
Sign up to save your podcasts
Or


Elle écrit comme elle joue avec une puissance comme née de l'urgence. Séphora Pondi, qui fait partie des dernières recrues de la Comédie française, sort son premier roman : Avale, aux éditions Grasset. Il a pour décor la banlieue parisienne et comme héros un jeune homme désœuvré, frustré, et une jeune femme comédienne montante. Deux parcours dont la rencontre va nous exploser en pleine figure. Avale vient d'être couronné du prix roman des étudiants. (Rediffusion du 22/09/25)
À lire aussi«Être ou ne pas être», questionnement au cœur du livre de la primo-romancière Sephora Pondi
Le 28 décembre 1895 se tenait la première projection publique du Cinématographe Lumière, au Grand Café à Paris. C'était il y a 130 ans. À cette occasion, l'autrice et vidéaste Mélanie Toubeau publie Une histoire de cinémas, ouvrage illustré par Simon Delart. Du cinémascope au Festival de Cannes, en passant par des figures comme Georges Méliès, Agnès Varda ou Jordan Peele, ce livre nous plonge dans les récits incontournables du grand écran. Mélanie Toubeau est au micro de Lisa Giroldini.
À lire aussiOusmane Sembène, grand pionnier des lettres et du cinéma africains
Qu'est-ce qui nous unit encore en tant que collectif dans un monde de plus en plus polarisé ? C'est l'une des questions que se pose le chorégraphe Mehdi Kerkouche avec sa dernière création, « 360 ». Sur scène, huit danseurs tâtonnent puis parviennent à trouver un langage commun à travers la danse. Particularité de cette expérience : les spectateurs s'y sentent aussi vivants que les artistes. (Rediffusion du 28 mai 2025).
À lire aussiMehdi Kerkouche fait entrer le public dans la danse avec «360»
Ambassadeur de la culture palestinienne, le Trio Joubran, virtuose de l’oud, sillonne le monde à travers une musique entre tradition et innovation. Ces trois frères nés à Nazareth ont conquis les plus grandes salles de concert — du Carnegie Hall à l’Olympia, où ils étaient les premiers Palestiniens à se produire en 2013. Pour la tournée des « Vingt printemps » du trio, Samir, Wissam et Adnan Joubran revisitent leur répertoire en compagnie d’un ensemble de cordes et de percussions. Ils rajoutent deux nouveaux titres particulièrement engagés pour la cause palestinienne : « Alternative Silence » et « At Dawn ». Rencontre avec Adnan Joubran, 39 ans, lors du concert à la Philharmonie de Paris. (Rediffusion du 13 décembre 2024)
À écouter, notre podcast par Guilhem Delteil« Palestiniens » en 5 épisodes
En cette veille de Noël, alors que des familles dans le monde entier s'apprêtent à se retrouver, un nouveau film en salle ce mercredi en France propose un face à face mère-fille à la fois conflictuel et réjouissant. Son titre : La pire mère au monde. Le réalisateur Pierre Mazingarbe met en scène les retrouvailles entre une fille, brillante magistrate nommée dans un petit tribunal de province, et sa mère, greffière.
RFI : Vous incarnez « la pire mère au monde » dans le film de Pierre Mazingarbe, à savoir une greffière d'un petit tribunal de province qui va faire équipe avec sa fille jouée par Louise Bourgoin. Elle est substitut du procureur et les deux ne se sont pas vues pendant quinze ans. La fille, Louise, est raide comme la justice, votre personnage aussi. Se ressemblent-elles ?
Muriel Robin : Elles se ressemblent. Je me demande même si la mère n'est pas moins raide que la fille. C'est la mère, quelque part, qui a fabriqué la fille. Parce que c'est une mère sacrifiée – comme l'étaient les mamans de cette époque-là –pour que sa fille soit plus libre et ait accès à plus de choses. Elle a fabriqué un monstre qui la déteste. C'est peut-être la pire mère au monde, mais c'est la fille la plus détestable de la planète.
Le titre est une antithèse.
En tout cas, c'est une histoire mère-fille dans laquelle on peut s'identifier, malgré le fait qu'il y ait beaucoup de choses dans ce film et qu'il y ait plusieurs strates dans cette histoire. Il y a le polar, il y a les petites histoires derrière. Il y a l'histoire qu'on croit être au premier plan et finalement, c'est ce qui se passe derrière qui est important.
Il y a même un aspect de comédie sociale aussi, puisque le film montre aussi le fonctionnement d'un petit tribunal de province sans moyens.
Oui, il y a cela dans toutes ces strates. Il y a la comédie sociale, cette justice - dont le métier de magistrat est plutôt féminin, jusqu'à ce qu'on monte à des postes plus élevés où il n'y a plus du tout de femmes. C'est un film généreux, drôle, dans lequel on peut verser sa larme aussi. Ce n'est pas rare du tout, on l'a vu lors des projections. Ce fil entre la mère et la fille, tout d'un coup, on est dans une chose intimiste.
Pour composer ce rôle de mère, avez-vous pensé à la vôtre ou pas du tout ? Comment avez-vous trouvé ce personnage ?
J'aime beaucoup interpréter les femmes qui ont quelque chose de dur, parce que ma maman était comme cela. J'ai fait un copié-collé de ma mère, donc, je suis devenue cela. Sauf que maintenant, je m'en suis débarrassée, car j'ai trouvé que ce n'était pas très intéressant. Cela faisait un peu peur.
Vous avez beaucoup joué avec ce type de personnage sur scène.
Sur scène, au début, j'étais cela. Je m'en suis débarrassé, mais je connais très bien. Cette partie dure, je la remets, il faut la mettre. Tu en veux combien ? Je t'en mets un kilo, deux, quatre kilos ? Pas de problème.
On vous voit enfin au cinéma. Je fais référence à votre déclaration, en début d'année, où vous estimiez ne pas avoir les rôles que vous pourriez au cinéma. Est-ce que, depuis, les propositions ont afflué ? Est-ce que cette déclaration a remué quelque chose dans le milieu du cinéma français ?
Non, pas encore. Maintenant que le film va sortir, j'observerai ce qui se passe. Et puis, quoi qu'il se passe, ce sera bien.
Pour la suite, peut-être un spectacle ? Les spectateurs ne vous ont pas vu sur scène depuis 2019.
En tout cas, en « one-man-show » et en spectacle nouveau, cela fait treize ans. J'ai un nouveau spectacle. Le jouerais-je, le jouerais-je pas ? Il faut bien que j'entretienne un peu le suspense. On a beaucoup plus peur en vieillissant, c'est incroyable.
Peur du trac ?
Pas le trac, mais plutôt la peur que les gens ne viennent pas. Parce qu'il y a tellement d'artistes, tellement de gens drôles. Ce qui me ferait y retourner, ce serait si cela correspond à qui je suis aujourd'hui et à ce que je veux donner au public.
►La pire mère au monde, de Pierre Mazingarbe, avec Muriel Robin et Louise Bourgoin. Sortie le 24 décembre 2025.
À lire aussi«L’Engloutie» et «Le pays d’Arto» : deux femmes face au secret
L'invitée culture aujourd’hui est une jeune cinéaste qui a fait le buzz à Cannes avec son premier film. L'Engloutie, de Louise Hémon, vient d’obtenir le prix Jean Vigo. Situé dans un hameau alpin isolé à la fin du XIXᵉ siècle, c’est le portrait d’une très jeune institutrice républicaine, envoyée pour « civiliser » ce coin reculé. Louise Hémon est au micro d’Elisabeth Lequeret.
À lire aussi«L’Engloutie» et «Le pays d’Arto» : deux femmes face au secret
À quoi vont ressembler les futurs vitraux modernes de Notre-Dame de Paris ? Lauréate du concours organisé par le ministère de la Culture, la plasticienne Claire Tabouret présente pour la première fois au public son travail. Ceci dans le cadre d’une double exposition du Grand Palais – dont l’autre parcours est signé Eva Jospin –, à découvrir jusqu’au 15 mars 2026.
À lire aussiÉlodie Schneider: l’engagement d’une vitrailliste à Notre-Dame de Paris
La bande dessinée Les sentiers d'Anahuac, de l'historien Romain Bertrand et du dessinateur Jean Dytar, a reçu le Grand Prix de la Critique ACBD 2026 début décembre. Cet ouvrage retrace la conquête espagnole du Mexique à travers le regard d'Antonio Valeriano, un jeune Indien issu de la noblesse indigène. Il aborde les thèmes de la colonisation et de la mémoire des Nahuas, l'un des principaux groupes indigènes du Mexique. L'historien Romain Bertrand est au micro de Lisa Giroldini.
À lire aussiMagellan n'a pas fait le tour du monde
Révélé par la série à succès « Dix pour cent » dans laquelle il jouait Hervé, le comédien Nicolas Maury signe la réalisation d'une minisérie pour Arte, « Les Saisons», dont le premier épisode est diffusé ce jeudi 18 décembre (et déjà disponible sur la plateforme Arte.tv). Cette série suit l'histoire d'un triangle amoureux entre trois personnages dont on suit les moments clés, sur une période de trente ans. Nicolas Maury répond aux questions de Sophie Torlotin.
À lire aussi«Dites-lui que je l'aime»: Romane Bohringer filme l'absence des mères
Dans le film Le Chant des forêts, le réalisateur Vincent Munier revient sur les terres qui l’ont façonné : les Vosges, leurs clairières, leurs brumes et leurs présences discrètes. Il signe un film intime, presque murmuré, où trois générations se retrouvent autour d’une même passion pour le sauvage et l’art de l’affût. Il répond aux questions d'Elisabeth Lequeret.
À écouter aussiLe réalisateur Amine Adjina explore « l'univers du cinéma méditerranéen » avec « La petite cuisine de Mehdi »
From the publisher's feed
Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

19 Listeners

4 Listeners

1 Listeners

13 Listeners

0 Listeners

25 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

0 Listeners

20 Listeners

0 Listeners

2 Listeners

4 Listeners

1 Listeners

4 Listeners

0 Listeners

1 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners