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De prochaines missions sur Mars auront peut-être pour objet de coloniser la planète rouge. Dans ce cas, il faudra trouver sur place les matériaux nécessaires à la construction de certains bâtiments. Les amener dans les bagages des astronautes reviendrait en effet bien trop cher. Mais une équipe de chercheurs a trouvé la solution : fabriquer des briques sur place.
Des briques très résistantes
Des chercheurs américains ont voulu savoir s'il était possible de fabriquer des briques à partir de la terre martienne. Pour cela, ils ne disposaient pas d'échantillons en provenance de la planète rouge, qu'aucune mission n'a encore ramenés.
Mais les scientifiques savent reconstituer cette terre, dont les composantes ont été analysées par le robot Rover, présent sur le sol martien depuis 2012. Leur expérience a donc été réalisée à partir de cette terre artificielle.
Et elle a été plus que concluante ! Les chercheurs se sont aperçus qu'il était possible de fabriquer des briques rien qu'en comprimant cette terre avec une certaine force.
Sa composition, riche en oxydes de fer, lui permettrait de se solidifier sans l'adjonction d'aucun liant. Les scientifiques américains ont ainsi réussi à fabriquer des briquettes de quelques millimètres plus dures que du béton armé.
Un liant fourni par le corps humain
D'autres scientifiques considèrent cependant qu'il serait nécessaire d'ajouter un peu de liant pour agréger les grains de poussière martienne en un bloc compact.
Mais d'où pourrait-il venir ? On l'a vu, transporter des matériaux depuis la Terre est très onéreux. Qu'à cela ne tienne ! Les scientifiques ont trouvé la solution. Cette "colle" unissant les grains de poussière martiens viendra des équipages eux-mêmes.
En effet, l'organisme humain contient des substances qui rendraient ces briques martiennes encore plus solides. Il s'agit d'une protéine du plasma sanguin et de l'urée, qu'on trouve dans l'urine, mais aussi dans les larmes et la sueur.
Il reste cependant quelques inconnues. La véritable terre martienne réagira-t-elle comme l'ersatz qu'on a utilisé ? On peut aussi se demander si de vraies briques présenteront la même résistance que les minuscules briquettes fabriquées en laboratoire. Il faudra faire des essais plus poussés pour le savoir.
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La lutte contre le réchauffement climatique est parfois couronnée de succès. En effet, les scientifiques observent que, suite à la signature du protocole de Montréal, en 1987, la couche d'ozone a été en partie restaurée, ce qui a évité un réchauffement supplémentaire de la planète.
Les effets positifs du protocole de Montréal
Les signataires du protocole de Montréal, qui représentent aujourd'hui 190 pays, s'engageaient à interdire l'usage de certains gaz, employés dans la réfrigération et les aérosols, qui avaient pour effet de détruire peu à peu la couche d'ozone. On connaît ces gaz sous le sigle de CFC.
Cette couche protectrice, qui surplombe la Terre de 20 à 50 kilomètres, filtre le rayonnement ultraviolet, nous préservant ainsi de certains cancers et d'autres troubles de santé.
Une récente étude montre que, sans les mesures prévues par cet accord, le réchauffement climatique serait d'environ 4°C, et ce malgré les efforts faits pour limiter l'action nocive des autres gaz à effet de serre.
Car, en plus de trouer la couche d'ozone, les gaz CFC, tout comme le dioxyde de carbone, retiennent la chaleur, mais jusqu'à 10.000 fois plus que lui. Sans oublier leur effet délétère sur les plantes, qui, par l'action de ces gaz, perdent en partie leur capacité à stocker le CO2.
Une couche d'ozone encore menacée
À l'heure où beaucoup d'observateurs doutent de la volonté des États de lutter contre le réchauffement climatique, le succès du protocole de Montréal montre que quand leurs responsables sont décidés à faire appliquer les décisions prises, les résultats ne se font pas attendre.
Cependant, il ne s'agit pas d'une réussite totale. En effet, l'un des gaz responsables de la trouée de la couche d'ozone a été de nouveau repéré dans l'atmosphère. Les scientifiques n'en connaissent pas encore la provenance, mais sa présence prouve que le protocole de Montréal n'est pas toujours respecté.
Par ailleurs, la couche d'ozone ne se reconstitue pas partout. Des chercheurs ont en effet identifié une trouée au-dessus du Pôle Nord, qui correspondrait à une diminution d'environ 30 % de l'ozone présent dans ce secteur.
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Est-il possible de refaire à l'envers le chemin de l'évolution ? Autrement dit, la science pourrait-elle, par divers moyens, reconstituer des espèces disparues et les réintroduire dans un un environnement donné ? Ainsi, la "dé-extinction" viendrait compenser les effets de la disparition de nombreuses espèces. Mais une telle entreprise est-elle possible ?
Des espèces ressuscitées ?
La résurrection d'une espèce disparue ne relève plus seulement de la science-fiction. Plusieurs équipes de scientifiques s'y intéressent. Leur première tâche, pour parvenir à leurs fins, est de choisir l'espèce à faire revivre.
Certaines, comme le pigeon voyageur ou le mammouth laineux, sont plus volontiers choisies par les scientifiques. Il faut ensuite reconstituer le génome de l'animal, à partir des derniers spécimens vivants ou de tissus bien conservés.
C'est ainsi que l'ADN du mammouth laineux peut être reproduit à partir de poils d'animaux conservés dans la glace.
Il convient ensuite d'implanter une cellule reconstituée dans l'ovule d'un animal au patrimoine génétique comparable. Et il faudra prévoir la naissance de plusieurs spécimens, pour assurer la reproduction de cette espèce rendue à la vie.
Enfin, il faudra réintroduire ces animaux dans un milieu naturel où ils auront des chances de s'acclimater.
Encore de nombreux obstacles
Mais cette possible "dé-extinction" pose encore bien des problèmes. À supposer qu'il soit possible de reconstituer un embryon viable, il faut encore trouver un animal capable de le porter jusqu'à terme.
Ainsi, un embryon de mammouth laineux pourrait être porté par une éléphante, les deux espèces ayant un patrimoine génétique quasiment identique. Mais une telle gestation pourrait menacer la vie de la "mère porteuse".
Pour survivre, ces animaux reconstitués devraient être placés dans le même type d'environnement qui les a vu prospérer jusqu'à leur extinction. Encore faut-il que les facteurs qui l'ont provoquée ne soient plus présents.
Quoi qu'il en soit de ces difficultés, on s'aperçoit qu'il n'est pas tant question de reconstituer des espèces disparues que de créer des animaux hybrides, qui tiendraient autant de leurs ancêtres que des spécimens actuels.
C'est notamment le but des récents travaux entrepris par des chercheurs américains sur les mammouths laineux.
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Les astrophysiciens continuent leurs recherches en vue de trouver, dans l'univers, d'autres mondes où la vie se serait développée. En plus de ce qu'il est convenu d'appeler les planètes "jumelles" de la Terre, les scientifiques ont trouvé de nouvelles candidates : les planètes "hycéennes".
Des planètes qui pourraient accueillir la vie
D'après l'équipe de scientifiques britanniques qui s'est intéressée à elles, ces planètes hycéennes auraient certaines caractéristiques. Il s'agirait d'exoplanètes, situées, par conséquent, en dehors de notre système solaire.
Elles seraient au moins deux fois plus grandes que la Terre, mais sans dépasser la taille de Neptune. Ces planètes hycéennes seraient également recouvertes d'un vaste océan, qui expliquerait en partie la présence d'une atmosphère riche en hydrogène.
La vie pourrait se loger au fond de ces océans, sous forme de micro-organismes ou de plantes. Et ce même si la température peut y dépasser les 200°C. Les scientifiques rappellent que, sur Terre, des organismes survivent dans des milieux encore plus hostiles.
Ces planètes seraient plus nombreuses que les "jumelles" de la Terre. Des traces de vie pourraient être repérées par le futur télescope James-Webb, grâce aux émanations de molécules comme l'ozone ou le méthane, témoins de la présence d'organismes vivants.
Des scientifiques partagés
Les conclusions de cette équipe de chercheurs britanniques ne font pas l'unanimité. Certains scientifiques, plus sceptiques, font d'abord valoir que, pour l'instant, l'existence de ces planètes hycéennes demeure purement théorique.
Et pourtant, les chercheurs britanniques prétendent avoir trouvé la première planète de ce type, située à plus de 120 années-lumière de la Terre. Ils l'ont baptisée K2-18b.
Mais certains spécialistes émettent des doutes sur les calculs qui ont permis à leurs collègues britanniques de mettre au point, à partir de cette planète, un modèle qui pourrait s'appliquer à toutes les planètes hycéennes. En effet, ils prétendent n'être jamais parvenus à refaire ces calculs.
Ils rappellent aussi que la température très élevée régnant sur ces planètes entraînerait l'évaporation d'une partie des eaux des océans, provoquant un puissant effet de serre. L'élévation de la température qui en résulterait finirait par créer un environnement vraiment peu propice à l'apparition de la vie.
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D'étranges lumières apparaissent à l'occasion de certains tremblements de terre. Longtemps, la communauté scientifique n'a pas cru à ces phénomènes, pourtant signalés depuis des siècles. Après de plus amples recherches, elle propose aujourd'hui une explication.
De curieuses lumières
Ces lumières n'accompagnent pas chaque séisme. Elles seraient même rares. Elles se produisent avant le tremblement de terre, mais aussi pendant et après.
Leur aspect semble très divers. On le constate d'après les nombreux témoignages, mais surtout en consultant les photos, prises à partir des années 1960, et vidéos qui sont aujourd'hui disponibles.
Ainsi, il peut s'agir d'une faible lueur, vacillant à quelques centimètres du sol ou d'une boule d'un rouge sombre. Les lumières virent parfois au bleu ou au vert. À chaque fois, elles annoncent ou suivent un tremblement de terre.
Le rôle des roches magmatiques
Les scientifiques ont voulu en avoir le cœur net. Des chercheurs américains ont ainsi étudié les lueurs apparues à l'occasion de 65 séismes, et ce depuis le XVIIe siècle.
Ces recherches les ont amenés à conclure que ces lumières seraient produites, dans la plupart des cas, par des roches magmatiques. Profondément enfouies, elles remontent à la surface du fait de la pression exercée par la plaque océanique, qui se glisse sous la plaque continentale.
Or, ces roches étant chargées électriquement, cette électricité, ramenée à la surface, viendrait modifier la structure de l'air, provoquant ainsi l'apparition de lumières.
Ce type de phénomènes ne se produirait que lors des séismes nés au sein d'une plaque tectonique, dans un endroit du rift continental. Le rift se présente sous la forme d'un profond fossé, qui se creuse le long d'une fracture de l'écorce terrestre.
Il se crée alors des failles presque verticales, qui s'enfoncent profondément dans la croûte terrestre, facilitant ainsi la remontée des roches magmatiques. De même, la puissance du séisme doit être assez grande pour faire peser les contraintes nécessaires sur les roches.
Les séismes réunissant toutes ces conditions ne représenteraient qu'environ 5 % des tremblements dev terre. C'est dire que ces lumières de séisme ne s'offrent pas souvent au regard des spectateurs.
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Le nombre accru de lancements de satellites et le renouveau des projets spatiaux encombrent l'espace d'une énorme quantité de débris. Les risques de collision et de détérioration du matériel spatial deviennent préoccupants. Il existe cependant des moyens pour contrôler et rendre inoffensifs ces débris spatiaux.
Des objets menaçants de toutes tailles
Il y aurait plusieurs dizaines de millions de débris dans l'espace, pour un poids total estimé à 8.000 tonnes. Certains sont minuscules, comme un éclat de peinture, par exemple, mais d'autres sont très volumineux. Le plus massif serait l'étage d'un lanceur hors d'usage, qui pèserait 9 tonnes.
Si les objets de plus de 10 cm seraient au nombre d'environ 34.000, ceux mesurant d'1 mm à 1 cm dépasseraient le chiffre de 125 millions. Venant en priorité de Russie ou de Chine, ils naviguent en orbite basse, où ils sont le plus dangereux, ou en orbite géostationnaire.
Les chocs entre ces objets spatiaux entraînent la formation d'autres débris qui, à leur tour, accroissent les risques de collision. Ces débris peuvent endommager les satellites, ce qui peut entraîner des problèmes de connexion Internet et perturber le fonctionnement des stations météo ou des réseaux de communication.
À plusieurs reprises, la station spatiale internationale a dû également éviter ces objets errants.
Comment se débarrasser des débris spatiaux ?
Les débris spatiaux sont surveillés de très près par des organismes spécifiques, qui peuvent prévenir les autorités compétentes du passage imminent d'un objet à proximité d'un satellite.
Il existe également des équipements dédiés au retrait des débris spatiaux dangereux. Il s'agit de sortes de robots, dotés de bas articulés, qui retirent ces objets de leur orbite et en débarrassent l'espace.
Toutefois, de telles missions sont très coûteuses. C'est pourquoi d'autres solutions sont préconisées : des techniques de ralentissement de l'objet, notamment par la projection d'un petit nuage de gaz et de particules, devraient permettre d'en dévier la trajectoire.
On envisage également l'installation de lasers, placés à une certaine altitude et chargés à la fois de surveiller en permanence les trajets des débris et de détruire en partie les plus dangereux.
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Le vocabulaire en témoigne, la Lune semble souvent changer cde couleur. En effet, on parle couramment de "Lune rouge" ou de "Lune bleue". Mais pourquoi notre satellite changerait-il ainsi de couleur ?
Une planète grise
En fait, la seule couleur véritable de la Lune est le gris. En effet, toute sa surface est recouverte d'une couche de poussière grise, appelée régolithe. Certes, l'œil exercé d'un astronaute pourrait percevoir, en y regardant de près, certaines nuances dans cette couleur terne.
Ce qui ne change rien au fait que la Lune est grise. Mais ce n'est pas ce que voit un observateur placé sur Terre.
Ce qu'il perçoit, en fait, ce n'est pas la couleur de la Lune en tant que telle, mais celle de la Lune éclairée par le Soleil. En effet, comme toutes les planètes, la Lune n'émet pas de lumière.
Des facteurs pouvant modifier la perception de la couleur lunaire
Mais, si la couleur de la Lune est produite par les rayons solaires, pourquoi n'apercevons-nous pas toujours la même ?
Si la couleur de la Lune semble changer, c'est d'abord en raison de la position du Soleil par rapport à elle. Cette couleur peut aussi provenir du type d'endroit depuis lequel nous regardons notre satellite.
Si nous l'observons dans une grande ville, la pollution de l'atmosphère peut modifier la teinte que nous percevons.
La Lune en voit de toutes les couleurs
Le langage courant attribue des couleurs différentes à la Lune. Pour les expliquer, il faut faire intervenir son éclairage par le Soleil.
Ainsi, au coucher du Soleil, sa lumière, réfléchie par la Lune, doit pénétrer à travers une épaisse couche atmosphérique. Le bleu s'y absorbant davantage, c'est le rouge qui nous apparaît surtout. Voilà pourquoi on parle, dans ce cas, de "Lune rouge".
De son côté, la "Lune bleue" ne l'est pas réellement. Ce sont toutes les particules envahissant l'atmosphère, notamment durant une éruption volcanique, qui donnent cette impression.
Parfois, le nom donné n'a guère de rapport avec le couleur invoquée. Ainsi, la "Lune rousse" fait surtout référence aux jeunes plants "roussis" par les gelées au moment de l'apparition de la Lune dans le ciel nocturne.
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Une grande part des démarches de la vie quotidienne dépend désormais d'Internet. Une coupure durable de la connexion nous trouverait démunis et coûterait très cher à l'économie. Or, une forte tempête solaire pourrait la provoquer.
Un vent solaire qui peut se transformer en tempête
Un vent solaire, composé de particules électriquement chargées, souffle en permanence jusqu'à notre Terre. Mais le chant magnétique qui l'enveloppe nous préserve de ses assauts. Sauf si ce vent se transforme en tempête.
Ces tempêtes solaires ne sont pas fréquentes. La probabilité que l'une d'entre elles atteigne la Terre ne dépasse guère 10 % sur une décennie.
Pourtant, de tels événements se sont déjà produits. On se souvient notamment des tempêtes solaires qui ont balayé la Terre en 1859 et en 1921. Or, certains signes laissent à penser que le Soleil, qui devrait arriver à la fin d'un cycle entre 2023 et 2026, pourrait connaître une puissante éruption.
D'après les scientifiques, toutefois, il est peu probable, mais pas impossible, que la tempête ainsi déclenchée puisse toucher notre planète.
Une tempête qui pourrait nous priver d'Internet
En 1859, la tempête solaire qui déferle sur la Terre perturbe le champ magnétique terrestre. Les boussoles s'affolent et les fils télégraphiques prennent feu.
Certains scientifiques pensent que, si une telle tempête devait atteindre notre planète aujourd'hui, elle pourrait provoquer une coupure du réseau Internet. En effet, certains éléments équipant les câbles sous-marins qui assurent cette liaison Internet d'un continent à l'autre seraient très sensibles aux effets d'une tempête solaire.
Si elle est d'ampleur modérée, ses effets ne devraient pas trop perturber le réseau. En effet, si, en raison de la tempête, les signaux ne peuvent passer par un câble, ils peuvent en emprunter un autre.
En revanche, si la tempête est très puissante, elle pourrait provoquer une panne générale d'Internet. Une telle situation coûterait 7 milliards par jour à l'économie américaine.
Cette tempête solaire pourrait être détectée à temps, donnant quelques heures aux responsables pour anticiper une telle catastrophe. Cependant, les scientifiques reconnaissent qu'ils manquent de données fiables pour apprécier l'ampleur de l'événement et ses possibles répercussions.
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De nos jours, certains enjeux mondiaux, comme les questions écologiques, exigent des décisions rapides. Mais, en raison de l'incertitude des données, la science "normale" ne serait plus en mesure d'apporter des solutions satisfaisantes à ces questions. Elle devrait donc faire place à la science dite "post-normale".
La science "normale" ne peut répondre à certains enjeux
L'existence de certaines questions, comme les problèmes écologiques ou la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, met la science face à de nouveaux défis.
En effet, il lui faut trouver des solutions à ces questions en se fondant sur des faits incertains et des données imprécises. Ainsi, les hypothèses émises sur la rapidité du réchauffement climatique et le degré d'élévation du niveau de la mer qui devrait en découler, laissent le champ à des interprétations très diverses.
Aussi ces questions ne semblent-elles plus du ressort de la seule recherche fondamentale, qui laisse au chercheur, isolé dans son laboratoire, tout le temps nécessaire à l'aboutissement de ses travaux.
Aujourd'hui, cette science-là, pas plus d'ailleurs que la science appliquée, n'est en mesure de répondre à ces enjeux essentiels par des décisions rapides. Cette science "normale" doit donc céder la place à la science "post-normale".
Un élargissement de l'objet de la science
La science post-normale sort donc de ses laboratoires. Obligée de fournir des réponses, elle doit se colleter avec la réalité immédiate.
Sommés de mettre leur expertise au service des décisions politiques, les scientifiques post-normaux perdent donc en partie leur autonomie. Et cette collaboration avec le pouvoir politique les conduit à intégrer un aspect moral à leur réflexion.
En effet, il ne s'agit plus seulement pour eux de régler un problème de manière scientifique, en lui trouvant des solutions rationnelles. Ils doivent aussi se préoccuper de l'impact de ces solutions sur le devenir de l'humanité et de la planète.
Cet élargissement de l'objet de la science conduit à confier l'évaluation des solutions retenues, non pas aux seuls scientifiques, mais à un ensemble élargi, composé en parti de personnes non issues du sérail scientifique. La science post-normale doit donc partager son savoir.
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Nombreux sont ceux qui cherchent à stimuler leur vie sexuelle en prenant des substances qui ont la réputation d'être aphrodisiaques. Mais qu'en est-il de leur efficacité réelle ?
Une action non démontrée sur la libido
Quand on parle de l'efficacité supposée des aphrodisiaques, il faut d'abord savoir de quoi l'on parle.
S'il s'agit du désir sexuel, aucune étude, à ce jour, ne montre qu'une de ces substances pourrait l'aiguiser. Par conséquent, rien ne prouve que les aphrodisiaques puissent stimuler la libido proprement dite.
Plus d'effets sur les performances sexuelles
En revanche, il semble que certaines substances aient un effet sur les mécanismes corporels nécessaires à la vie sexuelle.
Ainsi, certains aphrodisiaques provoqueraient un afflux de sang dans le pénis, favorisant l'érection. D'autres contribueraient à l'augmentation de testostérone, produite par les testicules chez l'homme et par les ovaires chez la femme.
Enfin, il est des aphrodisiaques qui favoriseraient une production plus abondante de spermatozoïdes.
Aphrodisiaques : un grand choix de substances
De tous temps, des substances comme le ginseng, l'ambre gris ou la corne de rhinocéros ont été présentées comme de puissants aphrodisiaques.
De nos jours, de nombreuses substances ont encore cette réputation. Ainsi, la grenade est censée augmenter le taux de testostérone.
Déjà appréciées par les Romains, pour leurs vertus aphrodisiaques, les huîtres sont riches en zinc, élément nécessaire à la fabrication des spermatozoïdes. C'est aussi le cas de la citrouille, à laquelle on prête parfois des effets aphrodisiaques.
De son côté, le ginseng est utilisé, depuis fort longtemps, pour améliorer la fonction érectile. Il serait donc efficace pour traiter l'impuissance masculine. Certaines de ses variétés pourraient aussi doper la libido des femmes ménopausées.
Même s'il est capable, par sa composition, de stimuler la production de sérotonine, la fameuse "hormone du bonheur", le chocolat n'a fait l'objet d'aucune étude sérieuse démontrant ses vertus aphrodisiaques.
Plante à racine faisant partie depuis longtemps de la pharmacopée péruvienne, la maca est réputée pour son action positive sur la fertilité et les fonctions sexuelles, chez l'homme aussi bien que chez la femme.
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