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Le découpage de la semaine en sept jours nous paraît si naturel que nous aurions du mal à en envisager un autre. Une telle division, arbitraire, comme toute autre, s'explique en partie par des facteurs religieux et l'influence de certaines civilisations.
Une première "semaine" de sept jours
Dans l'ancienne Mésopotamie, le plus vieux récit de l'humanité, "L'épopée de Gilgamesh", écrite au IIe millénaire avant notre ère, nous raconte la légende d'un roi qui, sommé de rester éveillé, s'endort durant sept jours.
Toujours dans l'ancienne Mésopotamie, des documents datant d'environ 4.000 ans nous apprennent que l'année était déjà divisée en 52 périodes, durant chacune environ sept jours.
Certains spécialistes font de ces périodes une préfiguration de nos semaines, d'autant qu'il est probable que ce découpage de l'année, ainsi que le calendrier babylonien, aient été transmis aux Grecs puis aux Romains.
D'autres influences
Cependant, d'autres influences ont sans doute été à l'œuvre pour expliquer l'adoption de cette semaine de sept jours. À commencer par celle des anciens Égyptiens, qui sont les premiers à s'inspirer des phases de la Lune, dont chacune dure un peu peu plus de sept jours.
Les Romains ont également joué un rôle dans ce découpage de la semaine. On trouve en effet, dans leur panthéon, sept dieux associés aux planètes alors découvertes. On conçut donc des périodes de sept jours, afin de rendre à chacun de ces dieux le culte qui lui était dû.
L'influence chrétienne n'est pas non plus à négliger. On se souvient que, d'après la Genèse, il fallut six jours à Dieu pour créer le monde et qu'il se reposa le septième. À travers l'étude du rôle joué par ces diverses civilisations dans le découpage temporel de la semaine, on aperçoit bien la forte symbolique du chiffre sept.
Le judaïsme et le christianisme y font souvent référence; ainsi, on se souvient des sept péchés capitaux ou des sept sacrements. Mais l'usage de ce chiffre n'est pas l'apanage de ces religions. Il apparait aussi très souvent dans le Coran.
Il n'est donc pas surprenant qu'il ait été choisi pour rythmer le temps de nos ancêtres.
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Les jus de fruits pressés ont une excellente réputation. On cite souvent, parmi les bienfaits qu'on leur prête, la présence de vitamines dans ce type de boisson. En fait, il semble qu'une telle affirmation ne réponde pas vraiment à la réalité.
Des vitamines qui se perdent peu à peu
Les vertus qu'on attribue aux jus pressés sont nombreuses : ils redonneraient de l'énergie, faciliteraient le transit intestinal et seraient une source de vitamines. Selon les fruits utilisés, on y trouverait notamment des vitamines C, des vitamines A ou encore des vitamines B1.
Beaucoup de gens pensent que les jus de fruits frais contiennent autant de vitamines que les fruits dont ils proviennent. C'est vrai si vous buvez très rapidement votre jus de fruits.
Mais plus vous attendrez, moins les vitamines seront présentes dans la boisson. En effet, elles s'altèrent si elles sont exposées à la chaleur, aux ultraviolets ou à l'oxygène. Elles sont alors victimes de l'oxydation, qui tend à les détruire.
Au bout de deux jours, un jus de fruits laissé à la lumière et à une certaine température, commence à perdre de ses vitamines. Si leur production remonte un peu, par la suite, leur diminution continue est inéluctable.
Enfin , il semblerait que les jus de fruits pasteurisés perdent encore plus vite leurs vitamines.
La cuisson n'est pas plus favorable aux vitamines
Presser des fruits, pour en faire des jus frais, n'est donc pas la meilleure façon de conserver les vitamines qu'ils contiennent. Dès lors, les bienfaits qu'on peut en attendre sont moins évidents qu'on ne le croit souvent.
Et, dans l'ensemble, les vitamines ne seront pas plus préservées si vous choisissez de faire cuire vos fruits, pour confectionner une compote par exemple. Il est vrai que la cuisson favorise la production de certaines vitamines, comme la vitamine A. Mais on la trouve surtout dans les carottes et les tomates.
Mais d'autres vitamines, présentes dans les fruits, comme la vitamine B1, et plus encore la vitamine C, sont beaucoup plus sensibles à la chaleur. On considère généralement que 10 à 50 % des vitamines sont détruites à la cuisson.
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Nous avons l'habitude de voir le Nord représenté sur le haut de nos cartes. Mais il s'agit d'une convention. Elle a succédé à d'autres représentations, où les facteurs historiques et religieux tenaient une place centrale.
Ce qui est important est en haut
Dans la réalité, l'espace ne contient ni haut ni bas. Mais il fallait bien que les cartographes adoptent une méthode pratique pour représenter les continents et les pays connus à leur époque.
Mais elle ne tient guère compte de considérations géographiques. Au Moyen-Âge, l'Asie, qu'on situait bien à l'Est, était pourtant placée en haut des cartes. La raison en était religieuse. C'est en effet vers l'Est, vers le soleil levant, qu'était censé se placer le paradis.
Par ailleurs, les cartes placent au centre, mais aussi en haut, ce qui leur paraît le plus important. Ainsi, les anciens cartographes chinois situaient le Nord en haut de leurs cartes parce que l'empereur y habitait.
Quant aux musulmans, ils plaçaient le Sud en haut, car beaucoup d'entre eux vivant au Nord de la ville sainte de La Mecque, ils l'imaginaient plutôt vers le bas, c'est-à-dire au Sud.
Ptolémée et Mercator
Si, sur nos cartes modernes, le Nord figure sur le haut de la carte, nous le devons d'abord au grand géographe grec Ptolémée. Dans "La géographie", un traité écrit au IIe siècle, il adopte en effet certaines conventions, comme le choix de l'équateur comme base de mesure de la latitude et le fait de situer le Nord sur le haut des cartes.
Mais c'est le cartographe Gérard Mercator qui, à cet égard, joua le rôle le plus important. En 1569, il dessine une carte qui s'efforce de respecter la courbure de la Terre.
Pour ce faire, il utilise un système de projection toujours utilisé de nos jours. Si cette carte a tendance à déformer légèrement les continents, elle place le Nord en haut. Depuis, on est resté fidèle aux conceptions de Mercator.
Enfin, le rôle de la boussole, qui se répand en Occident à partir du début du XIV e siècle, a été déterminant. En effet, son aiguille indique toujours le Nord magnétique.
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Des botanistes américains continuent de mener une expérience débutée près d'un siècle et demi plus tôt. Elle pourrait avoir de nombreuses applications.
Une expérience de longue haleine
Connu pour ses travaux sur le maïs hybride, le botaniste William James Beal eut l'idée d'une expérience originale. Pas tant pour son objet, qui consistait à mesurer la longévité et la résistance de certaines graines, que pour son insolite durée.
En effet, l'expérience, débute en 1979, est toujours d'actualité ! Elle consiste à enfermer les graines de 21 espèces de plantes dans des bouteilles, dont le goulot est tourné vers le bas. Chaque bouteille contient 50 graines, mêlées d'un peu de sable.
Pour que l'expérience soit concluante, il ne fallait pas déterrer les bouteilles trop rapidement. Dans un premier temps, elles devaient être sorties de terre tous les cinq ans. Ceci fait, on devait récupérer les graines, les semer et voir comment elles se comportaient.
Puis, au fil du temps, on a décidé de ne déterrer les bouteilles que tous les dix ans, puis tous les vingt ans.
Une expérience riche d'enseignements
Et cette expérience, commencée à la fin du XIXe siècle, n'est toujours pas terminée. Au moment voulu, les scientifiques actuels extraient encore de la terre les fameuses bouteilles.
Ils le font sur la foi d'indications qui donnent à ces exhumations l'aspect d'une véritable chasse au trésor. La dernière bouteille enterrée a été mise au jour cette année. Mais l'aventure devrait néanmoins se poursuivre, sur de nouvelles bases, jusqu'en 2100 !
Toutes ces graines ont été l'objet de soins attentifs. Et les scientifiques ont pu constater que certaines d'entre elles avaient germé et donné de petites pousses. Cette expérience au long cours nous en apprend donc davantage sur l'étonnante vitalité de certaines graines.
Aujourd'hui, les botanistes sont d'ailleurs en mesure de comprendre pourquoi elles sont si résistantes. Ils ont même les moyens de leur donner une nouvelle vie.
De tels enseignements devraient être très utiles pour faciliter la reconstitution de certains milieux naturels, mis à mal par des calamités naturelles, ou pour améliorer l'entreposage, sur le long terme, de certains produits.
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Vous l'avez sans doute remarqué sur les étiquettes de vos bouteilles, le vin contient des sulfites. Mais quelle est cette substance et à quoi sert-elle ?
Des sulfites naturels et rajoutés
Durant le processus de fermentation alcoolique, les levures transforment les sucres du raisin en diverses substances, dont le dioxyde de soufre. Il s'agit d'un gaz appartenant à la famille des sulfites.
On le voit, une partie des sulfites contenues dans le vin est fabriquée, de manière naturelle, durant le processus de fermentation.
On rajoute cependant des sulfites au vin, le plus souvent sous la forme d'un composé inorganique, le métabisulfite de potassium. On emploie aussi le métabisulfite de sodium, qui est également utilisé comme conservateur alimentaire, pour les raisins secs ou les jus de fruits par exemple.
La quantité de sulfites présente dans le vin est réglementée. En principe, elle varie entre 5 et 200 mg/l.
Le rôle des sulfites
Si l'on ajoute des sulfites au vin, c'est en raison des vertus présentées par cette substance. Sans elle, l'élaboration du vin serait beaucoup plus difficile.
D'abord les sulfites sont de puissants antioxydants. En effet, ils empêchent ou retardent les réactions qui altèrent les aliments, et notamment celle de l'oxygène. Sans les sulfites, le vin pourrait devenir du vinaigre !
Par ailleurs, les sulfites ont une action antiseptique; ils neutralisent les micro-organismes qui pourraient altérer le vin.
Quelques réactions allergiques
En principe, la présence de sulfites, dans le vin et bien d'autres aliments, ne présente pas de risques particuliers pour la santé.
Certaines personnes y sont pourtant sensibles. Ces substances peuvent en effet provoquer des réactions allergiques, notamment chez les asthmatiques. Elles peuvent entraîner, dans des cas assez rares, des crises d'asthme assez sérieuses.
C'est pourquoi, dans certains pays, l'étiquette apposée sur la bouteille de vin doit mentionner la présence de sulfites dans la boisson. Les personnes concernées n'ont d'autre solution que d'éviter les aliments en contenant.
Il existe également des vins sans sulfites ajoutés, mais il n'est pas sûr que même un tel produit convienne aux personnes sensibles à ces substances.
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Les étoiles que nous observons dans le ciel, au moyen d'une lunette, ou d'un télescope, ont des couleurs variées. D'où viennent de telles différences ?
Des couleurs variées
Si on contemple les étoiles par un beau soir d'été, elles nous apparaissent le plus souvent de la même couleur. En effet, on les voit toutes plus ou moins blanches. Cette uniformité de couleurs est due à l'éloignement de ces étoiles. Aussi loin de nous, elles sont en effet peu lumineuses.
En fait, les étoiles ont bel et bien des couleurs variées. Il suffit, pour s'en rendre compte, de les observer avec une lunette ou un télescope.
On s'aperçoit alors que certaines étoiles sont plutôt bleues, alors que d'autres tirent vers le rouge ou vers le jaune.
Des étoiles classées en plusieurs catégories
La couleur des étoiles dépend en fait de leur température. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce sont les étoiles les plus chaudes qui sont bleues. Et elles deviennent rouges quand leur température s'abaisse.
C'est un peu le même phénomène qui se produit quand on chauffe une barre de fer. Au début de l'opération, elle prend une coloration rouge, avant de devenir blanche si on la chauffe plus longtemps. Une fois fondue, elle vire même au bleu.
Certaines étoiles arborent une couleur jaune, comme notre Soleil. Ce sont celles qui se situent entre les étoiles les plus chaudes et les plus froides.
Ces trois couleurs principales se déclinent, en fonction de leur température, en nombreuses nuances. C'est ainsi que, dès le XIXe siècle, l'astronome américain Henry Draper a classé les étoiles en sept catégories.
Ainsi, les étoiles les plus chaudes, qui sont très lumineuses et d'un bleu soutenu, appartiennent à la classe 0. Dans la catégorie suivante, la classe B, on trouve des étoiles où la température est un peu moins élevée; elles tirent plutôt vers un blanc bleuté.
Au contraire, les deux dernières classes, K et M, concernent les étoiles les plus froides. Dans la première, se trouvent des étoiles jaune orangé, tandis que la seconde regroupe des astres à la couleur rouge.
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Un certain nombre d'études semblent suggérer un lien possible entre la pratique de la circoncision et la prévention du sida. Les hommes circoncis seraient-ils donc protégés contre cette terrible maladie ?
Des résultats encourageants
Dans les années 1980, les médecins remarquent que dans certains pays africains, où la pratique de la circoncision est plus fréquente, le sida semble moins répandu. Mais il faudra attendre quelques décennies pour que les premières études donnent du crédit à cette constatation.
En 2005, en effet, des chercheurs proposent à un groupe de jeunes Sud-Africains de se faire circoncire. Près d'un an et demi plus tard, ils constatent que ces hommes présentent deux fois moins d'infections au virus du sida que l'autre groupe étudié, dans lequel les volontaires n'avaient pas été circoncis. Les uns et les autres avaient eu des pratiques sexuelles comparables.
Cette recherche, conduite par une équipe française, sur plus de 3.000 Sud-Africains, avait conclu que la circoncision pouvait réduire jusqu'à 60 % le risque de contamination au virus.
Une autre étude, menée en Ouganda et au Kenya, aboutissait, en 2007, à des résultats comparables : la pratique de la circoncision réduirait ce risque de moitié.
Une zone d'infection privilégiée
La circoncision consiste à retirer le prépuce, qui est la peau recouvrant le gland du pénis. Mais pourquoi une telle opération réduirait-elle les risques de contamination par le virus du sida ?
Cet effet protecteur s'expliquerait par la nature de la peau du prépuce. Elle serait en effet assez fragile et très perméable au virus du sida. En ôtant le prépuce, on réduirait ainsi la surface par lequel le virus pourrait s'introduire plus facilement dans l'organisme.
Les médecins ont également constaté qu'à la suite de la circoncision, la peau du gland avait tendance à s'épaissir. Elle pourrait ainsi mieux résister aux offensives du virus. Par ailleurs, l'opération pourrait faire disparaître certaines bactéries, qui faciliteraient la contamination.
Ce qui veut pas dire que la circoncision offre une protection totale contre le sida. Par conséquent, les méthodes habituelles de protection contre la maladie, comme l'usage du préservatif, ne doivent pas être abandonnées.
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De nouvelles études enrichissent sans cesse notre connaissance de la Lune. La dernière en date semble confirmer la présence, sur son sol, de dioxyde de carbone à l'état solide, dans des zones que les scientifiques appellent des "pièges froids".
Du dioxyde de carbone à l'état solide
En raison de la modeste inclinaison de son axe de rotation, des secteurs de la Lune restent continuellement dans l'ombre. Il s'agit surtout de certains cratères, situés notamment au pôle sud.
Dans ces régions, la température serait toujours inférieure à -210°C. Il y ferait donc encore plus froid qu'à la surface de la planète Pluton, où les températures sont pourtant extrêmes.
De telles conditions expliqueraient la présence de dioxyde de carbone sous forme de glace. Et il resterait dans cet état solide en permanence. Les zones concernées seraient très vastes, d'une superficie sans doute supérieure à 200 km2.
Ces "pièges froids" semblent se concentrer dans certains endroits, comme le cratère Amundsen. Toutes ces observations ont été faites sur la base de données recueillies durant 11 ans par un instrument embarqué à bord d'une sonde spatiale américaine.
Une découverte très utile
On sait que les projets de construction d'une base habitée sur la Lune sont assez avancés. Ils émanent notamment des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Pour les mener à bien, il est essentiel de trouver sur place des ressources propres à assurer la pérennité de ces missions.
C'est dans ce contexte que la découverte de dioxyde de carbone à l'état solide représente une bonne nouvelle pour les futurs explorateurs de la lune. En effet, cette substance pourrait leur permettre de fabriquer du carburant pour leurs engins et même certains métaux, comme l'acier.
Mais la présence de ces "pièges froids" pourrait également en apprendre davantage sur la façon dont se forment les composés organiques, ces molécules comprenant du carbone et de l'hydrogène. Elle pourrait aussi renseigner les scientifiques sur l'origine de l'eau sur la Lune.
Même si elle est fortement suspectée par les astronomes, il faudra cependant attendre que de futures missions lunaires confirment la présence sur la Lune de ce dioxyde de carbone à l'état solide.
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Après avoir été délaissée quelque temps, la Lune redevient un objectif majeur pour les grandes puissances. Il est même envisagé d'y édifier une station habitée, où vivraient les cosmonautes. De tels projets semblent d'autant plus réalisables que notre satellite naturel semble comporter des réserves suffisantes d'oxygène.
De l'oxygène emprisonné dans la roche
Dans quelques années, d'ci 2025 ou 2026, les États-Unis, la Russie et la Chine devraient commencer à mettre en œuvre leurs programmes de stations spatiales habitées sur la Lune.
Mais, pour que ces projets soient viables, encore faut-il que les cosmonautes trouvent sur place ce qui est indispensable à leur survie. À commencer par l'oxygène. Or, ce n'est pas dans la mince atmosphère de la Lune qu'on pourra l'y trouver.
En effet, elle est surtout composée d'hydrogène et de gaz comme l'argon et le néon. Et pourtant, de l'oxygène existe bel et bien sur notre satellite. Il est renfermé dans le régolithe, cet ensemble de roches et ces poussières qui recouvrent la surface de la Lune.
Comment récupérer l'oxygène ?
Et cet oxygène ne serait pas présent en petite quantité. En effet, on estime que ces roches lunaires contiennent environ 45 % d'oxygène. Dans chaque mètre cube de régolithe, ou pourrait puiser jusqu'à 630 kilos d'oxygène. De quoi faire vivre un homme durant deux ans.
Encore ne s'agit-il que de la couche de roches la plus superficielle. Si l'on pouvait exploiter ce régolithe en profondeur, il serait possible, d'après les calculs effectués, de fournir de l'oxygène à environ 8 milliards de personnes durant 100.000 ans.
De quoi assurer la pérennité de notre présence sur la Lune ! Mais il demeure cependant une difficulté : comment récupérer cet oxygène ? Le recours à l'électrolyse semble la méthode la plus prometteuse.
Cette technique ccnsiste à chauffer la roche à une température très élevée, puis à la soumettre au passage d'un courant électrique. Cette méthode permet de séparer l'oxygène des autres composants de la roche. On peut dès lors le récupérer.
Une entreprise belge serait déjà en train de mettre au point les appareils nécessaires, qui pourraient fonctionner, sur le sol lunaire, dès 2025.
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Il peut arriver que les passagers d'un avion soient victimes de ce que les Anglais appellent un "fume event". Cet incident peut avoir de graves conséquences sur la santé des personnes se trouvant à bord de l'avion.
De l'air comprimé
Autour des avions de ligne, qui volent à une très haute altitude, l'air est extrêmement froid. Pour que les passagers puissent respirer, cet air extérieur doit être comprimé, de manière à assurer la pressurisation de la cabine.
Ce sont les réacteurs qui fournissent cet air chaud comprimé. Cette opération est réalisée par des pièces lubrifiées au moyen d'huiles spécifiques. Puis cet air est refroidi et amené la pression adéquate.
Une atmosphère contaminée
En principe, la séparation entre l'air comprimé et les lubrifiants est assuré par des joints. Mais ces derniers peuvent s'user et devenir moins étanches. Dans ce cas, ils laissent filtrer un peu d'huile, qui se mêle à l'air comprimé.
Quand ce phénomène se produit, les passagers perçoivent une odeur caractéristique. Si une grande quantité d'huile passe dans le système de pressurisation, de la fumée peut même se dégager.
Dans ce cas, les passagers et le personnel de bord sont victimes d'un "fume event", appelé aussi syndrome aérotoxique.
De graves conséquences pour la santé
Cet air contaminé peut provoquer des problèmes de santé chez les personnes qui le respirent. La gravité des symptômes constatés dépend autant de la durée du phénomène que de son intensité.
Ainsi, les passagers, exposés à cet air toxique, peuvent ressentir des vertiges, des migraines ou une certaine détresse respiratoire. Des vomissements, des diarrhées ou encore une accélération du rythme cardiaque peuvent aussi se produire.
Les pilotes, ainsi que les hôtesses de l'air et stewards, sont, de par leur métier, les plus exposés à ce syndrome aérotoxique. L'exposition répétée à un air contaminé a provoqué chez certains une détérioration dramatique de leur santé.
Pour l'heure, aucun système efficace n'a été mis au point pour protéger l'atmosphère des cabines d'avion de ce danger. Il est vrai que, pour l'instant, le sujet semble assez peu évoqué.
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