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À l'heure du zapping et des réseaux sociaux qui font défiler le monde à toute vitesse, le metteur en scène français Pascal Rambert s'inscrit dans le temps et vient de créer le premier volet d'une trilogie théâtrale : Les conséquences. Avec des acteurs dont la plus âgée est octogénaire et les plus jeunes sont dans la vingtaine, il nous fait rentrer dans une trame familiale. Le temps qui passe, les bouleversements sociaux et les conflits intergénérationnels sont au cœur de cette pièce où l'amour est porté haut. Rencontre avec le metteur-en-scène. La pièce présentée dans le cadre du Festival d'automne à Paris est cette semaine à Annecy puis à Nice dans le sud de la France.
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Johanna Luyssen signe avec Les Fragments d'Hélène, une enquête littéraire et féministe. Elle y retrace la vie d'Hélène Rytmann, résistante, militante communiste, sociologue dont l'histoire a été engloutie par celle de son meurtrier, le philosophe Louis Althusser, qui l'a étranglée en 1980. À partir d'archives, de lettres et de témoignages, Johanna Luyssen reconstitue le parcours d'une femme libre et intellectuelle, tout en dénonçant la misogynie qui a entouré ce féminicide.
Du 26 novembre au 1er décembre, la ville de Montreuil, à l'est de Paris, accueille la 41ème édition du Salon du livre et de la presse jeunesse, axée cette année sur la thématique de "l'Art de l'autre." Parmi les milliers d'auteurs et d'autrices présents : la romancière afroféministe Laura Nsafou. Dans son travail, l'autrice d'origine martiniquaise et congolaise s'est donné une mission : représenter ceux qui ne le sont que rarement.
RFI : Bonjour Laura Nsafou. Vous êtes autrice de livres et albums pour enfants, afroféministe également. Si vous deviez résumer votre travail en quelques mots, qu'est-ce que vous diriez ?
Laura Nsafou : (rire) C'est dur ! Mais c'est un travail littéraire qui tente de proposer une vraie diversité en termes de représentation des communautés noires, et qui essaie de montrer une pluralité d'histoires aussi, en rappelant que les personnages noirs peuvent exister dans le rêve aussi, pas que dans certains stéréotypes, et faire rêver.
Puisque vous employez le mot de "stéréotype," pour vous, ce n'est pas le stéréotype en tant que tel le problème, c'est bien cela ?
Oui, en fait, c'est surtout qu'aujourd'hui, la présence des personnages noirs oscille toujours entre l'invisibilisation pure et simple ou la stéréotypisation. Or, l'existence des stéréotypes et des cases ne définit pas les existences des communautés noires. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est veiller à ce qu'il y ait une richesse d'histoires. Et aussi examiner la façon dont notre imaginaire collectif s'est figé autour de la représentation des personnages noirs. Par l'illustration par exemple, on peut représenter une diversité de carnations, de types de cheveux, ou même d'origines au sein de la diaspora. C'est un peu tous ces écueils-là que j'essaie de décortiquer.
Cela fait une dizaine d'années que vous écrivez des livres. Comment en êtes-vous venue à traiter, dès le début de votre carrière d'ailleurs, ces problématiques ?
Avant d'être autrice, je suis aussi une lectrice. Une jeune femme noire, d'origine martiniquaise par ma mère et congolaise par mon père, qui a grandi en France et qui ne s'est pas vue en littérature jeunesse. L'exemple que je donne souvent, c'est cette enseignante, quand j'avais huit ans, qui a demandé à ma classe d'aller dans la bibliothèque de l'école et de choisir un livre avec un personnage principal qui nous ressemble. Et moi, je n'en avais pas. Je suis repartie avec un exemplaire de Tom-Tom et Nana, parce qu'il y avait Rémi, le meilleur ami noir personnage secondaire. (rire) Donc, il y avait une expérience propre au fait de ne pas se voir. Et un enfant, quand il voit ça, il se dit « qu'est-ce qui ne va pas avec moi ? » Et donc, l'acte d'écrire est venu avec cette envie de voir des princesses noires, de voir des fées noires, des choses comme ça que je ne voyais pas. Comme un million de papillons noirs, mon premier album, c'était vraiment la volonté de créer un album que je n'avais pas eu.
Le fait d'écrire ces ouvrages, c'est donc aussi une sorte de soin pour vous ?
Complètement ! Effectivement, il y avait cet enjeu de parler de thèmes assez durs, que ce soit le harcèlement scolaire, les discriminations, ou dans le cas du Chemin de Jada [album paru en 2020, ndlr], la question du colorisme. Donc, ce sont des thématiques dures, mais mon envie venait toujours de les raconter avec de la poésie et avec une fin heureuse, lumineuse, joyeuse. C'est vraiment ça que je trouve aussi intéressant avec le format de l'album jeunesse, parce qu'on ne s'adresse pas seulement aux enfants, on crée un espace de discussion entre adultes et enfants. Mais le fait est qu'en France, dès lors qu'on propose une histoire avec des personnages minorisés, il y a tout de suite cette présomption de non-universalité. On parle beaucoup de littérature universelle, mais on oublie que l'universel se travaille et l'universel se crée ensemble.
Et sur cette notion d'universalisme, justement, la question ne se pose jamais quand ce sont des livres qui mettent en scène des enfants blancs.
C'est un peu l'exemple que je donne : je ne pense pas que pour le Petit Nicolas [série de nouvelles pour enfants datant des années 1950-1960 et toujours très populaire en France, ndlr], on a présumé que c'était forcément un livre communautariste. On part simplement du principe que ça parle à tout le monde.Sauf que ce principe-là, il marche pour toutes les histoires. En fait, juste, on existe.
L'illusionniste, metteur en scène, jongleur et magicien Étienne Saglio est en tournée avec son spectacle Vers les métamorphoses. Une invitation poétique à aller de l'avant malgré les coups du sort et, dans son cas, une séparation amoureuse.
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La Tunisienne Kaouther Ben Hania est l’une des cinéastes les plus singulières et audacieuses de sa génération. Après Les Filles d’Olfa, elle revient avec La Voix de Hind Rajab, construit autour de l’enregistrement d’une fillette de six ans piégée sous les tirs à Gaza, en appel avec le Croissant-Rouge palestinien. Un film bouleversant qui mêle fiction et réalité ayant remporté, à la Mostra de Venise, le Lion d’Argent 2025, l’une des plus hautes récompenses du festival.
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Une psychanalyste décide d'enquêter sur la mort d'une de ses patientes : ainsi débute le film Vie privée en salles en France demain après avoir été présenté hors compétition au dernier festival de Cannes. Dans son 6ᵉ long métrage, Rebecca Zlotowski réalise un thriller drolatique et met en scène la comédienne américaine Jodie Foster.
Le guitariste français Waxx sort son premier livre, Shuffle. Le résultat d'années de recherche dans les bacs à vinyles, mais aussi dans les magazines spécialisés, biographies et autobiographies d'artistes musiciens. Il en tire une exploration de l'histoire de la musique moderne, des Beatles à Adèle, à travers plus de 40 anecdotes. Entre secrets de fabrication d'albums, soucis en tournée, moments intimes et anecdotes sur les morceaux cultes des cinquante dernières années.
Radio Ballast est une expression qui fait référence aux rumeurs circulant autour du rail ou du chemin de fer. C’est le titre de l’exposition du photographe franco-ivoirien François-Xavier Gbré à la Fondation Henri-Cartier Bresson jusqu'au 11 janvier. Le projet a aussi remporté le prix de la Fondation Hermès. Durant près d’un an, le photographe a suivi les traces du chemin de fer qui traverse la Côte d’Ivoire à la recherche des traces de l’histoire. Un beau livre paru aux éditions Atelier EXB accompagne l'exposition.
Rouge signal, c'est le nom d'une couleur de vernis utilisée pour sublimer les ongles. C'est aussi le titre d'un roman graphique très remarqué, publié aux éditions 2042. Il s'agit de la première bande dessinée de Laurie Agusti, qui raconte la radicalisation masculiniste d'un jeune homme blanc. Alexandre, malheureux en amour, rumine son ressentiment tout en observant de chez lui, sur le trottoir d'en face, quatre femmes employées d'un salon de beauté.
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Trois ans après la Nuit du 12, récit d'une enquête policière sur un féminicide qui avait décroché sept Césars, le réalisateur Dominik Moll est de retour avec Dossier 137. Ce film, qui était en compétition au dernier festival de Cannes, s'intéresse de nouveau à un service de police : l'IGPN, la police des polices, saisie pour un cas de violence policière en marge d'une manifestation des Gilets jaunes.
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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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