Choses à Savoir SCIENCES

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  • Pourquoi les daltoniens sont-ils souvent des hommes ?

    Le daltonisme est une anomalie qui provoque, chez les personnes qui en sont atteintes, une vision altérée de certaines couleurs, comme le rouge et le vert, ou, plus rarement, le bleu et le jaune.


    D'une manière générale, les daltoniens distinguent mal les nuances de couleurs et ont de la peine à percevoir les teintes vives.


    Cette affection est le plus souvent d'origine génétique, mais elle peut aussi provenir d'un accident, qui a provoqué une lésion oculaire ou cérébrale. Enfin, elle peut être liée à la consommation de certaines substances.


    En principe, le daltonisme n'entraîne pas de problèmes de santé particuliers. Le daltonien doit cependant aménager sa vie quotidienne pour ne pas être gêné par cette mauvaise vision des couleurs.


    Le daltonisme touche de manière très inégale les hommes et les femmes. En effet, si 8 % des hommes seraient daltoniens, seulement 0,4 % des femmes seraient touchées par cette anomalie.


    Cet écart provient de la structure génétique de chaque sexe. En effet, les hommes n'ont qu'un chromosome X, qui contient, comme les autres chromosomes, des gènes contenant eux-mêmes ce que les spécialistes appellent des "allèles".


    Ces allèles sont à l'origine de certains caractères physiques, comme la couleur des yeux ou l'apparence des cheveux par exemple. Ils jouent également un rôle dans la perception de certaines couleurs. Ainsi, les gènes du chromosomes X contiennent les allèles responsables de la perception du rouge et du vert.


    Les hommes possèdent, sur ce chromosome X, deux allèles permettant la bonne vision de ces couleurs. Si l'un de ces deux allèles fonctionne mal, il devient daltonien.


    De leur côté, les femmes possèdent deux chromosomes X, provenant du père et de la mère. Pour qu'elles deviennent daltoniennes, il faut que deux allèles responsables de la vision de ces couleurs, un sur chaque chromosome, soient défaillants. Ce qui est beaucoup plus rare.


    Il se peut que d'autres chromosomes aient subi une mutation, comme le chromosome 7, responsable de la vision du bleu. Mais il n'y a pas, dans ce cas, de différences notables entre les sexes.



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    2 min
  • Pourquoi le sel de l’Himalaya est-il rose ?

    Le sel de l'Himalaya est très apprécié dans le monde entier. S'il est connu sous ce nom, il n'est pas extrait dans la chaîne de l'Himalaya, mais dans une mine du Pakistan, qui en est assez proche.


    Ces salines sont apparues à la suite de l'évaporation d'une mer intérieure, voilà 800 millions d'années. Il semble que le sel de la région soit exploité depuis des siècles. Il l'est aujourd'hui dans la mine de Khewra, qui a été ouverte en 1872.


    Située à près de 300 mètres d'altitude, cette mine, dont les galeries descendent jusqu'à 600 mètres de profondeur, est la deuxième plus grande mine de sel du monde. Plusieurs centaines de mineurs, qui se répartissent dans les 40 kilomètres de tunnels que comprend la mine, en extraient chaque année environ 400.000 tonnes de sel.


    Ce sel de l'Himalaya se présente sous la forme de cristaux dont l'épaisseur les fait ressembler à du gros sel. Il est très apprécié dans le monde entier.


    D'abord pour sa couleur particulière. Le sel que nous consommons le plus souvent, en effet, est de couleur blanche. Alors que celui-ci est rose. S'il affiche cette teinte, c'est qu'il contient beaucoup d'oxyde de fer.


    Les gourmets en sont friands, car sa saveur est réputée pour être plus subtile que celle du sel marin. Il est pourtant un peu plus salé que le sel classique. Par ailleurs, il contient, mais en très petites quantités, des minéraux bénéfiques à la santé, comme le potassium ou le magnésium, qu'on ne trouve pas dans le sel de table.


    C'est en outre un produit plus naturel. En effet, il n'a pas été exposé à la pollution de l'air ni à celle qu'on peut trouver en milieu marin. Par ailleurs, il ne subit aucun traitement particulier. Il s'agit donc d'un produit brut, donc non raffiné, et auquel on n'ajoute pas d'additifs.


    Même s'il est concurrencé, aujourd'hui, par la production d'autres pays, le sel de l'Himalaya sert aussi à fabriquer des lampes de sel, utilisées comme purificateurs d'air.


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    2 min
  • Notre nouveau podcast: La rumeur

    Pour écouter le podcast La rumeur:


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  • Pourquoi les cafards seraient-ils plus vieux que les dinosaures ?

    Les cafards sont des hôtes plutôt gênants, qu'on ferait tout pour chasser de nos maisons. Mais même les insecticides les plus puissants ont du mal à venir à bout de ces bestioles qui s'adaptent à tout.


    Et c'est bien pourquoi les cafards peuplent la terre depuis si longtemps. De fait, ils y seraient apparus bien avant les dinosaures. La récente découverte d'un fossile de cafard, qui vivait dans les marais tropicaux d'Amérique du Nord, vient de le confirmer.


    Il s'agit d'un cafard de 9 centimètres, donc bien plus grand que l'insecte actuel. Mais il lui ressemble beaucoup et appartient bien à la même espèce. Et, d'après les spécialistes, ce fossile aurait environ 300 millions d'années. Ce qui fait du cafard l'une des espèces vivantes les plus anciennes que la terre ait portées.


    Non seulement les cafards étaient là bien avant les dinosaures, mais, on le sait, ils leur ont survécu. Ils ont donc résisté au cataclysme provoqué par l'astéroïde de 10 kilomètres de long qui, voilà 66 millions d'années, s'est écrasé sur la terre.


    Ce choc prodigieux a provoqué de très puissants séismes et des éruptions volcaniques. Le ciel, rempli de poussières, s'est voilé durant les longs mois d'un hiver sans fin. On estime qu'environ les trois quarts des plantes et des animaux, dont les dinosaures, ont péri dans cette catastrophe.


    Mais le cafard, lui, a survécu. Comment expliquer son extraordinaire résistance ? D'abord par sa morphologie. En effet, le corps du cafard est extrêmement plat, ce qui lui permet de s'introduire dans le moindre interstice.


    Il s'est donc réfugié dans une crevasse ou une anfractuosité de la roche, en attendant des jours meilleurs. Et la nourriture n'a pas non plus été un problème. En effet, cet insecte omnivore se nourrit de tout : d'un peu de graisse, des cadavres d'autres insectes ou même d'excréments.


    Et il aurait même pu se réfugier dans une oothèque, terme désignant la coque, très résistante, qui contient les œufs de certains insectes, comme le cafard ou la mante religieuse.

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    2 min
  • Pourquoi ne faudrait-il pas voyager avec des bananes ?

    La radioactivité est avant tout un phénomène naturel. Ainsi de nombreux aliments sont radioactifs, sans que cela représente un danger pour notre santé.


    Cette radioactivité est associée à certains atomes instables. Le noyau d'un atome stable contient le même nombre de protons et de neutrons. Ce n'est pas le cas du noyau d'un atome instable, où ces particules sont trop nombreuses.


    Le noyau se débarrasse alors de protons ou de neutrons en surnombre, afin de préserver la stabilité de l'atome. Et cette éjection s'accompagne d'un rayonnement spécifique. C'est ce processus qu'on nomme "radioactivité".


    Elle peut être également d'origine artificielle, comme dans le cas de l'imagerie médicale.


    Phénomène naturel, la radioactivité est donc présente dans le monde qui nous environne, et même en nous. Il est donc normal que certains aliments, comme la banane, soient radioactifs.


    Elle le doit à la présence d'un isotope du potassium 40, c'est-à-dire d'un atome comprenant le même nombre d'électrons et de protons, mais un nombre différent de neutrons.


    Si vous transportez des bananes dans votre sac, et que vous passez au contrôle de certains aéroports, l'appareil équipant le portique de sécurité peut sonner. Mais cela ne veut pas dire que vous soyez en danger.


    En effet, les substances radioactives présentes dans ce fruit sont en quantités très minimes. De fait, elles représentent moins de 0,020 % de la banane. En outre, la radioactivité, dans ce cas, se manifeste par des rayonnements que leur nature et leur intensité rendent inoffensifs.


    De tels rayonnements naturels, dont notre corps s'accommode très bien, n'ont pas une énergie suffisante pour modifier la structure des atomes qui composent notre organisme. Ils ne sont pas "ionisants", comme disent les spécialistes. Nous pouvons donc consommer des aliments radioactifs sans aucune crainte.


    Car il en existe bien d'autres que la banane. On peut citer, par exemple, les épinards, le lait, les fruits de mer ou encore les champignons. D'autres aliments, comme les haricots rouges ou les pommes de terre sont même un peu plus radioactifs, tout en restant inoffensifs pour le consommateur.

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    2 min
  • Comment les nuages aggravent-ils la résistance des bactéries aux antibiotiques ?

    Il existe de très nombreuses bactéries résistantes aux antibiotiques. D'ordinaire, on les trouve dans le sol, sur les feuilles des arbres et même dans les cours d'eau et les océans. Mais elles seraient souvent emportées par le vent et, imprégnant les nuages, elles seraient dès lors capables de voyager sur de très longues distances.


    C'est ce qu'ont voulu vérifier des scientifiques canadiens et français. Pour ce faire, ils sont montés au sommet du Puy-de-Dôme, un volcan éteint du centre de la France, qui se dresse à plus de 1.400 mètres d'altitude.


    Parvenus à cette hauteur, ils ont prélevé des échantillons dans les nuages qui survolaient le volcan.


    En les analysant, ils ont trouvé de fortes concentrations de bactéries résistantes aux antibiotiques, leur nombre variant cependant selon les nuages. En effet, les scientifiques ont découvert, dans ces nuages, entre 300 et plus de 30.000 de ces bactéries par millilitre d'eau.


    Les bactéries trouvées n'étaient d'ailleurs pas les mêmes dans les nuages survolant les terres et dans ceux qui se formaient au-dessus des océans.


    En soi, une telle découverte n'avait d'ailleurs rien de surprenant. En effet, le développement de ces bactéries s'explique en partie par l'emploi très courant des antibiotiques, tant dans le domaine de la santé que dans celui de l'agriculture.


    Le recours systématique aux antibiotiques, notamment pour soigner certaines infections, favorise cette résistance et représente un véritable problème de santé publique. On estime en effet que ces bactéries, apparues à la suite d'une utilisation trop massive des antibiotiques, seraient responsables du décès de plus d'1,2 million de personnes dans le monde.


    De telles bactéries pourraient-elles présenter un danger pour les promeneurs ? D'après les spécialistes, il serait faible. En effet, ces micro-organismes ont du mal à résister aux conditions de la haute altitude.


    Aussi seulement 5 à 50 % des bactéries trouvées dans les nuages seraient encore actives. Malgré leur relative innocuité, certains scientifiques conseillent cependant de mieux repérer les endroits d'où proviennent ces bactéries résistantes aux antibiotiques, afin d'empêcher ou de limiter leur propagation.

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    2 min
  • Comment un taxi a-t-il perturbé les échanges entre l’ISS et la Nasa ?

    Des cosmonautes russes de la Station spatiale internationale (ISS) viennent d'avoir un curieux échange avec la Terre. Ils effectuaient une sortie, pour installer un radiateur à l'extérieur de la station, quand ils ont reçu un étonnant message dans leurs écouteurs.


    Ce n'était pas un ingénieur de la NASA qui leur parlait...mais un chauffeur de taxi argentin ! Et c'est ainsi que des astronautes à des centaines de kilomètres de notre planète se sont vus demander la confirmation d'une adresse à Buenos Aires. Un journaliste argentin, assistant à la retransmission de la sortie, s'en est aussitôt aperçu.


    Pour bref qu'il ait été, puisqu'il n'a pas duré plus de trois secondes, le message avait de quoi surprendre ses auditeurs. Mais comment une telle erreur a-t-elle pu se produire ?


    Si les cosmonautes de la Station spatiale internationale ont pu recevoir cet étrange message, c'est pour une raison simple. Pour communiquer avec la Terre, en effet, ils utilisent, une fois par mois, une bande de fréquence UHT (ultra haute fréquence).


    Or, il se trouve que les chauffeurs de taxi de Buenos Aires utilisent la même. Le partage de cette bande de fréquence par des cosmonautes et un chauffeur de taxi a été facilité, dans ce cas, par le survol de l'Argentine par l'ISS.


    Par ailleurs, lors des sorties des astronautes, les communications avec le sol sont assurées par de simples transmissions radio, dans lesquelles il est facile de s'immiscer, si l'on peut dire.


    De telles interférences sont cependant très rares. Et, selon les spécialistes, elles ne mettraient pas les cosmonautes en danger. Si même elles les empêchaient d'établir un contact avec la NASA, ils interrompraient la sortie, et appliqueraient les consignes prévues en ce cas, jusqu'à la reprise de la communication.


    Par ailleurs, rien de confidentiel n'étant dévoilé lors de ces sorties, aucun secret ne risque d'être divulgué. En revanche, certaines conversations plus sensibles passent par une bande de fréquence sécurisée, sur laquelle les messages échangés sont codés. Aucun chauffeur de taxi, fût-il argentin, ne pourrait donc s'y inviter !

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    2 min
  • Quelle heure est-il sur la Lune ?

    La Lune continue de susciter l'intérêt des agences spatiales. Le programme Artémis, mis au point par la NASA, a prévu d'y faire à nouveau marcher des astronautes dès l'année prochaine.


    Mais ces missions lunaires ne seront un véritable succès que si elles sont le fruit d'une coopération entre les diverses agences spatiales. Or, elle suppose certains arrangements, comme, par exemple, un accord sur une heure commune.


    En effet, on peut se demander sur quelle heure les astronautes, une fois sur la Lune, devront régler leurs montres. Première solution : on pourrait, comme sur la Terre, tenir compte de la durée du jour pour définir les heures.


    Mais, sur notre satellite, le Soleil brille durant 14 jours. Un temps bien long pour des astronautes habitués à un rythme de 24 heures.


    Pour évaluer l'heure une fois sur la Lune, une référence plus commode serait le temps universel coordonné, ou UTC en anglais. En effet, il s'agit là d'un temps stable, sans rapport avec la rotation de la Terre sur elle-même.


    Et ce temps est d'autant plus fiable qu'il est contrôlé par des horloges astronomiques, dont on connaît la précision. Ce serait un parfait instrument si l'ensemble de notre monde était toujours régi par les lois de Newton.


    Or, depuis les lois d'Einstein sur la relativité restreinte, puis la relativité générale, une variable aussi capitale que le temps leur échappe en partie. Désormais, le temps n'est plus absolu, mais relatif.


    De fait, le temps diffère en fonction de la vitesse de celui qui le mesure, mais aussi de la proximité d'une masse, comme une planète par exemple, intervenant dans la gravitation.


    Or, la masse gravitationnelle de la Terre étant très différente de celle de la Lune, les heures indiquées par deux horloges installées sur l'une et l'autre ne tarderaient pas à se décaler.


    En effet, l'horloge présente sur la Lune gagnerait plus de 55 microsecondes toutes les 24 heures. C'est peu, à première vue, mais suffisant pour compromettre des missions qui doivent être réglées avec une très grande précision.

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    3 min
  • Comment un kugelblitz pourrait courber l'espace temps ?

    Certains objets célestes ne cessent d'intriguer les scientifiques par leur singularité. C'est le cas des trous noirs. Découverts à l'orée des années 1970, ces trous noirs sont des objets très compacts, qui se forment à la mort de certaines étoiles très massives.


    Leur champ gravitationnel est si grand que la masse de l'objet a fini par s'effondrer sur elle-même, se concentrant en un seul point, au centre du trou noir. Cette gravité est si intense qu'aucune lumière ne peut le traverser ni même en sortir.


    D'où l'appellation de "trou noir", qu'il est donc impossible d'observer. La densité est alors si intense que, pour créer un trou noir, elle courbe l'espace-temps, au point même de le "déchirer". Mais cet objet pourrait se former autrement que par cette très forte concentration de masse.


    En effet, on pourrait imaginer un autre mode de formation pour les trous noirs. La masse pourrait être remplacée par de l'énergie. Dans la théorie de la relativité générale, en effet, l'équivalence entre masse et énergie est exprimée par la célèbre équation E=mc2.


    Or, la lumière est elle-même une forme d'énergie. Donc, en théorie, si une quantité de lumière suffisante s'accumule en une région donnée, elle peut être capable de déformer l'espace-temps, et donc de créer un trou noir.


    C'est cet objet théorique que les astrophysiciens appellent un "kugelblitz", qu'on traduit généralement par "foudre en boule". Le trou noir se produirait donc sous l'action de l'énergie, et non de la matière, mais, une fois formés, il n'y aurait pas de différences entre ces objets.


    Il faut rappeler, encore une fois, que l'existence de ce "kugelblitz" n'est pour l'instant qu'une hypothèse. Elle paraît d'ailleurs improbable à certains scientifiques, qui estiment peu vraisemblable une telle concentration de lumière en un seul point.


    D'autres, comme le physicien John Wheeler, spécialiste de la relativité générale, qui a imaginé ce concept au milieu des années 1950, n'excluent pas l'existence de ces "kugelblitz".


    On ne s'étonnera pas, cependant, qu'il ait pu nourrir l'imagination des romanciers et des scénaristes.


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    2 min
  • Pourquoi le linge séché au soleil a-t-il une si bonne odeur ?

    Après les avoir lavés, vous pouvez placer serviettes et chemises dans un sèche-linge ou les étendre au soleil, dans le jardin. Le résultat ne sera pas le même. Le linge séché en plein air se sera imprégné d'une odeur plus agréable que celui sorti de l'appareil de séchage. Il s'en dégagera en effet une senteur fraîche très plaisante.


    Des chercheurs danois ont voulu savoir pourquoi un tel parfum s'exhalait du linge séché au soleil. Pour cela, ils ont lavé trois serviettes, dans une eau très pure. Chacune d'entre elles a ensuite été suspendue sur une corde située dans un endroit différent : un lieu ensoleillé, une pièce sombre et un balcon à l'ombre.


    Puis les serviettes ont été placées dans des sacs en plastique durant un temps suffisant pour que les composés organiques se libèrent.


    L'analyse de l'air contenu dans les sacs, menée au moyen d'une technique spécifique, a d'abord permis de séparer ces composés, puis de les étudier séparément.


    Les chercheurs ont remarqué que les serviettes séchées au soleil s'étaient imprégnées d'un plus grand nombre de composés organiques. Ils pensent que certains d'entre eux pourraient être produits au contact de l'ozone de l'air. Ce gaz réagirait en effet avec le linge humide pour l'imprégner de ces substances odorantes.


    Certaines, d'ailleurs, sont utilisées dans la fabrication de parfums ou l'industrie alimentaire. L'ozone aurait une autre vertu : il détruirait les bactéries responsables des odeurs désagréables qui peuvent émaner du linge séché dans un espace confiné.


    Quand le linge sèche dans le jardin, les arômes des plantes et des fleurs odorantes s'imprègnent également dans le tissu, dont les fibres parviennent à capter ces parfums. Ceci étant, le mécanisme exact qui préside à ces réactions n'est pas encore connu avec précision.


    Si une chemise ou un pantalon blancs, séchés en extérieur, sentent bon, ils ont aussi tendance à retrouver leur éclat. Du moins si le soleil est au rendez-vous.


    Mais ne faites pas sécher trop longtemps au soleil des vêtements colorés. En effet, ses rayons pourraient finir par les décolorer.

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