Choses à Savoir SCIENCES

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  • Pourquoi Jeff Bezos vient-il d'investir 3 milliards de dollars ?

    Le PDG d'Amazon, Jeff Bezos, vient d'investir 3 milliards de dollars dans une start-up américaine dont le but est rien moins que de trouver la clé du rajeunissement humain. Il n'est d'ailleurs pas le seul à s'intéresser à cette entreprise.


    Une start-up californienne


    Jeff Bezos a donc rejoint les rangs des gros investisseurs qui ont souhaité aider de leurs deniers une toute nouvelle entreprise. En effet, elle a vu le jour en janvier dernier.


    Son nom est Altos Labs. La société a élu domicile dans la Silicon Valley, en Californie. La société est également présente au Royaume-Uni et pourrait s'implanter ailleurs dans l'avenir.


    Altos Labs a sollicité le concours de scientifiques prestigieux, qu'elle attire en leur promettant des salaires fabuleux.


    Prolonger la vie humaine


    L'objectif d'Altos Labs est la reprogrammation cellulaire. De quoi s'agit-il ? C'est une méthode révolutionnaire, qui vise rien de moins que le rajeunissement humain. Elle consiste en quelque sorte à transformer des cellules différenciées, qui constituent divers organes du corps, en cellules pluripotentes.


    De telles cellules existent déjà : ce sont des cellules souches, capables de se différencier en n'importe quel type de cellule.


    Ces recherches sont considérées comme une avancée très prometteuse en matière de médecine régénérative, dont le but est de restaurer les organes et les tissus malades. Mais cette reprogrammation cellulaire pourrait avoir un but encore plus ambitieux : la prolongation de la vie humaine.


    Appliqué à l'organisme tout entier, ce rajeunissement des cellules pourrait contribuer à l'augmentation de l'espérance de vie.


    Dans un domaine aussi novateur, les investisseurs d'Altos n'attendent pas des résultats trop rapides. Mais ils espèrent que les travaux qui y seront menés ouvriront de nouvelles perspectives à la médecine.


    Ces techniques ont déjà été utilisées, avec un certain succès, pour prolonger la vie de souris de laboratoire. Ces expériences sur les animaux pourraient être poursuivies. Puis, dans un second temps, il sera peut-être possible d'envisager la reprogrammation de cellules humaines.


    Altos n'est pas la première entreprise à s'être intéressée à la reprogrammation cellulaire. Une autre société, Calico Labs, s'y consacre déjà depuis 2013, mais sans grands résultats pour l'instant.


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  • Quel insecte pourrait détecter les cancers ?

    On se sert déjà des animaux pour détecter certaines maladies. Ainsi, l'odorat très développé des chiens est utilisé pour repérer la présence de certains cancers. Mais, dans ce domaine, les fourmis semblent encore plus performantes.


    Des insectes dotés d'un odorat très fin


    Pour tester l'odorat des fourmis, des chercheurs français ont soumis ces insectes à une expérience. Pour cela, ils ont choisi des fourmis d'une espèce commune.


    Les scientifiques ont d'abord mis ces insectes en présence de cellules cancéreuses humaines. Elles dégagent une odeur spécifique, que l'homme ne peut percevoir. Chaque fois que les fourmis se dirigeaient vers les cellules cancéreuses, elles recevaient, en récompense, une goutte d'eau sucrée.


    Dans un second temps, on propose deux sortes d'odeurs aux insectes, celle des cellules cancéreuses, toujours associée à une récompense, et une autre odeur, sans récompense cette fois.


    Les chercheurs ont constaté que les fourmis s'attardent autour des cellules cancéreuses, dont elles ont détecté l'odeur. Elles "savent" en effet que l'eau sucrée n'est pas loin.


    Bien entraînées, ces fourmis seraient donc capables de repérer l'odeur caractéristique des cellules cancéreuses.


    Une nouvelle méthode pour repérer le cancer


    En quelques heures, les fourmis, grâce à leur odorat, sont donc capables de faire la différence entre des cellules saines et des cellules cancéreuses. Mais leur "flair", si l'on peut dire, leur permet également de distinguer plusieurs formes de cancers.


    Il s'agit donc d'une piste de recherche très prometteuse. En effet, cet entraînement des fourmis est très rapide. Alors que celui des chiens demande beaucoup plus de temps. Il faut en effet compter, selon les chiens, entre six mois et un an pour dresser les animaux à cet exercice.


    Cet entraînement canin est également très coûteux, alors que celui des insectes, qui ne demande aucun matériel particulier, est beaucoup moins onéreux.


    On n'en est pour l'instant qu'à une phase préliminaire. L'odorat des fourmis est notamment testé sur de l'urine de souris malades. Il faudra attendre le résultat de ces expériences pour utiliser les fourmis, si cela est possible, dans le dépistage de cancers dévelopés dans l'organisme humain.


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    2 min
  • Quelle est la puissance maximale d'une bombe nucléaire ?

    Les grandes nations ne cessent d'étoffer leurs arsenaux militaires. Ils comprennent notamment des bombes nucléaires dont la puissance n'a cessé d'augmenter depuis la Seconde Guerre mondiale.


    Deux types de bombes nucléaires


    Les bombes nucléaires dont se dotent les armées des grandes puissances sont de deux types. En premier lieu, la bombe dite A, comme celle qui explosa au-dessus de Hiroshima et Nagasaki, est obtenue par fission nucléaire.


    Dans ce cas, on divise le noyau d'un atome en deux atomes plus légers, ce qui libère une très grande énergie. Puis, les neutrons libérés par cette fission provoquent à leur tour la fission d'un autre noyau. C'est ce qu'on appelle la réaction en chaîne.


    De son côté, la bombe H est obtenue par un mécanisme de fusion nucléaire. Dans de cas, deux noyaux d'atomes s'associent pour former un noyau plus lourd. Si ces noyaux ont une certaine masse, cette fusion s'accompagne d'une libération d'énergie beaucoup plus grande que dans le cas de la bombe A.


    Des bombes atomiques de plus en plus puissantes


    Le pouvoir de destruction des bombes nucléaires larguées sur Hiroshima et Nagasaki frappa le monde d'horreur. Mais ce n'était rien en comparaison de la puissance donnée par la suite aux bombes atomiques qui ont rejoint l'arsenal des grandes puissances.


    La puissance d'une bombe atomique est calculée en kilotonnes de TNT (kt TNT), un violent explosif. Ainsi, la puissance de la bombe d'Hiroshima était de 15 kt TNT. Elle a suffi à détruire la vile et à faire environ 70.000 victimes.


    Et pourtant, une telle puissance, aussi terrifiante soit-elle, est peu de chose si on la compare à celle des bombes atomiques actuelles. De fait, les Américains disposent de centaines d'ogives nucléaires dont la force de frappe dépasse 450 kt TNT. Mais ils ont aussi fabriqué une bombe, aujourd'hui délaissée, qui développe la terrifiante puissance de 15.000 kt TNT.


    Mais la palme de la terreur revient aux Russes. En 1961, ils ont lâché dans l'Arctique une bombe d'une puissance de 50.000 kt TNT. Une puissance de destruction qui dépasse l'imagination.


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  • Quelle est la vitesse du son sur la planète Mars ?

    Quelques jours après son atterrissage sur Mars, en février 2021, le rover Perseverance a pu faire entendre un son émis sur la planète rouge. Mais il diffère, à divers égards, des sons perçus sur Terre.


    Un robot équipé de deux micros


    Le rover était équipé de deux microphones. L'un, placé sur le côté du robot, devait faire entendre les sons qu'il émettait au moment de l'atterrissage. Mais les données enregistrées, à ce moment-là, par le microphone, n'ont pu être exploitées.


    Mais, une fois posé sur le sol de Mars, ce micro a pu enregistrer les bruits ambiants. Le son d'une brise martienne a donc été le premier qu'ait pu percevoir une oreille humaine.


    Un autre micro a été installé au sommet de l'antenne du rover. Il a été utilisé pour étudier de plus près les sons martiens.


    Le son confronté à des conditions différentes


    Les mesures faites grâce aux enregistrements du second micro ont permis de confirmer ce que les scientifiques pensaient déjà : sur Mars, le son ne se déplace pas à la même vitesse que sur notre planète.


    En effet, il se propage moins vite sur la planète rouge. Sa vitesse est d'environ 240 m/s, alors qu'elle est d'environ 340 m/s sur Terre. Mais ce n'est pas la seule différence entre un son martien et un son terrien.


    Le premier sera également plus assourdi, avec une certaine atténuation du signal sonore. De même, certains sons aigus émis sur Terre seraient à peine entendus sur Mars.


    Ces particularités des sons martiens sont liées à la présence d'une température beaucoup plus froide que sur Terre et d'une pression environ 100 fois plus basse.


    Ces différences sonores, entre Mars et la Terre, tiennent également à la composition de l'atmosphère martienne. En effet, elle est surtout constituée de dioxyde de carbone, au travers duquel le son ne se propage pas de la même manière.


    Non seulement cette atmosphère contribue à ralentir sa vitesse, mais elle tend aussi à faire voyager plus vite les sons situés dans les hautes fréquences. Ce qui crée une curieuse distorsion sonore.


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  • Pourquoi le “Punisher” pourrait changer la donne en Ukraine ?

    Alors que la guerre en Ukraine fait rage depuis le 24 février, l'armée du pays envahi oppose à la puissante armée russe une résistance inattendue. Elle la doit notamment à la composition de son arsenal militaire.


    Une armée qui résiste


    Les collaborateurs de Vladimir Poutine lui avaient promis une guerre éclair en Ukraine. Compte tenu de la disproportion entre les deux armées en présence, c'est le scénario qui, de toute façon, paraissait le plus probable.


    Or, les troupes russes semblent s'embourber en Ukraine. Cette combativité, l'armée ukrainienne la doit d'abord à la volonté de tout un peuple de résister à l'agression ennemie.


    Mais cette résistance s'explique aussi par la possession de certaines armes. En effet, les Ukrainiens utilisent contre les Russes un drone qu'ils ont baptisé "Punisher". Conçu par une société employant des anciens combattants du Donbass, il a fait ses preuves dans les combats qui, depuis 2014, se livrent dans cette partie de l'Ukraine.


    Une arme redoutable et indétectable


    Aux yeux de leurs utilisateurs, ces drones "Punisher" présentent de nombreux avantages. Ils ont une envergure d'un peu plus de 2 mètres, et peuvent voler, pendant des heures, à environ 400 mètres.


    Ces drones peuvent emporter plusieurs bombes et les larguer sur des cibles différentes. Bien que les coordonnées de la cible soient enregistrées dans le système de bord, d'autres drones, plus petits, peuvent les accompagner et repérer les objectifs. Leur mission accomplie, ils reviennent d'eux-mêmes à la base, où ils sont réarmés en quelques minutes.


    Le "Punisher" doit une partie de son efficacité à sa légèreté et à sa petite taille, qui ne permettent pas aux radars de le détecter. Il peut ainsi pénétrer largement les lignes ennemies sans être repéré.


    D'après des sources étrangères, les Ukrainiens se seraient servis de ces drones pour désorganiser les lignes logistiques des Russes et interrompre leur approvisionnement, notamment en essence.


    Cette arme est considérée par l'état-major ukrainien comme le moyen le plus simple et le moins coûteux, tant en vies humaines qu'en argent, de porter à l'ennemi des coups d'autant plus rudes qu'ils sont inattendus.


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  • Quel volume occuperaient toutes les particules de Covid-19 ?

    Depuis un peu plus de deux ans, l'épidémie de Covid-19 a bouleversé nos vies et modifié nombre de nos habitudes. Mais, depuis le temps que le virus se diffuse, on peut se demander quel volume approximatif pourrait représenter l'ensemble des particules virales émises. Un mathématicien britannique a fait le calcul et a publié les résultats dans un article paru sur un site spécialisé.


    Un nombre fabuleux de particules virales chez une personne contaminée


    Le scientifique devait d'abord connaître le nombre de personnes contaminées par le virus du Covid. Cette estimation est assez difficile à donner, car bien des personnes, ne ressentant pas de symptômes, ne se font pas dépister, surtout dans certains pays, où les tests sont loin d'être systématiques.


    D'après les calculs faits par un organisme officiel, le nombre de personnes infectées chaque jour serait d'environ 3 millions.


    Ce chiffre connu, il fallait ensuite savoir combien de particules virales se logeaient dans un organisme contaminé. Se basant sur une étude non publiée, le chercheur a estimé à environ 200 quadrillons le nombre de ces particules.


    Ce chiffre fabuleux correspond à 200 millions de milliards de particules. Ce serait aussi le nombre de gains de sable déposés sur Terre.


    Toutes les particules dans une cannette de Coca


    Une fois connus le nombre de personnes contaminées chaque jour et l'importance de la charge virale, il fallait encore mesurer chaque particule de virus. Or, bien sûr, ces particules sont d'une taille infinitésimale.


    D'après l'auteur de l'article, le diamètre de chaque particule serait compris entre 80 et 120 nanomètres. Or, un nanomètre équivaut à un milliardième de mètre. On imagine donc, que malgré le nombre extrêmement grand de particules, elles occuperont un volume relativement restreint.


    Et c'est bien la conclusion à laquelle parvient le mathématicien anglais. En effet, il estime le volume d'une particule à 523.000 nanomètres cubes. En multipliant ce chiffre par le nombre total de particules, il arrive, après avoir fait la conversion nécessaire, au chiffre de 120 millilitres.


    Il serait donc possible de faire tenir la totalité de ces particules de Covid dans une cannette de coca. Le scientifique précise cependant qu'il ne s'agit là que d'un calcul approximatif.


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  • Pourquoi les voitures électriques sont dangereuses ?

    Les rues de nos villes seraient beaucoup plus calmes si seules les voitures électriques les empruntaient. Mais si leur déplacement silencieux réduit la pollution sonore, il présente aussi un danger pour les piétons. Aussi les véhicules électriques doivent-ils désormais faire un peu de bruit. Mais chacun peut choisir le sien.


    Des voitures plus bruyantes


    Les piétons n'entendaient pas toujours les voitures électriques, ce qui provoquait des accidents. Certains passants, comme les mal-voyants ou les personnes âgées, y étaient encore plus exposés. Selon certaines études, ces véhicules électriques silencieux causeraient bien plus d'accidents que les voitures classiques.


    C'est pour les éviter que, depuis juillet 2019,une réglementation européenne impose à ces véhicules de faire du bruit. Un nombre de décibels est même prévu, suffisant pour avertir les piétons mais pas trop élevé, de manière à maintenir une ambiance sonore un peu feutrée.


    Les voitures doivent faire du bruit en reculant et en démarrant, jusqu'à atteindre 20 km/h. Au-delà de cette vitesse, d'autres bruits, comme celui des pneus sur la chaussée, semblent suffisants pour alerter les piétons.


    À chaque véhicule son bruit


    Si la règlementation précise l'intensité du bruit que doit produire une voiture électrique, elle n'en indique pas la nature. Aussi chaque conducteur est-il libre de choisir celui qui lui plaît.


    Et, à cet égard, les automobilistes n'ont que l'embarras du choix. En effet, les constructeurs rivalisent d'imagination pour proposer à leurs clients des sons originaux. Cet habillage sonore, qui distingue une voiture d'une autre, est devenu un argument de vente.


    Des musiciens sont appelés à la rescousse pour composer des mélodies, dont certaines évoquent l'atmosphère d'un salon de massage ou même l'évolution d'un vaisseau extraterrestre !


    Dans ce domaine, Tesla semble avoir pris une longueur d'avance sur ses concurrents. En effet, il propose à ses clients un véritable catalogue de sons, dans lequel on pourra choisir, pour le moteur ou le klaxon de sa voiture, le bruit des sabots d'un cheval ou le frémissement du vent dans les arbres.


    Certains insistent cependant sur la nécessité de créer certaines normes, afin d'éviter une telle cacophonie.


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    2 min
  • Quel serait notre 6ème sens ?

    Les écoliers apprennent que l'être humain est doté de cinq sens : l'odorat, le toucher, l'ouïe, la vue et le goût. Mais certaines études suggèrent qu'il pourrait en posséder un sixième, qui lui permettrait notamment de s'orienter.


    Le champ magnétique et les animaux


    Le champ magnétique terrestre est dû à certains mouvements dans le noyau externe de la Terre, composé de métaux à l'état liquide. Il forme une sorte de bouclier, qui nous protège des rayons cosmiques et du vent solaire.


    Mais c'est aussi grâce à ce champ magnétique les animaux peuvent s'orienter. En effet, il représente, pour de nombreuses espèces, une véritable boussole.


    Ainsi, c'est en suivant le pôle nord magnétique que les oiseaux migrateurs trouvent leur chemin. On considère souvent que cette magnétoréception, comme on l'appelle, est l'apanage des animaux.


    Un sens possédé puis disparu ?


    Une équipe de chercheurs américains a voulu vérifier, de manière concrète, la présence éventuelle de ce "6e sens" chez l'être humain. Pour cela, elle a rassemblé un groupe de 34 participants aux origines variées et âgés de 18 à 68 ans.


    Regroupés dans une pièce, les volontaires ont été invités à fermer les yeux. Une technologie particulière permettait d'étudier leur activité cérébrale. Au moyen de bobines électromagnétiques, dont ils ont altéré les courants électriques, les chercheurs ont modifié le champ magnétique.


    Certaines personnes n'ont pas été sensibles à cette manipulation du champ magnétique. D'autres, en revanche, ont réagi. En effet, les modulations des ondes alpha produites par leur cerveau ont montré, d'après les chercheurs, que ces personnes étaient réceptives à ces modifications du champ magnétique.


    Ce repérage du champ magnétique serait également dû à la présence de cellules cérébrales spécifiques. Quoi qu'il en soit, ce "6e sens" ne serait présent que chez certaines personnes.


    Ce qui pourrait vouloir dire qu'à un moment de leur histoire, tous les êtres humains en auraient été pourvus. Pour ces hommes de la Préhistoire, il aurait été la seule manière de s'orienter, et donc de survivre.


    Avec le temps, les hommes modernes n'en auraient plus eu besoin et cette sensibilité au champ magnétique aurait disparu, du moins chez de nombreux individus.


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  • Qu'est-ce que le “vampirisme stellaire” ?

    Il arrive que deux étoiles composent ce que les astronomes nomment un "système binaire". Dans certains cas, l'un des deux astres aspire la matière de l'autre. Il s'agit d'un phénomène de "vampirisme stellaire".


    Pas de trou noir


    En 2020, des scientifiques avaient découvert, à une assez courte distance de la Terre, un système d'étoiles binaire. Il s'agit d'une configuration dans laquelle deux étoiles tournent l'une autour de l'autre.


    Dans un premier temps, cependant, les astronomes pensaient que l'une des étoiles évoluait autour d'un trou noir qui aurait été le plus proche de notre planète jamais détecté.


    Mais une observation plus précise montra qu'en l'espèce il n'y avait pas de trou noir. Pour arriver à cette conclusion, les astronomes ont combiné la puissance de plusieurs télescopes.


    Une étoile qui "se nourrit" d'une autre


    En fait, les scientifiques étaient en présence d'un système stellaire binaire un peu particulier. Les deux étoiles en question tournent l'une autour de l'autre en 260 jours.


    À l'échelle du cosmos, la distance qui les sépare est relativement faible. En effet, elle est à peine un peu plus importante que celle qu'on mesure de la Terre au Soleil.


    Ce qui fait la particularité de ce type de système stellaire, c'est que l'une des étoiles semble absorber la matière de l'autre. L'étoile "donneuse", si l'on peut dire, est la plus froide et, durant un temps du moins, la plus grosse des deux.


    Et l'étoile "receveuse" est la plus chaude. C'est cette "aspiration" de la matière d'une étoile par l'autre astre qui a valu à ce phénomène le nom de "vampirisme stellaire".


    Mais, en observant de plus près ce système stellaire, les astronomes se sont aperçus que les choses ne se passaient pas tout à fait comme ils le pensaient. En effet, cette matière stellaire ne semble pas vraiment passer d'une étoile à l'autre.


    En fait, la matière semble dégagée par le vent stellaire puis captée par l'étoile "receveuse". Les scientifiques ont également constaté que cette étoile se mettait à tourner plus vite.


    De telles observations devraient permettre d'en apprendre davantage sur certains phénomènes du cosmos.


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  • Pourquoi les armes thermobariques sont-elles tant redoutées ?

    Rien n'arrête l'ingéniosité humaine quand il s'agit de mettre au point des armes de destruction. C'est le cas des armes thermobariques, que possèdent les Russes et dont on craint qu'elles puissent être employées en Ukraine.


    Une arme très destructrice


    Le principe destructeur de ces armes thermobariques repose sur une aspiration de l'oxygène contenu dans l'air. Ces armes se signalent par une réaction à deux temps.


    L'obus ou la fusée qui porte la charge provoque d'abord une première explosion. Cette déflagration entraîne la diffusion d'une sorte d'aérosol, dont la composition est assez semblable à celle de l'essence vaporisée.


    Un second type de munition enflamme alors cet aérosol, provoquant une explosion d'une très forte intensité. Les personnes situées dans la zone atteinte sont tuées par l'explosion ou la très puissante onde de choc qui l'accompagne.


    Des armes déjà utilisées


    Malgré leur pouvoir éminemment destructeur, de telles armes ne sont pas prohibées en temps de guerre. Du moins en dehors des zones habitées. En effet, leur utilisation contre des civils est interdite par la Convention de Genève.


    Cela n'a pas empêché les troupes russes d'utiliser ces armes thermobariques contre des villes durant la première guerre de Tchétchénie au milieu des années 1990. Ces armes semblent aussi avoir été employées en Syrie. Les Américains y ont également eu recours, notamment pendant la guerre du Golfe.


    Pour l'instant, rien ne prouve que les Russes aient utilisé ces armes en Ukraine, même si certains observateurs l'affirment. Quoi qu'il en soit, des photographies attestent qu'ils possèdent les installations nécessaires à leur lancement.


    Selon certaines sources militaires américaines, elles auraient été déployées sur le terrain, ce qui fait craindre leur possible utilisation. De telles informations viennent s'ajouter aux accusations lancées par des organisations non gouvernementales, selon lesquelles les troupes russes auraient lancé des offensives pouvant menacer directement des civils.


    De telles attaques aveugles pourraient être assimilées à des crimes de guerre. Des recours ont d'ailleurs été déposés en ce sens devant la justice internationale.


    En tous cas, les Russes ne se cachent pas d'employer de telles armes, qu'ils classent officiellement dans la catégorie des "lance-flammes lourds".


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