Choses à Savoir SCIENCES

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Choses à Savoir SCIENCES episodes

  • Comment la pollution aide-t-elle à chercher des extraterrestres ?

    Depuis des décennies, les hommes recherchent, dans le cosmos, les traces d'éventuels extraterrestres. Ils scrutent l'univers avec leurs télescopes et traquent de possibles ondes radio. Mais les scientifiques ont trouvé un autre moyen de découvrir ces civilisations de l'espace, si du moins elles existent.


    Des traces de pollution en provenance de l'espace


    Dans de nombreux pays, les pouvoirs publics ont favorisé la mise au point de programmes destinés à la recherche de traces de vie intelligente dans l'univers. Les scientifiques et les techniciens investis de cette mission disposent de moyens adaptés, à l'image des puissants radiotélescopes mis à leur disposition.


    Leur but était surtout de capter les éventuelles ondes radio émises par des extraterrestres. Mais, aujourd'hui, leur recherche s'oriente vers une autre voie.


    En effet, il s'agirait de percevoir les traces de la pollution provenant d'une civilisation industrielle. Dans ce cas, en effet, cette activité se traduit par l'émission dans l'atmosphère de certains gaz, comme les chlorofluorocarbures.


    Si certains de ces gaz se dissolvent au bout d'une dizaine d'années, d'autres, en revanche, peuvent persister dans l'atmosphère pendant 50.000 ans.


    Un télescope très puissant


    Jusqu'à présent, les astronomes ne disposaient pas de moyens assez puissants pour détecter ces traces de pollution. Mais ce sera bientôt le cas.


    En effet, si tout se passe comme prévu, le télescope James Webb devrait être lancé en décembre 2021. Se déployant sur une hauteur de plus de 10 mètres, il sera 10 à 100 fois plus puissant que le télescope Hubble.


    Grâce à cet instrument perfectionné, les astronomes seront mieux à même de comprendre comment l'univers s'est formé. Mais il leur sera également possible de repérer les possibles émanations produites par l'activité d'éventuelles civilisations extraterrestres.


    Cependant, cette pollution ne serait détectable que si elle provenait d'une planète en orbite autour d'une naine blanche. Il s'agit en quelque sorte d'une étoile parvenant à la phase ultime de son évolution.


    Une autre condition devra être remplie. Pour être repérable par le télescope, l'émission de ces gaz liés à la pollution devra être dix fois plus massive que celle qui est produite sur Terre.


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  • Pourquoi Facebook veut-il créer le “métavers” ?

    Facebook annonce son intention d'ouvrir la voie à "l'Internet de demain", selon le mot de son directeur général. Il prendrait la forme de ce que les spécialistes de la question appellent le "metavers".


    Un double du monde réel


    Le néologisme "métavers" est une contraction de "méta" et d'"univers". Il désigne un monde numérique qui serait la copie conforme du monde réel.


    Sa création, grâce à des lunettes de réalité virtuelle perfectionnées, permettrait aux internautes d'avoir entre eux des relations beaucoup plus concrètes, très comparables à celles qu'ils pourraient développer dans la vie.


    Ainsi, deux personnes vivant à des milliers de kilomètres pourraient, par la vertu de ce procédé, avoir l'impression de se retrouver dans la même pièce. Elles pourraient également danser dans la même boîte de nuit ou acheter des biens numériques. Ainsi, les gens auraient vraiment le sentiment se trouver en présence les uns des autres.


    Cette possibilité de se dégager des contraintes physiques révolutionnerait aussi le monde du travail. Ainsi, sur un site en ligne utilisant déjà certaines des potentialités du "métavers", il est d'ores et déjà possible de travailler comme croupier dans un casino virtuel.


    Des enjeux de taille


    La mise au point de cette nouvelle version d'Internet place Facebook devant de nouveaux défis. À commencer par celui de la main-d'œuvre. Le groupe aura en effet besoin d'embaucher un personnel hautement qualifié, rompu aux technologie de réalité virtuelle.


    De fait, Facebook annonce le recrutement, d'ici à 5 ans, d'environ 10.000 personnes. Si elles doivent venir des pays de l'Union européenne, c'est que le patron de Facebook dit accorder la plus grande confiance aux modalités de développement et aux capacités de recherche des entreprises du vieux continent.


    D'ailleurs, le groupe, qui domine, avec d'autres, le secteur de la réalité virtuelle, a déjà accordé des subventions à des programmes de recherche européens portant notamment sur l'intelligence artificielle.


    Les dirigeants de Facebook tiennent à préciser que ce "metavers" ne serait pas la propriété exclusive du groupe. Pour eux, en effet, il ne pourrait voir le jour que grâce à la collaboration entre les entreprises du secteur.


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    2 min
  • Que voit-on avant de décéder ?

    De nombreuses personnes ranimées après avoir été plongées dans un épisode de coma avancé ou après avoir connu un état de mort clinique, font état d'expériences étranges, connues sous le nom d'"expériences de mort imminente", ou EMI.


    D'étonnantes expériences aux portes de la mort


    Les EMI ne sont pas des phénomènes rares. Elles concerneraient de 10 à 20 % des personnes survivant à un arrêt cardiaque. Un médecin américain a même constaté, au cours d'une recherche menée en 2014, que près de 40 % des patients interrogés avaient vécu une telle expérience.


    De plus, ce curieux phénomène se produit chez des patients de tous âges. Il semble aussi survenir partout dans le monde, sans que la culture propre de chaque peuple semble beaucoup influencer son déroulement.


    Certains patients dans le coma ou en état de mort clinique disent entrer dans un tunnel, au bout duquel brille une intense lumière. Certains prétendent rencontrer des défunts, dont des membres de leur famille décédés, qui semblent les attendre.


    D'après ces récits, certains patients sortiraient de leur corps, et, parvenus au plafond, se verraient eux-mêmes étendus sur leur lit. Ils verraient aussi toute leur vie défiler rapidement.


    Les personnes ayant vécu une EMI resteraient souvent marquées par une expérience qui changerait parfois leur façon de vivre et de penser.


    À la recherche d'explications rationnelles


    Pour la plupart des scientifiques, qui se refusent a priori à envisager d'autres hypothèses, ces phénomènes ne peuvent qu'avoir une origine organique.


    Pour eux, il ne peut donc s'agir que d'illusions, produites par un fonctionnement altéré, ou du moins différent, du cerveau et d'autres organes. Ils pointent en particulier le dérèglement des régions cérébrales impliquées dans le déclenchement des émotions ou la mémoire.


    La sécrétion plus abondante de certaines hormones, dans cette ultime étape de la vie, ou le manque d'oxygène pourraient aussi jouer un rôle dans l'apparition de ce que ces médecins qualifient de visions. Autant d'hypothèses qu'il reste à démontrer.


    Par ailleurs, le cerveau continuerait d'être actif plusieurs minutes après l'arrêt du cœur. Une certaine forme de conscience pourrait donc subsister durant ce court laps de temps.


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  • Comment le réchauffement climatique affecte-t-il la rotation de la Terre ?

    On le sait, la Terre ne tourne pas seulement autour du Soleil, mais effectue aussi une rotation sur elle-même. Or, l'axe autour duquel elle tourne se déplace plus vite qu'auparavant, sans doute sous l'effet du réchauffement climatique.


    Un axe de rotation qui se modifie plus vite


    Notre planète tourne autour de ce que l'on appelle l'axe des pôles géographiques. Il est fait d'une ligne imaginaire qui court d'un pôle à l'autre. Or, un tel axe n'est pas fixe.


    En effet, les pôles se déplacent. Les scientifiques ont même mesuré ces mouvements. Ils ont remarqué que, depuis 1980, chacun des pôles avait bougé d'environ 4 mètres, l'axe de rotation penchant plus vers l'est que vers le sud depuis le milieu des années 1990.


    Et, depuis le début de cette même décennie, les chercheurs ont constaté que ce déplacement des pôles s'accélérait. En effet, il aurait été 17 fois plus rapide entre 1995 et 2020 qu'entre 1981 et 1995.


    La fonte accélérée des glaciers


    Plusieurs raisons expliquent la modification de l'axe de rotation de la Terre. En plus du rôle des courants océaniques, l'une des causes principales de ce phénomène tient à la répartition des eaux à la surface de la Terre.


    Pour les scientifiques chinois qui ont étudié la question, la fonte des glaciers, en modifiant la redistribution de ces masses d'eau, serait la principale responsable de l'accélération de la dérive du pôle Nord. C'est ce déplacement accéléré qui entraîne une modification plus sensible de l'axe de rotation de notre planète.


    De fait, 1.200 milliards de tonnes de glace fondraient chaque année depuis 210, du fait du réchauffement climatique, contre un peu plus de 750 milliards deux décennies auparavant.


    Mais la fonte des glaciers ne serait pas la seule cause de cette accélération de la dérive polaire. Le pompage des eaux souterraines, pour les besoins de l'agriculture, jouerait aussi un rôle dans ce phénomène.


    À ce stade, il n'y aurait aucune raison de nous inquiéter. En effet, la modification de l'axe de rotation de la Terre serait beaucoup trop faible pour avoir la moindre incidence sur notre vie quotidienne.


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  • Qu'est-ce que la pile électrique de Bagdad ?

    En empilant des rondelles de cuivre et de zinc, intercalées avec un tissu imprégné d'eau salé, le haut et le bas reliés par un fil, Alessandro Volta invente la pile en 1800. Mais il se pourrait qu'un tel dispositif ait été imaginé à une époque beaucoup plus reculée.


    Une pile antique ?


    Dans le sous-sol du musée archéologique de Bagdad, l'archéologue allemand Wilhelm König met la main, à la fin des années 1930, sur un curieux objet. Il s'agit d'une poterie en forme de jarre, d'une quinzaine de centimètres de haut.


    À l'intérieur du récipient, se trouve une tige de fer entourée d'un cylindre de cuivre. La jarre est fermée par un bouchon de bitume. Un tampon de la même matière isole le dispositif du bas de la poterie.


    L'archéologue la fait remonter à une période comprise entre 250 avant J.-C et le début du troisième siècle de notre ère. Mais d'autres datations ont été proposées.


    S'agirait-il d'une pile ? Certains l'ont pensé, car il ne lui manque qu'un peu d'acide et des fils de connexion pour fonctionner. D'ailleurs, des traces de corrosion montrent que le dispositif avait pu être imprégné d'un acide léger, comme du vinaigre.


    Un usage incertain


    Pour en avoir le cœur net, il faudrait examiner de près l'intérieur de la jarre. Or, en raison de la présence du bouchon de bitume, on ne saurait y parvenir sans la briser.


    Si l'on tient pour acquis qu'il s'agit bien d'une pile, à quoi pouvait-elle bien servir ? Des scientifiques pensent qu'elle aurait pu être utilisée pour recouvrir d'or certains objets.


    Mais cette utilisation est contestée. Il existait en effet d'autres techniques de dorure. Par ailleurs, certains soulignent l'absence de fils de connexion et le système hermétique de fermeture du récipient.


    Et ils font aussi remarquer la faible charge électrique produite par ces jarres. C'est pourquoi un usage religieux, jugé plus probable, a été proposé. Ainsi, la "pile" aurait pu servir à impressionner l'auditoire. Une utilisation médicale a également été suggérée.


    Ce qui laisse supposer que les inventeurs de ce dispositif ne seraient pas parvenus à une réelle maîtrise de l'électricité.


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  • Que se trouvait-il dans le cratère martien Jezero ?

    Depuis son arrivée sur Mars, le 18 février 2021, le rover Perseverance a recueilli de précieuses données sur la planète rouge. Dernière en date de ses découvertes, il vient de confirmer la présence d'un ancien lac dans le cratère de Jezero.


    Un lac martien


    Perseverance devait étudier le site où il atterri, ce cratère de Jezero, dont on pensait, d'après certaines observations, qu'il avait pu contenir de l'eau.


    Le rover vient de confirmer ce soupçon. En analysant, grâce à ses instruments, les fins sédiments déposés au fond du cratère, il a pu établir qu'un lac fermé l'avait occupé voilà environ 3,6 milliards d'années.


    Il s'agit d'un plan d'eau d'environ 35 km de diamètre et dont la profondeur aurait atteint plusieurs dizaines de mètres. Le lac aurait été lui-même alimenté par une rivière.


    Bien que le rover n'ait pas tout à fait atterri à l'endroit prévu, ses instruments, et notamment une caméra très sophistiquée, lui ont permis d'analyser à distance la composition de certaines strates sédimentaires, notamment celles qui sont situées sur la colline surplombant le lac.


    Un changement climatique majeur


    Les dépôts lacustres trouvés au fond de l'ancien lac par le robot intéressent beaucoup les spécialistes. La présence de sable et d'argile, notamment, serait susceptible d'abriter de la matière organique, produite par des organismes vivants.


    Le rover a fait une autre découverte intéressante : celle de gros galets au sommet de la colline, sans doute transportés là par la force de l'eau. Ce qui dénoterait la présence de courants très puissants ou même de fortes crues.


    Les scientifiques se demandent si ces galets ne sont pas les témoins d'un changement climatique majeur, qui aurait pu marquer la fin du lac. Il pourrait s'agir d'une glaciation mais aussi du début d'une phase aride.


    Les échantillons prélevés sur place par le robot pourraient leur en apprendre davantage. Il faudra donc prévoir un itinéraire qui lui permettra de parvenir sans encombre au cratère.


    Ils ne sont cependant pas près d'être examinés par les spécialistes. En effet, le retour de Perseverance, avec ses échantillons, n'est pas prévu avant le début des années 2030.


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  • Pourquoi la Terre s'assombrit-elle ?

    Des chercheurs américains se sont aperçus, ces dernières années, que la Terre était moins brillante, autrement dit qu'elle renvoyait moins la lumière du Soleil dans l'espace. À quoi un tel phénomène est-il dû ?


    Une Terre plus sombre


    Une partie de la Lumière du Soleil, environ 30 %, est renvoyée vers l'espace. C'est elle qui rend notre planète brillante et illumine la Lune. Les scientifiques appellent réflectance ou albédo cet éclat de la Terre.


    Durant 20 ans, des chercheurs américains ont étudié diverses données, comme les cycles solaires ou la couverture nuageuse de notre planète, afin de mesurer cette brillance de la Terre.


    Or, au cours des trois dernières années, ils ont constaté avec surprise que la Terre s'assombrissait. En effet, notre planète capterait un demi watt de lumière solaire en moins, par mètre carré, qu'il y a vingt ans. Ce qui correspondrait à une diminution de 0,5 % de la réflectance de la Terre.


    Une couverture nuageuse qui s'effiloche


    Pour les scientifiques, il ne pouvait y avoir que deux explications à un tel phénomène : une défaillance de la source lumineuse, qui produirait moins de lumière, ou une baisse de l'albédo terrestre.


    Les chercheurs n'ayant pas remarqué de baisse d'intensité de la lumière solaire, ils se sont concentrés sur la seconde hypothèse.


    Ils se sont alors aperçus que la couverture nuageuse était moins dense, notamment au-dessus d'une partie de l'océan Pacifique. Or, c'est sur ces nuages bas que la lumière du Soleil rebondit pour se diffuser dans l'espace.


    Si ces nuages sont moins nombreux, une plus grande quantité de lumière solaire est absorbée par la Terre et les océans. C'est ce qui expliquerait la moindre brillance de notre planète.


    Cette diminution de la couverture nuageuse serait liée à une augmentation de la température de cette partie du Pacifique, due elle-même aux effets du réchauffement climatique.


    La diminution de la réflectance terrestre participe-t-elle à ce dernier phénomène ? Pour l'instant, les scientifiques ne se prononcent pas. En effet, ils ignorent encore ce que la Terre fait du surcroît de lumière solaire que laissent passer les nuages.


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    2 min
  • Pourquoi les chats blancs sont-ils souvent sourds ?

    Si votre chat ne vous obéit pas, ne vous montrez pas trop sévère avec lui. Il se peut tout simplement qu'il ne vous ait pas entendu. En effet, certains chats ont plus de risques d'être sourds.


    Des chats plus souvent sourds que les autres


    Avec leur fourrure immaculée, les chats blancs sont souvent très appréciés. Et plus encore s'ils ont les yeux bleus. Et pourtant ces adorables félins ont un problème : ils sont souvent sourds.


    Ils ont en effet 72 % de chances de développer ce handicap. Le responsable de cette infirmité est le gène W, que le chaton hérite de ses parents. On lui a donné ce nom en référence à la première lettre du mot "white" qui, comme on sait, signifie "blanc" en anglais.


    C'est en effet ce gène qui détermine la couleur blanche du pelage de votre chat. Il empêche donc la pigmentation de la fourrure, mais aussi, dans de nombreux cas, celle de l'iris, qui conserve sa couleur bleue d'origine.


    Une mutation génétique


    Si le gène W se borne à empêcher la pigmentation du pelage et de l'iris, votre chat blanc aux yeux bleus aura l'ouïe aussi fine que ses congénères. Mais il arrive assez souvent que ce gène subisse une mutation.


    Dans ce cas, il n'affecte pas seulement la couleur du chat, il agit aussi sur les cellules de l'organe de Corti. Situé dans l'oreille, c'est lui qui assure la perception auditive et permet d'entendre des sons.


    Chez les animaux victimes de cette mutation génétique, ces cellules sont très vite détruites, dès le début de la vie du chaton. Dans ce cas, les sons ne sont plus transmis de l'oreille interne aux zones du cerveau responsables de l'audition.


    Environ la moitié des chats porteurs de ce gène sont atteints de surdité congénitale. En revanche, elle n'est souvent que partielle chez les chats blancs ayant des yeux "vairons", autrement dit un œil bleu et un œil jaune.


    Dans ce cas, il se peut que ces chats n'entendent que d'une oreille, celle qui se trouve du côté de l'œil jaune.


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  • Comment les moules s'accrochent-elles aux rochers ?

    Vous l'avez sans doute remarqué, il n'est pas si facile de récolter des moules. Elles tiennent si bien à leurs rochers qu'il est parfois difficile de les en détacher. En effet, elles sécrètent leur propre "colle", un mécanisme naturel qui pourrait avoir de nombreuses applications.


    Une "colle" très puissante


    C'est par le biais de très fins filaments, dont l'ensemble forme le byssus, que la moule adhère à son rocher. Ces filaments sont produits par des protéines spécifiques, que libère la moule.


    Elle y ajoute certains éléments, comme du fer et des dérivés d'acides aminés, appelés "dopas", qui contribuent en quelque sorte à coaguler ce réseau de filaments. C'est cette association qui explique que la moule tienne aussi bien au rocher qui l'accueille.


    Dès lors, la moule a réussi à fabriquer une "colle" dont la résistance est bien supérieure à toutes les formes de glus que l'homme pourrait fabriquer.


    Une autre protéine vient encore renforcer l'adhérence de cette "colle"; elle n'a pas elle-même de pouvoir adhésif, mais, de par sa composition, elle empêche la "colle" d'être dégradée par l'eau de mer, qui contient en effet un faible niveau d'acidité et une forte teneur en oxygène.


    Enfin, certaines parties du coquillage sont plus acides. Or, d'après les spécialistes, l'acidité permettrait à la moule d'adhérer encore plus à son rocher.


    Une colle naturelle très utile


    La nature inspire souvent l'homme. Cette "colle" fabriquée par la moule lui a en effet donné des idées. Elle pourrait ainsi donner naissance à une glu plus puissante que ses devancières, et résultant, qui plus est, d'un processus naturel.


    Il serait donc possible de produire une colle naturelle à partir du byssus des moules. À condition, toutefois, d'utiliser ces filaments qui, pour l'instant, ne servent encore à rien.


    Cette colle aurait de nombreuses applications, notamment en médecine. Sa fabrication à partir d'éléments naturels et sa nature non toxique en feraient un matériau idéal pour fixer des implants ou soigner des cicatrices. Et son efficacité serait d'autant plus grande que sa résistance dépasse sans doute celle des substances utilisées jusqu'ici.


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    2 min
  • Quelle fut la toute première voiture électrique ?

    Les voitures électriques ne datent pas d'hier. Il en existait déjà à la toute fin du XIXe siècle et l'une d'elles, la "Jamais Contente", fut même la première voiture à dépasser les 100km/h.


    Les premiers véhicules électriques


    Cette histoire des premières voitures électriques met en scène trois passionnés d'automobiles. D'une part l'ingénieur belge Camille Jenatzy, surnommé le "diable rouge" en raison de sa chevelure et de sa barbe rousses.


    Dès 1898, son esprit fertile s'intéresse à la traction électrique des automobiles. Il fait construire, d'après ses plans, des véhicules qu'on appela aussitôt des "fiacres électriques". Leur concepteur les voyait en effet remplacer, dans un proche avenir, les véhicules hippomobiles qui sillonnaient alors les rues des villes.


    Mais le "diable rouge" doit compter avec un sérieux concurrent, le carrossier Charles Jeantaud, qui, dès 1881, fabrique la première automobile électrique, appelée la "Tilbury".


    Au volant de ces voitures d'un nouveau genre, on trouve un pilote intrépide, le comte Gaston de Chasseloup-Laubat.


    Le record de vitesse pulvérisé


    Camille Jenatzy et Gaston de Chasseloup-Laubat vont se retrouver face à face, dans une compétition acharnée. C'est à qui battra le record absolu de vitesse, au volant de sa voiture électrique.


    De décembre 1898 à avril 1899, les deux pilotes ne cessent de se voler la vedette. C'est Chasseloup-Laubat qui remporte la première victoire : au volant de sa Jeantaud électrique, il dépasse les 63 km/h en décembre 1898.


    Mais, le 27 janvier 1899, Jenatzy roule à près de 80 km/h. Qu'à cela ne tienne : son rival fait monter sa voiture à plus de 92 km/h le 4 mars suivant.


    C'est alors que Camille Jenatzy met au point un nouveau prototype. Ce nouveau véhicule électrique a la forme d'une torpille, cette forme aérodynamique lui permettant de fendre l'air. À l'arrière, deux moteurs électriques propulsent le véhicule.


    L'ingénieur belge n'étant lui-même jamais satisfait, il nomme sa voiture la "Jamais Contente". Le 29 avril 1899, ce bolide atteint la vitesse record de 105,879 km/h ! Cette performance n'assura pas pour autant le succès du moteur électrique, qui dut attendre près d'un siècle pour retrouver les faveurs des constructeurs.


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