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Ce que les historiens appellent la "révolution industrielle" a d'abord lieu en Angleterre, dès la fin du XVIIIe siècle. Puis, à partir de cette date, et jusqu'au début du XXe siècle, des pays comme la France, l'Allemagne, les États-Unis, la Russie ou le Japon sont touchés par ce phénomène.
Il se manifeste avant tout par un changement de source d'énergie. On passe en effet de l'énergie hydraulique, procurée par la force de l'eau, à l'utilisation du charbon qui, par l'intermédiaire de la machine à vapeur, transforme l'énergie thermique de la vapeur d'eau en une énergie mécanique.
C'est cette énergie qui va actionner les trains et les bateaux et faire fonctionner les machines utilisées dans les usines. On passe donc d'une économie fondée sur l'agriculture et l'artisanat à une production massive de biens manufacturés.
Les historiens se sont longtemps demandé ce qui avait pu provoquer un tel changement. Des chercheurs américains apportent un nouvel élément au dossier. Pour eux, l'élément déclencheur de cette révolution industrielle serait à rechercher dans le manque d'eau.
Il n'existe pas, au Royaume-Uni, de relevés officiels des précipitations à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Mais les chercheurs ont pu utiliser d'autres données, qu'ils ont patiemment rassemblées.
Il ressort de leur étude que le nord de l'Angleterre et l'Écosse ont connu, en été, d'importantes sécheresses durant la période considérée. Dès lors, le niveau des fleuves était souvent très bas. Mais des inondations sont également signalées durant l'automne et l'hiver.
Ce déficit d'eau comme la montée des fleuves et des rivières ont donc empêché un fonctionnement normal des moulins à eau, principaux pourvoyeurs d'énergie de l'économie de cette époque. La situation était d'autant plus préoccupante que certaines industries, comme le textile, avaient un grand besoin d'eau.
Dès lors, il devenait urgent de remplacer cette source d'énergie défaillante par une autre. Ce sont donc les aléas climatiques qui seraient donc à l'origine du délaissement de la force hydraulique au profit d'une énergie fossile, le charbon, considérée aujourd'hui comme l'un des responsables du réchauffement climatique.
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Un chercheur vient d'identifier une nouvelle espèce de fourmi dans le sud de la France. On l'a baptisée la "fourmi électrique" en raison de la nocivité de ses piqûres. Cet insecte a déjà colonisé la majorité des continents, notamment l'Amérique du Sud ou l'Australie.
En Europe, on ne l'avait signalé jusque-là qu'en Espagne, dans la région de Malaga. C'est donc la première fois qu'on repère cette fourmi en France. Or, ce minuscule insecte d'environ 1,5 mm est très envahissant.
Si ses colonies se développent aussi rapidement, c'est que cette fourmi a trouvé le moyen de se reproduire en partie par clonage. Il est probable qu'elle soit arrivée en France à la faveur d'un transport de plantes.
Si on appelle cet insecte la "fourmi électrique" ou encore la "petite fourmi de feu", c'est parce que ses piqûres sont très douloureuses. Elles ressemblent un peu à celles de l'ortie, mais en plus violent. Et l'effet peut durer des heures.
Ces piqûres peuvent même causer, chez certaines personnes, un choc anaphylactique, c'est-à-dire une très vive réaction allergique, qui peut avoir de graves conséquences pour la santé.
C'est pourquoi ces fourmis sont de redoutables prédateurs pour les autres insectes, qu'elles peuvent tuer ou faire fuir. Leurs piqûres rendent même certains animaux aveugles. Dès lors, on comprend pourquoi cette fourmi est considérée comme une grave menace pour la biodiversité.
Les spécialistes conseillent de circonscrire rapidement la zone occupée par la fourmi électrique dans le sud de la France. Ceci fait, il faut prendre au plus vite des mesures pour l'éliminer.
L'éradication de ces insectes peut être entreprise au niveau européen. D'ores et déjà, la Commission européenne a classé cette fourmi parmi les espèces "préoccupantes". Elle a trois mois, à partir de la date de la découverte, pour mettre au point un plan d'élimination de cet insecte.
Il devrait être assez onéreux. À titre d'exemple, les mesures prises contre la progression de la fourmi électrique dans le Queensland, un État d'Australie, ont coûté environ 30 millions de dollars aux autorités.
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Découverte en 1934, dans ce qui est aujourd'hui le Land de Saxe-Anhalt, une sépulture ne cesse d'intriguer les archéologues. Datant d'environ 8.500 ans, elle est connue sous le nom de tombe de la "chamane de Bad Dürrenberg", du nom de l'endroit où elle a été trouvée.
Dans cette sépulture unique gisait une femme d'une trentaine d'années tenant un nourrisson entre ses jambes. Ce qui frappe les spécialistes, c'est l'inhabituel foisonnement d'objets qui entourent les squelettes.
De nouvelles fouilles ont permis d'en préciser l'inventaire. On trouve ainsi, dans la sépulture, de nombreuses pointes de flèches, insérées dans un os de grue très long, et une multitude de plumes et de bijoux.
On a aussi découvert une spectaculaire coiffe, surmontée de bois de cerf et ornée de pendentifs de dents d'animaux. D'autres restes d'animaux, de cerfs, de castors, de chevreuils ou encore de sangliers jonchent le sol de la tombe.
Un certain nombre d'indices tendent à faire penser que la femme inhumée à Bad-Dürrenberg était entourée d'un certain respect par une population qui lui prêtait peut-être des pouvoirs surnaturels. D'où le nom de "chamane" que lui ont donné les archéologues.
En premier lieu, sa sépulture est isolée, comme pour bien la séparer des autres tombes. Il est possible que cette tombe ait été considérée comme un lieu sacré, où l'on venait peut-être de loin pour se recueillir.
Par ailleurs, la coiffe découverte dans la tombe n'est pas sans rappeler celles portées par certains chamans d'Asie centrale. Elles étaient notamment agrémentées de cornes, censées faciliter les rapports avec les esprits ou l'au-delà.
Certaines particularités du squelette, à la base du crâne notamment, laissent également supposer que cette femme souffrait de certains troubles, qui pouvaient entraîner des pertes de conscience ou des états de conscience altérée.
Par ailleurs, des analyses génétiques ont permis de prouver que le jeune enfant enterré avec elle n'était pas le sien. Les spécialistes essaient aussi de comprendre pourquoi cette femme a été enterrée avec un cerf, ce qui, pour l'heure, est sans exemple.
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Les dernières épidémies les plus meurtrières, liées aux virus Ebola ou du covid-19, sont venues d'Afrique et de Chine. Mais d'autres épidémies pourraient naître dans des régions beaucoup plus froides.
En effet, le réchauffement climatique ne pourrait-il pas libérer des virus et des bactéries emprisonnés dans les glaciers ou dans le permafrost, ce sol qui, dans les latitudes les plus froides, est gelé en permanence ?
C'est pour mesurer ce risque de "débordement viral", comme l'appellent les spécialistes, que des chercheurs canadiens ont prélevé des échantillons au fond du lac Hazen et dans le lit de rivières qui s'y jettent.
Il s'agit d'un lace situé à l'extrême Nord du Canada, au-delà du cercle arctique.
Cette étude ne concerne pas les virus prisonniers du sol gelé depuis des milliers d'années et qui, sous l'effet du réchauffement du climat, pourraient se réveiller. La chose est possible, puisque des scientifiques français ont réussi à ranimer un virus capturé par le permafrost sibérien et vieux de 30.000 ans.
Les recherches menées dans le lac Hazen et ses affluents ne portent que sur des virus emprisonnées dans des glaciers plus récents. Elles montrent que leur migration peut s'amplifier avec le ruissellement des eaux glaciaires lié au réchauffement.
Mais, d'après les chercheurs, les virus vont se fixer sur un nouvel hôte local. Ainsi, il est probable qu'ils quittent un champignon pour venir en infecter un autre. Une transmission de ce type de virus à plus grande échelle semble peu probable à ce stade.
Elle serait d'ailleurs rendue difficile par l'absence, dans ces zones très froides, d'hôtes "relais", comme les moustiques, qui transmettent le virus à d'autres organismes.
Pour autant, les scientifiques n'excluent pas une autre hypothèse. En effet, si le réchauffement climatique devait se poursuivre, il est possible que les espèces en mesure de transmettre les virus migrent vers des zones plus septentrionales.
Dans ce cas, elles pourraient atteindre des régions comme celles du lac Hazen, où elles entreraient en contact avec de nouveaux virus. Un scénario dont on espère qu'il ne se réalisera pas.
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Les astronomes l'appellent les "piliers de la création". Il s'agit d'une région de l'espace, formant de grands bras de gaz et de poussière. Cette zone est une sorte d'incubateur d'étoiles.
À l'échelle de l'univers, elle n'est pas très loin de nous. En effet, ces "piliers de la création" se trouvent dans notre galaxie, à environ 6.500 années-lumière. Ils sont eux-mêmes englobés dans une région plus vaste, nommée la Nébuleuse de l'Aigle, bien connue des amoureux du ciel étoilé.
Cette région de l'espace, le télescope Hubble nous en avait déjà fourni des photos, prises entre 1995 et 2014. Mais les caméras infrarouges du télescope James-Web, lancé en décembre 2021, ont pu prendre des clichés encore plus précis.
Le vif éclat des milliers d'étoiles qui environnent ces "piliers de la création" attire aussitôt l'attention de l'observateur. C'est dans ces denses nuages de gaz et de poussière qu'elles se sont formées.
Certaines n'en sont encore qu'au tout début de leur vie, tandis que d'autres, âgées de quelques centaines de milliers d'années, sont parvenues à un stade plus avancé. Chaudes et rayonnantes, elles dessinent en rouge vif l'extrémité des bras de ces "piliers de la création".
Cette photo, prise dans l'infrarouge par les instruments si sensibles du télescope James-Webb, a ensuite été convertie en lumière visible. Elle couvre environ huit années-lumière.
Comme cette région de l'espace est un véritable cocon stellaire, elle devrait permettre aux astronomes de mieux comprendre le processus de formation des étoiles. Ils pourront ainsi identifier de manière précise un grand nombre d'étoiles nouvelles, formées à partir d'une certaine quantité de gaz et de poussière.
La comparaison entre les anciennes photos et ces nouveaux clichés montre que ces "piliers de la création" évoluent avec le temps, de nouvelles formations apparaissant dans la structure principale.
Les astronomes comptent sur le télescope pour leur fournir d'autres informations de cette qualité sur le cycle de vie des étoiles. Il devrait également permettre d'en apprendre davantage sur les exoplanètes qui, comme leur nom l'indique, se forment en dehors de notre système solaire.
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L'homme de Néandertal est apparu en Europe voilà environ 300.000 ans. Il y a vécu pendant très longtemps, puis a disparu il y a à peu près 30.000 ans. Il est probable qu'il ait rencontré sur sa route l'homme moderne, Homo Sapiens, auquel il se serait mêlé.
Grâce aux fouilles menées par les paléontologues, les Néandertaliens sont de mieux en mieux connus. Parmi les usages qui leur sont attribués, l'un d'entre eux intrigue les spécialistes.
De nombreux indices, en effet, tendraient à démontrer que l'homme de Néandertal était cannibale ! Les faits semblent établis pour le centre de la France et l'Espagne. Mais des fouilles récentes laissent penser que les Néandertaliens vivant dans certaines régions de l'Europe du Nord étaient, eux aussi, coutumiers de cette pratique.
Les recherches menées récemment dans une grotte située en Belgique ont mis au jour des ossements humains sur lesquels ont été pratiquées des entailles caractéristiques, qui laissent penser que ces corps ont été découpés.
En effet, les traces de coupures relevées sur ces os ressemblent à celles qu'on peut retrouver quand les chasseurs de l'époque découpaient le gibier. D'ailleurs, les paléontologues ont retrouvé des marques tout à fait semblables sur des ossements d'animaux.
Dans certains sites, les ossements retrouvés appartenaient à ceux d'adolescents. Il reste à se demander pourquoi l'homme de Néandertal se livrait à de telles pratiques. S'il s'agissait d'un cannibalisme rituel, les victimes seraient alors sacrifiées.
Si les Néandertaliens mangeaient leurs semblables, c'est peut-être aussi parce qu'ils n'avaient pas d'autre nourriture. Il s'agirait alors de ce qu'on pourrait appeler un cannibalisme "de disette", auquel on ne recourait que dans des circonstances exceptionnelles. Rien, pour l'instant, ne permet de trancher la question.
Par ailleurs, il est probable que l'homme de Néandertal coupait les os de ses victimes pour en extraire la moelle. Cependant, la nourriture n'était pas le seul objet de telles pratiques.
En effet, il semble que certains os humains aient servi d'outils. Des traces d'usure et de chocs témoignent d'une telle utilisation.
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Pour écouter le podcast Faits Divers de Choses à Savoir:
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Que se passerait-il si on arrosait les plantes avec un peu d'alcool ? Cette question est moins incongrue qu'elle n'en a l'air. En effet, des chercheurs japonais ont remarqué que des plantes exposées à la sécheresse produisaient un peu d'éthanol, connu aussi sous le nom d'alcool éthylique.
Cette réaction de la plante lui permet de mieux s'adapter à une éventuelle privation d'eau. Des chercheurs japonais se sont demandé ce qui arriverait s'ils arrosaient des plantes avec une solution composée d'eau et de 0,1 % d'éthanol.
Après avoir arrosé les plantes deux semaines, ils ont renouvelé l'expérience durant trois jours, arrosant du riz et du blé avec cette eau légèrement alcoolisée. Puis ils ont privé les plantes d'eau. Les recherches ont été plus poussées sur une plante herbacée appelée Arabidopsis.
Les résultats de cette expérience semblent très probants. En effet, les trois quarts des plantes ayant reçu un peu d'éthanol ont résisté au stress hydrique, alors que seulement 5 % de celles qui n'ont pas bénéficié de ce traitement ont survécu à la sécheresse.
En étudiant de plus près le comportement de plants d'Arabidopsis arrosés avec de l'eau additionnée d'éthanol, les scientifiques ont mieux compris les mécanismes en cause.
En effet, ils se sont aperçus que, en cas d'arrosage à l'éthanol, les stomates de ces plantes avaient tendance à se fermer. Il s'agit de petits orifices situés sur les feuilles, qui assurent les échanges de la plante avec l'atmosphère.
Autrement dit, c'est ce qui permet aux plantes de transpirer. Les chercheurs ont également remarqué que ces plantes fabriquaient plus de sucres. Autant de mécanismes qui facilitent la rétention d'eau. Ils permettent donc à la plante de mieux résister à la sécheresse.
L'ajout d'un peu d'alcool dans l'eau d'arrosage permettrait donc d'anticiper et de renforcer ces processus. Certains y voient déjà un moyen d'accroître la production alimentaire dans un contexte marqué à la fois par l'augmentation de la population mondiale et la limitation des ressources en eau liée aux changements climatiques.
D'après les spécialistes, cependant, ce procédé ne serait pas sans présenter certaines limites.
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Nous avons parfois tendance à remettre au lendemain ce que nous pourrions faire le jour même. Cette mauvaise habitude a un nom : la procrastination. Si l'on en croit les résultats d'un récent sondage, elle serait très fréquente dans certaines catégories de la population.
En effet, près de 80 % des étudiants et plus de 40 % des retraités auraient tendance à procrastiner. De même, les personnes impulsives tendraient à remette à plus tard des tâches qui leur paraissent pénibles.
Des chercheurs français ont voulu mieux comprendre les mécanismes de la procrastination. Pour cela, ils ont réuni un groupe de 51 volontaires, qu'ils ont soumis à un ensemble de tests.
On a d'abord demandé à ces participants de donner une valeur à des récompenses, qui pouvaient prendre la forme de friandises ou de fleurs. Ils devaient aussi attribuer une valeur à certaines tâches, physiques ou mentales.
On leur demandait ensuite de répondre à une autre question : préféraient-ils recevoir immédiatement une petite récompense, ou attendre un peu et se voir gratifiés d'une récompense plus importante ?
Durant tout ce temps, des dispositifs d'imagerie médicale enregistraient l'activité cérébrale de ces volontaires. Ce qui a permis aux scientifiques d'identifier la zone du cerveau qui s'activait quand les participants se soumettaient aux tâches proposées.
Cette région cérébrale se nomme le cortex cingulaire antérieur. Elle joue un rôle dans bien d'autres processus, comme ceux qui déclenchent les émotions, l'empathie ou encore la prise de décision.
Si nous avons tendance à procrastiner, ce serait lié au fonctionnement particulier du cerveau. En effet, il évaluerait d'abord les conséquences d'une action, en termes de coûts pour celui qui l'effectuerait, avant d'envisager les récompenses qu'elle permettrait.
C'est pour cela que, devant une tâche à accomplir, la vaisselle par exemple, nous penserions à la fatigue immédiate qu'elle va occasionner avant de mesurer le bénéfice qu'on peut en attendre, à savoir une cuisine propre et bien rangée.
Cette meilleure connaissance des mécanisme de la procrastination pourrait déboucher sur la mise au point de stratégies propres à en atténuer les effets.
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On le sait, il ne fait pas bon s'approcher trop près d'un cactus. En effet, ces plantes sont garnies d'épines parfois très douloureuses. Et elles ont souvent une autre particularité : elles s'enfoncent si profondément dans la chair qu'il est difficile de les retirer.
Pour comprendre cette faculté de pénétration, les scientifiques les ont étudiées au microscope. Et ils se sont aperçus que leur structure ressemblait un peu à du fer babelé.
Rien d'étonnant à ce qu'elles restent fichées dans la chair ! Certaines épines s'y plantent avec tant de force qu'au moment de s'y enfoncer elles entraînent avec elles un morceau de la plante. Tous les cactus, cependant, ne sont pas pourvus d'épines aussi puissantes.
On ne saurait imaginer de cactus sans épines. Mais, au fait, à quoi leur servent-elles ? La réponse la plus évidente à cette question est le rôle défensif de ces épines. En effet, elles protègent la plante contre les animaux, ou les hommes, qui s'en approchent trop près.
Une fois piqués par ces redoutables épines, il y a fort à parier qu'ils ne renouvelleront pas l'expérience. Mais ces épines ont d'autres utilités. Ainsi, elles seraient capables de capter l'humidité de l'air, pour en faire profiter la plante. Et comme ces épines sont souvent orientées vers la terre, les gouttes de rosée qu'elles capturent arrosent de préférence les racines de la plante.
Elles permettraient aussi de réguler la température des cactus. Par ailleurs, ce sont les feuilles du cactus qui, à un moment donné, ont évolué en épines. La surface de la plante en a été réduite d'autant, ce qui limite l'évaporation d'eau. C'est cette particularité qui fait des cactus des plantes bien adaptées aux climats chauds et secs, ou même arides.
Mais elles assureraient un rôle plus singulier. En effet, les épines, en s'insérant fortement dans la chair des animaux de passage, sont transportées en d'autres lieux. Finissant par tomber au sol, elles donnent ainsi naissance à d'autres plantes.
C'est donc grâce aux épines que les cactus peuvent essaimer.
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Même si la densité de population était alors très faible, des contacts entre les hommes de Néandertal et les Homo Sapiens, les hommes modernes, ont sans doute eu lieu. Des recherches récentes montrent d'ailleurs que l'ADN de la majorité de la population actuelle comporte une petite partie du patrimoine génétique des Néandertaliens.
Ces contacts ont pu dégénérer en affrontements. Mais, comme en témoigne la composition de notre ADN, les Néandertaliens et les Sapiens ont dû aussi se mêler. La probable cohabitation entre ces deux espèces n'a pas eu lieu partout au même moment.
Ainsi des contacts ont dû se produire en Sibérie voilà environ 100.000 ans et au Proche-Orient sans doute 40.000 ans plus tard. En Europe, la rencontre est encore plus tardive.
En Europe centrale, en effet, les deux peuples ont dû cohabiter voilà environ 40.000 ans. De récentes fouilles, faites en France et dans le nord de l'Espagne, donnent des dates similaires pour cette partie de l'Europe occidentale.
Ces recherches ont permis de fixer à environ 42.500 ans l'apparition de l'homme moderne dans cette partie de l'Europe. De son côté, l'homme de Néandertal aurait disparu voilà environ 40.500 ans.
Selon les chercheurs, les deux espèces se seraient donc côtoyées durant une période comprise entre 1.400 et 2.900 ans. Il se peut que l'homme de Néandertal ait été victime d'une épidémie, en raison d'une plus grande fragilité, ou des changements climatiques.
Il ne semble d'ailleurs pas que le croisement entre les deux espèces ait revêtu un caractère systématique. La présence résiduelle du patrimoine génétique de l'homme de Néandertal dans notre ADN suggère plutôt l'intégration, au sein d'Homo Sapiens, d'individus isolés.
Cette cohabitation entre Néandertaliens et Sapiens ne les a sans doute pas empêchés de se sentir différents. C'est surtout la culture matérielle qui leur permet de se différencier. Ainsi, l'industrie moustérienne reste propre à l'homme de Néandertal.
Mais elle ne varie guère avec le temps. Cette relative fixité, face à une plus grande capacité d'évolution des Sapiens, contribue peut-être à expliquer la disparition des Néandertaliens.
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