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"Starship", la fusée conçue par la société d'Elon Musk, SpaceX, a explosé en vol, le 20 avril dernier, quelques minutes après avoir décollé de la base spatiale Starbase, située dans le sud du Texas. À première vue, on ne saurait donc considérer cet essai que comme un échec.
Et pourtant Elon Musk en fait une quasi réussite. De fait, les responsables de l'essai n'ont pas parlé d'"explosion" de la fusée, mais de "désassemblage programmé". Ce qui laisse supposer qu'ils avaient prévu ce qui allait se passer.
Il faut dire que le défi était de taille. En effet, Starship est la plus grosse fusée jamais construite. Réussir à la faire décoller, sans que la pression la détruise aussitôt, était déjà une gageure. En effet, la poussée au décollage était d'une puissance considérable. Malgré tout, la fusée a réussi à prendre son envol.
Si le décollage s'est bien passé, c'est la séparation des étages qui, devant intervenir quelques minutes après, ne s'est pas déroulée comme prévu.
En effet, la fusée a explosé quelques instants après le départ. Elle ne devait donc pas grimper jusqu'à 150 km d'altitude, avant de retomber dans l'océan Pacifique, ce qui était l'objectif initial.
Pourtant, ni Elon Musk ni les ingénieurs ayant travaillé à la conception de la fusée ne se montrent déçus. Ils pensaient déjà qu'un décollage réussi serait une belle performance.
Ils se sont également félicités de la capacité de la fusée à décoller malgré la panne de certains des moteurs de son premier étage. Des pannes qui se sont déjà produites lors de précédents tests sans décollage.
Par ailleurs, à les en croire, le but de cet essai était de recueillir le maximum d'informations sur le décollage de cette fusée, afin d'améliorer les conditions de décollage et de vol des engins à venir.
Pour l'instant, on ignore ce qui a pu provoquer l'explosion de Starship. Pour le savoir, il faudra analyser les données fournies par les nombreux capteurs qui équipent la fusée. En attendant, Elon Musk a promis un nouveau lancement d'ici quelques mois.
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Liées en partie au réchauffement de la planète, mais aussi à la résurgence de phénomènes climatiques comme "El Niño", qui se traduit par une température plus chaude d'une partie de l'océan Pacifique, les canicules sont de plus en plus fréquentes.
Et, à cet égard, l'été 2023 pourrait être pire que celui de l'année précédente. Ces phénomènes climatiques extrêmes provoquent des décès et aggravent une sécheresse déjà très préoccupante dans de nombreuses parties du monde.
D'où l'intérêt de prédire ces canicules. C'est le travail des prévisionnistes météo, qui alimentent des ordinateurs très puissants de données aussi variées que les températures, les précipitations ou la pression atmosphérique.
Serait-il possible, cependant, de prédire les canicules avec encore plus d'avance ? Des chercheurs français répondent par l'affirmative. D'après eux, il serait possible de construire un dispositif d'intelligence artificielle capable de prévoir une canicule jusqu'à un mois à l'avance.
Mais la difficulté, pour bâtir un tel système, réside dans la relative rareté des données disponibles. En effet, de telles chaleurs extrêmes ne se sont pas produites très souvent jusqu'à une date assez récente.
Pour résoudre ce problème, les chercheurs ont recréé, en quelque sorte, un climat typique du début de ce XXIe siècle. L'outil ainsi mis au point a ensuite recueilli des données sur une période comparable à l'écoulement de 8.000 années.
Ce modèle climatique, fondé sur ce que les spécialistes appellent le "deep learning", ou "apprentissage profond", a permis de nourrir le système d'un assez grand nombre d'informations significatives pour permettre des prévisions plus précoces.
Les rapports du GIEC, qui regroupe les informations sur l'évolution du climat, sont d'ailleurs fondés sur l'utilisation de modèles comparables.
Malgré tout, le manque de données relatives aux canicules restera, dans les années à venir, un problème que les chercheurs entendent résoudre tant par l'utilisation conjointe d'autres modèles climatiques que par l'intervention d'experts, pour orienter, en quelque sorte, le travail de l'IA.
Quoi qu'il en soit, ce dispositif, qui nécessite encore de nombreux aménagements, ne sera pas opérationnel dans l'immédiat.
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On le sait, la mémoire est un processus très complexe. Une récente étude, menée par des chercheurs néerlandais, en fournit une nouvelle preuve. Elle porte sur la capacité du cerveau à forger de faux souvenirs.
Ils s'inscriraient même dans la mémoire d'une personne tout de suite après qu'elle a été témoin d'un événement donné. Dans le cadre de leur étude, ces chercheurs ont demandé à des participants de regarder des lettres, dont l'une était surlignée, alors que d'autres étaient inversées.
40 % des volontaires ont pu préciser quelle lettre était surlignée, en ajoutant qu'elle était également inversée. 10 % de cet échantillon n'ont pas été en mesure de le faire. Et certaines réponses des personnes persuadées qu'une lettre inversée ne l'était pas ont été extrêmement rapides.
Cette absence d'hésitation tendrait à prouver que de faux souvenirs ont été créés dans le cerveau de ces volontaires aussitôt après la vision des lettres. Autrement dit, elles se souvenaient, non pas de ce qu'elles avaient vu, mais de ce qu'elles avaient cru voir.
Les souvenirs que nous avons d'un événement ne sont donc pas toujours conformes à ce que nous avons réellement vu. En effet, on se souvient parfois de ce qu'on s'attend à voir.
C'est comme si le cerveau s'adaptait au schéma mental qui est le nôtre au moment où nous sommes confrontés à un événement ou une rencontre. Le cerveau se comporte ainsi comme s'il se conformait à l'idée préconçue que nous nous en faisons.
Une autre étude montre qu'il a suffi de placer la photo d'une personne dans une montgolfière pour lui faire croire qu'elle avait vraiment effectué ce vol, alors qu'il n'en était rien.
Cette photo a contribué à la création d'un faux souvenir, qui a permis à la personne de décrire son baptême en montgolfière comme si elle y avait vraiment participé.
Il arrive aussi que la mémoire des uns puise dans celle des autres pour fabriquer des souvenirs composites qui, là encore, ne reflètent pas fidèlement la réalité. On voit donc que la mémoire à court terme n'est pas toujours plus fiable que la mémoire à long terme.
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Dans les sociétés industrialisées du monde occidental, l'activité humaine se trahit en tous temps, y compris la nuit. Avec les phares des voitures, un éclairage urbain plus performant et les lumières filtrant des appartements, la nuit est de moins en moins noire.
Or, cette luminosité accrue dérange certains insectes. C'est le cas des moustiques, qui limitent leur activité durant l'hiver. Il ne s'agit pas d'une hibernation à proprement parler, mais de ce que les spécialistes appellent la dormance, ou "diapause".
Durant cette période, les insectes transforment le sucre, prélevé notamment sur les fleurs, pour le transformer en graisse, sur laquelle ils vivent, de manière ralentie. Ils cherchent un endroit chaud et abrité, comme une grotte, et y passent généralement l'hiver.
Mais c'était compter sans le maintien, en toute saison, de cette atmosphère lumineuse, qui empêche les moustiques de profiter, si l'on peut dire, de cette période de retrait qu'est la dormance. Ils ont donc tendance à rester actifs plus longtemps. Ils peuvent donc nous piquer même à la fin de l'été et au début de l'automne, si ce n'est au-delà.
Or, c'est pendant cette période que les moustiques sont le plus susceptibles de transmettre à l'homme certaines maladies, comme le virus du Nil occidental. Ils se contaminent eux-mêmes en piquant des oiseaux.
Cette pollution lumineuse ne gêne d'ailleurs pas tous les moustiques de la même façon. Durant l'hiver, en effet, chaque espèce adopte un comportement différent. Ainsi, certains moustiques restent à l'état d'œufs ou de larves pendant cette période.
Cependant, même de la part des insectes dont cette luminosité nocturne prolonge l'activité, il ne faut pas attendre trop de désagréments. En effet, en hiver, les piqûres de moustique restent exceptionnelles.
Cette pollution lumineuse ne gêne pas tous les moustiques, dans la mesure où certaines espèces sont actives toute l'année. C'est notamment le cas du moustique tigre. En raison du réchauffement climatique, qui augmente sa capacité à se reproduire, il est même plus actif qu'avant.
Il se pourrait cependant que ces nuits moins noires puissent compromettre, sur le long terme, la survie de certaines espèces de moustiques.
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Il vous est sans doute arrivé d'éprouver des doutes en écoutant le récit que vous faisait un ami de son dernier voyage ou de telle ou telle de ses actions. Vous avez eu l'impression qu'il vous mentait, mais vous ne savez pas comment le démontrer.
Vous devriez alors vous intéresser aux travaux récents de chercheurs en psychologie néerlandais, qui en ont publié les résultats dans une revue réputée. Pour mener à bien leur étude, ils ont rassemblé plus de 1.400 volontaires.
Leur mission : écouter le récit de deux groupes d'étudiants. Les membres du premier racontaient un vol qu'ils prétendaient avoir commis. Mais il n'en était rien. Quant aux autres, ils décrivaient une promenade qu'ils avaient réellement faite.
Certains des participants n'avaient reçu aucune consigne particulière. Les autres, au contraire, devaient porter leur attention sur les détails donnés par les conteurs. Pour obtenir des résultats significatifs, les chercheurs n'ont pas mené moins de neuf expériences.
Les volontaires se concentrant sur les détails des récits ont obtenu une proportion de réponses justes comprise entre 59 et 79 %. Des résultats bien plus satisfaisants que ceux enregistrés par les participants n'ayant pas reçu d'instructions de la part des chercheurs.
Avec un taux de réussite approchant parfois de 80 %, cette méthode de détection des mensonges semble même plus efficace que les détecteurs et autres dispositifs utilisés à cet effet.
Un récit détaillé, qui donne, par exemple, toutes les précisions souhaitables sur la disposition des lieux et sur le nombre et l'aspect des personnes présentes, serait le meilleur gage de vérité que pourrait donner le conteur.
Il suffirait donc de repérer la présence ou l'absence de ces détails significatifs pour décider de la véracité ou de la fausseté de tel ou tel récit. La quantité, et la précision, de ces détails, donneraient, selon ces chercheurs, des indices très sûrs sur le jugement qu'il convient de porter sur un récit.
Ce sont donc de tels détails qui donnent le sentiment d'un récit complet et structuré, dont, dès lors, l'aspect concret ne semble plus faire de doute.
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On le sait, les astronautes évoluent, en apesanteur, dans un monde qui n'est en rien comparable au nôtre. Cette situation particulière modifie les gestes les plus courants de la vie quotidienne.
Ainsi, dans un vaisseau spatial, on ne mange pas ou ne va pas aux toilettes de la même façon que sur Terre. Mais il est encore d'autres fonctions de notre organismes qui sont changées par l'apesanteur.
Ainsi, qu'en est-il de ces rots qui, pour peu élégants qu'ils soient, nous soulagent à l'issue d'un repas un peu copieux ? Ces éructations, comme on les appelle aussi, surviennent quand un excès d'air s'est amassé dans l'œsophage, qui relie la gorge à l'estomac.
Cette question triviale n'a pas manqué d'être posée aux astronautes : peut-on roter dans l'espace ? Et la réponse est négative. On ne peut pas expulser l'air amassé de cette façon.
Sur Terre, en effet, les aliments digérés s'acheminent vers le bas du corps, sous l'effet de la gravité. De leur côté, les gaz, et donc l'air, plus légers, ont tendance à remonter. Puis à s'évacuer sous forme de rots.
Mais, dans l'espace, rien de tel. En effet, dans ce milieu, il n'y a pas de gravité. Aliments et gaz, qui ne sont pas séparés, comme sur Terre, flottent dans l'estomac, sous forme de bulles.
Si une éructation se produit, elle ne prendra donc pas la forme du rot, telle qu'on la connaît ici-bas. Elle ressemblera plutôt à un vomissement, où tout sera rendu ensemble, gaz et aliments mêlés. De petites poches ont d'ailleurs été prévues à cet effet.
Si, dans l'espace, on ne peut pas évacuer l'excès d'air par le haut, on peut heureusement l'éjecter par le bas. Autrement dit, si on ne peut pas roter, on peut toujours péter !
Aucun danger pour que ces flatulences n'asphyxient les astronautes. En effet, le casque est isolé de la combinaison, ce qui permet, entre autres, de compenser les fuites d'air au niveau de cette dernière. Ne pouvant roter, les astronautes se rattrapent donc sur les pets, qui sont plus nombreux.
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Certaines planètes de notre système solaire ont de très nombreux satellites. Pas moins de 92 tournent ainsi autour de Jupiter. À cet égard, bien sûr, la Terre fait pâle figure. Jusqu'à présent, en effet, notre planète n'a qu'un seul satellite : la Lune.
En fait, les choses sont un peu plus complexes. Si la Terre ne peut se prévaloir que d'un seul satellite, elle est entourée de quelques "quasi-satellites". Si on les appelle ainsi, c'est qu'ils semblent tourner autour de notre planète, une supposition qui semble confirmée si on les observe depuis la Terre. Mais, en réalité, ils accompagnent plutôt notre planète dans sa course autour du Soleil.
Ce n'est donc pas la gravité de la Terre qui exerce la plus grande attraction sur eux, mais celle du Soleil. Parmi ces possibles "quasi-satellites", on peut citer "Kamo'oalewa", repéré en 2016.
Les télescopes en avaient remarqué un autre, en 2020. Mais cet objet, de très petite taille, et dont la nature exacte n'avait pu être identifiée, n'était pas resté très longtemps dans les parages de la Terre. Au total, une dizaine d'astéroïdes pourraient revendiquer ce titre de "quasi-satellites" de la Terre.
Mais les astronomes viennent de remarquer la présence d'une autre de ces "quasi-lunes". Ils lui ont donné le nom de "2023 FW 13". En soi, une telle découverte est assez rare. Il s'agit bien d'un "quasi-satellite", dans la mesure où c'est le Soleil qui joue le rôle principal dans son orbite, la gravité terrestre ne la modifiant qu'à la marge.
Cette "quasi-lune" met d'ailleurs autant de temps que la Terre pour faire le tour du Soleil. D'après les astronomes, elle est dans cet état depuis des siècles et pourrait le rester encore pendant des milliers d'années.
Il ne s'agit pas d'un satellite aussi volumineux que la Lune, mais d'un modeste objet d'une vingtaine de mètres. En mars dernier, les astronomes l'ont repéré à quelque 10 millions de kilomètres de notre planète, soit environ 25 fois la distance de la Terre à la Lune.
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Certaines émotions provoquent une forme de boulimie chez certaines personnes. Mais ce n'est pas le cas, semble-t-il, du sentiment amoureux. Il aurait plutôt tendance à couper l'appétit.
Si les amoureux ont moins faim, c'est d'abord en raison des hormones que leur organisme produit en abondance. À commencer par l'ocytocine, parfois surnommée, justement, l'hormone de l'amour.
En 2015, une étude s'est intéressée à son effet sur l'appétit. Une vingtaine de participants ont été invités, les uns à inhaler de l'ocytocine, les autres un placebo. On leur a ensuite servi un copieux petit-déjeuner.
Les chercheurs se sont alors aperçus que les personnes ayant inhalé de l'ocytocine avaient tendance à moins manger. Au début d'une relation amoureuse, d'autres hormones, comme la dopamine ou la sérotonine, produites elles aussi en grande quantité, tendent à réduire l'appétit. Quant à la phényléthylamine, elle serait responsable du fameux "coup de foudre" !
Autrement dit, une personne amoureuse serait trop occupée à maîtriser des émotions qui la submergent pour songer à se mettre à table.
Mais les hormones ne sont pas les seules en cause. Le début d'une relation amoureuse est une période exaltante mais, à d'autres égards, il peut aussi provoquer une certaine angoisse.
En effet, on s'interroge sur les sentiments de l'autre et sur la durée d'une telle relation. Autant de réactions qui peuvent entraîner du stress. Et on sait que celui-ci ne fait pas bon ménage avec l'appétit.
Par ailleurs, manger est souvent une occupation en soi. Surtout si l'on n'a pas grand chose à dire à son commensal. Un amoureux, au contraire, est absorbé par l'objet de sa passion. Et il en oublie souvent de manger. Ou du moins ne fait-il pas vraiment honneur au repas servi.
On le voit, quand la sagesse populaire prétend qu'au début d'une relation amoureuse, on vit "d'amour et d'eau fraîche", elle n'a pas tout à fait tort. Certains médecins prétendent même que, dans les premiers mois de cette relation, on perdrait jusqu'à 5 kilos ! Une façon originale d'affiner sa silhouette.
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Les scientifiques cherchent à mieux connaître les éruptions volcaniques qui ont eu lieu par le passé. Pour cela, ils étudient des échantillons de glace, dans lesquels ils recherchent des produits de ces éruptions.
Ils savent également qu'il existe un lien entre ces événements et la luminosité des éclipses lunaires.
En effet, celle-ci dépend en partie des aérosols disséminés dans l'atmosphère. Et les volcans en éruption en projettent de grandes quantités dans le ciel. C'est ce s'est passé, notamment, lors de la puissante éruption du volcan philippin Pinatubo, en 1991.
Or, des textes anciens, datant des XIIe et XIIIe siècles, nous renseignent avec une certaine précision sur les 64 éclipses solaires ayant eu lieu à cette époque.
Ces documents, écrits par des moines, toujours attentifs aux phénomènes célestes, décrivent environ 80 % de ces éclipses et, pour la moitié d'entre elles, précisent même leur luminosité. Il serait donc possible de faire le lien entre ces dernières éclipses et de possibles éruptions volcaniques.
Les chercheurs avaient besoin d'un outil fiable pour rechercher, à travers ces textes monastiques, la trace d'éventuelles éruptions volcaniques. Ils l'ont trouvé sous la forme de l'échelle de Danjon.
Mise au point par l'astronome du même nom, dans les années 1920, elle permet d'apprécier, en la classant de 0 à 4, la luminosité des éclipses de Lune. Ainsi, une éclipse affectée de la "note" 0 sera très sombre, alors que celle ayant mérité un "4" sera très lumineuse.
Armés de cet outil, les scientifiques ont pu donner un chiffre à chaque éclipse décrite par les moines et comparer ensuite avec les analyses des échantillons de glace. Dans l'ensemble, les deux éléments se sont bien synchronisés.
Dès lors, il était démontré que des éruptions volcaniques avaient bien accompagné les éclipses lunaires les plus sombres.
L'examen de ces textes va permettre de faire progresser l'étude de ces phénomènes naturels. Ainsi, on comprendra sans doute mieux pourquoi le climat s'est refroidi à l'époque où les moines ont décrit les éclipses lunaires.
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Le récent projet de réserve de substitution, ou "mégabassine", devant voir le jour à sainte-Solive, dans les Deux-Sèvres, a soulevé une vive polémique et provoqué des heurts violents entre la police et les opposants à cette initiative.
Ces mégabassines sont de vastes excavations, dont le fond est plastifié et imperméabilisé. Elles sont destinées à recevoir, en hiver, l'eau des nappes phréatiques. Ces réserves doivent faciliter l'irrigation estivale des cultures, au moment où les ressources en eau s'amenuisent.
Le projet de sainte-Soline fait partie d'un programme plus vaste, prévoyant la construction de 16 mégabassines. Au total, elles pourront contenir quelque 6,2 millions de m3, soit de 20 à 30 % de l'eau nécessaire à l'irrigation du département des Deux-Sèvres.
Les défenseurs des mégabassines ont des arguments à faire valoir. Pour eux, c'est la seule solution pour assurer la survie de l'agriculture en été, ce qui permet d'éviter des faillites et de sauver des emplois.
De tels projets permettraient aussi de corriger l'inégale répartition de l'eau sur le territoire. En favorisant, durant l'ensemble de l'année, l'essor de l'agriculture, ces bassins éviteraient le recours à l'importation de produits qui, eux, auraient profité d'une meilleure irrigation.
Un rapport du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a d'ailleurs montré que, si la perte de débit, pour les cours d'eau, est de 1 % au moment des prélèvements, celle-ci serait compensée par une hausse de 6 % en été, due à la baisse des prélèvements dans les cours d'eau.
Mais ce rapport est contesté par les opposants aux mégabassines. Ils rappellent aussi que l'eau ainsi amassée dans ces vastes bassins est sujette à une forte évaporation. Par ailleurs, elle serait d'une moindre qualité, car sa température, plus élevée, favoriserait le développement de micro-organismes.
Les détracteurs du projet en font également valoir le coût et s'inquiètent d'une menace pour l'écosystème, privé d'une partie de l'eau dont il a besoin. Enfin, en pompant cette eau à la surface, de manière artificielle, on empêcherait son infiltration naturelle dans les sols.
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