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Tous les cinémas du monde prend ses quartiers cannois et s'installe sur le pavillon des cinémas du monde pour rendre compte du 78ème festival de Cannes. Une édition placée d'emblée sous le signe de la politique et des chaos du monde.
Cette année sous les paillettes, la gravité fait plus qu'affleurer.
En tout, une centaine de longs métrages sont projetés au festival de Cannes.
Nous vous racontons l'atmosphère des premiers jours de cette 78ème édition, et nous concentrons sur les deux sections dont RFI est partenaire : La Quinzaine des cinéastes, avec son délégué général Julien Rejl et la Semaine de la critique représentée par Ava Cahen.
À l'affiche de notre cinéma : une rencontre avec Robin Campillo, qui a réalisé le film d'ouverture de la Quinzaine, Enzo, en reprenant le projet de son ami Laurent Cantet, décédé juste avant le début du tournage.
Nous avons également rencontré Laura Wandel, dont le deuxième long métrage, L'intérêt d'Adam, a fait l'ouverture de la Semaine de la critique.
Musiques : Supernature de Cerrone, et Netara de Fatoumata Diawara.
Réda vit chez ses parents dans un quartier bourgeois d'Alger. Il occupe un poste dans la plus grande entreprise d’hydrocarbures du pays dirigée par son père, un homme froid et autoritaire. Sous tous ces vernis apparents, Réda dissimule un mal-être profond. Un jour, le père meurt et un événement inattendu se produit : le reflet de Réda disparaît du miroir…
Tous les cinémas du monde consacre une émission spéciale à l'une des icônes du cinéma français. Emblème de l’émancipation féminine et de la libération sexuelle, Brigitte Bardot est passée du statut d’ingénue à celui de femme fatale. À l’occasion de son 90e anniversaire, nous évoquons le parcours vertigineux d’une jeune fille de bonne famille devenue icône de la jeunesse et du glamour, et plus encore, symbole de la France des années 50 et 60.
Notre invité : Dominique Choulant, auteur de Brigitte Bardot, les années cinéma (éd. LettMotif).
(Rediffusion du 28 septembre 2024)
Mickey Mouse, Cendrillon, Simba, Mary Poppins, Bambi ou encore les Aristochats : impossible de nommer tous les personnages qui ont bercé l’enfance, et peut-être d’ailleurs pas que l’enfance, des 8 milliards de Terriens. D'autant que leur grande famille s’est élargie avec les héros de Star Wars, les Avengers, et le catalogue de Pixar et de Fox. Coup de projecteur aujourd’hui sur Disney, le mastodonte du divertissement à l'occasion de l'escale parisienne de l'exposition du centenaire.
Le 16 octobre 1923, un jeune homme ambitieux de 22 ans passionné de dessin, et qui veut se faire une place et un nom dans l'industrie encore naissante du cinéma, Walt Disney donc rejoint son frère Roy à Hollywood et signe un contrat, pour produire une série de courts-métrages muets, Alice Comedies. Ce document marque alors le lancement du Disney Brothers Cartoon Studio et donc de la Walt Disney Company. C’est l’acte de naissance officiel de ce qui deviendra une major et un mastodonte de l'industrie du divertissement, produisant et distribuant des films, mais aussi éditant des livres, gérant des parcs d'attraction à travers le monde.
Ce contrat, on le voit affiché sur le mur de l'exposition du centenaire, qui tourne dans le monde entier, et, après Londres, Séoul ou Munich, fait escale jusqu'au 5 octobre 2025 à Paris au Parc des expositions.
On peut y voir quelque 250 objets, des premières esquisses de la souris Mickey, qui naît officiellement le 18 novembre 1928, aux casques des héros de la saga Star Wars (Disney ayant racheté Lucasfilm en 2012) en passant par la pantoufle de verre de Cendrillon ou la boule de neige de Mary Poppins.
Pour revenir sur ce centenaire de création, d'innovation, de succès incroyables mais aussi d'échecs et d'enjeux, nous recevons Sébastien Durand, un proche de la famille Disney et un expert de cet univers, porte-parole officiel de l'exposition en France.
Martin Scorsese, l’un des plus grands cinéastes contemporains, a transmué en or sa fascination pour les marginaux en se référant sans cesse à ses racines italo-américaines. Nous en parlons avec Camille Juza et Yal Sadat, auteurs du documentaire Martin Scorsese l’Italo-Américain, diffusé sur Arte à partir du 11 février 2024, à l’occasion d’une soirée spéciale consacrée à l’auteur du Loup de Wall Street. (Rediffusion)
Le féminisme est-il l’avenir de l’homme ? Sans doute, mais à condition que le genre, anciennement dit « fort », puisse construire une nouvelle forme de masculinité. Huit ans après #metoo, et alors que les prédateurs, notamment dans le milieu du cinéma, sont dénoncés et pour certains jugés, une comédie policière, Le mélange des genres s’amuse des évolutions actuelles de la société.
Michel Leclerc, qui réalise depuis ses débuts des comédies de mœurs sur l'air du temps politique (Le nom des gens (2010) par exemple) met ici en scène des activistes féministes et un homme qui se revendique « déconstruit ».
Soit Simone (Léa Drucker), une enquêtrice de la police, qui infiltre les « hardies » un groupuscule féministe, qu'elle soupçonne de complicité de meurtre. Le hasard va la faire rencontrer Paul (Benjamin Lavernhe), comédien à la carrière bien moins florissante que celle de sa femme.
À l’affiche également de notre cinéma cette semaine, nous revenons avec Aïssa Diaby sur les African cinema days qui se sont tenus il y a quelques jours en partenariat avec la Cinémathèque Afrique de l’Institut français.
Festival de CannesNous feuilletterons le journal du cinéma qui fera la part belle à la sélection officielle de Cannes enfin dévoilée : Tom Cruise foulera le tapis rouge du Festival de Cannes. On le savait depuis quelques jours : l'ultime volet de la franchise Mission impossible sera projeté le 14 mai prochain (au lendemain de l'ouverture), hors compétition. Mais d'autres stars internationales seront partie prenante du plus grand rendez-vous du cinéma mondial. Puisque l'on connaît enfin la sélection officielle, dévoilée jeudi. Le directeur artistique Thierry Frémaux a rendu publique la liste des films projetés à Cannes, et notamment ceux qui seront en lice pour remporter la palme d'or. Comme chaque année, c'est un savant mélange de réalisateurs connus, et déjà primés, et de nouveaux venus en compétition.
Il y a en effet les habitués, comme les belges Luc et Jean-Pierre Dardenne, l'Iranien Jafar Panahi, le Brésilien Kleber Mendonça Filho, l'Américain Wes Anderson ou encore la Française Julia Ducournau qui remporta la Palme d'or il y a quatre ans...
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Et puis, les cinéastes qui auront pour la première fois les honneurs de la compétition. C'est le cas de l'actrice Hafsia Herzi qui présentera son troisième long métrage La petite dernière ou du sud africain Oliver Hermanus en lice pour la palme d'or avec un film américain : The History of Sound, une romance homosexuelle et musicale pendant la Première Guerre mondiale.
C'est d'ailleurs la musique qui donnera le ton de ce 78e festival. Le premier long métrage d'Amélie Bonnin, Partir un jour, a les honneurs de l'ouverture.
Voilà de quoi mettre un peu de légèreté et de paillettes dans une sélection qui reflète l'état du monde et de ses violences. Par exemple en compétition, l'Ukrainien Sergei Losnitza s'intéresse aux purges des années 30 en URSS avec Deux procureurs, et dans la section Cannes première le cinéaste haïtien Raoul Peck livre un documentaire sur l'auteur de 1984, George Orwell, dont les mots et l'engagement font écho à l'actualité brûlante.
Plus de contenusFestival de Cannes 2025
Frantz Fanon, un psychiatre français originaire de la Martinique vient d’être nommé chef de service à l’Hôpital psychiatrique de Blida en Algérie. Ses méthodes contrastent avec celles des autres médecins dans un contexte de colonisation. Un biopic au cœur de la guerre d’Algérie.
Pour en parler :
- Jean-Claude Barny, réalisateur de «Fanon».
- et son interprète Alexandre Bouyer.
Simone Bitton, Joël Akafou et Aminatou Echard sont trois cinéastes dont les derniers films documentaires (respectivement «Les 1001 jours du Hajj Edmond», «Loin de moi la colère» et «Le grand tout») ont été sélectionnés par le festival international Cinéma du Réel.
Quand le cinéma donne à voir toute la complexité du monde, des histoires individuelles ou des portraits de ville, le quotidien des jeunes forçats de l’industrie textile chinoise ou le travail de journalistes russes fichés par le Kremlin : gros plan sur le Cinéma du réel, le festival international consacré au documentaire qui, pour la première fois depuis1978, quitte le centre Pompidou bientôt en travaux pour investir quatre cinémas indépendants de la rive gauche de Paris ainsi que la Bulac.
En tout, ce sont 110 documentaires en provenance de 43 pays qui auront été projetés depuis le samedi 22 mars 2025.
Nous en avons choisi 3, et ce sont trois portraits d’artisans de paix.
Avec Les 1001 jours du Hajj Edmond, la cinéaste franco-marocaine Simone Bitton, fait entendre la voix, la vie et les écrits du grand intellectuel juif marocain Edmond Amran Elmaleh.
Loin de moi la colère, de Joël Akafou, montre l'initiative de Josiane, alias «Maman Jo» qui, dix ans après le massacre de Douékoué en Côte d’Ivoire, entreprend de faire circuler la parole dans son village de Ziglo.
Dans Le grand tout, Aminatou Echard explore la mémoire de sa mère, l’ethnologue Nicole Echard, et du pays qu’elle sillonnait après son indépendance, le Niger.
À l’affiche de notre cinéma ce samedi, la série béninoise «Le meilleur est à venir», en production, fruit d'un partenariat entre le gouvernement béninois, le studio Mediawan et TV5 Monde, est présentée dans le cadre d'un Forum à Seriesmania à Lille. C'est le reportage de Clothilde Hazard.
Et bien sûr le journal du cinéma d'Elisabeth Lequeret.
Musiques :
- Slow steps in the snow de François and the Atlas mountain
- Des fleurs de Myra (playlist rfi).
« Je ne suis pas un acteur qui se contente de jouer un rôle. Je veux vivre le rôle. » Peu d’acteurs auront autant vécu de vies que Robert De Niro… Petit voyou ou grand mafieux, vétéran du Vietnam ou boxeur en chute libre, riche propriétaire foncier ou chauffeur de taxi psychopathe : De Niro a changé de visage et de corps au gré des rôles, autant de compositions élaborées avec un soin maniaque…
Pour en parler, Guillaume Evin, écrivain et spécialiste du cinéma, auteur de « De Niro, l’affranchi » (éd. Hugo Images).
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Le Togo fut une éphémère perle de l’empire colonial allemand, sous protectorat de 1884 jusqu’à sa défaite après la Première Guerre mondiale en 1918, avant de passer sous domination de l’Angleterre et de la France. Cette mémoire, le documentaire Togoland projections la réactive en retrouvant des images d’archives tournées en 1913 et les confrontant à la mémoire vive des habitants actuels.
Le documentariste allemand Jürgen Ellinghaus a cherché, et retrouvé, des séquences, documentaires mais aussi de fiction, tournées au Togo par un cinéaste et aventurier en 1913 Hans Schomburgk.
Puis il s'est rendu sur place, et, de Lomé à la frontière avec le Ghana, a sillonné le Togo pour projeter ces images et questionner ce qu’il reste de l’époque allemande, les blessures du passé ou une transmission brisée.
Togoland Projections est disponible en streaming gratuit sur TV5 Monde Afrique jusqu'au 15 octobre 2025.
Musiques : Denial is a river de Doechii, Paris-Brazzaville de Leonie Pernet et Faded de Liminanas.
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Le magazine cinéma de RFI. Chaque semaine, Élisabeth Lequeret et Sophie Torlotin vous font découvrir l’actualité du cinéma sur tous les continents. Diffusions : le samedi à 15h10 TU vers toutes…

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