Choses à Savoir SCIENCES

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Choses à Savoir SCIENCES episodes

  • Quel fut le premier animal créé par l'Homme ?
    En croisant des animaux entre eux, les hommes ont pu créer des êtres hybrides, comme le ligre, croisement entre un lion et une tigresse, ou le zébrâne, produit d'un accouplement entre un zèbre et un âne. Mais l'animal hybride le plus ancien, et le premier créé par l'homme, serait le kunga.Le produit de deux ânes différentsLes scientifiques ont retrouvé la trace du kunga dans un site du nord de la Syrie, qui faisait alors partie de l'ancienne Mésopotamie. Ils y ont découvert les ossements d'un animal datant d'environ 4.500 ans.C'est l'analyse de l'ADN de ces restes qui leur a permis de conclure que l'animal qui gisait là était le produit du croisement entre une ânesse domestique et un âne sauvage. On a donné le nom de "kunga" à ce premier animal sorti, en quelque sorte, des mains de l'homme.L'existence du kunga, premier animal hybride, explique la présence, dans l'art mésopotamien, d'animaux ressemblant à des chevaux, alors que cet animal n'avait pas encore été domestiqué.Des animaux de prestigeLes hommes de cette époque ont dû penser qu'en croisant ces deux animaux, ils obtiendraient une nouvelle sorte d'âne, aux qualités plus éminentes. Ils espéraient sans doute qu'il serait plus endurant, plus rapide et même plus grand.En effet, les Mésopotamiens avaient besoin d'animaux robustes pout tirer les chariots à quatre roues qu'ils conduisaient dans les batailles. Mais ces animaux avaient une autre fonction : compte tenu de leur coût, ils servaient aussi à révéler le rang social de leurs propriétaires.Selon certains spécialistes, les kungas auraient également tenu leur place dans le déroulement de certaines cérémonies, de nature militaire surtout.Pendant une longue période, le croisement entre ânesses domestiques et ânes sauvages aurait été organisé de manière méthodique. Cette hybridation aurait fait l'objet d'une organisation quasi industrielle.Mais la domestication des chevaux sauvages, qui se produit dans cette région voilà à peu près 4.000 ans, se traduit par le déclin rapide des kungas. Il ne pouvait en être autrement, de toute façon, car ces animaux hybrides étaient incapables de se reproduire.

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    2 min
  • Y a-t-il eu un océan sur Mars ?
    Peu à peu rassemblés par les scientifiques, des indices convergents semblent attester la présence d'eau liquide sur Mars à une certaine période de son histoire. Selon une récente étude, un océan aurait même pu s'y former.De l'eau liquide...Mars s'est formée voilà environ 4,5 milliards d'années, peu de temps après la naissance du système solaire. 500 millions ou 1 milliard d'années plus tard, elle bénéficiait sans doute d'une atmosphère plus humide et chaude que celle que nous lui connaissons aujourd'hui. Pour cette raison, les scientifiques ont baptisé cette période l'ère "noachienne".D'après les scientifiques, celle-ci aurait donc été propice à l'apparition d'eau liquide sur la planète rouge. En effet, les observations des engins déposés à la surface de Mars font état de rivières, qui auraient creusé des vallées....Et un océanAujourd'hui, et une étude française le confirme, les scientifiques pensent qu'un océan a pu se former à la surface de la planète rouge. Il serait apparu durant l'ère noachienne, voilà environ 4 ou 3,5 milliards d'années.Plusieurs indices le laissent supposer. Ainsi, les scientifiques auraient repéré les traces laissées par les rivages de cet océan, situé dans l'hémisphère Nord de Mars. Par ailleurs, on a repéré des dépôts spécifiques, apportés par un gigantesque tsunami provoqué par la chute d'une météorite.Les scientifiques ont en effet remarqué un cratère correspondant à cet impact et dont les caractères correspondraient à la chute de la météorite dans un milieu marin.Les chercheurs français, dans cette récente étude, ont montré que cet océan martien avait pu se maintenir grâce à l'alimentation en eau apportée par les glaciers des hauts plateaux.Et, malgré la situation de l'océan dans l'hémisphère Nord, la circulation marine aurait permis le transfert d'eau chaude vers le pôle, maintenant ainsi des températures de l'eau supérieures à 0°C.Un autre élément est encore nécessaire au maintien d'un océan sur Mars : la présence d'une quantité suffisante de gaz à effet de serre pour limiter le rayonnement solaire. Durant l'ère noachienne, l'atmosphère martienne aurait donc été composée en partie, en plus du CO2, d'un gaz baptisé dihydrogène.

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    2 min
  • Pourquoi le lapin mange-t-il ses crottes ?
    Les animaux ont parfois tendance à manger leurs propres excréments. Chez certains d'entre eux, c'est une pratique occasionnelle. Mais d'autres, comme les lapins, ingurgitent régulièrement certaines de leurs crottes. Quelles sont les raisons d'un tel comportement ?Le lapin mange certaines de ses crottesTout propriétaire d'un lapin a déjà remarqué qu'il mangeait ses crottes. Mais pas n'importe lesquelles. En effet, l'animal dédaigne les petites crottes rondes et dures, dont il produit plusieurs centaines par jour.Par contre, il a l'air d'apprécier d'autres excréments, plus mous, un peu luisants et à l'odeur prononcée. A priori, pas de quoi mettre vraiment en appétit.Mais le lapin n'est pas de cet avis. En effet, il semble se régaler de ces crottes appelées cæcotrophes. Mais pourquoi ce goût pour ses propres excréments ?Un processus physiologique normalSi le lapin mange une partie de ses excréments, ce n'est pas qu'il en est particulièrement friand. Cette ingestion répond en fait à un besoin physiologique de l'animal.En effet, elle l'aide à mieux digérer. Pour bien comprendre le processus à l'œuvre, il faut rappeler quel est le régime alimentaire du lapin. Cet animal mange surtout du foin et des végétaux, très riches en fibres.Or, l'une d'elles, la cellulose, est absorbée par l'organisme après son passage dans le cæcum, dans lequel cette fibre subit une première transformation. Or, celui-ci se trouve après l'intestin grêle.Et c'est dans cette partie de l'intestin que les nutriments contenus dans les végétaux, et notamment la cellulose, sont vraiment absorbés par l'organisme.D'où la nécessité d'une seconde ingestion des aliments qui, après avoir été rejetés par l'organisme, à l'issue du premier cycle de digestion, sont devenus des cæcotrophes. Ces excréments sont très riches en nutriments et leur enrobage, qui leur donne cet aspect luisant, facilite cette seconde digestion.En bref, cette coprophagie, qui désigne le fait de manger ses excréments, est un, processus physiologique tout à fait normal chez le lapin. Mais il n'en est pas de même pour tous les animaux. Un tel comportement chez le chien adulte, par exemple, est plus inquiétant.

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  • Pourquoi ne nous sentons-nous pas ?
    Chaque être humain a une odeur corporelle. Mais il ne s'en doute guère car, la plupart du temps, il ne s'en aperçoit pas. Comment expliquer cette insensibilité à notre propre odeur, ainsi d'ailleurs qu'à d'autres senteurs familières ?Une odeur trop familièreLes molécules odorantes, qui diffusent les odeurs qui nous environnent, activent, à l'intérieur du nez, des millions de récepteurs spécifiques. Analysés par le cerveau, les messages qu'ils diffusent se transforment pour nous en autant d'odeurs.Alors pourquoi ce mécanisme ne fonctionne-t-il pas quand il s'agit de notre propre odeur, celle de notre peau ou de notre haleine ? D'après les scientifiques, il s'agirait d'un phénomène d'adaptation olfactive.Autrement dit, cette odeur nous accompagne depuis si longtemps, en fait depuis notre naissance, que la perception des récepteurs olfactifs va s'émousser avec le temps.Une manière d'éviter le dangerUn tel mécanisme ne s'applique pas seulement à notre odeur corporelle. D'autres odeurs entrent dans cette catégorie des senteurs familières que, au fil des jours, nous finissons par ne plus percevoir, ou, du moins, par sentir moins bien.Ainsi, nous ne sommes plus vraiment sensibles à l'odeur qui imprègne notre logement ou au parfum que nous portons depuis des heures, surtout si c'est le même depuis des semaines.Le temps nécessaire à l'effacement, du moins pour nos sens, d'une odeur familière, dépend d'abord de son intensité. Mais il varie aussi en fonction de notre état d'esprit. Si nous avons faim, par exemple, nous sentirons plus longtemps l'odeur appétissante d'un rôti.Si certaines odeurs s'estompent, c'est sans doute en raison d'un mécanisme évolutif qui concerne d'ailleurs aussi bien les animaux que les hommes. En effet, en sentant moins les odeurs familières, nous percevons plus facilement celles qui pourraient nous avertir d'un éventuel danger.Nous pouvons ainsi détecter beaucoup plus vite une fuite de gaz par exemple. Ce mécanisme d'adaptation n'est d'ailleurs par propre à l'odorat. Il se manifeste aussi avec les autres sens, et notamment celui de l'ouïe.C'est lui qui permet aux personnes résidant depuis longtemps près d'une gare ou d'un aéroport d'être moins sensibles aux nuisances sonores qu'ils produisent.

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    2 min
  • Quelle planète a la forme d'un ballon de rugby ?

    Les astronomes ne cessent de scruter le ciel pour découvrir de nouvelles planètes. L'une d'elles, située en dehors du système solaire, présente une forme singulière.


    Une planète très proche de son étoile


    Cette planète, baptisée WASP-103b, se situe dans la constellation d'Hercule, à environ 1.800 années-lumière du système solaire. Si cette planète a pu faire l'objet d'observations précises, c'est en raison de la fréquence de son transit.


    Celui-ci se produit à chaque fois que la planète passe devant son étoile, qui s'assombrit légèrement. Ce phénomène permet alors de mieux discerner la forme et les caractéristiques de la planète.


    Si ce transit est aussi fréquent, c'est que WASP-103b tourne autour de son étoile en seulement 22 heures. Cette rotation si rapide s'explique par la proximité de l'étoile, la planète en étant 50 fois plus proche que la Terre du Soleil.


    Ainsi, les astronomes ont profité de conditions plus favorables pour observer WASP-103b. Ils ont notamment constaté qu'elle avait un rayon deux fois plus grand que celui de Jupiter.


    Une forme particulière


    La présence d'une étoile si proche explique également un autre phénomène remarquable : la forme particulière de la nouvelle planète. En effet, WASP-103b présente une forme très étirée, proche de celle d'un ballon de rugby.


    Cette apparence singulière résulte de la forte déformation imprimée à la planète par son étoile. En effet, celle-ci en est si proche qu'elle exerce sur sa planète une force d'attraction colossale.


    Dans son principe, elle est comparable à la force exercée par la Lune sur la Terre, qui provoque les marées et une déformation de quelques dizaines de centimètres de notre planète.


    La forme particulière qu'affecte WASP-103b s'explique aussi par le fait qu'elle présente toujours la même face à son étoile.


    Le degré de déformation de l'exoplanète permet d'en apprendre davantage sur sa composition. Ainsi sa structure interne devrait être plutôt de nature gazeuse ou rocheuse.


    Les astronomes ont également pu préciser sa masse, équivalente à une fois et demie celle de Jupiter. Mais ils comptent sur le nouveau télescope spatial James Webb pour leur fournir de plus amples informations.


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    3 min
  • Les poissons rouges peuvent-ils conduire sur terre ?

    Menée par des scientifiques israéliens, une expérience insolite révèle les capacités insoupçonnées d'un poisson rouge. Il s'est en effet montré capable de "piloter" un véhicule mis au point par des scientifiques !


    Un poisson "pilote"


    Cette curieuse expérience démontre à quel point les réelles facultés du monde animal sont encore mal connues. Les chercheurs israéliens ont d'abord placé l'aquarium dans lequel évoluait le poisson rouge sur une sorte de plateforme robotisée.


    Montée sur roulettes, la plateforme est reliée à un ordinateur capable de la faire bouger. Des caméras sont installées à proximité, pour étudier le comportement du poisson.


    Il semble que l'animal ait "compris", d'une certaine manière, le fonctionnement du dispositif. En restant à l'arrière de l'aquarium, en effet, la plateforme à roulettes ne bougeait pas. Mais, en se déplaçant à l'avant, le poisson rouge faisait avancer le véhicule.


    Ainsi, la vidéo mise en ligne par les chercheurs montre que, en nageant uniquement à l'avant de l'aquarium, le poisson rouge était capable de faire progresser la plateforme.


    Une étonnante capacité d'adaptation


    Dans un second temps, les scientifiques ont voulu vérifier si le poisson pouvait diriger le véhicule vers un but précis. Pour cela, ils ont installé sur le mur face à la plateforme un large morceau de papier rose bien visible.


    Il représentait la "cible" en direction de laquelle le poisson rouge devait, s'il en était capable, diriger le véhicule. Si l'animal parvenait à atteindre son objectif, un peu de nourriture était versé dans l'aquarium.


    Sans doute stimulé par la perspective d'une telle récompense, le poisson pilote le véhicule vers la cible sans jamais se tromper de chemin. Et il arrive à bon port quel que soit l'endroit d'où il est parti. Il sait aussi éviter les cibles factices que les chercheurs mettent sur sa route.


    Cette expérience semble montrer que ce poisson rouge est capable d'utiliser son aptitude à se diriger dans un tout autre environnement que celui où il évolue d'ordinaire.


    Les chercheurs israéliens ont ainsi mis en évidence l'étonnante capacité d'adaptation dont pouvaient faire preuve ces poissons.


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    2 min
  • La géoingénierie solaire doit-elle être utilisée pour refroidir la Terre ?

    Les dernières décisions prises par la COP 26, en novembre dernier, pour limiter le réchauffement climatique de la planète ont paru insuffisantes à beaucoup d'observateurs. Aussi de nombreux projets, basés sur le concept de la géo-ingéniérie, voient-ils le jour pour tenter de refroidir la Terre ou de capter le CO2 émis.


    Des projets très variés


    En deux décennies, les émissions de gaz à effet de serre ont été augmentées de plus de 55 %. Par ailleurs, l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C paraît difficile à tenir.


    C'est pourquoi, un peu partout dans le monde, fleurissent des projets, fondés sur la notion de géo-ingéniérie, et défendus par des équipes de scientifiques et parfois des gouvernements.


    Certains d'entre eux préconisent d'envoyer, dans la couche supérieure de l'atmosphère, des millions de tonnes de soufre, dont les particules réfléchiraient les rayons du soleil et les renverraient dans l'espace.


    Compte tenu du caractère toxique du soufre, des chercheurs proposent de le remplacer par du carbonate de calcium. Basées sur l'observation de phénomènes naturels, des scientifiques conseillent encore de répandre de la cendre volcanique sur la mer, afin de piéger le CO2.


    D'autres projets proposent de rendre les nuages plus réfléchissants ou de reconstituer de la glace dans les zones où elle manque.


    Des effets indésirables


    Quelques-uns de ces projets suscitent les réserves et même l'hostilité de certains experts, qui en dénoncent les dangers.


    Ils estiment ainsi que la projection, dans la haute atmosphère, de millions de tonnes de soufre pourrait perturber les moussons en Asie et en Afrique. Sans ces pluies, les récoltes seraient compromises, ce qui pourrait ruiner des millions d'agriculteurs et entraîner des problèmes d'approvisionnement.


    Pour ces experts, ce concept de géo-ingéniérie ne peut être à l'origine de solutions fiables. Il ne peut que décourager les efforts entrepris pour limiter le réchauffement climatique, dans le fallacieux espoir que ces projets règleraient le problème.


    Les experts demandent la conclusion d'un accord international visant à éviter la naissance et la mise en œuvre de tels projets. Ce qui ne les empêche pas d'encourager la recherche scientifique, mais sur d'autres bases.


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    3 min
  • Combien d'”étoiles” dans le ciel sont en réalité des satellites ?

    Les satellites sont toujours plus nombreux dans le ciel nocturne. Certains prédisent même que, dans un avenir proche, ils représenteront une part non négligeables des points lumineux qu'on pourra y observer. Une telle invasion de l'espace pourrait poser certains problèmes.


    Des satellites toujours plus nombreux


    Aujourd'hui, environ 5.000 satellites tournent autour de la Terre. Mais, d'ici quelques années, le ciel pourrait être beaucoup plus encombré. C'est du moins ce que prévoient certains experts, d'après lesquels pas moins de 65.000 satellites pourraient être mis en orbite dans un avenir proche.


    Cette prédiction repose notamment sur les projets de certaines entreprises, soucieuses d'améliorer la réception d'Internet au moyen des satellites.


    Ils ne seraient pas lancés isolément, mais organisés dans de vastes ensembles, qui portent le nom de constellations. Mise en commun, l'action de ces satellites serait beaucoup plus efficace.


    Si ces programmes devaient être mise en œuvre, il se pourrait que, dans quelques années, un point lumineux sur quinze soit un satellite.


    Les conséquences d'un encombrement du ciel


    Un tel encombrement du ciel serait préjudiciable à bien des égards. En premier lieu, il perturberait les observations des astronomes. En effet, la lumière du Soleil se reflète sur les panneaux des satellites. Il n'est guère d'endroit sur terre qui serait susceptible d'échapper à une telle pollution lumineuse.


    Par ailleurs, les débris des fusées ayant servi au lancement de ces satellites se positionnent sur une orbite basse déjà bien encombrée. Un tel engorgement ne peut qu'accroître les risques de collision, sans compter les conséquences de possibles impacts sur Terre.


    Quant aux satellites mis hors service, une partie d'entre eux pourrait être dispersée dans la haute atmosphère. Ce qui, compte tenu de leur composition, pourrait menacer la couche d'ozone qui protège notre planète.


    Une telle situation est d'autant plus préoccupante qu'aucune disposition particulière ne réglemente la mise en place et la circulation des satellites sur cette orbite basse.


    Si rien n'est fait pour mettre un peu d'ordre dans cette partie du ciel, les effets néfastes de cette pollution à la fois lumineuse et atmosphérique ne sont pas près de se dissiper.


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  • Quel est le lien entre le champagne et un moteur de fusée ?

    Grâce à un processus spécifique, formé d'une double fermentation, le champagne est doté de ses célèbres bulles. Mais cette méthode de vinification explique aussi que le débouchage d'une bouteille de ce vin effervescent s'assimile, d'une certaine manière, au fonctionnement d'un moteur de fusée.


    Une baisse de la pression


    L'ouverture d'une bouteille de champagne provoque une baisse brutale de la pression accumulée dans la bouteille. Il se forme alors de minuscules particules d'eau gelée, qui composent la fumée blanche qu'on voit sortir de la bouteille.


    Mais le phénomène est encore plus net si la température de la pièce dans laquelle on ouvre la bouteille est plus élevée. En effet, cette augmentation de la température provoque une élévation de la pression du gaz contenu dans la bouteille.


    Si bien que plus la température de la pièce est élevée plus la détente est forte à l'ouverture de la bouteille.


    Une vitesse supersonique


    Des chercheurs de l'université de Reims, que l'étude du champagne ne saurait laisser indifférents, ont voulu étudier le phénomène de plus près.


    Pour mener à bien leur observation, ils se sont équipés d'une caméra capable de voir les choses avec 500 fois plus de précision que l'œil humain. Puis ils ont placé des bouteilles de champagne dans un lieu porté à une température de 30° C.


    En débouchant les bouteilles, ils ont constaté que la pression engrangée était devenue si puissante que les jets d'air pouvaient être expulsés deux fois plus vite que la vitesse du son. Ce qui, fort heureusement, n'est pas le cas du bouchon !


    Mais les scientifiques se sont aussi aperçus que le débouchage d'une bouteille de champagne causait un phénomène comparable à celui qui est provoqué par un moteur de fusée.


    Dans les deux cas, en effet, se forment, du fait de la différence de pression entre les gaz éjectés et l'air ambiant, ce que les scientifiques appellent des disques de Mach.


    Ces ondes de choc transversales, qui prennent la forme d'un disque bleuté, se forment dans un temps si court (il se mesure en microsecondes) qu'elles demeurent invisibles à l'œil nu.


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