Invité culture

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Invité culture episodes

  • Regards sur le voguing et le twerk, par l'artiste et chercheuse Lila Neutre

    L'invitée Culture est l'artiste-chercheuse et enseignante Lila Neutre. Aux Rencontres photographiques d'Arles, et jusqu'au 5 octobre 2025, elle présente une exposition intitulée Danser sur les cendres (Faire feu), consacrée à la danse. La danse comme terrain de lutte esthétique et politique pour les communautés minorisées. Gros plan sur le voguing et le twerk.

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    6 min
  • Cinéma: «Le Sang et la Boue», la vie des creuseurs de RDC

    Le Sang et la Boue de Jean-Gabriel Leynaud est un documentaire qui nous entraîne à Numbi, au Sud-Kivu, où hommes, femmes et enfants creusent à mains nues pour extraire le coltan, pris dans un engrenage violent et mondialisé. Le film montre les vies broyées par cette économie minière, entre survie, amitiés, drames et solidarités. Entretien avec son réalisateur. 
     

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    4 min
  • Noor, révélation de Rock en Seine: «Mon public est hypersensible, comme moi»

    À l'occasion du festival Rock en Seine, nous avons rencontré Noor, l'un des 14 jeunes talents mis en lumière lors de cette édition. La chanteuse est venue présenter son premier EP au public, Les histoires tristes me collent au corps. Avant sa performance, Noor a pris le temps d'évoquer avec nous l'amour, ce sentiment qui nourrit chacun de ses projets empreints de mélancolie. Une parenthèse intime, oscillant entre hymnes passionnés et récits de désamours.

    RFI : À la sortie de votre premier EP, Les histoires tristes me collent au corps, beaucoup de médias vous ont décrite comme une chanteuse écorchée par l'amour et par la vie. Est-ce une image dans laquelle vous reconnaissez encore aujourd'hui ?

    Noor : Malheureusement, oui. Ou heureusement, d'ailleurs ? Peu importe.

    Très jeune, la musique s'est imposée comme une évidence pour vous. Vous avez même étudié au prestigieux Berklee College of Music. Quel souvenir gardez-vous de cette période chamboulante ?

    Arriver dans une école où l'on est 6 000, du jour au lendemain, alors que j'avais toujours fait ma musique toute seule dans ma chambre, ce fut une expérience un peu irréelle. Je ne suis pas restée très longtemps d'ailleurs.

    Comment vous êtes-vous retrouvée à étudier là-bas ?

    Je pars souvent par amour, où que j'aille.

    Diriez-vous que vous êtes une amoureuse de l'amour ?

    Oui, je suis une amoureuse de l'amour. J'aime. J'aime le grand, le grand amour, le puissant. Pas les petites histoires. C'est pour cela qu'en général, quand c'est petit ou que ou ce n'est pas intense et passionnel, cela me désole.

    Quelle est pour vous la définition de l'amour ?

    Je pense qu'aujourd'hui, avec les expériences que j'ai vécues, je n'ai plus la même vision qu'avant. Ma nouvelle vision du grand amour, c'est de vouloir le bien de l'autre et faire en sorte que l'autre atteigne ce bonheur et ces objectifs. C'est se poser la question : « Est-ce que l'autre va bien ? Est-ce qu'il est heureux ? Comment puis-je contribuer à son bonheur ? »

    Vous n'êtes que dans la vingtaine et pourtant on a l'impression à travers vos textes que vous avez déjà vécu 1 000 vies et que toutes sont accompagnées de leur lot de déceptions.

    J'ai une vie qui est peut-être différente. Je suis quand même assez recroquevillée sur moi, dans une certaine solitude. Ma musique, ce fut la chose qui m'a permis de vivre et d'exister dans la société. Parce que si je ne l'avais pas, j'ai un caractère assez ermite, à regarder beaucoup mes émotions et à les décortiquer. Je pense que j'ai eu besoin de les écrire. On a l'impression que j'ai vécu 1 million de choses, mais je pense que j'aime juste décortiquer qui je suis.

    Diriez-vous aussi de votre public qu'il est hypersensible ?

    Mon public est hypersensible comme moi, il est écorché. Il est la plus belle chose qui me soit arrivée.

    Finalement, cette peine que vous poétisez s'est-elle révélée être un porte-bonheur plutôt qu'un fardeau ? Puisqu'elle vous a permis de rencontrer l'amour de votre public.

    C'est mon porte-bonheur. Lors de mon concert à la Maroquinerie le mois dernier, j'ai prononcé une phrase de ma mère, qui m'a toujours dit : « Tu cherches l'amour au mauvais endroit, c'est ton public qui va te le donner. » Elle avait raison. Aujourd'hui, recevoir l'amour du public, c'est ce qui me fait tenir.

    Vous dites de vos concerts qu'ils sont comme une thérapie de groupe.

    Je n'arrive pas trop à enchaîner les musiques et uniquement chanter. J'aime bien comprendre ce qui ne va pas bien, pourquoi toutes ces personnes sont là, dans le même état que moi, ou si certains vont un peu mieux. Pas un par un parce que cela serait terrible. Mais en tout cas, à main levée, on se pose des vraies questions et on essaye de sortir du concert en ayant ri et pleuré.

    Diriez-vous qu'aujourd'hui, vous n'êtes pas encore guérie ?

    Non, mais j'essaye d'apprendre à apaiser mes émotions par moi-même, ce qui n'était pas le cas avant.

    Vous aimeriez être aimée sainement. Mais êtes-vous capable d'aimer sainement ?

    C'est une très belle question. À l'époque, je ne l'étais pas. Aujourd'hui, je suis prête. Il y a quelque chose que j'ai vraiment besoin de raconter. Je le prépare en « sous-marin ». C'est en train de guérir des plaies. J'espère que cela guérira le public, le futur public que je n'ai pas encore rencontré. Il y a quelque chose de beau et de grand qui se prépare.

    Les histoires tristes me collent au corps Noor (Fourteen) 2024

    Instagram / YouTube

    7 min
  • Aux Rencontres d'Arles, l'éloge de la photographie anonyme

    Cette année, parmi leur dizaine d'expositions, les rencontres photographiques d'Arles ont choisi de mettre la photographie anonyme à l'honneur. Rencontre avec Marion et Philippe Jacquier, anciens directeurs d'une galerie de photos spécialisés dans la photographie amateur et anonyme. Leur fond photographique de 10 000 tirages a été racheté par la fondation Antoine de Galbert, qui en a fait don au musée de Grenoble. Cette année, 300 photos anonymes de leur collection sont exposées à Arles. 

    ► Une exposition à voir jusqu'au 5 octobre à Arles. 

    À lire aussiLa photographe Agnès Geoffray et ses images de jeunes filles insoumises

    8 min
  • L'artiste française Jeanne Cherhal: la confiance de Benjamin Biolay «m'a redonné le goût d'écrire»

    Jeanne Cherhal est sur la route des festivals cet été : après les Nuits de Fourvière à Lyon et les Francofolies de la Rochelle, la chanteuse, autrice, compositrice sera en concert ce vendredi 22 août au festival « Un piano sous les arbres » à Lunel, dans le sud-est de la France. Elle y défendra son dernier album, Jeanne, produit en toute indépendance. Une liberté qu’elle savoure.

    RFI : C'est presque une nouvelle Jeanne Cherhal que le public découvre sur scène. Vous aviez l'habitude d'un corps à corps avec votre piano. Là, vous allez encore plus loin. À quoi ressemble ce drôle de piano siamois que la scénographe Laura Léonard a conçu pour vous ?

    Jeanne Cherhal : Laura Léonard a imaginé un piano d'un seul tenant, avec deux claviers à ses extrémités. C'est comme si c'était un piano en miroir. Elle y a ajouté un petit escalier en me disant : « Tu pourras monter sur l'escalier de temps en temps, si tu le sens. » Je monte carrément sur le piano. Cela me donne une telle liberté. Le piano est vraiment devenu ma piste de danse.

    Dans les festivals, il y a beaucoup d'artistes, le public ne vient pas forcément pour vous. C'est un challenge supplémentaire ?

    Je crois que c'est ce que je préfère. J'aime toutes les configurations, mais c'est vrai qu'attraper des gens qui ne me connaissent pas, c'est un challenge que j'adore.

    Cinq ans séparent votre nouvel album du précédent, L'An 40. Le covid vous avait privé de tournée. Une période que vous avez mal vécue. Qu'est-ce qui vous a redonné l'envie de composer et d'écrire des chansons ?

    C'est Benjamin Biolay qui m'a secouée en me disant que c'était le moment pour moi de refaire un disque et qu'il en avait tellement envie qu'il allait l'arranger et le réaliser. Quand il m'a proposé cela, je n'avais rien écrit, je n'avais pas une seule chanson. Sa confiance m'a donné des ailes. Cela m'a redonné le goût d'écrire. Je lui dois cet album.

    Dans cet album, il y a une chanson, « Sous les toits », qui évoque les violences conjugales. Vous l'avez écrite en pensant au drame de Vilnius, à Marie Trintignant battue à mort par Bertrand Cantat.

    C'est en pensant à Marie Trintignant que j'ai écrit cette chanson le 1er août 2023, le jour anniversaire des 20 ans de sa mort. C'est une histoire qui m'a hantée. Je me suis rendu compte à quel point j'étais encore marquée et en colère. Cela ne passe pas. C'est une horreur qui est devenue un symbole, mais qui reste inacceptable, 20 ans après.

    Jeanne Cherhal sera en concert ce vendredi 22 août au festival « Un piano sous les arbres » à Lunel, dans le sud-est de la France.

    Jeanne Jeanne Cherhal (Decibels production) 2025

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    À lire aussi«Jeanne»: le nouvel album flamboyant de Jeanne Cherhal

    6 min
  • La cinéaste Mar Coll explore la face sombre de la maternité dans «Salve Maria»

    Une écrivaine, qui vient de devenir mère, n'arrive pas à créer du lien avec son nourrisson. Et elle se retrouve hantée par un fait divers qui défraye la chronique : un infanticide. Le film espagnol Salve Maria, qui sort ce mercredi 20 août sur les écrans français, explore un sujet peu traité au cinéma : la face noire de la maternité. Et il le fait en brouillant les pistes, et les genres, entre chronique, intimisme et thriller, voire fantastique. 

    4 min
  • The Limiñanas à l'affiche des festivals d'été avec «Faded», leur dernier album

    Le guitariste et chanteur Lionel Liminana est le co-fondateur, avec son épouse Marie, de l'un des plus célèbres groupes de rock français, The Limiñanas. Le duo a travaillé avec les plus grands artistes internationaux comme Iggy Pop, Peter Hook de New Order, ou Bobby Gillespie de Primal Scream.

    RFI : Le titre de votre disque, Faded, fait référence au concept de star déchue, d'acteurs et d'actrices oubliés. Pourquoi avez-vous retenu ce thème ?

    Lionel Liminana : On est parti d'une chanson du Velvet Underground qui s'appelle New Age. C'est un morceau qui m'a toujours vachement ému. Cette idée-là, c'était une base de travail. On a commencé par enregistrer la musique et ensuite, on a envoyé cette idée et la musique à des gens qu'on admirait. C'est comme ça qu'on a contacté John Spencer, Bertrand Belin, Anna Jean, Rover, tous les gens qui sont intervenus sur le disque.

    La surprise, c'est que sur cet album, vous reprenez un titre de Françoise Hardy qui s'appelle « Où va la chance ? », pourquoi cette reprise ?

    C'est ma chanson préférée de son répertoire depuis toujours. C'est la chanson qui m'a toujours la plus émue. Quand on l'a enregistrée, Françoise Hardy était encore là. À la base, c'était une reprise qu'on avait faite pour un film, ce qui n'a pas fini au cinéma et qu'on trouvait complètement collée à l'histoire que racontait Faded. Mais c'est ma chanson préférée de Françoise Hardy depuis très longtemps.

    Le groupe The Liminanas, c'est vous, bien sûr. Mais il y a aussi votre épouse Marie à vos côtés, depuis le début. Vous vous connaissiez depuis longtemps.

    Avec Marie, on est ensemble depuis la nuit des temps, depuis nos 16 ans à peu près. Au lycée, j'ai commencé à monter des groupes et on a commencé à composer des chansons comme cela à l'époque. À un moment donné, on a décidé d'enregistrer pour nous, c'est-à-dire Marie et moi à la maison, pratiquer ce qu'on pourrait appeler de la home music. Bricoler de la musique, sans avoir la moindre ambition de la faire écouter à d'autres gens en dehors de nos familles, nos potes. On a commencé à bricoler des maquettes.

    Des maquettes que vous aviez postées sur internet, déjà, sur l'équivalent des TikTok ou Instagram.

    À l'époque, ça s'appelait MySpace. On a mis deux morceaux sur MySpace et on a appelé le groupe The Liminanas parce que ça nous faisait marrer, c'était mon nom de famille. On a signé sur deux labels américains et cela ne s'est jamais arrêté depuis. On a commencé à sortir des disques aux États-Unis, ce qui était un vieux rêve, mais à la base, la seule ambition qu'on avait, c'était de faire des maquettes pour nous.

    Très vite, vous travaillez avec les plus grandes stars, Iggy Pop, Franz Ferdinand, Etienne Daho notamment.

    Ce qui est étonnant, c'est qu'on les ait croisés. Iggy Pop, par exemple, je suis fan depuis que j'ai neuf ou dix ans. J'ai grandi avec des posters d'Iggy dans ma chambre. On a eu l'occasion de le rencontrer il y a il y a deux ou trois ans, pour de bon, de passer un peu de temps avec lui. On n'y croyait pas. On était en lévitation qui puisse s'intéresser à ce qu'on fait. Pour nous, c'est vraiment incroyable, très sincèrement. L'objectif, ce n'était pas de coller des noms célèbres à notre travail. Par contre, c'était hyper émouvant de croiser la route de ces gens-là.

    The Limiñanas achèvent en ce moment une tournée des festivals d'été avec une étape à Rock-en-Seine, à Paris, le dimanche 24 août.

    Faded The Limiñanas (Berreto Music) 2025

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    7 min
  • Pour l'artiste sénégalaise Senny Camara, la kora est une sorte de thérapie

    L'invitée culture de ce 18 août est une artiste sénégalaise à la fois musicienne virtuose et chanteuse aux textes engagés, Senny Camara. Son instrument de prédilection : la kora, instrument traditionnel africain. Elle est d'ailleurs l'une des rares femmes à en jouer, car il est généralement réservé aux hommes si l'on se réfère à la tradition.

    RFI : Vous êtes l'une des rares femmes à jouer de la kora. Mais vous êtes venue tardivement à cet instrument. Avez-vous été freinée dans votre élan à une époque ?

    Senny Camara : « Freinée », c'est vraiment le mot. On m'a dit que c'est interdit, que c'était sacré, que la femme ne devait pas en jouer. On ne m'a jamais vraiment expliqué pourquoi c'était interdit. Comme je n'ai pas eu ma réponse, je suis allée prendre la kora et assumer. Je suis allée en jouer, tout simplement. Je ne suis pas allée chez un maître parce que j'avais peur d'aller chez un maître, mais au conservatoire, car là-bas, il n'y avait pas d'interdit. Tout le monde pouvait jouer de n'importe quel instrument.

    On a l'impression que de plus en plus de femmes commencent à se mettre à la kora. Est-ce votre impression aussi ?

    Il y en a de plus en plus. Il y a beaucoup de femmes qui en jouent désormais. C'est un instrument qui est très accessible à tout le monde parce que c'est un instrument. On touche une corde, cela nous touche. Je ne veux pas dire que c'est un instrument de femme, mais uniquement parler de la beauté de cet instrument. Entendre cette beauté, pour moi, c'est la place de l'instrument. Et sa place est aussi chez la femme.

    Sur ce disque, l'une des chansons parle du sort des tirailleurs sénégalais, ces hommes qui ont combattu pour la France. Vous vous sentez très concernée par leur histoire ?

    Cela me concerne directement parce que mon grand-père fait partie des tirailleurs, des plus jeunes tirailleurs sénégalais. Les tirailleurs sénégalais n'étaient pas que des Sénégalais, d'ailleurs. Ils sont venus combattre sans demander leur dû. Pas de reconnaissance, ni un pardon. Il faut que l'on en parle. Il ne faut pas qu'on les oublie.

    Que raconte justement cette chanson ?

    Cela raconte que nos guerriers sont partis mener une guerre qu'ils ne connaissaient pas. Ils ne savaient pas où ils allaient, ils ne connaissaient pas le terrain. Ils sont partis. Certains y sont restés, d'autres sont revenus. Je parle de l'histoire que mon grand-père m'a raconté, tout simplement.

    Votre voix et votre kora se marient de manière très naturelle avec le blues et le jazz. Ce sont des styles qui vous ont beaucoup influencé ?

    J'adore le blues, le folk, le jazz. J'ai beaucoup écouté les Ladies of Jazz des années 1930. Je mélange cela à ma musique. Le blues, c'est pleurer, se révolter, dire ce que personne ne veut entendre.

    Senny Camara est actuellement en tournée en Europe avec les titres de son premier album Yéné, paru il y a quelques mois. En concert le 16 août à Polva en Estonie, elle sera aussi le 18 à Vilnius en Lituanie, le 19 à Riga en Lettonie, puis de retour en France en septembre pour une série de nouvelles dates.

    À écouter aussiSenny Camara et sa kora, les cordes sensibles du Sénégal

    7 min
  • Avec Del Cerro, Mandy Lerouge dévoile l'identité d'un mystérieux compositeur argentin

    Elle était journaliste et a tout quitté pour devenir chanteuse. Depuis 2014, Mandy Lerouge explore les musiques populaires d'Argentine, pays dont elle est tombée amoureuse. Alors qu'elle s'intéresse au poète, chanteur et guitariste Atahualpa Yupanqui, elle mène l'enquête sur le mystérieux compositeur qui l'accompagnait et dont elle dévoile l'identité sur son deuxième album intitulé Del Cerro : Antoinette Pepin. Mandy Lerouge est actuellement en tournée avec cet album.

    À lire aussiMandy Lerouge, une voix sur les traces du poète argentin Atahualpa Yupanqui

    7 min
  • La photographe Agnès Geoffray et ses images de jeunes filles insoumises

    Aux Rencontres photographiques d'Arles 2025, Agnès Geoffray et Vanessa Desclaux explorent les parcours de jeunes filles qualifiées de « déviantes » ou « d'inéducables ». L'exposition Elles obliquent, elles obstinent, elles tempêtent est le fruit de deux ans de travail dans les archives départementales de la Gironde, de l'Oise ou de la Somme en France pour enquêter sur ces « écoles de préservation » qui ont enfermé des jeunes filles en France jusqu'au début des années 1950. 

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    4 min

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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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