appareils utilisés dans les entreprises.


    Par conséquent, il n'est pas certain que le bilan écologique du télétravail doit être nuancé.

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    2 min
  • Pourquoi les hommes ont-ils des tétons ?

    L'utilité de certains de nos organes ne saute pas aux yeux. Ainsi, les médecins s'accordent à dire que l'appendice ne sert à rien, du moins pour les adultes. Aussi peut-on le leur retirer sans dommages.


    Il en va de même des tétons chez les hommes. On ne voit pas très bien ce qu'ils peuvent en faire. Dans la mesure où ils n'allaitent pas, ils pourraient tout aussi bien s'en passer.


    Mais ce n'est pas tout à fait vrai. De fait, la lactation, chez l'homme, n'est pas impossible. On rapporte le cas de pygmées d'Afrique centrale qui, à force de s'occuper de leurs nourrissons, ont réussi à les allaiter. Ce qui prouve que les hommes en sont capables.


    Et dans le règne animal, on trouve des mâles, chez certaines espèces de chauves-souris notamment, qui possèdent des mamelles donnant du lait. Même si du lait n'en coule pas, la succion d'un téton peut calmer momentanément un bébé assoiffé.


    Une affaire de chromosomes


    Ceci étant, les hommes donnant le sein à leurs enfants ne courent pas les rues. Alors pourquoi la nature les a-t-elle dotés de ces tétons qui ne leur servent à rien ?


    C'est la génétique qui nous donne la réponse. On sait que le chromosome X est possédé par les hommes comme par les femmes, mais qu'il est contenu dans deux paires différentes, XX pour les femmes et XY pour les hommes.


    Jusqu'à six ou huit semaines, c'est le chromosome X qui pilote le développement du fœtus. On sait qu'il est à l'origine de la formation des organes sexuels féminins et de la libération d'hormones femelles comme les œstrogènes.


    Sous l'impulsion de ce chromosome, les seins commencent donc à se former. Mais, chez les garçons, le processus est arrêté par le chromosome Y, qui devient actif au bout de six à huit semaines.


    Ce chromosome reprend donc ses droits et met fin à ce début de féminisation de l'embryon. Mais les tétons étant déjà formés, il ne peut les supprimer. Ils sont donc le vestige de cette première phase du développement du fœtus.


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    2 min
  • A quelle vitesse une balle d'arme à feu se déplace-t-elle ?

    Si vous vous intéressez aux armes à feu, vous vous êtes peut-être déjà demandé à quelle vitesse se déplaçaient les balles tirées.


    Cette vitesse dépend de nombreux éléments. À commencer par les caractéristiques de l'arme et des munitions utilisées. C'est ce que les spécialistes appellent la balistique interne.


    C'est ainsi que, pour mesurer la vitesse du projectile, il faut prendre en compte la puissance du propulseur, qui expulse la balle de l'arme. La longueur et la forme du canon du revolver ou du fusil comptent aussi, de même que les frottements qui peuvent s'y exercer.


    Mais il ne faut pas négliger non plus, bien au contraire, le poids de la balle placée dans le fusil. Il dépend en grande partie de sa masse. Si le projectile est conçu avec des matériaux lourds, il ira plus loin et plus vite. Et sa force de pénétration en sera accrue d'autant.


    Le rôle du vent et de la gravité


    Mais pour apprécier la vitesse d'une balle, il faut aussi tenir compte de la balistique externe. Cette partie de la balistique étudie la trajectoire du projectile, entre le moment où celui-ci est projeté hors de l'arme et celui où il atteint sa cible.


    Or, cette trajectoire peut être déviée, ce qui modifie la vitesse de la balle. Celle-ci peut être ralentie par la force de la gravité, qui attire le projectile vers le bas. Le vent peut aussi modifier le trajet de la balle.


    En tenant compte de ces paramètres, les experts en balistique, qui utilisent des logiciels spécifiques, parviennent à reconstituer la trajectoire d'une balle et donc à en évaluer la vitesse.


    Compte tenu de tous ces éléments, les spécialistes estiment que la vitesse d'une balle de pistolet est comprise entre 250 et 500 m/s. De son côté, une balle de fusil, généralement plus rapide, peut atteindre, en moyenne, une vitesse comprise entre 600 et 1.300 m/s.


    Bien entendu, cette vitesse dépend, pour une bonne part, du modèle et du calibre de l'arme utilisée.

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    2 min
  • Qu'est-ce que la « black mass » ?

    La circulation automobile est responsable d'une part non négligeable des émissions de gaz à effet de serre. C'est pourquoi les pouvoirs publics encouragent la production de véhicules électriques, beaucoup plus respectueux de l'environnement.


    La fabrication de ces voitures se heurte pourtant à certains problèmes, comme des prix encore assez élevés ou la relative rareté des points de recharge.


    Mais il en est encore un autre. Les véhicules électriques fonctionnent grâce à des batteries de grande taille. Or, elles sont notamment fabriquées avec des métaux rares, comme le lithium, le cobalt ou le nickel, importés de pays souvent lointains.


    Si rien n'est fait pour limiter leur utilisation, ces métaux pourraient finir par manquer. Une telle pénurie ne pourrait que freiner, sinon arrêter, la production de véhicules électriques, dont les batteries utilisent une grande quantité de métaux rares.


    Un nouveau matériau prometteur


    Confrontés à ce risque très sérieux, les industriels ont cherché des solutions. Et ils en ont peut-être trouvé une. Ce remède miracle porte un nom : la "black mass".


    En fait, il n'a pas fallu chercher bien loin pour découvrir cette poudre noire. En effet, elle est issue du recyclage même des batteries équipant les voitures électriques. C'est en les broyant qu'on obtient cette fine poudre.


    Et ce qui a attiré l'attention des fabricants, c'est la composition de cette "black mass". En effet, elle est faite en partie de nickel, de cobalt et de lithium. Précisément ce dont les industriels ont besoin pour fabriquer leurs batteries.


    L'utilisation de cette "black mass" pourrait réduire de façon significative la dépendance de l'Europe à l'égard de la Chine, qui demeure le premier producteur mondial de batteries électriques.


    Mais une telle ressource ne sera pas si simple à exploiter. Le nombre de véhicules en fin de vis n'est pas encore assez important pour procurer une quantité suffisante de poudre noire.


    Par ailleurs, le recyclage de ces batteries coûte très cher. En outre, ce nouveau matériau ne fait pas l'objet, en Europe, d'une appropriation commune, ce qui ne facilite pas sa production.


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    2 min
  • Quels sont les animaux à l'espérance de vie la plus courte ?

    L'homme voit son espérance de vie augmenter sans cesse. En France, par exemple, elle dépasse aujourd'hui les 80 ans. Dans le monde animal, la tortue des Galapagos vit plus de 150 ans et le requin du Groenland dépasse même l'âge vénérable de 400 ans.


    Mais, à l'inverse, certains animaux ont une vie très fugace. Ce sont surtout les insectes qui, sur Terre, vivent le moins longtemps. Ainsi le moucheron ne vit qu'une petite semaine, alors que la mouche, avec laquelle il ne faut pas le confondre, ne dépasse pas 17 jours s'il s'agit d'un mâle.


    De leur côté, les abeilles n'ont qu'un mois et demi pour faire leur récolte de pollen. Plus chanceuses, les gracieuses libellules volètent durant quatre mois au-dessus des étangs.


    Quant aux fourmis, leur espérance de vie dépend des espèces. Dans certaines d'entre elles, les insectes meurent au bout de quelques mois, alors que d'autres peuvent vivre des dizaines d'années.


    Une existence encore plus fugace


    Mais il est un insecte qui passe encore moins de temps sur Terre. Cet insecte, c'est l'éphémère. Son nom dit assez à quel point sa vie est courte.


    Tout dépend, cependant, de ce que l'on entend par là. L'affirmation est exacte s'il s'agit de l'insecte sous sa forme achevée. Elle l'est moins si l'on prend en compte les diverses phases de son existence.


    Comme nombre d'insectes, en effet, l'éphémère subit des transformations. Il est d'abord une larve, puis devient une nymphe, un état intermédiaire entre la larve et l'insecte lui-même.


    Or, ces nymphes, qui restent immobiles et ne se nourrissent pas, peuvent ainsi rester sous l'eau des mois durant et même jusqu'à deux ans. Les ailes de l'insecte se forment aussi durant cette période.


    Devenus des insectes à part entière, les éphémères ne vivent que quelques heures, voire quelques minutes pour certains d'entre eux. Il est vrai que, dépourvus de bouche et de tube digestif, ils sont incapables de s'alimenter.


    La nature leur a assigné une autre mission, celle de se reproduire. Aussi laissent-ils des milliers d'œufs afin d'assurer la survie de l'espèce.

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    2 min
  • Pourquoi le PhénylThioCarbamide a été utilisé comme test de paternité ?

    Le PhénylThioCarbamide, abrégé en PTC, est un composé organique qu'élaborent certaines plantes, comme le brocoli, pour repousser les herbivores. Cette substance leur donne en effet un goût amer.


    En 1931, un certain Arthur Fox, chimiste travaillant pour la société DuPont, fait une curieuse découverte à propos du PTC. Au cours d'une expérience, pendant laquelle cette substance était vaporisée, il remarque qu'un de ses collègues ressent un goût amer dans la bouche.


    Lui, de son côté, ne sent rien. Intrigué par cette différence de ressenti, Arthur Fox poursuit ses recherches. Et il constate alors que la sensibilité à cette saveur amère du PTC est liée à la présence d'un gène.


    On le trouve davantage chez certaines populations, comme les Amérindiens. L'homme de Néandertal en était lui aussi fréquemment porteur.


    Un gène héréditaire


    Le scientifique découvre que ce gène a une particularité : il est héréditaire. Autrement dit, il se transmet, dans la grande majorité des cas, des parents aux enfants.


    Il n'en fallait pas plus pour inclure ce gène dans les preuves permettant d'établir la paternité d'un individu. Il rejoint alors d'autres éléments, fréquemment utilisés, comme le groupe sanguin ou la couleur des yeux.


    La recherche de paternité a donc souvent recours au PTC avant la mise au point des tests ADN.



    Une méthode abandonnée



    L'apparition de ces tests n'explique pas, à elle seule, l'abandon du PTC comme preuve de paternité. En effet, deux personnes peuvent posséder ce gène sans que cela prouve, de manière certaine, l'existence d'une parenté entre elles.


    Par ailleurs, la preuve de paternité fournie par ce gène a finalement paru trop fragile. En effet, elle ne portait que sur un seul gène. Une telle base a semblé d'autant moins suffisante que, pour mettre en évidence la paternité d'un individu, on utilise aujourd'hui plus de vingt éléments différents.


    On ne pouvait donc se contenter d'un seul marqueur qui, pris isolément, ne constitue pas une preuve assez solide.


    En revanche, cette sensibilité au goût amer du PTC, plus grande chez les gros fumeurs, pourrait les aider à moins fumer.

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    3 min
  • Quelle « bulle » vient d'être découverte ?

    Une récente découverte vient encore d'améliorer notre connaissance de l'univers. À vrai dire, ce n'est pas vraiment une surprise pour les astronomes. En effet, on soupçonnait, depuis les années 1970, la présence de cette "bulle de galaxies" dont l'existence est désormais confirmée.


    Cette structure, qui se trouve à environ 820 millions d'années-lumière de notre galaxie, se présente comme une sorte de coquille, dont le cœur, constitué d'un super amas de galaxies, semble entouré d'un grand vide. Et la Voie lactée, 10.000 fois moins large, fait piètre figure face à cette masse d'un milliard d'années-lumière de diamètre.


    Cette bulle de galaxies sphérique daterait d'environ 13,8 milliards d'années. Il s'agirait donc d'un vestige des premiers temps de l'univers, apparu voilà environ 14 milliards d'années.


    Elle a été baptisée Ho'oleilana, une expression tirée d'un chant hawaïen, qui signifie "murmures de l'éveil". Une manière poétique d'évoquer les commencements du monde.


    Des vibrations acoustiques


    Pour les spécialistes, cette formation, en forme de bulle, aurait pu apparaître, dès les premiers âges de l'univers, sous l'impulsion de sortes de vibrations sonores. Le phénomène aurait cessé environ 380.000 ans après le Big Bang.


    L'arrêt de ces vibrations aurait en quelque sorte figé ces bulles, dont la taille se serait accrue avec l'expansion de l'univers.


    Cette découverte permettra d'étoffer nos connaissances sur les débuts de l'univers, mais aussi sur son expansion. En observant la manière dont cette bulle de galaxies continue de gonfler, on devrait en apprendre davantage sur la vitesse à laquelle les galaxies s'éloignent toujours les unes des autres.


    L'un des auteurs de l'étude révélant l'existence de Ho'oleilana avait déjà découvert, voilà près de 10 ans, un super amas comprenant environ 100.000 galaxies. La nôtre s'y trouve d'ailleurs comprise.


    Ainsi, les chercheurs remplissent sans cesse l'espace interstellaire de nouvelles galaxies, certaines nous permettant en plus de remonter aux tout premiers temps de l'univers.


    Mais une telle quête est loin d'être terminée. Grâce à la mise en service de nouveaux instruments, comme le télescope spatial Euclid, lancé en juillet dernier, d'autres bulles de galaxies devraient être découvertes.

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    2 min
  • Pourquoi parle t-on de l'effet Mandela ?

    Tout est parti de la découverte faite par une chercheuse américaine. En effet, elle a longtemps cru que Nelson Mandela était mort en prison dans les années 1980.


    Elle a fini par apprendre que le célèbre opposant à l'apartheid était encore bien vivant à cette époque-là. En effet, libéré en 1990, il est élu à la tête de l'Afrique du Sud quatre ans plus tard, et meurt nonagénaire en 2013.


    Or, cette chercheuse, spécialisée dans les études sur le paranormal, s'est aperçue qu'elle était loin d'être la seule à croire au décès prématuré de Nelson Mandela. En partant de cette anecdote, elle s'est rendu compte que de nombreuses personnes partageaient ainsi de faux souvenirs.


    Elle a dès lors appelé ce phénomène l'"effet Mandela".


    Une expérience significative


    Les scientifiques ont voulu s'assurer qu'il avait un quelconque fondement scientifique. Pour ce faire, ils ont tenté une petite expérience.


    Ils ont réuni un groupe de volontaires d'une centaine de personnes. À chacune, ils ont montré 40 images, qui montraient notamment des logos ou des personnages. Chaque image se présentait sous trois versions, dont une seule était correcte, les deux autres ayant subi des modifications.


    Les participants étaient ensuite amenés à reconnaître la version authentique. Ce faisant, ils devaient indiquer, par une note de 1 à 5, à quel point ils avaient confiance dans la décision prise.


    Les résultats tendraient à démontrer que l'"effet Mandela" existe bel et bien. En effet, deux participants sur trois ont opté pour la version incorrecte de l'image et ont persévéré dans leur choix.


    La chose est d'autant plus étonnante que ces volontaires ne l'avaient jamais vue. Et pour cause, elle n'existe pas ! C'est le cas, par exemple, de l'emblème du Monopoly, le célèbre petit bonhomme à moustaches et en chapeau claque.


    Ils étaient certains qu'il arborait un monocle, alors qu'il n'en porte pas. De très nombreux participants partageaient donc ce faux souvenir. Il semblerait alors que les gens aient tendance à engranger les mêmes images, même si elles ne correspondent pas à la réalité

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    2 min
  • Le silence est-il un son ?

    Depuis longtemps, les philosophes essaient de déterminer la nature du silence. N'existe-t-il que par rapport au son, dont il serait en quelque sorte l'opposé ? Ou constitue-t-il un son en lui-même, qu'il serait possible d'entendre ?


    Des chercheurs ont voulu en avoir le cœur net. Pour mieux comprendre la manière dont peut être ou non perçu le silence, ils ont étudié quelques illusions sonores.


    Comme leur nom l'indique, il s'agit de sons que nous ne percevons pas correctement. Ainsi, les auditeurs auront souvent l'impression qu'un signal sonore long se prolonge plus longtemps que deux signaux courts. Et pourtant, la durée des deux "bips" courts et du "bip" long est identique.


    Le silence comme un son ?


    Des chercheurs se sont alors demandé si on ne pouvait pas se servir de ces illusions sonores pour mieux comprendre la nature du silence. Pour ce faire, un millier de volontaires a été invité à écouter des enregistrements.


    On leur a fait entendre l'environnement sonore d'un marché ou d'une gare, mais en ménageant, au milieu de tout ce bruit, des temps de silence. Puis, on a demandé à ces auditeurs d'indiquer quels moments de silence leur avaient paru les plus longs.


    De nombreux participants ont indiqué qu'à un moment donné, ils ont cru percevoir un temps de silence plus long, qui leur paraissait durer deux fois plus longtemps que deux courts intervalles de silence. Autrement dit, on retrouvait le schéma des illusions sonores.


    En réalité, tous les moments de silence insérés dans les enregistrements avaient la même durée. Aucun n'était plus court ou plus long qu'un autre. Mais, le fait que des participants aient cru remarquer des différences entre ces temps de silence, montre bien qu'ils les ont perçus de façon distincte, comme ils l'auraient fait pour des sons.


    Cette perception du silence comme une expérience auditive à part entière expliquerait pourquoi nous sommes tellement frappés par le contraste entre un environnement bruyant et le silence qui lui succède.


    Si, par conséquent, les scientifiques pensent que le silence pourrait être perçu comme une sorte de "son", ils ignorent encore comment le cerveau traite cette information.

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