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Les astronomes ne cessent de scruter le ciel pour découvrir de nouvelles planètes. L'une d'elles, située en dehors du système solaire, présente une forme singulière.
Une planète très proche de son étoile
Cette planète, baptisée WASP-103b, se situe dans la constellation d'Hercule, à environ 1.800 années-lumière du système solaire. Si cette planète a pu faire l'objet d'observations précises, c'est en raison de la fréquence de son transit.
Celui-ci se produit à chaque fois que la planète passe devant son étoile, qui s'assombrit légèrement. Ce phénomène permet alors de mieux discerner la forme et les caractéristiques de la planète.
Si ce transit est aussi fréquent, c'est que WASP-103b tourne autour de son étoile en seulement 22 heures. Cette rotation si rapide s'explique par la proximité de l'étoile, la planète en étant 50 fois plus proche que la Terre du Soleil.
Ainsi, les astronomes ont profité de conditions plus favorables pour observer WASP-103b. Ils ont notamment constaté qu'elle avait un rayon deux fois plus grand que celui de Jupiter.
Une forme particulière
La présence d'une étoile si proche explique également un autre phénomène remarquable : la forme particulière de la nouvelle planète. En effet, WASP-103b présente une forme très étirée, proche de celle d'un ballon de rugby.
Cette apparence singulière résulte de la forte déformation imprimée à la planète par son étoile. En effet, celle-ci en est si proche qu'elle exerce sur sa planète une force d'attraction colossale.
Dans son principe, elle est comparable à la force exercée par la Lune sur la Terre, qui provoque les marées et une déformation de quelques dizaines de centimètres de notre planète.
La forme particulière qu'affecte WASP-103b s'explique aussi par le fait qu'elle présente toujours la même face à son étoile.
Le degré de déformation de l'exoplanète permet d'en apprendre davantage sur sa composition. Ainsi sa structure interne devrait être plutôt de nature gazeuse ou rocheuse.
Les astronomes ont également pu préciser sa masse, équivalente à une fois et demie celle de Jupiter. Mais ils comptent sur le nouveau télescope spatial James Webb pour leur fournir de plus amples informations.
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Menée par des scientifiques israéliens, une expérience insolite révèle les capacités insoupçonnées d'un poisson rouge. Il s'est en effet montré capable de "piloter" un véhicule mis au point par des scientifiques !
Un poisson "pilote"
Cette curieuse expérience démontre à quel point les réelles facultés du monde animal sont encore mal connues. Les chercheurs israéliens ont d'abord placé l'aquarium dans lequel évoluait le poisson rouge sur une sorte de plateforme robotisée.
Montée sur roulettes, la plateforme est reliée à un ordinateur capable de la faire bouger. Des caméras sont installées à proximité, pour étudier le comportement du poisson.
Il semble que l'animal ait "compris", d'une certaine manière, le fonctionnement du dispositif. En restant à l'arrière de l'aquarium, en effet, la plateforme à roulettes ne bougeait pas. Mais, en se déplaçant à l'avant, le poisson rouge faisait avancer le véhicule.
Ainsi, la vidéo mise en ligne par les chercheurs montre que, en nageant uniquement à l'avant de l'aquarium, le poisson rouge était capable de faire progresser la plateforme.
Une étonnante capacité d'adaptation
Dans un second temps, les scientifiques ont voulu vérifier si le poisson pouvait diriger le véhicule vers un but précis. Pour cela, ils ont installé sur le mur face à la plateforme un large morceau de papier rose bien visible.
Il représentait la "cible" en direction de laquelle le poisson rouge devait, s'il en était capable, diriger le véhicule. Si l'animal parvenait à atteindre son objectif, un peu de nourriture était versé dans l'aquarium.
Sans doute stimulé par la perspective d'une telle récompense, le poisson pilote le véhicule vers la cible sans jamais se tromper de chemin. Et il arrive à bon port quel que soit l'endroit d'où il est parti. Il sait aussi éviter les cibles factices que les chercheurs mettent sur sa route.
Cette expérience semble montrer que ce poisson rouge est capable d'utiliser son aptitude à se diriger dans un tout autre environnement que celui où il évolue d'ordinaire.
Les chercheurs israéliens ont ainsi mis en évidence l'étonnante capacité d'adaptation dont pouvaient faire preuve ces poissons.
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Les dernières décisions prises par la COP 26, en novembre dernier, pour limiter le réchauffement climatique de la planète ont paru insuffisantes à beaucoup d'observateurs. Aussi de nombreux projets, basés sur le concept de la géo-ingéniérie, voient-ils le jour pour tenter de refroidir la Terre ou de capter le CO2 émis.
Des projets très variés
En deux décennies, les émissions de gaz à effet de serre ont été augmentées de plus de 55 %. Par ailleurs, l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C paraît difficile à tenir.
C'est pourquoi, un peu partout dans le monde, fleurissent des projets, fondés sur la notion de géo-ingéniérie, et défendus par des équipes de scientifiques et parfois des gouvernements.
Certains d'entre eux préconisent d'envoyer, dans la couche supérieure de l'atmosphère, des millions de tonnes de soufre, dont les particules réfléchiraient les rayons du soleil et les renverraient dans l'espace.
Compte tenu du caractère toxique du soufre, des chercheurs proposent de le remplacer par du carbonate de calcium. Basées sur l'observation de phénomènes naturels, des scientifiques conseillent encore de répandre de la cendre volcanique sur la mer, afin de piéger le CO2.
D'autres projets proposent de rendre les nuages plus réfléchissants ou de reconstituer de la glace dans les zones où elle manque.
Des effets indésirables
Quelques-uns de ces projets suscitent les réserves et même l'hostilité de certains experts, qui en dénoncent les dangers.
Ils estiment ainsi que la projection, dans la haute atmosphère, de millions de tonnes de soufre pourrait perturber les moussons en Asie et en Afrique. Sans ces pluies, les récoltes seraient compromises, ce qui pourrait ruiner des millions d'agriculteurs et entraîner des problèmes d'approvisionnement.
Pour ces experts, ce concept de géo-ingéniérie ne peut être à l'origine de solutions fiables. Il ne peut que décourager les efforts entrepris pour limiter le réchauffement climatique, dans le fallacieux espoir que ces projets règleraient le problème.
Les experts demandent la conclusion d'un accord international visant à éviter la naissance et la mise en œuvre de tels projets. Ce qui ne les empêche pas d'encourager la recherche scientifique, mais sur d'autres bases.
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Les satellites sont toujours plus nombreux dans le ciel nocturne. Certains prédisent même que, dans un avenir proche, ils représenteront une part non négligeables des points lumineux qu'on pourra y observer. Une telle invasion de l'espace pourrait poser certains problèmes.
Des satellites toujours plus nombreux
Aujourd'hui, environ 5.000 satellites tournent autour de la Terre. Mais, d'ici quelques années, le ciel pourrait être beaucoup plus encombré. C'est du moins ce que prévoient certains experts, d'après lesquels pas moins de 65.000 satellites pourraient être mis en orbite dans un avenir proche.
Cette prédiction repose notamment sur les projets de certaines entreprises, soucieuses d'améliorer la réception d'Internet au moyen des satellites.
Ils ne seraient pas lancés isolément, mais organisés dans de vastes ensembles, qui portent le nom de constellations. Mise en commun, l'action de ces satellites serait beaucoup plus efficace.
Si ces programmes devaient être mise en œuvre, il se pourrait que, dans quelques années, un point lumineux sur quinze soit un satellite.
Les conséquences d'un encombrement du ciel
Un tel encombrement du ciel serait préjudiciable à bien des égards. En premier lieu, il perturberait les observations des astronomes. En effet, la lumière du Soleil se reflète sur les panneaux des satellites. Il n'est guère d'endroit sur terre qui serait susceptible d'échapper à une telle pollution lumineuse.
Par ailleurs, les débris des fusées ayant servi au lancement de ces satellites se positionnent sur une orbite basse déjà bien encombrée. Un tel engorgement ne peut qu'accroître les risques de collision, sans compter les conséquences de possibles impacts sur Terre.
Quant aux satellites mis hors service, une partie d'entre eux pourrait être dispersée dans la haute atmosphère. Ce qui, compte tenu de leur composition, pourrait menacer la couche d'ozone qui protège notre planète.
Une telle situation est d'autant plus préoccupante qu'aucune disposition particulière ne réglemente la mise en place et la circulation des satellites sur cette orbite basse.
Si rien n'est fait pour mettre un peu d'ordre dans cette partie du ciel, les effets néfastes de cette pollution à la fois lumineuse et atmosphérique ne sont pas près de se dissiper.
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Grâce à un processus spécifique, formé d'une double fermentation, le champagne est doté de ses célèbres bulles. Mais cette méthode de vinification explique aussi que le débouchage d'une bouteille de ce vin effervescent s'assimile, d'une certaine manière, au fonctionnement d'un moteur de fusée.
Une baisse de la pression
L'ouverture d'une bouteille de champagne provoque une baisse brutale de la pression accumulée dans la bouteille. Il se forme alors de minuscules particules d'eau gelée, qui composent la fumée blanche qu'on voit sortir de la bouteille.
Mais le phénomène est encore plus net si la température de la pièce dans laquelle on ouvre la bouteille est plus élevée. En effet, cette augmentation de la température provoque une élévation de la pression du gaz contenu dans la bouteille.
Si bien que plus la température de la pièce est élevée plus la détente est forte à l'ouverture de la bouteille.
Une vitesse supersonique
Des chercheurs de l'université de Reims, que l'étude du champagne ne saurait laisser indifférents, ont voulu étudier le phénomène de plus près.
Pour mener à bien leur observation, ils se sont équipés d'une caméra capable de voir les choses avec 500 fois plus de précision que l'œil humain. Puis ils ont placé des bouteilles de champagne dans un lieu porté à une température de 30° C.
En débouchant les bouteilles, ils ont constaté que la pression engrangée était devenue si puissante que les jets d'air pouvaient être expulsés deux fois plus vite que la vitesse du son. Ce qui, fort heureusement, n'est pas le cas du bouchon !
Mais les scientifiques se sont aussi aperçus que le débouchage d'une bouteille de champagne causait un phénomène comparable à celui qui est provoqué par un moteur de fusée.
Dans les deux cas, en effet, se forment, du fait de la différence de pression entre les gaz éjectés et l'air ambiant, ce que les scientifiques appellent des disques de Mach.
Ces ondes de choc transversales, qui prennent la forme d'un disque bleuté, se forment dans un temps si court (il se mesure en microsecondes) qu'elles demeurent invisibles à l'œil nu.
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