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L'homme n'est pas près de percer tous les mystères de l'univers. L'origine de bien des phénomènes venant de l'espace lui échappe encore, à commencer par celle de certains sons.
Ils ont été perçus par des ballons pourvus de micros, et envoyés dans la stratosphère, une zone de l'atmosphère comprise entre 10 et 50 kilomètres d'altitude. La société américaine à l'origine du projet, et spécialisée dans l'acoustique, a ainsi lancé dans l'espace, depuis 2016, une cinquantaine de ces ballons.
Ce n'est pas la première fois qu'on envoie des ballons dans l'espace pour enregistrer des sons. Ainsi, à la fin des années 1940, un projet américain, destiné à rester secret, devait détecter, à l'aide de ballons, les éventuels sons produits par les essais nucléaires.
Les sons qui viennent d'être recueillis sont trop graves pour être perçus par l'oreille humaine. Ils ressemblent à des grondements bas et se produisant à intervalles réguliers. Pour l'instant, ces sons demeurent inexpliqués.
De nombreux sons circulent dans cette partie de l'atmosphère terrestre. L'origine en est très diverse, mais ces sons proviennent le plus souvent de la Terre, et se propagent dans l'espace sous une forme très atténuée.
Il peut s'agir de sons naturels, comme ceux qui sont produits par les orages, le choc des vagues ou les éruptions volcaniques. L'activité humaine est à l'origine d'autres bruits circulant dans l'atmosphère.
Ces sons peuvent se diffuser dans l'espace quand tournent des éoliennes, par exemple, ou à l'occasion du lancement d'une fusée. Il peut aussi s'agir d'explosions ou de la rumeur qui émane des grandes villes, et notamment de la circulation automobile.
Mais les grondements sourds et réguliers que viennent de capter ces ballons demeurent inexpliqués. Bien sûr, des hypothèses ont été émises. Pour les uns, il pourrait s'agir de la trace sonore laissée par des événements climatiques non encore repérés.
Pour d'autres, ces sons étranges pourraient être simplement des bruits terrestres très déformés. Pour l'heure, aucune de ces explications n'est vraiment convaincante. Des recherches plus approfondies devront donc être menées, toujours à l'aide de ces ballons chasseurs de sons.
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Si vous pensez rompre la monotonie du vol par la dégustation d'un bon repas, vous vous faites peut-être des illusions. Non que la nourriture servie dans les avions soit mauvaise. Certains plateaux repas sont même appétissants.
Si la nourriture vous paraît plus fade, c'est à cause des conditions mêmes du vol. En effet, l'air est bien plus sec dans un avion. De fait, malgré les systèmes de conditionnement d'air, la pressurisation de la cabine et la grande sécheresse de l'air extérieur font régner dans l'appareil une atmosphère trop peu humide.
En effet, le taux d'humidité de l'air flottant dans la cabine n'est que de 12 % en moyenne. Et cet air a tendance à assécher les parois nasales, ce qui réduit l'efficacité de nos récepteurs olfactifs.
Or, on le sait, l'odorat joue un rôle notable dans la perception du goût des aliments. Selon une récente étude, cet assèchement de l'air entraînerait une diminution de 20 % de la perception du sucre, alors que la sensation d'un goût salé serait réduite de près d'un tiers.
Dans ces conditions, le passager ne perçoit guère plus la saveur de son repas que s'il était enrhumé.
En vol, un autre élément contribue à affadir la nourriture : le bruit. Une cabine d'avion est en effet assez bruyante, le niveau sonore correspondant à peu près à celui produit par certains aspirateurs.
Or, ce bruit, en brouillant notre ouïe, a tendance à affaiblir certains arômes, notamment ceux qui sont légers et flottent dans l'air. C'est le goût salé qui est le premier affecté, rendant le repas d'autant plus terne.
Pour relever un peu la saveur de leurs plats, les compagnies rajoutent souvent du sucre et du sel. Voilà qui ne plaira pas forcément à tous les habitués de l'avion qui surveillent leur santé de près.
Elles favorisent aussi des aliments comme la tomate ou les champignons, qui sont moins altérés par les conditions de vol. On préserverait aussi le goût de la viande en la faisant cuire plus lentement.
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Certaines pratiques du passé ne laissent pas de nous étonner aujourd'hui. Ainsi, les hommes de l'Antiquité et du Moyen-Âge n'hésitaient pas à tirer certains de leurs remèdes...du corps humain !
On parle à ce sujet d'un véritable cannibalisme médical. Ainsi, le sang des gladiateurs était réputé pour calmer les crises d'épilepsie et on utilisait la graisse humaine à des fins curatives. Le corps humain était même parfois réduit en une poudre que vendaient certains apothicaires.
Embaumé ou réduit à l'état de momie, il était également considéré comme un excellent remède. On pouvait prescrire cet étrange médicament en cas de maux de tête, de douleurs gastriques, de problèmes cardiaques ou même de cancer.
En fait, l'utilisation des momies à des fins médicales résulte d'une méprise. En effet, quand, aux XIe et XIIe siècles, les traducteurs de textes arabes ont voulu donner un équivalent français du mot "mumia", ils ont aussitôt pensé à une "momie".
Or, ce terme ne s'appliquait nullement aux cadavres enserrés de bandelettes, mais à une substance tirée d'une roche noire et découverte dans une montagne de Perse. On en tirait un remède rare et coûteux. En fait, il s'agissait d'asphalte naturel.
Dès lors, on fut persuadé d'avoir trouvé un nouveau remède miracle. On pensait qu'il s'agissait d'une substance visqueuse, qui suintait des cadavres embaumés. On pilla donc les anciens tombeaux égyptiens, à la recherche de ces momies, qui représentaient désormais une excellente source de revenus.
Seulement le contenu de ces tombes n'était pas inépuisable. Et la demande ne cessait de grandir. Les vraies momies venant à manquer, on se mit à en fabriquer des fausses. Des voleurs, avides de profits faciles, se mettent alors à la recherche de cadavres que personne n'allait réclamer : ceux des esclaves ou des criminels.
Embaumés à la hâte, et entourés de bandelettes, ils faisaient des momies très présentables. On les découpa donc en petits morceaux et les malades n'y virent que du feu. Malgré l'interdiction de vendre des antiquités égyptiennes, cet engouement pour la "mumia" dura jusqu'au XIXe siècle.
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On s'est longtemps interrogé sur la composition de la Lune et on se demande toujours de quoi elle est faite. Mais notre connaissance en la matière s'est enrichie de toutes les données recueillies par les missions Apollo.
Ainsi, des instruments laissés sur la Lune ont pu enregistrer de très nombreux séismes, qui nous en ont appris davantage sur la structure interne de notre satellite. On a ainsi pu se rendre compte qu'il se composait sans doute d'une croûte, d'un manteau et d'un noyau, une composition très comparable à celle de la Terre.
Des travaux récents, exploitant de nouvelles données, ont permis de conclure à la présence d'un noyau interne solide, composé d'un métal aussi dense que le fer. Selon les calculs des scientifiques, il aurait environ 500 kilomètres de diamètre, soit environ 15 % du diamètre total de la Lune.
Ce noyau interne serait enveloppé d'un noyau externe liquide.
Les scientifiques en savent aussi davantage sur le manteau, qui est l'un des éléments internes de la Lune. Il devait être composé, à l'origine, d'un magma liquide, qui se serait peu à peu solidifié.
Des mouvements s'y seraient déclenchés. Ils auraient favorisé la montée de matériaux, et notamment de fer, qui, à la faveur d'éruptions volcaniques, survenues à une période comprise entre 3,5 et 3 milliards d'années, se seraient déposés sur la surface de notre satellite. Ce qui montre que le manteau lunaire comprend davantage de fer que celui de la Terre.
Une fois sur la surface lunaire, ces matériaux auraient progressivement refroidi. En se figeant peu à peu à la surface de la Lune, ils auraient formé la croûte de notre satellite.
Au cours de cette phase de solidification, qui a vu l'apparition de la croûte, seuls les éléments légers sont restés à la surface. D'autres matériaux, comme l'ilménite, contenant du fer et du titane, seraient alors descendus au niveau de la limite entre le noyau et le manteau. Un phénomène en partie responsable de la production, à cette époque de la formation de la Lune, d'un important champ magnétique.
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Une fois peinte, une toile ne reste pas forcément figée pour l'éternité. Ses couleurs peuvent varier avec le temps. Mais d'autres modifications peuvent encore apparaître. C'est ce qui s'est produit pour certains tableaux du peintre Pierre Soulages, mort centenaire en octobre dernier.
En effet, des coulures sont apparues sur certaines de ses toiles. En vérité, le phénomène est très limité, puisqu'il ne concerne que trois tableaux sur les quelque 1.900 qu'a peints cet artiste très prolifique.
Mis au courant de cette altération de certaines de ses œuvres, il avait d'ailleurs décidé de collaborer avec l'équipe de restauration chargée d'en comprendre les causes et de lui trouver des remèdes.
Ces coulures ne sont pas seulement apparues sur des tableaux de Soulages. On les retrouve sur les toiles dues à d'autres peintres, comme Paul Klee par exemple, qui appartenait au courant artistique du Bauhaus.
Les toiles concernées auraient été peintes à Paris, vers la fin des années 1950. Il est probable que les artistes se fournissaient chez le même marchand de couleurs. Pour les scientifiques, l'origine de ces coulures est sans doute à rechercher dans la composition de cette peinture.
Et plus précisément dans l'huile qui lui servait de liant. Le problème viendrait donc de là, et non pas des pigments de la peinture.
Ensuite, certains artistes parisiens faisaient sécher les toiles sur leur balcon, les exposant ainsi à l'air pollué de la capitale. Le mode de chauffage des ateliers de peinture n'est peut-être pas non plus sans rapport avec ce ramollissement de la peinture.
Il se pourrait aussi que le transport de ces toiles vers les musées qui devaient les abriter, juste après leur exécution, puisse expliquer en partie le phénomène. Comme aussi la couche de vernis appliquée sur les tableaux juste avant leur départ vers les lieux d'exposition.
Quoi qu'il soit, ces toiles devraient faire l'objet de soins attentifs, de manière à éviter qu'elles ne s'altèrent davantage. Il faudra notamment choisir le mode et le lieu de conservation les plus propres à en préserver l'état d'origine.
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Au Royaume-Uni, une nouvelle technique thérapeutique est tentée, depuis quelques années, pour empêcher la transmission de certaines maladies génétiques. Ces graves affections peuvent atteindre le cerveau ou le cœur et entraîner des convulsions, des troubles cognitifs et même la perte de la vue ou de l'ouïe.
Ces maladies génétiques sont transmises par le biais de l'ADN mitochondrial de la mère, contenu dans l'ovocyte, la cellule reproductrice féminine.
Cette nouvelle méthode thérapeutique consiste à remplacer, dans l'ovule de la mère, l'ADN mitochondrial défectueux par celui d'une donneuse.
Puis cet ovule est fécondé in vitro par le sperme du père. Ce qui fait que l'embryon porte l'ADN de ses deux parents, mais aussi celui de la donneuse. C'est en somme comme s'il avait trois parents. Ceci étant, l'enfant est surtout porteur des gènes de ses parents, qui représentent 99,8 % de son matériel génétique.
Au Royaume-Uni, le premier enfant conçu de la sorte est né en 2016, après le vote, l'année précédente, d'une loi autorisant le recours à cette technique. L'enfant né dans ces conditions était en bonne santé, débarrassé de la maladie que, sans l'utilisation de cette technique, il aurait héritée de sa mère. Depuis cette date, d'autres bébés, cinq au total, sont nés dans ces conditions, avec le même succès.
Cette méthode de soins suppose une manipulation génétique. C'est la raison pour laquelle de nombreux pays l'interdisent encore. D'autres, comme le Royaume-Uni, les États-Unis ou le Mexique, l'autorisent, rappelant que les bénéfices, pour les enfants, sont plus grands que les risques éventuels.
En effet, environ un enfant sur 6.000 naît avec ces maladies génétiques, qui affectent gravement la santé de ces bébés. Cette technique thérapeutique représenterait donc l'un des meilleurs moyens de les en préserver.
Pourtant, si cette technique réduit beaucoup les risques de transmission de ces maladies génétiques, elle ne les élimine pas complètement.
Il n'en demeure pas moins que cette technique représente le principal espoir de préserver les enfants de ces maladies génétiques dont aucun autre traitement ne peut venir à bout.
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Bien qu'on ne puisse le regarder en face, le Soleil illumine nos journées de sa lumière. C'est grâce à elle que nos yeux peuvent voir le spectacle du monde. Mais qu'en est-il de nos oreilles ?
Ont-elles la moindre chance de capter le plus infime son en provenance de notre étoile ? À cette question, les scientifiques répondent par l'affirmative. Même si cela peut nous sembler étonnant, le Soleil n'est pas silencieux.
Des instruments perfectionnész ont donc été mis au service de cette écoute de notre étoile. Ainsi, l'observatoire solaire et héliosphérique de la NASA et l'Agence spatiale européenne ont été mis à contribution.
De leur côté, les techniciens d'un laboratoire de l'université de Stanford, aux États-Unis, ont fait en sorte de nettoyer ces bruits solaires de toute interférence et, surtout, de les amplifier de manière considérable. C'était en effet la seule façon de les rendre audibles à une oreille humaine.
Dans quelles circonstances est-il possible d'"entendre" le Soleil ? D'après les spécialistes, ces sons se produisent au moment des éruptions solaires.
Il s'agit de phénomènes très violents, au cours desquels, en effet, des millions de tonnes de matière solaire sont éjectées dans l'espace, à la vitesse prodigieuse de 1.000 kilomètres par seconde.
On se doute que des mouvements d'une telle ampleur puissent se traduire par l'émission de sons, même si nous ne pouvons pas les percevoir.
Le Soleil fait aussi du "bruit" durant les tempêtes solaires. Il s'agit d'une projection de plasma solaire, composé d'hydrogène et d"hélium. Ce phénomène, lui aussi très intense, contribue à brouiller les systèmes de communication des satellites et l'ensemble des systèmes électriques.
Mais un autre phénomène, observé en 2020 par une sonde spatiale, produit également des sons : les vents solaires. Il s'agit d'un flux de particules, propulsées dans l'espace depuis la haute atmosphère du Soleil. Et les sons produits à cette occasion semblent très variés. Une fois adaptés à l'ouïe humaine, ils pourraient aller d'un doux gazouillis à des grincements moins agréables à entendre.
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On le sait, la science-fiction n'est parfois que la préfiguration de la réalité. C'est en tous cas ce que pourraient penser les spectateurs du film "Interstellar", réalisé en 2014 par Christopher Nolan.
Ce film, dont l'action se situe en 2067, nous présente une Terre dont les ressources alimentaires s'épuisent. On monte donc une expédition chargée de trouver une planète pouvant accueillir les Terriens en détresse.
Et les astronautes en découvrent une, en effet, la planète Miller, recouverte par un océan. Or, on vient de déceler la présence d'une planète qui, sur ce point, ressemble à celle décrite dans le film. En effet, l'eau, à l'état liquide, y occupe une très grande place.
Il s'agit d'une exoplanète, qui se trouve donc en dehors de notre système solaire. Cette planète, baptisée TOI-1452b, est située dans la constellation du Dragon, à une centaine d'années-lumière de la Terre. Ce qui, dans l'espace, ne représente pas une trop grande distance.
TOI-1452b fait partie de ce que les astronomes appellent un "système binaire". On le nomme ainsi parce qu'il se compose de deux étoiles semblables, tournant autour d'une autre étoile beaucoup plus petite que notre Soleil.
Les observations faites par les scientifiques montrent que cette exoplanète a une masse environ cinq fois plus importante que celle de la Terre, dont environ le tiers pourrait être constitué par l'eau qui la recouvre. Elle apparaît aussi 70 % plus grande que notre planète.
Par ailleurs, la température régnant à sa surface permet à l'eau, dont les astronomes pensent qu'elle recouvre la totalité de la planète, de se maintenir à l'état liquide.
Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont utilisé un télescope de la NASA mis sur orbite, et destiné à la recherche d'exoplanètes, ainsi qu'une caméra à très haute résolution installée sur un télescope canadien.
Relativement proche et observable tous les jours de l'année, en raison de sa position dans le ciel, cette nouvelle exoplanète pourrait être observée, avec le plus grand profit, par le grand télescope James Webb, lancé en 2021.
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Geoffrey Hinton est l'un des pères de l'intelligence artificielle. Dès les années 1970, il s'intéresse aux réseaux de neurones humains, dont il pense pouvoir reproduire le fonctionnement dans des systèmes d'intelligence artificielle.
Une décennie plus tard, il enseigne dans la prestigieuse université privée Carnegie Mellon, spécialisée dans la recherche.
En 2012, Geoffrey Hinton fonde, avec deux collaborateurs, la société DNNResearch, rachetée par Google l'année suivante. C'est dans ce cadre qu'il approfondit ses recherches sur le concept de "deep learning", une variété d'intelligence artificielle capable, selon un processus semblable à celui mis en œuvre par des neurones humains, d'assimiler des connaissances.
Ses recherches seront tout aussi essentielles pour la mise au point des premiers "chatbots", ces programmes informatiques capables de mener une conversation avec un être humain.
Les travaux décisifs de Geoffrey Hinton en matière d'intelligence artificielle, seront couronnés, en 2018, par le prestigieux prix Turing, qu'il partage avec deux scientifiques également très réputés.
Mais aujourd'hui Geoffrey Hinton est un homme désenchanté. Il vient de quitter Google et ne craint pas de faire part publiquement de ses regrets et de ses inquiétudes au sujet de l'avenir de l'intelligence artificielle.
De son point de vue, en effet, elle pourrait être mal utilisée. Ainsi, l'intelligence artificielle remplace déjà de nombreux salariés et pourrait bientôt en priver beaucoup d'autres de leurs emplois.
Selon certaines estimations, environ 300 millions de personnes pourraient ainsi, à terme, perdre leur travail. Sans que la création d'emplois, générés par la mise en place et la maintenance de ces nouveaux dispositifs, soit suffisante pour compenser une telle perte.
Par ailleurs, ces nouveaux dispositifs pourraient être utilisés à des fins militaires, ce que redoute aussi Geoffrey Hinton. Il déplore également la concurrence que se livrent, dans ce domaine, des géants du secteur comme Google et Microsoft.
Elle pourrait aboutir, selon lui, au déversement sur la toile d'un flot d'informations, entre lesquelles les internautes auront du mal à séparer le bon grain de l'ivraie. En effet, de fausses informations, d'apparence très crédible, pourraient être créées par le biais de l'intelligence artificielle.
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