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Les adeptes des Mille et une nuit et du conte, en général, seront ravis de découvrir le dernier roman savoureux de Javad Djavahery. Maryam, l’épouse d’un dignitaire religieux chiite est moins intéressée par la vie conjugale que par l'étude ou l'apprentissage des langues, toutes choses normalement réservées aux hommes ; mais « L’ayatollah aimait sa femme plus que Dieu ».
Javad Djavahery, écrivain, était l'invité de Nathalie Amar sur RFI.
« L’ayatollah aimait sa femme plus que Dieu » est publié aux éditions Gallimard.
► Chronique : Café Polar.
Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré l'écrivaine Catherine Delors pour son roman «L'Inconnue de Whitechapel» (Héloise d'Ormesson) où elle s'attaque à un monument de l'histoire criminelle en Grande-Bretagne : l'affaire de Jack l'Éventreur, dont elle imagine, preuve à l'appui, qu'une femme a échappé au tueur en série et a été la seule survivante.
► Playlist du jour
– Shiran & Bakal – Ah Ya Layla Yumma.
– Corine, Habibisly & Hareth Mehdi – Orient Express.
Après Londres, New York, Chicago, Melbourne et Montréal, l’exposition Africa Fashion vient d’ouvrir ses portes à Paris. Son inauguration au prestigieux Victoria and Albert Museum avait marqué les esprits car, pour la première fois, un grand musée ouvrait ses portes à la mode africaine, à son histoire, son savoir-faire et ses grands créateurs. À Paris, le musée du quai Branly est allé puiser dans ses riches collections pour offrir un parcours éblouissant de couleurs, de matière et de créativité.
Hélène Joubert et Christine Barthe, commissaires de l'exposition « Africa Fashion », ainsi qu'Emmanuelle Courrèges, journaliste et autrice de Swinging Africa étaient les invitées de Nathalie Amar sur RFI.
► Chronique : le hit de la semaine
Ali Bilali, de la rédaction kiswahili de RFI, nous parlera de son coup de cœur musical de la semaine : « Miss the water » signé Otile Brown.
► Playlist du jour
– E. T. Mensah – Ghana Freedom.
– Femi Kuti – Truth Don Die.
Quelques lignes suffisent parfois à faire vaciller une vie. Dans Criticopolis, Marie Baudet imagine la chute d’un écrivain, laminé par une critique assassine, qui décide de remonter la piste de son détracteur. À travers cette enquête aussi absurde que révélatrice, l’autrice interroge le pouvoir démesuré de la critique et notre rapport contemporain au jugement. Avec humour et sens du suspense, elle signe une satire mordante d’une époque où l’évaluation permanente dépasse largement le monde littéraire.
Marie Baudet était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI.
Dans Criticopolis, la dessinatrice et autrice Marie Baudet explore avec humour et acuité le pouvoir de la critique à l’ère du jugement permanent. À travers le personnage d’un écrivain fragilisé par une chronique assassine, elle interroge une société obsédée par l’évaluation — des réseaux sociaux aux sphères culturelles. Entre enquête absurde, satire et réflexion sur la liberté d’expression, cette émission de Sur le pont des arts plonge au cœur de nos rapports à la reconnaissance, au succès et au regard des autres, tout en ouvrant le débat sur les nouvelles communautés de lecteurs et les imaginaires contemporains.
► Chronique : Saison 1 Episode 1
En 2026, les séries cultes font leur grand retour… et la nostalgie devient un véritable moteur de création. Reboots, revivals : quand la télévision rejoue le passé pour séduire de nouvelles générations.
► Reportage : Léa Boutin-Rivière nous raconte le phénomène des bookclubs
Ces clubs de lecture ont le vent en poupe, depuis quelques mois, cette pratique que l’on pensait oubliée refait surface, portée, notamment, par la tendance #BookTok, un hashtag TikTok dédié aux contenus littéraires et qui totalise plus de 220 milliards de vues.
► Playlist du jour
– Eyes Without A Face – Billy Idol
– One Kiss – Dua Lipa, Calvin Harris.
Avec Bonne chance pour la suite, Cyril Mokaiesh signe un retour à l’essentiel, porté par une année de doutes, de ruptures et de remises en question. Quinze ans après Communiste, le chanteur franco-libanais poursuit son sillon singulier, entre engagement lucide et romantisme assumé. Dans ce nouvel album comme dans son livre Regarder passer les trains, il livre un regard sans filtre sur une époque saturée de certitudes, tout en continuant de croire, malgré tout, à la force des mots et des élans du cœur.
Cyril Mokaiesh était l'invité de Chantal Lorho sur RFI.
► Chronique : Les pionnières de la culture
Marjorie Bertin nous parle d'une pionnière de la culture, Werewere Liking. Née au Cameroun et installée en Côte d’Ivoire, cette artiste totale — à la fois danseuse, comédienne, autrice et plasticienne — a inventé une forme singulière de théâtre rituel, où la scène devient un espace d’initiation, de mémoire et de transmission. Fondatrice du village artistique Ki-Yi M’Bock à Abidjan, elle a formé des générations d’artistes tout en construisant une œuvre engagée, traversée par les questions d’identité, de spiritualité et d’histoire. Une pionnière dont le parcours éclaire, aujourd’hui encore, la vitalité et la puissance des cultures africaines.
► Playlist du jour
– Écrire de Cyril Mokaiesh (en live sur RFI)
– Le chant du migrant de Cyril Mokaiesh
– La vérité des baisers de Cyril Mokaiesh
– On a besoin d’amour de Cyril Mokaiesh (en live sur RFI).
Qui a dit que la musique n’était qu’une affaire de sons ? Dans son nouveau spectacle « Je(s) », Emmanuelle Laborit renverse les perceptions et fait du corps un instrument à part entière. Figure engagée de la culture sourde, la comédienne et metteuse en scène traduit et incarne des chansons en langue des signes, les faisant vibrer bien au-delà de l’écoute. Un spectacle puissant et sensoriel, où le « chansigne » devient un langage universel, accessible à tous les regards.
Avec son spectacle « Je(s) », Emmanuelle Laborit bouscule les évidences et fait de la scène un espace où la musique se voit autant qu’elle s’entend. Figure majeure de la culture sourde, elle y déploie toute la puissance du « chansigne », traduisant et incarnant des titres avec le corps, le souffle et le regard. Une performance sensible et politique, qui interroge notre rapport à la norme, à la langue et à l’inclusion, et qui résonne avec les parcours d’autres artistes, eux aussi engagés dans un combat pour faire entendre autrement leur voix.
► Chronique : Café Polar
À l’occasion du festival Quais du Polar à Lyon, Catherine Fruchon-Toussaint nous emmène à la découverte d’une nouvelle voix du polar : l’autrice belge Clarence Pitz. Avec D’où on ne revient pas, elle signe un thriller sombre et haletant, situé dans les îles Andaman, au cœur du golfe du Bengale. Entre violences extrêmes, destins brisés et tensions sociales, son roman explore aussi les fractures d’une société indienne marquée par les inégalités. Un récit sans répit, aussi glaçant que captivant.
► Reportage :
Solène Gardré a rencontré William Theviot, pianiste autiste Asperger, et Alice Davazoglou, danseuse, chorégraphe et illustratrice atteinte de trisomie 21. À travers leurs parcours, ils racontent les obstacles, souvent invisibles, qui jalonnent la vie des artistes en situation de handicap, notamment dans les relations sociales et l’accès au milieu professionnel. Mais ils témoignent aussi d’une détermination sans faille, d’un désir de créer, de partager, et de faire évoluer les regards. Un combat artistique et humain, entre fragilité et puissance.
► Playlist du jour
- Furu - Amadou & Mariam
« Le plus exotique des peintres exotiques » : c’est ainsi qu’Apollinaire décrivait Henri Rousseau. Pourtant, de sa Mayenne natale à Paris où il meurt en 1910, le peintre n’a jamais quitté la France. Ses jungles luxuriantes, devenues emblématiques, sont nées de livres et des allées du Jardin des Plantes. Longtemps réduit à l’image du « Douanier Rousseau », un surnom popularisé par Alfred Jarry, son œuvre fait aujourd’hui l’objet d’une relecture.
Avec l’exposition d'Henri Rousseau, « L’ambition de la peinture », le musée de l’Orangerie propose de dépasser le cliché du peintre naïf pour redécouvrir un artiste singulier, au succès tardif en France mais précoce aux États-Unis. Une exposition conçue en partenariat avec la Fondation Barnes de Philadelphie, et qui éclaire d’un jour nouveau, l’ambition et la modernité de Rousseau.
Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine au musée de l’Orangerie et co-commissaire de l’exposition et Nancy Ireson, commissaire associée et conservatrice consultante à la fondation Barnes étaient les invitées de Nathalie Amar sur RFI.
« Henri Rousseau. L’ambition de la peinture », une exposition présentée à Paris, au musée de l’Orangerie, du 25 mars au 20 juillet 2026.
► Chronique : Le hit de la semaine
Kayz Loum de la programmation musicale de RFI, nous présente son coup de cœur du moment de la playlist RFI : « One Track Mind » de la chanteuse franco-haïtienne, Naïka.
Devenu viral sur les réseaux et déjà fort de millions d’écoutes, Naïka s’impose comme l’une des voix les plus singulières de la scène pop actuelle. Entre rythmes caribéens, influences multiples et message d’affirmation de soi, cette artiste aux racines plurielles transforme la musique en espace d’expression et de résilience. Porté par son premier album Eclesia, son univers à la croisée des cultures, séduit un public toujours plus large et confirme l’émergence d’une artiste à l’envergure mondiale.
► Reportage :
Flore Caron a rencontré Esmatullah Alizadah, chanteur afghan exilé en France, en pleine répétition au Théâtre Molière à Sète. Issu de la minorité hazara, il a fui son pays après le retour des Talibans, un régime qui interdit la musique et persécute les artistes. Avec Yaran, un projet musical qui mêle chants traditionnels afghans et influences européennes, il raconte l’exil, la mémoire et la reconstruction. Un travail sensible et collectif, entre héritage et création contemporaine.
► Playlist du jour
- Canopée - POLO ET PAN
- East St. Louis Toodle-Oo (Columbia session) - Duke Ellington.
Avec leur nouvel album New Orleans Club, c’est un rêve qui s’accomplit pour le groupe Lyre le Temps, adepte d’un alliage musical unique entre électro, jazz et hip hop. Ce rêve c’était d’enregistrer sur les rives du Mississipi, dans la ville qui a vu naître le jazz. Ils sont nombreux à avoir répondu présent : au trombone, au saxophone, à la clarinette, au banjo ou au soubassophone. C'est un album festif et rassembleur.
Ludovic Schmitt, musicien, était l'invité de Nathalie Amar sur RFI.
Il était accompagné du groupe Lyre le temps avec :
L'album New Orleans Club sortira le 10 avril.
► Chronique : Librairies du monde
Isabelle Lambert, de la librairie Livre-S à Marche en Famenne, nous présente son coup de coeur littéraire du moment. C'est une pièce de théâtre, « Nous, les grosses » de Guillaume Druez, auteur, comédien et metteur en scène, publiée aux éditions Les oiseaux de nuit. On y découvre le cheminement intérieur et la mise en scène des névroses de Blanche, femme de 46 ans souffrant de boulimie. « Nous, les grosses », c'est l’expérience de Guillaume : Blanche est son alter ego féminin.
► Reportage :
Marjorie Bertin a assisté à une représentation de la pièce « Moi, elles » qui parle des relations mère-fille à travers l’histoire de 3 femmes de différentes origines. Elles sont Iranienne, Malienne ou Chinoise, tout comme la metteuse en scène de ce spectacle poétique et politique, Jing Wang. C’est universel, très chorégraphié et extrêmement contemporain.
► Playlist du jour
- Lyre le temps feat Glen David Andrews – When I get low.
- Lyre le temps– Green.
- Lyre le temps feat Les pinettes Brass Band – Second line (interprété en live).
- Lyre le temps – Prohibition Swing.
- Parov Stellar - Catgroove.
- Lyre le temps– Life Can Be Awesome.
- Lyre le temps feat Proleter - Dilemma.
- Lyre le temps– Lift you up.
- Lyre le temps– Wonderwhy (interprété en live).
- Lyre le temps– Is it true.
Loin des circuits officiels du marché de l’art, friands de peinture naïve et marqués par l’emprise coloniale, le mouvement de Saint-Soleil revendique son indépendance dans une démarche artistique pure inspirée de la culture vaudou. C’est pour aller rencontrer ces artistes sans concession qu’André Malraux, à la fin de ses jours, a abandonné l'écriture pour faire le voyage en Haïti. L’aventure de Saint-Soleil et de sa communauté est au cœur du roman de Luce Perez Tejedor.
Luce Perez Tejedor, autrice, était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI.
« Saint-Soleil » est publié aux éditions du Seuil.
Haïti, 1975. André Malraux arpente les hauteurs d’un morne reculé en surplomb de la baie de Port-au-Prince pour y rencontrer une communauté de paysans et d’artisans devenus peintres. Malraux est venu voir de ses propres yeux les toiles de Saint-Soleil, cette peinture à l’étrangeté miraculeuse inspirée du vaudou et qu’il décrit comme la plus saisissante du XXe siècle.
Ce roman redonne vie à l’utopie belle et féconde que fut Saint-Soleil, à ce pan méconnu de l’histoire de l’art moderne né en réaction à la marchandisation outrancière de la peinture naïve haïtienne.
Alors que la dictature des Duvalier sévit et que les conséquences de l’occupation américaine restent brûlantes, l’art brut de Saint-Soleil tentera d’échapper aux sirènes des dollars en ouvrant la voie à une pratique artistique décoloniale, émancipée de toute forme de domination.
Luce Perez-Tejedor est née en 1985. Originaire de Toulouse, elle a vécu en Haïti et au Sénégal avant de s’installer en Bretagne, où elle est conservatrice des bibliothèques. Saint-Soleil est son premier roman.
► Reportage :
Fanny Bleichner a assisté, à Paris, à l’une des réunions d'un Poetry club où des poètes, pas forcément reconnus ou publiés, se retrouvent pour le plaisir des mots.
► Playlist du jour
- Choucoune 70 – Madeleine
- Melissa Laveaux – Yemaya.
Comment vivre ici quand on est, par l’esprit, jour et nuit, ailleurs, dans le pays que l’on a laissé ? Au KnAm Théâtre, la compagnie créée par Tatiana Frolova à Komsomolsk sur l’Amour dans l’Extrême-Orient russe en 1985. Cette expérience de l’exil a débuté après l’invasion de l’Ukraine en 2022. Impossible alors pour ce théâtre indépendant né dans l’effervescence qui a précédé la chute de l’Union soviétique de rester ; est loin de s’arrêter de créer. Elle fait de cet exil une matière théâtrale.
Tatiana Frolova, metteuse en scène, était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI.
Traduction assurée par Bleue Isambard.
I'm fine est à retrouver à la MC93 de Bobigny jusqu'au 28 mars 2026 puis en tournée à Grenoble, à Bruxelles et à Liège.
► Chronique : Café Polar
Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré Jean-Philippe Daguerre pour La Femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob (Albin Michel). Une fiction inspirée de l'histoire vraie de Danielle Cravenne qui, en protestation au film de Gérard Oury, a, le jour de sa sortie en salle, détourné un avion avec des conséquences funestes.
► Reportage :
Solène Gardré était au Festival Spring. Un festival de cirque en Normandie avec des compagnies de toute l'Europe, qui font autant des acrobaties, que du jonglage, de la magie.
► Playlist du jour
- Sinead O'Connor – Nothing Compares 2U
- Jimmy Cliff – Many Rivers To Cross.
Pour deux femmes qui s’aiment, se marier est loin d’être possible partout alors quand Fleur et Julian sont tombées amoureuses, elles ont monté ce projet fou de se marier dans chaque pays où c'est autorisé. La maladie a interrompu cette aventure qui a perduré à travers Julian, le livre de Fleur Pierets, artiste et écrivaine belge. Cato Kusters a adapté cette histoire au cinéma avec un superbe duo d’actrices : Nina Meurisse et Laurence Roothooft dans les rôles principaux.
Nina Meurisse, comédienne, et Cato Kusters, réalisatrice, étaient les invitées de Nathalie Amar sur RFI.
Julian est à retrouver en salles dès ce 25 mars 2026.
► Chronique : Le hit de la semaine
Sadio Doucouré de la rédaction mandenkan et fulfulde de RFI, nous présentera son coup de cœur musical du moment, c'est « Trop donné » de l'artiste mauritanien Bakha Tokha.
► Module :
Le cinéma Alice Guy à Bobigny a ouvert ses portes ce mois-ci. Il porte le nom de la pionnière française du 7ème art et se veut accessible par ses tarifs. Ariane Mestre, la directrice artistique, nous parle du projet et de sa programmation variée du cinéma.
► Playlist du jour
- Angèle feat Justice – What You Want
- Jill Scott – Pressha.
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50 minutes pour découvrir, partager, s’étonner, s’évader. Littérature et cinéma, stand-up ou séries, peinture ou graff, musique et slam... Tous les arts, sur le pont, sur tous les…

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