Les États-Unis accueillent une réunion internationale sur les minerais stratégiques, devenus un levier central de la diplomatie de Donald Trump. Face au quasi-monopole chinois sur ces ressources clés pour l’économie moderne, Washington pousse ses alliés à coordonner leurs investissements, au risque de raviver les méfiances européennes.
Lithium, cobalt, nickel, terres rares : ces minerais sont indispensables aux batteries, aux énergies renouvelables, aux semi-conducteurs et à l’intelligence artificielle. Or la Chine contrôle près de 60 % de l’extraction mondiale de terres rares et surtout 90 % du raffinage, un levier stratégique majeur et un élément de négociation fort dans les discussions commerciales.
Face à ce quasi-monopole, Washington a annoncé la création d’une réserve stratégique de minerais, sur le modèle de la réserve pétrolière, afin de sécuriser l’approvisionnement de son industrie. Le projet, soutenu par plusieurs grandes entreprises, vise à couvrir au moins deux mois de consommation.
Une alliance sous tension avec l’Europe
Les États-Unis souhaitent également coordonner cette stratégie avec leurs alliés et organisent mercredi une réunion à Washington avec une cinquantaine de pays. Mais l’enthousiasme européen reste mesuré : Bruxelles redoute une coopération déséquilibrée.
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En toile de fond, la diplomatie des minerais est devenue un pilier de la politique étrangère américaine, de l’Ukraine à l’Afrique, ravivant les inquiétudes européennes, notamment autour du Groenland.