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Invité culture episodes

  • «Girls for Tomorrow»: féministes sous l'Amérique de Trump ou la lutte pour un monde meilleur

    La réalisatrice Nora Philippe a suivi, de 2016 à 2024, quatre jeunes américaines étudiantes à l'université féminine du Barnard College, à New York. Une période traversée par les luttes féministes et antiracistes, les mouvements #MeToo et Black Lives Matter, l'épidémie de Covid-19 et les deux élections de Donald Trump. Un projet au long terme qui pourrait se poursuivre.

    Girls for Tomorrow - Une histoire de sororités, de la réalisatrice française Nora Philippe, est disponible gratuitement sur la plateforme Arte.tv jusqu'au 8 mai 2025.

     

     

    À lire aussi4B: le féminisme radical né en Corée du Sud fait-il école ailleurs ?

    4 min
  • «Chéris ton futur», un album solaire et réconfortant de Barbara Carlotti

    Et si la musique pouvait conjurer une époque de chaos ? C'est le pari, et le souhait de Barbara Carlotti qui vient de faire paraître son sixième album studio intitulé Chéris ton futur. Un album composé en grande partie à la Villa Médicis où la chanteuse a pu bénéficier d'une résidence d'artiste.

    Chéris ton futur !, de Barbara Carlotti (La Maison des Rêves), 2025.

    À lire aussi, sur RFI MusiqueInterview: Barbara Carlotti chérit nos futurs

    7 min
  • L'harmonie de l'âme de Salif Keita dans son nouvel album «So Kono»

    « Yamore », « Madan », « Kabe », quelques-uns des tubes qui ont fait de lui « la Voix d’or de l’Afrique ». La star malienne Salif Keita publie ce 11 avril 2025 un nouvel album, So Kono.

    So Kono, est une œuvre intime, profonde et épurée, enregistré pour la première fois en acoustique par le célèbre l'artiste malien Salif Keita, après plus de 50 ans de carrière. Le poète et auteur militant mandingue de 75 ans, revient sur la genèse de son nouveau projet Zen, né en 2023 lors du festival Kyotophonie, au Japon.

    RFI Musique : Que signifie So Kono, le titre de votre nouvel album ?

    Salif Keïta : « Soko No », ça veut dire que l'enregistrement a été fait dans une chambre d'hôtel, comme si j'étais à la maison. Comme si je jouais pour moi.

    C'est donc un disque très personnel…  

    Personnel, très intime.

    De quoi parlent ces chansons ? 

    Ces chansons parlent surtout et d'abord d'amour. Ça parle aussi du passé. Ça parle aussi des personnes qui ont perdu des amis très intimes, des enfants. Et ça parle des mécènes. Parce que, quand même, en Afrique, quand tu fais de la musique, tu as besoin d'un mécène qui te supporte. Et ça parle de la société en général.

    Vous avez traversé différentes époques musicales avec du succès et vous avez toujours su évoluer en cassant les conventions. Pour cet album, pourquoi revenir aujourd'hui à un style plus dépouillé, voix-guitare ? 

    Parce que d'abord, c'était le producteur qui voulait un disque acoustique. J'ai dit : « Moi, je n'ai jamais voulu faire un disque acoustique parce que je ne suis pas un bon guitariste. Mais je m'accompagne quand je fais des compositions. » Il a dit : « Oui, mais c'est bien de montrer aux gens comment tu composes et d'une façon intime ». J’ai dit : « Pourquoi pas ». Quand on était au Japon, il a dit : « On peut le faire dans une chambre d'hôtel et comme tu composes… » 

    Alors Soko No, c'est une œuvre presque privée.  Quelle part de vous-même se retrouve dans cet album ? 

    L'intimité. Parce que je chantais pour moi seul, vraiment. C'est comme si je chantais dans ma chambre d'hôtel, chez moi au Mali, comme si je cherchais à composer des morceaux.

    Et le Mali, justement, dans tout ça ? Votre pays traverse encore des moments difficiles et vous avez souvent été une voix forte au niveau des sujets de société et politique. C'est encore le cas ? 

    Je suis patriote, je participe au travail pour le pays. Je suis là pour le pays. Ma voix, c'est pour le pays.

    À quel niveau ?

    Je suis dans l'art. Je cherche à tout prix à ce qu'on n'oublie pas les traditions dans la musique. Pour qu'on n'oublie surtout pas les anciens instruments traditionnels qui sont en voie de disparition.

    Donc, vous êtes toujours dans la transmission…  

    Toujours dans la culture.

    Comment voyez-vous, justement, l'avenir de votre pays musicalement ? 

    Je suis très critique sur la façon dont la musique évolue. J'aimerais que les musiciens fassent de la musique d'une façon très originale. Mais au niveau des textes, ce sont des artistes. Les rappeurs sont les griots actuels qui parlent des problèmes du pays. J'apprécie vraiment certaines paroles.

    Vous avez aussi vivement critiqué la France en 2019 … 

    Je suis un Malien qui a déjà vécu en France et j'ai beaucoup d'amis français et même mes enfants sont des Français. Donc, je ne peux pas être autre chose que quelqu'un qui a traversé des moments difficiles en France et quelqu'un qui a été adopté par les Français. Mais je n'aime pas parler de la politique parce que quand on parle de la politique africaine, on est mal compris. Parce que les Français et la politique française, ce n’est pas pareil. Parce qu’il faut comprendre ce que la politique française fait en Afrique. Mais les personnes, les Français, sont les amis des Maliens. On ne peut pas être contre la France. Nous nous aimons la France. Mais la politique française est tout autre chose que les Français ne comprennent pas.

    Je fais référence à votre vidéo postée sur les réseaux sociaux où vous accusez la France de financer les terroristes au Mali. Est-ce que votre opinion a changé ? 

    Jusqu'à présent en tout cas, nous recevons tous les jours des attaques. On ne sait pas d'où ça vient. Moi, je ne suis pas politicien. Comme je l'ai dit, je ne fais pas partie de la politique. Je ne suis pas un enquêteur. Je ne fais pas partie des enquêtes pour savoir qui est qui, qui fait quoi. Mais on aimerait bien être aidés par toutes les puissances qui voient que le Mali est assailli par des djihadistes dont on ne sait pas d'où ils viennent.

    En tant que musicien engagé, ressentez-vous une pression pour aborder des sujets, notamment politiques ou sociaux, dans vos chansons ? 

    Non. Je suis engagé et je resterai engagé.

    Vous êtes libre ? 

    Oui.

    Vous laissez donc la musique faire son travail ? 

    Oui, je fais la musique et en fonction de ce que je comprends, et de ce que j'ai à dire.

    Votre musique aujourd'hui est portée par le Japon. Pourquoi ?  

    J'ai beaucoup aimé la culture japonaise. Elle est très originale. Ça m'a vraiment donné cette fierté de lutter pour l'originalité. J'ai beaucoup aimé le Japon.

    Vous méditez ?

    Je médite. C'est vrai. J'aime bien. Tout le monde médite, non ? Je suis musulman.

    Donc spiritualité ? 

    Je vis de spiritualité.

    Après tant d’années de carrière et d'influence musicale, qu'est-ce qui vous pousse encore à créer à 75 ans et à sortir de nouveaux disques ? 

    Il faut dire que je n'ai jamais fait un disque comme ça. J'ai fait un disque acoustique en France, en Europe et je voulais seulement montrer aux gens une autre facette plus épurée de mes compositions.

    Salif Keita sera en concert le 21 mai au Trianon à Paris avant sa tournée européenne.

    À lire aussiAu Cap-Vert, Salif Keita veut plus de musique et moins de politique

    6 min
  • Clara Olivares conjugue l'opéra au féminin dans «Les Sentinelles»

    C'est un opéra 100% féminin – de la librettiste aux protagonistes en passant par la cheffe d'orchestre – qui s'installe à l'Opéra-Comique de Paris du jeudi 10 au dimanche 13 avril. Les Sentinelles est le nom du deuxième opéra de Clara Olivares, 31 ans. Née à Strasbourg et titulaire d'un doctorat en composition de l'université de Berkeley aux États-Unis, la Franco-Espagnole donne vie à une histoire centrée sur trois chanteuses et une comédienne en quête de sens. Un huis clos captivant qui aborde des questions contemporaines et profondément humaines.

    À lire aussiLe palais Garnier, monument du Paris haussmannien, lieu de culture et de pouvoir

    5 min
  • Le chorégraphe ivoirien Olouy dévoile sa première pièce au festival de Marrakech «On marche»

    Le Festival international de danse contemporaine à Marrakech « On marche » vient d'inaugurer sa 18ᵉ édition. L'âge de la maturité pour ce festival incontournable désormais pour la scène africaine et internationale. « On marche » ouvre autant les portes aux chorégraphes confirmés qu'aux jeunes talents. Parmi ces derniers, Oulouy, originaire de Côte d'Ivoire et résidant en Espagne, se produit pour la première fois sur le continent africain. Sa pièce est intitulée Black tout simplement.

    À lire aussiMaroc: le festival Zamane a l’ambition de faire revivre les traditions

    5 min
  • Baya Kasmi questionne la norme et la marge avec son troisième film «Mikado»

    Comment réussir sa famille quand on a souffert de parents défaillants ? Mikado, un film qui sort en salles le 9 avril, montre une famille nomade dont les parents ont fait le choix de vivre en marge de la société. Et vivre, le temps d'un été, au contact d'un père, veuf, qui élève seul sa fille adolescente. C'est le troisième long métrage, empreint de poésie, mais aussi de gravité, de la réalisatrice Baya Kasmi qui s'était, jusqu'ici, distinguée dans le registre de la comédie.

    Mikado, de la réalisatrice Baya Kasmi, sortie en salles le 9 avril 2025.

    À lire aussiLa jeunesse éternelle du Burkina Faso avec Amado Komi

    4 min
  • «Cinéphilix», une BD d'Olivier Cotte pour «comprendre la logique historique» de 130 ans de cinéma

    Cette année, le cinéma célèbre ses 130 ans. Comment raconter cette histoire dans une bande dessinée ? Dans Cinéphilix, Olivier Cotte nous embarque pour une exploration captivante du 7ᵉ art, des frères Lumière aux blockbusters contemporains. Un ouvrage de référence qui décrypte les transformations d'un art qui n'a cessé de se réinventer.

    À lire aussiAvec «Lumière L'aventure continue !», Thierry Frémaux ramène le passé du cinéma au présent

    4 min
  • «Un autre Mali dans un autre monde», la richesse de la photographie malienne au Quai de la Photo

    La richesse et l'évolution de la photographie malienne se déploient au Quai de la photo à Paris. Une exposition initiée par la photographe française Françoise Huguier et l'artiste malien Seydou Camara très actif dans son pays. Il a créé à Bamako le collectif Yamarou-Photo, un espace d'échange et de formation autour de la photographie. L'exposition à Paris réunit quatorze photographes, des plus anciens au Mali qui ont marqué le début de cet art jusqu'aux jeunes talents.

    Un autre Mali dans un autre monde, une exposition de photographie par Françoise Huguier, au Quai de la Photo du 7 mars au 1er juin 2025.

     

    À lire aussiMali: la biennale de la photo de Bamako s'ouvre avec le thème de la «parole» en question

     

    6 min
  • «Un monde connecté par les langues»: la langue arabe mise à l'honneur par le festival d'Avignon

    Le festival d'Avignon vient de dévoiler sa programmation. Il se tiendra du 5 au 26 juillet dans l'ancienne cité des Papes. L'arabe est la langue invitée cette année après l'anglais et l'espagnol pour les éditions précédentes. Immersion dans la 79e édition du festival de théâtre, bercé par le chant des cigales. Un festival dans lequel les spectacles, sous le ciel étoilé ou en salles, s'ouvrent avec les traditionnelles trompettes, depuis sa fondation par Jean Vilar.

    La 79e édition du Festival d'Avignon se déroulera du 5 au 26 juillet 2025.

     

     

    À lire aussiTiago Rodrigues: «Le Festival d’Avignon est plus urgent que jamais»

    6 min
  • Molécule, chasseur de murmures de l'âme avec «Symphonie n°1 Quantique»

    Romain De La Haye, alias Molécule, est un DJ, producteur nomade et aventurier musical qui transforme les bruits de l'environnement en musique électronique immersive. Depuis 2015, il repousse les limites de la création.

    Après avoir capté les sons de la banquise, enregistré à bord d'un chalutier les secousses de l'Atlantique nord ou les vagues géantes de Nazaré, au Portugal, le Français nous plonge au cœur de sa première œuvre orchestrale, Symphonie n°1 - Quantique. Un voyage sonore inédit et radical, porté par ses enregistrements et ses réflexions sur la vie et la mort. 

    Pour son nouvel album, Molécule compose une partition audacieuse où passé, présent et futur dialoguent. Interprété par l'Orchestre national de Lille, son projet transcende les frontières de la perception et invite à une connexion globale.

    À lire aussiMolécule, l'explorateur sonore

    6 min

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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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