
Sign up to save your podcasts
Or


Based on Podcast App listening data
Des scientifiques australiens ont trouvé des traces d'or dans des feuilles d'eucalyptus. Ils ont finalement découvert comment le métal précieux avait pu arriver jusque là.
Du métal précieux dans les eucalyptus
Les eucalyptus étudiés par l'équipe de chercheurs australiens poussent dans des endroits très isolés. Cependant, ils n'ont pas été choisis au hasard, car les analyses du sol ont révélé la présence de gisements aurifères dans le sous-sol, juste au-dessous des arbres.
Les diverses parties de l'eucalyptus ont fait l'objet d'un examen approfondi de la part des chercheurs. De l'or a été trouvé dans l'écorce et aussi dans les feuilles, où on a découvert des particules aurifères dix fois plus petites qu'un cheveu.
Comme les gisements n'ont pas été exploités, les scientifiques ont écarté l'idée que de la poussière d'or aurait pu imprégner les arbres. Après l'avoir envisagée un moment, ils n'ont pas davantage retenu l'hypothèse d'un transport par le vent des particules d'or.
Des racines qui aspirent l'or
En y regardant de plus près, les chercheurs australiens ont fini par trouver la clef de l'énigme. L'or est contenu dans l'eau que les racines de l'eucalyptus pompent à une grande profondeur.
En période de sécheresse, notamment, l'arbre est capable de capter ces réserves d'eau à plus de 35 mètres de la surface, là où se trouvent précisément les gisements aurifères. Les scientifiques ont d'ailleurs été surpris de cette aptitude de l'arbre à véhiculer l'eau sur une aussi grande distance.
Les particules d'or atteignent l'écorce, puis elles sont rapidement évacuées vers les extrémités de l'arbre, c'est-à-dire les feuilles. Il s'agit en effet d'un élément assez toxique, dont l'arbre se débarrasse, à terme, avec la chute des feuilles.
Les chercheurs d'or ne trouveront pas de trésor en abattant un eucalyptus. Il en faudrait environ 500, tous situés au-dessus d'un gisement aurifère, pour obtenir l'or nécessaire à la fabrication d'une seule bague.
En revanche, ces arbres pourraient servir de repère pour indiquer la présence de gisements. Une telle méthode de détection ne coûterait rien et, au surplus, serait respectueuse de l'environnement. Elle remplacerait donc avantageusement les forages.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'Oxford Electric Bell, ou pile sèche de Clarendon, est unique en son genre : elle sonne sans désemparer depuis sa mise en place, sans doute en 1840. Comment expliquer une telle pérennité ?
Une cloche qui ne s'arrête jamais
C'est un professeur de chimie enseignant à Oxford qui aurait commandé cette Oxford Electric Bell. Elle aurait été conçue par une fabrique d'instruments londonienne en 1825. Mais elle ne fonctionnerait que depuis 1840.
Comme elle ne s'est jamais arrêté depuis, elle est donc la cloche ayant le plus sonné au monde, plus de 10 milliards de fois sans doute.
Cet appareil est composé de deux piles sèches. On les appelle ainsi parce que les électrolytes, qui transportent le courant, sont enrobés d'une pâte faiblement humide. Deux petites cloches en laiton sont fixées sous les piles.
Entre les deux piles, une boule de métal est suspendue à un fil. L'ensemble est recouvert d'un globe de verre, qu'on ne saurait soulever sans provoquer l'arrêt du mécanisme. Cet ingénieux dispositif repose sur un socle en bois.
L'action de la force électrostatique
Mais comment expliquer le mouvement perpétuel qui semble animer le battant de cette Oxford Electric Bell ? En fait, il semble que ce battant, constitué d'une minuscule boule métallique, soit animé par l'action de la force électrostatique.
Celle-ci désigne le mouvement d'attraction ou de répulsion qui opère entre deux objets chargés électriquement. Ainsi, quand la petite sphère de métal touche l'une des cloches, elle est repoussée par la force électrostatique, tout en étant attirée par l'autre cloche.
Ainsi le mouvement d'une cloche à l'autre se nourrit-il en quelque sorte de lui-même, ne déplaçant qu'une très faible quantité de charge électrique.
Les piles sont recouvertes de soufre, pour les protéger de l'humidité. Mais personne ne sait exactement de quoi elles sont composées. On ne pourrait le découvrir qu'en ouvrant l'appareil, mettant ainsi fin à une expérience qui ne pourrait ainsi aller à son terme.
Si le mouvement animant le battant devrait continuer, il se peut que les cloches finissent par s'user. Dès lors, on n'entendrait plus leur son, aussi menu soit-il.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bien qu'ils ne le ressentent pas, les savants des siècles passés se doutent que l'air a un "poids" spécifique. Mais il faudra attendre les travaux de Galilée et plus encore de Pascal, au XVIIe siècle, pour que la pression atmosphérique soit démontrée.
Les travaux de Galilée et Torricelli
Le savant italien Galilée, à qui l'on doit notamment la fabrication de lunettes astronomiques très précises, est intrigué par ce que lui racontent des gens habitués à puiser l'eau des puits.
Pour ce faire, ils utilisent une pompe, formée d'un tuyau immergé dans l'eau, au fond du puits, et d'un levier, qui permet de l'aspirer. Mais, si le tuyau mesure plus de 10 mètres, l'eau, à un moment donné, ne monte plus.
Se penchant sur ce problème, Galilée et son ami, le physicien italien Torricelli, finissent par trouver la solution. Si l'eau s'arrête de monter dans le tuyau, c'est que deux forces doivent s'équilibrer : la pression exercée par l'eau et celle de l'air.
Pour confirmer de manière plus commode cette hypothèse, Torricelli a l'idée, en 1643, de verser du mercure dans une éprouvette, qu'il retourne. Le mercure se stabilise alors à une hauteur de 76 cm. C'est donc donc la pression de l'air qui empêche la colonne de mercure de monter plus haut.
L'expérience de Pascal
Aussi convaincante soit-elle, cette expérience de Torricelli ne prouvait pas de manière indubitable l'existence de la pression atmosphérique.
C'est à Blaise Pascal qu'il incomba de fournir cette preuve. Le mathématicien et philosophe auvergnat imagine, en 1648, de transporter l'éprouvette de mercure en hauteur.
Il pense en effet que si la pression atmosphérique existe, elle doit varier avec l'altitude. Par conséquent, le niveau d'une colonne de mercure placée en hauteur devrait être moins haut.
Pour le vérifier, Blaise Pascal emporte éprouvette et mercure au sommet du Puy de Dôme. Et là il constate que le mercure ne s'élève pas à plus de 62,5 centimètres. Il venait de démontrer l'existence de la pression atmosphérique. C'est pour lui rendre hommage que l'unité qui mesure la pression atmosphérique a reçu le nom de pascal.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Produit à la fois par la nature et par l'activité humaine, le mercure, métal très volatil, se répand dans l'atmosphère, d'où il passe, directement ou par l'intermédiaire des pluies ou de la végétation, dans les océans, et donc dans les poissons. D'où l'urgence de diminuer la concentration dans les eaux de ce métal nocif pour la santé humaine.
Plus de mercure dans l'atmosphère
L'émission de mercure est due en partie à l'activité humaine. Elle est liée à la combustion de charbon; les centrales thermiques qui l'utilisent en sont l'une des sources principales.
Mais l'exploitation minière et l'activité industrielle en répandent aussi dans l'atmosphère. C'est pourquoi les émanations de mercure ont beaucoup augmenté depuis le début de la révolution industrielle, au XIXe siècle.
Le mercure rejoint les océans de deux façons
Le mercure rejoint l'océan de deux manières. Il est d'abord absorbé par la végétation et stocké dans les feuilles et les plantes. Puis, quand les feuilles tombent, le mercure est lessivé par les pluies et finit par rejoindre les océans.
Ces dépôts de mercure se concentrent surtout dans les eaux de surface. Mais le mercure emprunte une autre voie pour gagner les océans.
En effet, leurs eaux captent directement le mercure gazeux contenu dans l'atmosphère. Son niveau varierait d'ailleurs selon les saisons. Des recherches récentes montrent que cette absorption serait une source de pollution aussi importante pour les océans que l'action de la pluie.
Une toxicité qui s'accroît en suivant la chaîne alimentaire
Il y aurait entre 60.000 et 80.000 tonnes de mercure dans les océans. Au regard de leur immensité, de telles concentrations sont très faibles.
Mais, dans les eaux de surface, ce mercure est transformé par les bactéries en méthylmercure, une forme beaucoup plus toxique pour l'homme. Et dont la concentration augmente tout au long de la chaîne alimentaire.
Il est donc présent dans la chair des poissons, et plus spécialement dans celle des prédateurs, comme le thon par exemple, qui se trouvent en bout de chaîne.
C'est pourquoi certains accords internationaux, comme la convention de Minamata, conclue en 2017, s'efforcent de limiter les émissions de mercure.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il est possible d'observer, à la surface gelée de certains grands lacs, comme le lac Baïkal, en Sibérie, des galets qui semblent flotter. Ce curieux phénomène s'expliquerait par la transformation subie par la glace.
Des galets en suspension
Ces curieux galets ont été surnommés "zen stones" en référence à ces pierres qui s'empilent dans les jardins japonais.
À première vue, on a l'impression qu'ils sont en lévitation au-dessus de la surface glacée du lac. À y regarder de plus près, on s'aperçoit qu'ils se tiennent en équilibre instable sur un petit socle de glace, qui forme comme un piédestal.
On s'est interrogé sur l'origine de cet étrange phénomène. Certains ont pensé que si le galet restait suspendu sur son piédestal, c'est que la glace autour avait dû fondre.
Mais, dans ce cas, rétorquent les scientifiques qui se sont intéressés à la question, l'eau issue de cette fonte de la glace ne manquerait pas de geler à nouveau durant la nuit.
La sublimation de la glace
Dans une récente étude, des chercheurs français ont livré la clef du mystère. L'existence des "zen stones" ne serait pas due à la fonte de la glace, mais à un phénomène de sublimation.
La sublimation d'un corps marque son passage de la phase solide à la phase gazeuse. Autrement dit, la plus grande partie de la glace soutenant le galet se serait transformée en vapeur d'eau.
La sublimation ne peut s'opérer que si le rayonnement solaire est suffisant. Or l'ombre du galet empêche les rayons de s'étendre à toute la glace qui le soutient. C'est pourquoi il reste assez de glace non sublimée pour former le piédestal sur lequel repose la pierre.
C'est un phénomène relativement rare, du moins sous certaines latitudes. En effet, quand un lac gèle, il est fréquent, du fait de la température ambiante, que des chutes de neige aient lieu. Or la neige a pour effet d'empêcher le phénomène de sublimation.
Pour observer cette sublimation de la glace, il faut donc rechercher un endroit où le gel soit persistant, sans qu'il y ait pour autant des chutes de neige.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
#1 Choses à Savoir Gastronomie
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-voyage/id1485689141
Spotify:
https://open.spotify.com/show/6pxhnOnBGPXE462Dwl6Fuo?si=cSMZyQZrSLiQt4_68dW0GQ
Deezer:
https://www.deezer.com/fr/show/692332
#2 Choses à Savoir Planète
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-nature/id1531256576
Spotify:
https://open.spotify.com/show/73NxNpY0VWosZ1oiu6X2ze
Deezer:
https://www.deezer.com/fr/show/1748492
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Surnommé le "puits de l'Enfer", un orifice naturel très profond perce la surface du désert, à l'est du Yémen. Ce puits de Barhout, qui vient d'être exploré, n'a pas révélé tous ses secrets. Mais, pour les traditions locales, c'est un endroit malfaisant.
Un trou de 112 mètres
Le puits de Barhout, d'un diamètre de 30 mètres, se situe à l'extrême est du Yémen, non loin de la frontière avec le sultanat d'Oman et à environ 900 kilomètres de Sanaa, la capitale du pays. Là, en plein milieu du désert, le promeneur aperçoit un trou béant.
Les Yéménites n'avaient pas exploré ce trou sur toute sa profondeur, s'arrêtant à environ 60 mètres de la surface. Des spéléologues omanais en ont touché le fond à l'été 2021. Pour ce faire, ils sont descendus à 112 mètres.
Les observations menées sur place conduisent à penser que ce trou naturel ressemble plus à une grotte qu'à un puits. En effet, le fond serait parsemé de stalagmites, dus à l'action de l'eau, qui sort de la paroi à certains endroits.
La présence de chauves-souris et d'animaux cavernicoles, comme des batraciens ou des serpents, a été repérée par les spéléologues.
Un lieu maléfique
Il est peu probable que les détails donnés sur le "puits de l'Enfer" incitent les habitants à s'en approcher davantage. En effet, ils évitent ce lieu, à la réputation sulfureuse.
D'après les légendes locales, des démons vivraient dans le puits. Pour certains, ce serait leur demeure, pour d'autres il leur servirait de prison. Comme son nom l'indique, ce puits pourrait mener en enfer le visiteur imprudent qui s'y aventurerait.
C'est la présence de ces êtres malfaisants qui expliquerait les odeurs nauséabondes qui émaneraient du puits. Or, les spéléologues qui ont exploré l'endroit n'ont rien remarqué de tel.
Une autre légende court au sujet du puits de Barhout. Tous les objets laissés à proximité du trou seraient aspirés par une force mystérieuse et tomberaient au fond du puits. On ne s'étonnera donc pas que de nombreux Yéménites prêtent à ce lieu maléfique une influence délétère sur ce qui l'entoure.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'année 2021 a été marquée par la propagation d'incendies dévastateurs, notamment en Californie. Pour en empêcher le déclenchement, certains plaident pour une solution originale : lutter contre le feu par le feu.
Les avantages des feux contrôlés
Les partisans de cette méthode ancestrale vantent les mérites des feux contrôlés. Comme son nom l'indique, il s'agit de délimiter un secteur donné et d'y allumer de petits incendies toujours maîtrisés.
Le but principal est de détruire par le feu les sous-bois, buissons et arbres morts. Prêts à s'embraser à la moindre étincelle, ils servent de combustible aux grands incendies, dont ils facilitent la propagation aux grands arbres.
De façon assez paradoxale, l'extension de ce couvert végétal a été favorisée, dans de nombreux pays, par la lutte systématique contre toute forme d'incendie.
Certains arbres, comme les séquoias géants de Californie, qui en sont protégés par leur écorce épaisse et leurs branches en hauteur, ont même besoin de ces petits incendies pour essaimer. En effet, c'est la chaleur qui, faisant éclater les cônes jonchant le sol, en libère les graines.
Enfin, ces feux contrôlés débarrassent la forêt de son tapis de feuilles mortes et de débris végétaux, toujours prompt à s'enflammer.
Une technique qui ne fait pas l'unanimité
Mais tout le monde ne partage pas cet enthousiasme pour une technique qui appartient aux traditions agricoles de nombreux peuples.
D'abord parce qu'il faut la pratiquer souvent pour qu'elle soit efficace. Ce qui peut susciter des doutes sur la capacité de feux aussi fréquents à renouveler vraiment le paysage.
Par ailleurs, le recours à ces nombreux incendies maîtrisés coûte très cher. C'est d'ailleurs l'ampleur de ces coûts qui limite la fréquence de feux qui, dès lors, perdent de leur efficacité.
Par ailleurs, certains insistent sur le caractère toxique des fumées dégagées par ces incendies, bien que, semble-t-il, elles soient moins dangereuses que celles qui sont produites par les grands incendies.
Enfin, les détracteurs de ces feux maîtrisés rappellent qu'ils peuvent toujours échapper au contrôle de ceux qui les allument. Dès lors, ils ne manqueraient pas d'alimenter des brasiers plus puissants.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Et si la grossesse n'était plus seulement l'affaire des femmes ? Les progrès de la chirurgie permettraient d'envisager, à plus ou moins long terme, qu'un homme porte un enfant et lui donne naissance. Une telle entreprise poserait cependant de nombreux problèmes.
Une grossesse techniquement possible
Depuis que la greffe d'utérus est pratiquée, une grossesse masculine ne semble pas impossible à certains médecins. Cet organe ne serait plus seulement destiné aux femmes qui en sont dépourvues, mais aussi aux hommes.
Pour loger l'utérus, le chirurgien ferait de la place dans l'abdomen de l'homme qui le recevrait. Il l'attacherait ensuite solidement aux tissus environnants, ainsi qu'au bassin.
Il faudrait ensuite attendre un certain temps, pour vérifier l'absence de rejet. Le futur père devrait aussi prendre des hormones féminines, nécessaires au développement du fœtus placé dans l'utérus. Quant à l'accouchement, il ne pourrait bien sûr se faire que par césarienne.
De nombreux obstacles
Pour l'instant, de telles avancées médicales permettent aux femmes transgenres d'avoir une grossesse normale. En effet, elles voient se développer leur poitrine et un vagin leur est même transplanté.
Mais, pour une partie de la communauté médicale, ces progrès ne sauraient concerner les hommes. Ils n'ont même jamais tenté la moindre expérience en vue de greffer un utérus sur un animal mâle.
Cette réticence s'explique d'abord par des raisons d'ordre éthique et déontologique. En effet, la grossesse masculine changerait le rapport à la conception inscrit dans l'ordre naturel. Elle contribuerait aussi à modifier en profondeur la notion de parentalité.
Bref, certains médecins hésitent à bouleverser la marche naturelle des choses. Ils s'inquiètent aussi pour la santé du père "enceint". En effet, même si cette grossesse est techniquement possible, le corps de l'homme n'y est pas préparé. Il n'est pas conçu pour soutenir le fœtus.
Enfin, se pose la question du coût d'une telle grossesse, surtout dans les pays où la protection sociale repose sur un système d'assurances. En effet, celles-ci ne seraient pas prêtes à prendre en charge des opérations toujours très onéreuses. À titre d'exemple, une greffe cardiaque coûterait ainsi plus d'un million de dollars aux États-Unis.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comme beaucoup d'autres animaux, les rennes, qui vivent le long du cercle arctique, sont devenus une espèce menacée. En effet, leurs troupeaux diminuent de façon dramatique. Si le réchauffement climatique est sans doute la cause principale de ce déclin, d'autres facteurs y contribuent également.
Une véritable hécatombe
Pour mesurer l'ampleur de cette diminution des rennes, 200 de ces animaux du Grand Nord ont été équipés de colliers spéciaux qui, au moyen de balises reliées à des satellites, permettent de suivre leurs déplacements. Et d'essayer de comprendre pourquoi ils disparaissent à ce rythme.
Voilà deux décennies, les rennes étaient encore un million à galoper sur les vastes étendues de la Sibérie du Nord-Est. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 400.000. Une diminution de 60 % en 20 ans.
Dans d'autres secteurs, le déclin est encore plus catastrophique. Ainsi, sans le nord du Québec, le troupeau de rennes, qu'on appelle ici des caribous, est passé d'environ 800.000 têtes voilà quelques décennies à seulement 74.000 en 2010. Et, en deux ans, ce maigre troupeau a encore été divisé par trois !
Le réchauffement climatique, mais pas seulement
Si les rennes disparaissent, c'est d'abord à cause des effets du réchauffement climatique. Cette augmentation des températures fait fondre la neige. Or ces animaux, protégés par deux couches de fourrure, sont faits pour vivre dans un climat très rude.
Les herbes plus hautes, dégagées par l'absence de neige, conviennent moins à leur régime alimentaire que les herbes courtes et dures qui pointaient sous la couche de neige.
Par ailleurs, les pluies, plus fréquentes, se transforment souvent en une glace épaisse, que les rennes ont du mal à percer pour pouvoir manger les lichens qu'elle recouvre. Enfin, cette chaleur inédite favorise de nouvelles maladies, qui déciment les animaux.
Mais, comme toujours, l'homme n'est pas étranger au recul des troupeaux. Le tracé de routes et les activités industrielles, mais aussi le développement du tourisme et des loisirs d'hiver font fuir les animaux et limitent leur espace vital.
Cette rapide disparition des rennes n'est pas sans conséquences pour les peuples du Grand Nord, dont la vie continue de dépendre en partie de ces animaux.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
From the publisher's feed
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour…
Ranked by our users in the last 21 days

71 Listeners

333 Listeners

19 Listeners

21 Listeners

9 Listeners

19 Listeners

13 Listeners

21 Listeners

5 Listeners

6 Listeners

9 Listeners

7 Listeners

5 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

3 Listeners

16 Listeners

154 Listeners

5 Listeners

3 Listeners

3 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

1 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

2 Listeners