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Par ses couleurs et ses motifs, le pelage du chat est très varié. Les rayures y sont très fréquentes. Les scientifiques commencent à mieux comprendre le mécanisme qui préside à leur apparition.
Des rayures déjà en germe dans l'embryon
Les spécialistes s'interrogent depuis longtemps sur les processus qui conduisent à la répartition des couleurs et des motifs sur le pelage des chats domestiques. Ils comprennent mieux le rôle des pigments dans ces mécanismes.
Mais ils ne savaient pas pourquoi les chats tigrés arboraient des rayures. Pour le découvrir, des chercheurs américains ont examiné des fœtus de chat, prélevés lors d'opérations de stérilisation.
Ils se sont aperçus que ces rayures étaient déjà en germe dans les tissus devant former l'épiderme des animaux.
Ce serait la manière dont des cellules de l'embryon expriment un gène spécifique, reconnu par les chercheurs, qui expliquerait les variations de formes et de couleurs des rayures.
Pour l'instant, les scientifiques ignorent si ce mécanisme pourrait s'appliquer à d'autres félins.
À quel ancêtre le chat tigré doit-il ses rayures ?
Ces recherches conduisent les zoologues à se poser une autre question : les rayures du chat domestique lui ont-elles été transmises par ses ancêtres?
Encore faut-il connaître l'animal dont il descend pour pouvoir répondre à cette question. Il semblerait que toutes les espèces appartenant à la famille des félidés remontent à un ancêtre commun, le "proailurus", un félin disparu, qui vivait en Eurasie voilà environ 25 millions d'années.
De ce félin primitif proviendrait le "pseudaelurus", qui vécut il y a environ 20 à 8 millions d'années. Certains spécimens n'étaient déjà guère plus gros qu'un chat domestique.
Cet animal aurait donné naissance à deux branches distinctes, la branche "Panthera", avec de gros félins, et la branche "Felis", donnant des animaux plus petits, dont les chats domestiques. Les plus lointains ancêtres du chat sont donc des animaux qui ne sont guère plus gros que lui.
Quant à savoir de quel animal, dans cette large famille des félidés, le chat tigré tient ses rayures, c'est une autre question, que les scientifiques n'ont pas encore vraiment élucidée.
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Dans une récente étude, des chercheurs se sont demandé si la taille du pénis était un critère de séduction pour les femmes. D'après eux, il s'agissait sans doute, dans un temps lointain, d'un critère de sélection du partenaire masculin.
Un critère de séduction
Pour savoir si les femmes étaient attirées, chez les hommes, par la taille du sexe masculin, les chercheurs se sont livrés à un petit test.
À l'aide de l'ordinateur, ils ont créé des centaines de silhouettes mettant en valeur l'anatomie masculine, y compris les attributs virils. Ils les ont alors montrées à 105 femmes, en leur demandant d'indiquer les parties du corps masculin quelles trouvaient les plus attirantes.
Les participantes ont répondu très vite, ce qui plaide en faveur de la sincérité de leurs réactions. C'est au buste qu'elles semblent avoir été le plus sensibles. De même, les hommes de haute stature et bien découplés leur ont paru plus séduisants que d'autres.
Elles se sont aussi arrêtées à la taille du pénis au repos, mais jusqu'à un certain point. En effet, au-delà d'une certaine dimension, elles ne considéreraient pas ce facteur comme déterminant. Et la taille du pénis d'un homme petit et replet laisserait ces femmes plutôt indifférentes.
Une manière de choisir son partenaire sexuel
Si les femmes manifestent encore de l'intérêt pour les pénis bien développés, ce serait en raison de l'attitude de leurs lointaines consœurs de la Préhistoire.
En effet, ces dernières auraient choisi en partie leurs partenaires sexuels en fonction de la taille de leurs pénis. Elles pensaient qu'elle leur assurerait un avantage notable au moment de la reproduction.
Chez l'homme comme chez les autres espèces animales, le choix du partenaire était en effet fonction de son aptitude supposée à engendrer des enfants robustes, et donc à assurer la survie de l'espèce.
Ce facteur se serait transmis aux générations futures, tout en perdant sa fonction première. Mais, depuis la Préhistoire, les hommes ont pris l'habitude de s'habiller. Sauf sur les plages naturistes, les femmes n'ont donc plus l'occasion de distinguer leurs partenaires masculins par la taille de leur pénis.
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Des archéologues américains ont découvert en Alaska de petites perles de verre qui auraient pu être fabriquées à Venise. Ces scientifiques les font remonter au XVe siècle, avant l'arrivée de Christophe Colomb sur le continent américain. Mais comment ces bijoux se sont-ils retrouvés dans un lieu aussi excentré ?
Des perles vénitiennes en Alaska
Une dizaine de perles ont été mises en jour en Alaska, dont certaines sur l'emplacement d'un camp saisonnier fréquenté par des Inuits.
Il s'agit de petites perles en verre, de couleur bleutée. Selon les archéologues qui les ont découvertes, elles sont typiques du savoir-faire des verriers de Murano. En tous cas, ils excluent que de tels bijoux aient pu être conçus par les Esquimaux.
C'est un fil en fibre végétale, retrouvé sur les lieux, qui devait relier les perles entre elles. Grâce à la méthode de datation au carbone 14, les archéologues ont pu dater cette ficelle.
L'examen de morceaux de charbon de bois et d'ossements de caribou, découverts non loin de l'endroit où se trouvaient les perles, ont permis de confirmer cette datation. Ces perles auraient été fabriquées entre 1433 et 1488.
Une voie commerciale terrestre
La découverte de ces perles, aussi loin de leur lieu de fabrication supposé, à une époque où les moyens de locomotion étaient très lents, a provoqué la surprise de la communauté scientifique. Pour l'heure, la présence de ces bijoux en Alaska reste en partie une énigme.
Si ces perles ont bien été fabriquées à Venise, comment sont-elles arrivées jusqu'en Alaska ? Elles n'ont pas pu y parvenir par bateau. On sait que c'est Christophe Colomb, à la fin du XVe siècle, qui eut le privilège de la première traversée de l'océan Atlantique.
Les perles auraient plutôt emprunté la route de la soie, la principale voie commerciale qui unissait alors l'Europe à la Chine. Il est possible qu'à partir de cet itinéraire, des produits aient pu transiter par le détroit de Béring, qui relie la Sibérie à l'Alaska.
Cependant, certains scientifiques contestent la datation effectuée, soulignant que la technique de fabrication de ces perles n'aurait été mise au point qu'au XVIe siècle.
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Chez la majorité des organismes vivants, la sénescence, liée en partie à l'arrêt de la reproduction cellulaire, désigne le processus du vieillissement, qui conduit à la mort de l'individu. Mais, chez certains êtres vivants, le phénomène est ralenti : on parle alors de sénescence négligeable.
Un vieillissement très limité
D'ordinaire, la sénescence est perçue comme un processus de vieillissement biologique, qui expose ceux qui le subissent à un risque accru de mortalité, un déclin des facultés cognitives et de la mobilité et une baisse de la fertilité.
Pour les spécialistes, un tel vieillissement relève de la sénescence positive. Car, pour eux, il en existe une autre forme : la sénescence négligeable.
On pourrait dire que les organismes qui en sont atteints ne vieillissent pas ou, du moins, connaissent un déclin beaucoup moins rapide. En effet, les signes de vieillissement décrits précédemment ne se retrouveraient, dans ces organismes, que de manière marginale.
Un phénomène observé chez tous les organismes vivants
Ce phénomène de sénescence négligeable est observé chez tous les organismes vivants. En effet, on en trouve des exemples dans le monde végétal. On peut ainsi citer le cas de pins californiens vieux de plus de 5.000 ans.
La sénescence négligeable existe également chez les invertébrés. À cet égard, le cas de certaines espèces de méduses est emblématique. Ces animaux marins ont en effet l'étonnante faculté de revenir, dans certaines situations, au stade de la cellule indifférenciée.
À partir de là, ils peuvent commencer une nouvelle vie. Ce surprenant processus de régression et de régénération promet à ces animaux une vie quasiment éternelle. De son côté, un oursin rouge centenaire parvient encore à régénérer ses tissus.
Chez les vertébrés, certains poissons, comme les esturgeons, ou des spécimens de tortues géantes ,semblent également défier le temps, puisqu'ils peuvent dépasser les 200 ans.
Ce phénomène de sénescence négligeable s'observe également chez des animaux au métabolisme très lent. C'est le cas du rat-taupe nu et plus encore du protée. En effet, ce petit amphibien, qui vit dans un milieu souterrain, économise à l'extrême ses mouvements, ne consommant ainsi que très peu d'énergie. C'est sans doute le secret de sa longévité.
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Le 11 juillet 2021, le SpaceShip Two, le vaisseau spatial du milliardaire Richard Branson, effectue un vol suborbital réussi. C'est du moins ce que l'on croyait. Depuis cette date, en effet, une enquête a été ouverte sur un incident qui se serait produit durant ce vol. En attendant ses conclusions, le vaisseau est cloué au sol.
Un incident de vol
Ce 11 juillet 2021, Richard Branson avait pris place, en compagnie de trois autres passagers, dans son SpaceShip Two. Le vaisseau avait franchi la frontière de l'espace reconnue par les États-Unis et regagné sa base peu après.
Tout semblait s'être passé sans encombres. Aujourd'hui, pourtant, ce vol très médiatisé fait l'objet d'une enquête de la part des autorités américaines de l'aviation.
En effet, l'appareil aurait légèrement dévié de la trajectoire prévue. Pour être plus précis, il n'aurait pas opéré une ascension assez verticale. Comme la navette spatiale américaine, ce type d'avion a besoin d'effectuer une montée très raide. Elle lui permet d'accumuler assez de puissance pour pouvoir se poser sans difficulté.
Des voyants d'alerte se sont donc allumés dans l'appareil. Leur signification était claire : il fallait interrompre le vol. Pourtant, l'avion a continué sa course.
Les explications de Virgin Galactic
Au nom de sa société Virgin Galactic, Richard Branson reconnaît que son vaisseau n'a pas atteint l'altitude souhaitée. Mais il affirme que la décision de continuer le vol était justifiée.
D'après lui, elle a été prise en toute connaissance de cause par les pilotes d'essai aguerris qui étaient aux commandes de l'avion. Ils auraient choisi une trajectoire qui, en aucun cas, ne mettait en danger la vie de l'équipage et des passagers. La décision prise n'aurait donc pas enfreint les règles de sécurité.
Il est vrai qu'un tel incident, s'il était avéré, aurait des conséquences fâcheuses pour la compagnie de Richard Branson. Le milliardaire comptait en effet sur le succès de ce vol inaugural pour faire de Virgin Galactic le leader du tourisme suborbital.
En attendant que les enquêteurs aient rendu leurs conclusions, l'avion ne peut plus repartir. Le vol prévu pour septembre a été reporté sine die.
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Depuis le début de cette année 2021, de gigantesques incendies ont ravagé des milliers d'hectares aux États-Unis, en Turquie, au Maroc ou encore en Grèce. Au-dessus de ces foyers, apparaissent des phénomènes nuageux spécifiques, qui alimentent encore les feux.
Des nuages au-dessus des incendies
Quand ils sont puissants, les incendies font naître des nuages appelés, selon leur taille, des "pyrocumulus" ou des "pyrocumulonimbus". Ils appartiennent à la famille des nuages de convection.
Ils apparaissent en présence d'une masse d'air chaud au niveau du sol. Plus léger, cet air chaud, donc chargé d'humidité, monte dans l'atmosphère et se refroidit. Comme l'air ne peut contenir qu'une certaine quantité de vapeur d'eau, une partie passe de l'état gazeux à l'état liquide. On appelle cela la condensation.
Se forment alors des gouttelettes, qui donnent naissance aux nuages. Les nuages d'incendie naissent donc de cette façon, alimentés par la chaleur intense dégagée par les feux. Ils se maintiennent tant que l'incendie leur envoie de l'air chaud. Toutefois, ils ne se forment que si l'incendie produit une masse d'air assez vaste et humide.
Des effets négatifs
Comme les autres phénomènes nuageux, les nuages d'incendie sont à l'origine de divers phénomènes climatiques. Ils peuvent donner de la pluie, mais, pour des raisons qui tiennent à la formation même de ces nuages, ces précipitations sont en général peu abondantes.
Par ailleurs, la chaleur intense produite par le feu provoque l'évaporation des gouttes de pluie, qui ne touchent donc pas le sol. Il ne faut pas compter sur elles pour éteindre l'incendie. Des grêlons, parfois noircis par la suie, peuvent même se former au sein de ces nuages.
De même, ces nuages d'incendie sont chargés d'électricité statique. Ce phénomène serait dû en partie au frottement des multiples poussières en suspension au-dessus du foyer de l'incendie.
De ce fait, de tels nuages sont souvent orageux. La foudre qu'ils produisent provoque de nouveaux départs d'incendie. Et la présence de ces zones nuageuses peut aussi se traduire par la formation de vents qui attisent les feux.
La formation de ces nuages d'incendie est difficile à prévoir avec certitude.
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Nos yeux sont agités de saccades oculaires plusieurs fois par seconde. Il s'agit le plus souvent d'un mouvement réflexe, dont nous n'avons pas conscience. Ces mouvements rapides des yeux ont une fonction précise, mais ils nous rendent aveugles deux heures par jour !
Des mouvements réflexes très rapides
Ces saccades oculaires sont très fréquentes. En effet, elles se produisent entre 3 et 5 fois par seconde. La plupart sont des mouvements réflexes, mais il existe également des saccades volontaires.
En dehors de celles-ci, le sujet n'a donc pas de prise sur la vitesse et la durée d'une saccade oculaire. Ces mouvements sont extrêmement rapides, puisqu'ils peuvent atteindre 900 degrés de rotation par seconde.
En principe, leur amplitude varie en fonction de l'activité de la personne. Elle est par exemple plus réduite au moment de la lecture. Enfin, les saccades oculaires se font surtout horizontalement.
Des saccades oculaires très utiles
Les saccades oculaires nous permettent d'avoir une vision nette de tout ce que nous voyons. Pour comprendre ce processus, il faut savoir que notre œil ne perçoit avec netteté que le centre de la scène. Tout ce qui est autour demeure dans le flou.
Mais notre cerveau a mis au point des stratagèmes pour pallier cette apparente déficience de notre vision. En effet, nos yeux se déplacent tout autour du centre de notre champ visuel pour enregistrer les images et les amener vers la partie centrale de l'œil, où elles retrouveront toute leur netteté.
Or, ces changements de direction de la vision sont rendus possibles par les saccades oculaires. Elles ont une autre utilité. Elles coupent la vision durant le mouvement des yeux. Si elles ne le faisaient pas, nous verrions des images floues, comme celles qu'enregistre une caméra qui se déplace rapidement.
Autrement dit, nous ne voyons plus rien à chaque fois que se produisent ces saccades oculaires. Mais nous ne nous en rendons pas compte, tant la durée de cet aveuglement provisoire est infime.
Mises bout à bout, ces fractions de seconde représentent pourtant deux heures chaque jour. Nous sommes donc atteints d'une cécité quotidienne sans même nous en apercevoir.
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De nos jours, le phénomène de phosphorescence reçoit de nombreuses applications : on le retrouve sur les aiguilles des montres, sur des vêtements de travail ou encore dans certains types de peinture. Mais de quoi s'agit-il ?
Des électrons excités
On parle de phosphorescence quand un matériau absorbe de la lumière, qu'il restitue même après l'arrêt de la source lumineuse qui lui a donné naissance. On a donné ce nom à cette réaction en référence au phosphore blanc.
Cette forme du phosphore a en effet la particularité de diffuser de la lumière dans l'obscurité. Mais, dans le cas de la phosphorescence, l'émission de lumière n'est pas due aux mêmes raisons.
Elle s'explique par l'application d'une source lumineuse sur un élément phosphorescent. Il s'agit notamment des métaux appartenant à la famille des terres rares. Atteints par cette source lumineuse, les électrons de ces matériaux sont mis en état d'excitation. ce qui veut dire qu'ils sortent de leur état normal en émettant une énergie plus forte.
Une émission durable de la lumière
Mais comment expliquer la durée de l'émission de lumière une fois que la source lumineuse a été éteinte ? C'est en quoi, d'ailleurs, la phosphorescence diffère de la fluorescence. Dans ce dernier phénomène, en effet, la diffusion de la lumière est très fugace.
C'est le contraire pour les objets phosphorescents. Dans leur cas, en effet, les électrons excités ne parviennent pas à passer tout de suite à un stade d'énergie inférieur. Ils en sont empêchés par un phénomène propre à la physique quantique, qu'on appelle le "passage interdit".
Il est à noter que la température ou la puissance de la source lumineuse peuvent influer sur la durée du phénomène.
De nombreuses applications
De nos jours, la phosphorescence trouve de nombreuses applications dans la vie quotidienne.
On l'utilise dans le domaine de la signalisation routière, pour concevoir des panneaux visibles la nuit. On s'en sert aussi pour fabriquer des vêtements de travail plus sûrs dans l'obscurité.
L'industrie du jouet, la publicité ou encore le prêt-à-porter mettent aussi à profit les particularités de la phosphorescence.
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Vers l'an 1000, donc bien avant Christophe Colomb, les Vikings ont foulé le sol de l'Amérique du Nord. Mais, compte tenu des moyens de l'époque, comment ces marins audacieux ont-ils pu se repérer ? Certains ont évoqué l'utilisation d'une "pierre de soleil" pour les aider à trouver leur route. Mais cette hypothèse ne fait pas l'unanimité.
Une pierre pour se repérer
Comme la boussole n'a été introduite en Europe qu'au tout début du XIVe siècle, les Vikings n'ont pu l'utiliser dans leur navigation. Ils se seraient donc repérés à l'aide d'une "pierre de soleil".
Sa surface plus ou moins translucide aurait permis de polariser la lumière du soleil, autrement dit d'en mesurer la direction. Cette pierre aurait en quelque sorte servi de filtre, ne laissant ainsi passer le champ électrique que dans une direction donnée.
Les traces de l'utilisation de cette "pierre de soleil" se trouveraient dans diverses sagas. Il s'agit de textes épiques, racontant les aventures des Vikings et rédigés le plus souvent aux XIVe et XVe siècles.
Pour certains auteurs, cette "pierre de soleil" serait de la cordiérite, pour d'autres de la calcite ou encore de l'héliolite.
Les réserves de certains spécialistes
Pour certains spécialistes de la question, l'utilisation d'une "pierre de soleil" comme instrument de navigation ne serait qu'un mythe.
En premier lieu, ils considèrent qu'on ne trouve pas de preuves formelles de cette utilisation dans les textes. D'après eux, les passages relatifs à cette pierre, placés le plus souvent dans un contexte allégorique, ne sauraient être interprétés de manière littérale.
Ainsi, dans le plus connu de ces textes, le prince viking manipulant la "pierre de soleil", est crédité de pouvoirs surnaturels. Par ailleurs, cette pierre semble davantage décrite comme un objet d'ornement que comme un instrument de navigation.
Ces auteurs rappellent également que, même si cette pierre pouvait indiquer la direction du soleil, cette seule donnée, en elle-même, n'aurait pas suffi à guider les navires des Vikings.
Il leur aurait fallu déterminer, pour connaître leur position, la latitude et la longitude. Pour ne parler que de la première, l'utilisation de la "pierre de soleil" n'aurait été d'aucune utilité pour la mesurer.
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