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Les paillettes font partie de l'arsenal de la plupart des armées. Visant à induire l'ennemi en erreur, elles sont l'une des techniques les plus courantes de brouillage mécanique.
Des fibres brillantes
L'usage des paillettes de brouillage est apparu au cours de la Seconde Guerre mondiale, où elles furent utilisées par les principaux belligérants.
Les paillettes se présentent sous la forme de fils conducteurs ou de bandes métalliques de diverses longueurs. Elles sont surtout faites de fibres synthétique ou de fibres de carbone, recouvertes d'une fine pellicule de métal ou de plastique.
Le matériau composant ce mince film est choisi en fonction de son aspect brillant et de sa capacité à empêcher les paillettes de se regrouper en une masse trop compacte.
Les paillettes fonctionnent comme des leurres
Le but de ces paillettes de brouillage est de renvoyer vers le radar un écho erroné. Pour cela, elles doivent correspondre à sa longueur d'onde.
Les paillettes peuvent être dispersées dans l'atmosphère par un avion, ce qui produit, en quelque sorte, un écran de fumée qui brouille le signal du radar. Ces paillettes se déplacent avec le vent et créent donc des signaux changeants.
En cas d'attaque par un missile, de petits nuages de paillettes sont lancés au moyen d'un projectile. Ils fonctionnent alors comme des leurres, qui permettent de détourner l'attaque.
Durant la guerre froide, les Américains utilisaient des avions dotés d'un matériel spécifique. Certains appareils pouvaient en effet détecter les longueurs d'onde des radars mis en service par le pays adverse.
Des machines étaient dès lors capables de découper des paillettes adaptées à ces longueurs d'onde et susceptibles de brouiller les émissions des radars ennemis.
Les paillettes ne sont pas seulement utilisées par les armées. Les services météorologiques s'en servent aussi pour étudier la circulation des courants aériens dans la haute atmosphère.
Il est à noter que les paillettes ne parviennent pas toujours à brouiller les émissions des radars les plus modernes. En effet, ceux-ci sont équipés de dispositifs qui leur permettent d'isoler un avion, par exemple, des paillettes plus lentes qui l'environnent.
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On sait que l'effet placebo est bien présent chez l'homme. il serait même responsable d'une partie non négligeable des guérisons. Mais un animal peut-il être sensible à un tel effet ?
Un effet placebo très présent chez l'homme...
On sait qu'un produit anodin, ne contenant aucun principe actif, est capable de guérir certaines personnes. Environ un tiers des patients ressentiraient cet effet placebo. Il se révélerait très efficace pour aider les malades souffrant de certaines affections, comme des ulcères ou la maladie de Parkinson.
Dans 70 % des cas, l'effet placebo soulagerait les personnes souffrant de dépression, obtenant ainsi les mêmes résultats que les médicaments.
Ses causes sont encore mal connues. Mais les médecins pensent que l'intime conviction d'être guéri par le produit qu'on lui fait prendre explique en partie le soulagement ou la guérison du patient.
Une telle réaction psychosomatique amènerait des modifications dans le cerveau, susceptibles, à leur tour, de favoriser une amélioration de la santé du patient.
...Mais peut-être aussi chez l'animal
S'il ne fait pas de doute que les hommes ressentent l'effet placebo, qu'en est-il des animaux ? Sont-ils capables de l'éprouver ? A priori, on serait tenté de répondre par la négative.
En effet, un animal n'est pas capable de faire un lien conscient entre un produit et la conviction qu'il va le guérir. Pourtant, certaines expériences semblent montrer que les animaux ne seraient pas insensibles à cet effet placebo.
Une récente étude, menée sur des chats, paraît suggérer l'efficacité de l'effet placebo dans le traitement d'une maladie articulaire. Mais les observations, forcément subjectives, sont faites par les propriétaires des animaux. Une autre étude révèle un certain effet placebo chez des chiens souffrant d'arthrite.
Si cet effet était avéré, il pourrait d'abord s'expliquer par un certain conditionnement de l'animal, qui associerait la prise d'un médicament à une certaine expérience physique, comme les chiens de Pavlov salivant à l'écoute des pas des personnes leur apportant de la nourriture.
De même, la confiance exprimée par le propriétaire du chien ou du chat en l'efficacité du produit pourrait se transmettre à l'animal, comme en témoignerait l'expérience quotidienne.
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Les chats font partie des animaux domestiques les plus appréciés. Mais cette domestication, qui remonte à environ 10.000 ans, ne serait pas sans conséquences sur la taille du cerveau de ces petits félins.
Des recherches sur le cerveau des chats domestiques
Les recherches sur l'évolution du cerveau des chats, et notamment sur d'éventuelles modifications de sa taille, ne sont pas nouvelles. Depuis les années 1960 et 1970, des chercheurs essaient de mesurer l'influence de la domestication sur un éventuel rétrécissement de l'encéphale des chats.
Des études comparables, menées sur d'autres animaux, comme les lapins ou les moutons, ont également conclu à un effet possible de la domestication sur la diminution de la taille du cerveau de ces animaux.
Mais une nouvelle étude autrichienne, plus systématique, vient confirmer ces hypothèses. Pour la mener à bien, les chercheurs ont comparé le volume crânien de nombreux chats domestiques avec celui de diverses espèces de chats sauvages.
Et ils ont complété leur travail par l'examen de crânes appartenant à des chats hybrides, résultats du croisement de chats domestiques et de chats sauvages.
Un encéphale plus petit
Les conclusions des chercheurs sont claires. Le cerveau des chats domestiques est plus petit que celui de leurs congénères sauvages. Et cette influence de la domestication sur l'évolution de la taille du cerveau de ces animaux semble confirmée par le volume crânien des chats hybrides.
En effet, ils ont un cerveau de taille médiane, moins grand que celui des chats sauvages, mais plus développé que celui des chats domestiques.
Le lien entre la domestication des chats et le rétrécissement de leur cerveau reste encore assez mystérieux. Les chercheurs pensent qu'au fil du temps, la domestication aurait entraîné la sélection des animaux les plus dociles.
Aussi certaines zones du cerveau, impliquées dans la réponse de l'animal aux menaces et au stress, se seraient-elles moins développées. Mais des recherches plus approfondies, menées sur des espèces plus variées et plus nombreuses, seront nécessaires pour confirmer, ou infirmer, une telle hypothèse.
En tout cas, cette diminution de la taille du cerveau ne semble pas modifiée par un retour à la vis sauvage.
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La flore du globe n'a pas encore révélé toute sa richesse. C'est ce que vient encore confirmer une nouvelle étude, selon laquelle plusieurs milliers d'espèces d'arbres resteraient encore à découvrir.
Des milliers d'espèces d'arbres encore inconnues
Un peu plus de 64.000 espèces d'arbres sont déjà connues. Mais il en resterait encore beaucoup à découvrir. C'est ce que suggère une étude de vaste ampleur, menée par une centaine de scientifiques du monde entier.
D'après eux, 9.200 espèces d'arbres seraient encore à répertorier. La grande majorité de ces espèces se trouveraient dans les vastes forêts tropicales et subtropicales de la planète, qui abritent déjà une notable proportion des essences connues. Difficiles d'accès, ces régions rendent en effet plus difficiles les relevés permettant de répertorier de nouvelles espèces.
Et certaines zones, comme l'Amérique du Sud, qui regroupe 43 % des espèces d'arbres connues, ou l'Eurasie, qui vient en seconde position, accueillent davantage de forêts que d'autres régions de la planète.
Une contribution à la préservation des arbres
Cet imposant travail de recherche a permis d'élaborer le plus important répertoire de données dont on dispose sur les arbres. Il contient de très nombreuses informations sur la taille ou la longévité des arbres, ainsi que sur les caractères de leurs différentes espèces.
La mention, dans cette étude, des milliers d'espèces restant à découvrir, est également d'une grande importance. En effet, il est probable qu'une bonne partie de ces arbres appartiennent à des espèces rares, dont les spécimens sont sans doute peu nombreux et répartis sur un secteur limité.
Dans certains cas, il peut même s'agir d'arbres uniques. Il va de soi que de telles espèces sont plus vulnérables. Aussi ce travail, et l'établissement du recueil de données qu'il a suscité, permettront sans doute de découvrir plus rapidement ces espèces et d'organiser ainsi leur protection.
L'enregistrement de toutes les espèces d'arbres existantes est en effet un travail préalable indispensable à la mise en place de politiques de préservation. Aussi cette étude, destinée à comptabiliser les espèces d'arbres encore inconnues, participe-t-elle des efforts entrepris pour lutter contre les dégradations des forêts dues à l'action de l'homme.
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Il est aujourd'hui possible de mesurer l'état physiologique d'une personne en prenant en compte certains indicateurs. La rétine est l'un d'entre eux.
Un écart entre deux âges
Quand on dit d'une personne qu'elle a tel âge, il faut s'entendre sur la signification exacte de ce terme. En fait, elle en a plusieurs. En premier lieu, l'âge chronologique désigne le nombre d'années que la personne a vécues depuis sa naissance.
De son côté, l'âge biologique mesure le vieillissement du corps. Ainsi, un fumeur ou une personne souffrant de certaines maladies verra son organisme se dégrader plus rapidement.
Par conséquent, ces deux âges ne coïncident pas toujours. Ainsi, une personne peut être plus "vieille", d'un point de vue biologique, que ce qu'annonce son âge chronologique.
Or, il existe au moins un moyen pour mesurer cet écart et prédire, d'une certaine manière, le vieillissement prématuré d'un individu. Il s'agit de l'examen de la rétine.
Un bon marqueur du vieillissement
La rétine serait en effet très sensible au vieillissement de l'organisme. Elle en serait donc un marqueur pertinent. C'est pourquoi des chercheurs australiens ont voulu s'en assurer.
Pour ce faire, ils ont examiné la rétine d'environ 47.000 volontaires adultes, dont l'âge variait entre 40 et 69 ans. Pour mener à bien leur recherche, ils ont pu mettre au point environ 80.000 images du fond de l'œil de ces personnes.
À partir de l'état de sa rétine, les chercheurs ont pu déterminer l'âge biologique de chaque participant. Ils ont constaté que l'âge chronologique et l'âge biologique n'étaient pas forcément les mêmes, l'écart entre les deux recevant ici le nom d' "écart d'âge rétinien".
Or, ils ont constaté que, quand cet écart progressait d'un an, le risque de mortalité, toutes causes confondues, s'élevait de 2 %. Et si cet écart était plus important, entre trois ans et demi et dix ans, la personne avait entre 49 et 67 % de risques supplémentaires de connaître un décès prématuré.
L'examen de la rétine permettrait donc de repérer assez tôt le vieillissement rapide de l'organisme, et donc le risque, pour la personne concernée, de connaître un décès précoce.
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Vous avez peut-être remarqué que, même si le temps tourne à la pluie, les insectes continuent souvent à voler. Mais comment font ces êtres minuscules pour passer entre les gouttes d'eau ?
Des moustiques sous la pluie
Des chercheurs américains ont voulu en avoir le cœur net. Ils ont donc enfermé des moustiques dans des boîtes transparentes, et, grâce à un dispositif spécifique, ils ont reproduit une averse.
Ainsi, ils ont pu observer le comportement de ces insectes confrontés à la pluie. Ils ont alors constaté qu'aucun moustique n'avait souffert de l'averse.
Les stratégies des insectes
Une goutte de pluie est souvent beaucoup plus lourde que le frêle insecte. Sa masse peut être de deux à cinquante fois supérieure à la sienne. Légèrement déstabilisé, l'insecte perd un peu d'altitude mais résiste au choc.
Comment fait-il ? En premier lieu, il est protégé par la robustesse de son exosquelette, cette armature externe qui, comme les tortues ou certains mollusques, protège aussi de nombreux insectes.
Par ailleurs, la faible masse de l'insecte lui évite d'être emporté par la goutte d'eau. Et, si elle le submerge, il ne se noie pas pour autant, du moins pas souvent. En effet, il est capable de retenir sa respiration très longtemps.
Au bout d'un certain temps, il semble inanimé, mais revient à la vie dès qu'il peut sortir de la goutte d'eau. Il sait aussi en accompagner la trajectoire, puis lui fausser compagnie avant qu'elle ne touche le sol.
La protection d'un abri
Mais une pluie violente peut tout de même mettre à mal certains insectes, comme le papillon, auquel elle peut arracher ses écailles. Aussi, quand un insecte sent venir la pluie, il essaie le plus souvent de se mettre à l'abri.
Dès lors, il recherche tous les lieux susceptibles de le protéger de l'averse. Certains insectes s'abritent sous les feuilles, D'autres, comme les fourmis ou les abeilles, se réfugient dans leurs nids.
Ainsi, les fourmis se calfeutrent dans leur abri recouvert d'aiguilles de pin ou d'autres débris de végétation. Là, elles ne craignent plus la pluie.
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Petites lueurs vacillantes s'élevant au-dessus des lacs ou des marais, les feux-follets ont suscité de nombreuses légendes. Mais des hypothèses plus scientifiques essaient d'expliquer leur formation.
Des feux-follets dans les cimetières
Les feux-follets sont de petites lumières scintillantes, qui se manifestent, durant quelques instants, dans les cimetières ou les lieux humides. Elles ont la particularité de s'éloigner de l'observateur quand il s'en rapproche.
De tels caractères ont fait attribuer leur présence à des êtres surnaturels ou à des âmes en peine. Mais des explications plus rationnelles ont été proposées.
Pour certains, ces flammes éphémères seraient le résultat de réactions chimiques produites par les ossements des défunts. La fin des enterrements en pleine terre, propices à ce type de phénomènes, expliquerait d'ailleurs la raréfaction des feux-follets dans les cimetières.
D'autres explications
Les scientifiques pensent depuis longtemps que les feux-follets seraient liés à des émanations de gaz des marais. Mélange de méthane et d'autres gaz, il se manifesterait dans les marécages ou les tourbières.
Mais l'hypothèse selon laquelle ce gaz prendrait feu, en quelque sorte, sous l'action de la foudre, est rejetée aujourd'hui par la plupart des chercheurs.
Pour expliquer les feux-follets, ils retiennent généralement une autre hypothèse, qu'ils estiment plus plausible. Ces lueurs seraient dues à l'oxydation de certains composés, comme le méthane ou la phosphine.
Dans certaines conditions, leur mélange peut s'enflammer, au contact de l'oxygène contenu dans l'air, et provoquer l'émission d'une lueur.
Pour d'autres scientifiques, les feux-follets seraient dus à la piézoélectricité. Il s'agit de la faculté qu'ont certains corps de produire de l(électricité sous l'effet de certaines contraintes mécaniques.
Le déplacement des plaques de l'écorce terrestre pourrait ainsi dégager une forme d'électricité à partir de corps comme le quartz ou le silicium. Ces émanations électriques seraient donc à l'origine des feux-follets.
Mais des animaux, vivant notamment dans les forêts, pourraient aussi expliquer l'apparition de certains d'entre eux. On pense tout de suite aux lucioles. Mais certaines chouettes pourraient aussi les produire. Reflétée par la Lune, la blancheur de leurs ailes pourrait en effet donner l'illusion de lueurs fugaces.
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Cette question semble tarauder un grand nombre de personnes si l'on en croit les requêtes Google. Elle est en effet l’une des recherches les plus fréquentes au sujet du Champagne.
Pour y répondre il faut d'abord savoir que les vins de Champagne, produits au moins depuis le Ve siècle, n’ont pas toujours eu de bulles. En effet, la technique d’élaboration du champagne mousseux n’est pas maitrisée avant la fin du XVIIe siècle !
La légende veut que ce soit Dom Pierre Pérignon, moine cellérier de l’abbaye d’Hautvillers de 1668 jusqu’à son décès en 1715, qui ait inventé le champagne tel qu’on le connait aujourd’hui. En réalité ce n’est pas le cas, mais il a bien fait de l’assemblage un art en sélectionnant des raisins de différentes provenances en amont du pressurage afin d’obtenir des vins mieux équilibrés.
Le Champagne mousseux est né de la volonté de comprendre et de maîtriser un phénomène naturel. En effet, la Champagne est un vignoble septentrional, au climat rude pour la vigne. La vendange avait donc lieu assez tard, en octobre. Pour cette raison, les levures du raisin n’avaient pas le temps de terminer la fermentation quand le froid de l’hiver survenait, bloquant ainsi leur action. Mais au printemps, quand le vin était en bouteille, elles reprenaient vie. Lors de cette deuxième fermentation, le gaz carbonique ne pouvant s’échapper, les bulles apparaissent. Le vin se met à pétiller, à tel point qu'il arrivait au départ que cela fasse exploser les bouteilles.
Mais pendant longtemps, les connaissances scientifiques limitées ne permettaient pas de comprendre ce phénomène de la fermentation. Finalement ce fut grâce aux travaux de François, Maumené, Chaptal et Pasteur, que l'on finit par saisir l’importance des levures et de l'apport de du dosage en sucre à la mise en bouteille. On apprit aussi à mesurer la pression à l’intérieur des bouteilles. C’est à ces pionniers que nous devons la méthode champenoise, si réputée aujourd’hui pour sa rigueur et son excellence.
Aussi, vous l’avez compris, les bouteilles sont un véritable outil de création des bulles. Voyons cela de plus près.
La fermentation a lieu sous l’action des levures, qui consomment le sucre pour libérer du gaz carbonique et des composés à l’origine des arômes du vin. Mais il y a deux situations possibles :
- si le vin est élevé en cuves ou en fût, le gaz s’échappe. C’est ce qui se produit pour les vins tranquilles.
- alors que si le vin est mis en bouteilles, le gaz carbonique issu de la fermentation reste emprisonné dans celle-ci. C’est la prise de mousse.
Et puis, autre élément déterminant relative aux bouteilles, il devient important de l’adapter au processus que je viens de vous décrire. Vous remarquerez ainsi que le verre des bouteilles de champagne est bien plus épais que celui des bouteilles de vins « tranquilles », et ce afin de résister à la pression, de 5 à 6 kg/cm2. Il en va de même pour le bouchon, obligatoirement en liège et renforcé par un muselet et une plaque de muselet, invention brevetée en 1844 par Adolphe Jacquesson, négociant à Chalons en Champagne.
Enfin, attardons-nous sur l'impact des bulles sur la dégustation.
Quand on ouvre la bouteille, le gaz carbonique dissous dans le vin repasse à l’état de gaz et s’échappe progressivement sous forme de bulles.
Le verre aussi est important par sa forme et la présence de micro-aspérités, qui vont permettre la formation des bulles. Elles retiennent des micro-bulles qui peu à peu grossissent et se détachent pour former un train de bulles jusqu’à la surface du vin, jusqu’à 50 par seconde. D’où l’importance d’un verre assez ventru à la base pour les laisser évoluer.
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L'épisode dont je vous recommande l'écoute se trouve sur le podcast Choses à Savoir Culture Générale:
https://www.chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/
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Des tubes métalliques remontant à plus de 5.000 ans et découverts, à la fin du XIXe siècle, par un archéologue russe, pourraient avoir eu un autre usage que celui qui leur avait été attribué au départ. De longs tubes métalliques... C'est dans le Caucase qu'un archéologue russe met au jour, en 1897, de grands tubes métalliques revêtus d'or ou d'argent. Ils ont été trouvés, avec d'autres objets, dans un site funéraire comprenant également de nombreux ossements. D'après les experts, ils auraient été fabriqués voilà environ 5.500 ans. Les tubes découverts se signalent par leur finesse et leur longueur, puisqu'ils mesurent plus d'1,10 mètre. De petites entailles ont été ménagées dans les tubes, décorés de délicates figurines représentant des taureaux. L'archéologue qui a découvert les tubes pense qu'ils ont pu être utilisés de deux manières. On aurait pu s'en servir comme des sceptres ou comme des sortes des piliers, destinés à soutenir les auvents qui devaient surplomber les cercueils durant la procession funéraire. Puis ces objets étaient enterrés avec les défunts. Les tubes ont ensuite été exposés dans les vitrines du musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. ...Qui sont peut-être des pailles à boire Mais l'usage de ces longs tubes métalliques vient d'être reconsidéré par les chercheurs. Compte tenu de leur forme, de la présence d'une petite perforation à l'une des extrémités et de la position de ces objets, découverts près des mains des corps retrouvés, il devait plutôt s'agir de pailles. Elles auraient été utilisées pour boire de la bière. Pas de manière isolée mais en commun. En effet, les buveurs s'asseyaient autour d'un grand récipient rempli de bière et, au moyen des longues pailles métalliques, sirotaient le liquide. Ces pailles étaient également conçues pour filtrer la boisson, qui devait être assez épaisse. L'utilisation de tels ustensiles pour boire de la bière, dans une jarre commune, semble attestée dans l'Iran et l'Irak actuels à une période comprise entre 4.O000 et 5.000 ans avant notre ère. Si on est bien en présence de pailles servant à boire de la bière, il s'agit sans doute des plus anciens spécimens découverts jusqu'à présent.
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