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Reporters episodes

  • États-Unis : quand les États du Sud partent en croisade contre Washington
    Pour préserver une liberté religieuse qu’ils considèrent menacée, certains États du sud des États-Unis ont adopté un nouvel arsenal législatif. À l'instar du Mississipi, qui pourra dorénavant refuser aux homosexuels d’être soignés ou de bénéficier de prestations sociales. Nos reporters sont allés à la rencontre de ces Américains irréductibles en croisade contre ceux qu'ils considèrent comme "les impies de Washington". HB 1523. Il ne s’agit pas d’un nouveau virus mais du nom d'une loi qui rend fiévreux le sud des États-Unis. Qualifiée, au choix, de favorable à la "liberté religieuse" ou "anti-gay", elle suscite la colère de ceux qui luttent contre l’homophobie. Et pour cause, elle permet notamment au Mississipi de refuser aux homosexuels d’être soignés ou de bénéficier de prestations sociales.
    Le Mississipi, mais aussi l'Alabama, l'Arkansas, la Caroline du Nord… Nos reporters se sont rendus dans ces États du Sud où flotte encore le drapeau confédéré, à la rencontre de cette Amérique blanche et conservatrice, qui se dit assiégée. Des irréductibles contre les droits des LGBT mais aussi contre l’avortement et l'immigration.
    17 min
  • Vidéo : chroniques iraniennes, un an après l'accord sur le nucléaire
    Juillet 2015. L'accord sur le nucléaire iranien a ouvert un nouveau chapitre dans l'histoire des relations entre Téhéran et le reste du monde, notamment avec l'Occident. Une ouverture qui a suscité de grands espoirs mais aussi des craintes. Pendant huit mois, France 24 a filmé les étapes de cette nouvelle ère à Téhéran, mais aussi à Qom, Vienne, Washington et Paris. Le 14 juillet 2015, des milliers d’Iraniens sont descendus dans les rues de Téhéran pour manifester leur joie, après la signature de l’accord sur le nucléaire entre l’Iran et les Occidentaux. Cet accord, porteur d’espoir pour de nombreux Iraniens, prévoit notamment la levée des sanctions économiques qui frappent la République islamique depuis plusieurs décennies.
    Dix mois plus tard, ces espoirs ont-ils été exhaussés ? Comment l’accord a-t-il impacté leur vie quotidienne ? Le marché iranien si convoité par les Occidentaux s’est-il enfin ouvert ? De quel poids l’accord va-t-il peser dans la vie politique du pays ? Quel rôle va-t-il jouer dans le jeu complexe qui oppose les conservateurs aux modérés et réformateurs qui ont porté au pouvoir le président Rohani ? En d’autres termes, l’accord historique de juillet 2015 est-il annonciateur d’un changement profond pour la République islamique après trente années d’isolement de la scène internationale ?
    C’est à toutes ces questions qu’Antoine Mariotti, Stéphane Saporito et Vincent de Cointet tentent de répondre en tenant la chronique des mois qui ont suivi l’accord. Ce documentaire débute au lendemain de la signature de l’accord et s’achève en mars 2016 avec les résultats des élections législatives qui ont vu la poussée des réformateurs. Nos reporters ont suivi la vie quotidienne à Téhéran, les tentatives d’industriels occidentaux pour gagner ce nouveau marché très prometteur de 80 millions d’âmes, les prêches très politiques du vendredi à la grande mosquée ou encore la campagne électorale dans la ville sainte et ultraconservatrice de Qom avec un candidat issu du très redouté corps des Gardiens de la révolution.
    Cette année décisive filmée in situ en Iran est soumise aux regards croisés d’observateurs politiques iraniens et internationaux, comme Ali Akbar Velayati, conseiller du Guide pour les Affaires étrangères, Akbar Torkan, principal conseiller du président Rohani, John McCain, l’une des principales voix des républicains américains sur les affaires étrangères, Laurent Fabius, ancien ministre français des Affaires étrangères ou encore Antony Blinken, numéro deux de la diplomatie américaine.
    29 min
  • Nollywood, l'eldorado du cinéma au Nigeria
    Le Nigeria peut se targuer de détenir la deuxième industrie cinématographique au monde. Son influence culturelle s'est largement étendue en dehors des frontières de l'Afrique. Cette déferlante a vu le jour grâce à l'arrivée des caméscopes et à l'hyperactivité d'apprentis cinéastes. Aujourd'hui, des superproductions de plusieurs millions de dollars sont à l'affiche et les réalisateurs nigérians commencent à investir les tapis rouges des festivals internationaux. Au Nigéria, le cinéma est devenue l'activité nationale par excellence. Avec plus de 2 000 longs-métrages par an, le pays est devenu le deuxième producteur de films au monde, derrière Bollywood (Inde) et devant Hollywood (États-Unis). Son industrie, appelée "Nollywood", représente 2% du PIB et emploie environ un million de personnes.
    Après avoir connu un âge d'or entre les années 50 et les années 70, le cinéma nigérian s'était progressivement assoupi. A la fin des années 80, la plupart des salles obscures avaient fermé. Les films n'étaient plus diffusés que sur un seul canal télévisé. Sa résurrection s'est opérée grâce à la commercialisation des caméscopes et la possibilité de dupliquer les films sur VHS. N'importe qui pouvait tourner un film lui-même, en quelques jours, pour un budget de quelques milliers de dollars.
    Ces apprentis réalisteurs, ainsi que les producteurs historiques, se mirent à tourner frénétiquement et à sortir leurs films directement en vidéo, pour le plus grand bonheur des Nigérians à même de les regarder à la maison. Leurs films, souvent des comédies ou des drames, abordent le quotidien des Nigérians : histoires d'amour, de trahison, de belles mères, de banditisme, d'émigration des campagnes vers la ville, de traditions, de religion, de rituels... Un cinéma low-cost qui s'est exporté sur tout le continent et même au-delà, où se trouve la diaspora nigériane.
    Des productrices influentes
    Après des années d'amateurisme, le cinéma nigérian arrive à maturité. Les moyens technologiques ont fait un bond en avant et les cinéastes sont mieux formés. Aujourd'hui, la nécessité de produire de la qualité se fait sentir. Les ambitions des nouveaux réalisateurs les conduisent hors des frontières africaines. Un des réalisateurs phares du Nigeria, Kunle Afolayan, a gagné de nombreux prix internationaux avec ses films "Figurine" et "October 1".
    Quant aux budgets, ils progressent à la hausse. En témoigne "Half of a yellow sun", de Biyi Bandele, tourné en 2013 : avec un budget de 9 millions de dollars, c'est le film nigérain le plus cher à ce jour. Désormais, les réalisateurs visent la sortie en salle et un public international. Parallèlement, la VOD permet de mieux distribuer les fims et de réinjecter l'argent dans la production. Le secteur, florissant, attire de nombreux jeunes passionnés et ambitieux, et en particulier les femmes. De nombreuses productrices et réalisatrices de renom tiennent aujourd'hui le haut du pavé à Lagos. Le secteur, plus professionnalisé, est aujourd'hui célébré par un des plus gros festivals de cinéma d'Afrique, l'Affrif, fondé au Nigéria par la femme d'affaires et productrice Chioma Ude.
    Tournage burlesque pour notre équipe
    Notre équipe s'est rendue dans la capitale nigéraine pendant et après le festival, pour rencontrer réalisateurs, producteurs, comédiens... Pendant cette période, la ville vibre au rythme du cinéma, des tournages y ont lieu tous les jours. Entre embouteillages monstres, pannes de voitures et auto-stop en pleine nuit, achat d'essence à des jeunes des rues, visionnage de films dans des makis (les cafés locaux) ou en au bas des immeubles, menaces d'extorsion par des caïds locaux, arrestation au commissariat et visites de start-up flambant neuves dédiées à la VOD, notre tournage a été aussi burlesque qu'épique. Il a surtout été marqué par des rencontres vivifiantes et joyeuses d'Africains sûrs de leur héritage culturel et de leur talent, qui espèrent pouvoir déployer rapidement leur cinéma à l'international.
    17 min
  • Ukraine : à la recherche des disparus du Donbass
    Depuis deux ans, l’Ukraine est divisée. Malgré l'instauration de plusieurs trêves, les affrontements se poursuivent dans les régions séparatistes de l'Est entre rebelles pro-russes et forces gouvernementales. Selon l’ONU, depuis le début du conflit, plus de 9 000 personnes ont été tuées, dont de nombreux civils, tandis que beaucoup d'autres ont disparu. Enlèvements politiques ou crapuleux, de nombreuses familles sont plongées dans l'angoisse. La guerre en Ukraine ne fait plus la une des médias. Pourtant, elle n'a jamais cessé. Dans certaines parties du Donbass, à l’est du pays, les tirs d'artillerie sont quotidiens. Les pourparlers de paix avancent difficilement entre les autorités ukrainiennes et les séparatistes pro-russes. Parallèlement, une autre bataille se joue dans les deux camps : récupérer les prisonniers, les otages et retrouver les disparus, morts ou vivants.
    D'après les chiffres donnés par le SBU, le Service de sécurité ukrainien, 3 015 personnes qui avaient été capturées ont été libérées depuis le début du conflit, en avril 2014. Mais 123 autres seraient toujours détenues par les séparatistes et 693 sont portées disparues, civils et militaires confondus. Quant aux autorités séparatistes, elles avancent que 458 combattants ont été capturés par le camp ukrainien, qui retient également 563 prisonniers politiques et 199 civils. Des chiffres en évolution constante, d'autant que certaines familles ne déclarent pas la disparition de leurs proches.
    Que deviennent les personnes disparues ? Comment les familles surmontent-elles l'attente ? Les otages libérés parviennent-ils à se reconstruire ? Comment l'État ukrainien fait-il face à cette réalité ? Notre reporter s'est rendue en Ukraine, où lors d'un précédent reportage, elle avait rencontré Elena, une mère dont le fils a disparu à l'été 2014, à Donetsk. Elle n'a malheureusement pas été autorisée à retourner en zone séparatiste, mais a pu mener son enquête depuis le sol ukrainien.
    18 min
  • Vidéo : la jeunesse du Salvador sacrifiée sur l'autel des Maras
    En 2015, au Salvador, plus d'un habitant sur 1 000 a été tué. Des chiffres dignes d’un pays en guerre. L’immense majorité de ces victimes sont de jeunes hommes, membres des Maras, ces gangs d’Amérique centrale qui font la loi dans les quartiers. Nos reporters Laurence Cuvillier et Matthieu Comin sont allés à leur rencontre. "Maras". Au Salvador, ce nom est synonyme de violence extrême. Ces gangs de jeunes sanguinaires ont fait de ce petit pays d'Amérique centrale l'un des plus violents du monde. En 2015, il y a eu 70 % d'homicides de plus qu'en 2014 : 6 650 habitants sont morts sur une population qui n'en compte que 6,4 millions.
    Enrôlés de gré ou de force, les jeunes Salvadoriens perçoivent souvent la Mara comme la seule façon de "devenir quelqu’un". Ces gangs, qui ont prospéré à la fin de la guerre civile au Salvador, au début des années 1990, sèment la terreur, jusqu'à devenir une autorité parallèle. Ils contrôlent les quartiers, tiennent en respect la police et le monde politique, qui hésite désormais à les affronter ou négocier.
    >> À voir sur France 24 : Salvador, dans l’enfer des Maras
    Au Salvador, une personne sur dix travaille directement ou indirectement pour elles. Elles ont acquis un poids politique tel qu'il est envisageable qu'elles forment bientôt leur propre parti. Ces groupes criminels sont même courtisés par les partis traditionnels, qui ont besoin de leur appui pour remporter les élections dans certaines villes. Face à un État en déliquescence et impuissant à endiguer cette violence, les Maras sont en passe de devenir les véritables propriétaires du pays.
    L’un de ces gangs, la Mara 18, dispose même d’un porte-parole, qui se fait appeler Santiago, un jeune homme taiseux, au regard dur et perçant. S’asseoir à sa table pour gagner sa confiance est un moment particulièrement déstabilisant. Il nous assure que nous pouvons lui poser toutes les questions que nous souhaitons, mais réclame des honoraires en contrepartie. Les Mareros sont abordables… si l’on se plie à leurs règles.
    Si Santiago nous déclare qu’il est encore actif au sein de la Mara, il ne révèle pas de quelle manière. Le jeune gangster assure que "la 18" est du côté des pauvres et des laissés-pour-compte, bien que les plus démunis soient rackettés par ses troupes partout dans le pays...
    Que s'est-il passé ? Plusieurs raisons : la fin d'une trêve, signée en 2012 entre les deux Maras qui dominent le pays, la "MS" et "la 18", la main de fer d'un nouveau président, qui a rompu le dialogue entamé par son prédécesseur avec ces groupes criminels et les fait désormais condamner pour terrorisme, enfin, de nouvelles stratégies des Maras, qui n'hésitent plus à faire exploser des voitures piégées devant les commissariats. Malgré cela, les assassinats, les extorsions et les menaces, les Maras continuent leur chemin inexorable vers la reconnaissance et l'intégration.
    18 min
  • Vidéo : un visa pour l’Érythrée, l’un des pays les plus fermés du monde
    On la surnomme "la Corée du Nord africaine". L'Érythrée, petit État de la Corne de l’Afrique, est l’un des pays les plus fermés du monde. À quoi ressemble la vie quotidienne dans cette dictature ? Pourquoi tant Érythréens fuient-ils le pays pour tenter de gagner l’Europe ? Nos reporters Nicolas Germain et Roméo Langlois ont exceptionnellement été autorisés à se rendre dans ce pays, qui occupe la dernière place du classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse. Pendant une semaine, bien que souvent encadrés par des "guides" du gouvernement, nous avons cherché à savoir pourquoi chaque mois, des milliers de Érythréens fuient leur pays, qui ne connaît ni la guerre, ni la famine. L’Érythrée est l’un des pays les plus représentés parmi les migrants qui tentent de gagner l’Europe, avec la Syrie et l’Afghanistan.
    >> À lire sur France24.com : "Quand l’UE finance la dictature de l’Érythrée pour stopper les migrants"
    Ce pays méconnu d’Afrique orientale est né en 1991, à l’issue d’une guerre d’indépendance contre l’Éthiopie longue de 30 ans. Un autre différend frontalier a lieu de 1998 à 2000 et a provoqué la mort de 80 000 personnes. Depuis, l’Éthiopie occupe encore une partie du territoire érythréen et les autorités se disent menacées par leur grand voisin.
    Le gouvernement d’Asmara a donc instauré un service national à durée indéterminée. Il est obligatoire. C'est avant tout ce service mal payé, et qui peut se prolonger plus de 10 ans, que les jeunes cherchent à fuir. Ils tentent aussi d’échapper à la pauvreté et au régime autoritaire d’inspiration marxiste du président Issayas Afewerki, héros de l’indépendance, au pouvoir depuis 25 ans.
    >> À lire aussi sur France24.com : "Érythrée : l'ONU suspecte le régime d'Asmara de crime contre l'humanité"
    Nous avons rencontré des Érythréens, des membres du gouvernement, mais aussi des opposants en exil pour essayer de comprendre ce pays isolé et fascinant.
    >> À lire sur France24.com : "Carnet de route : L’Érythrée de l’intérieur"
    29 min
  • Proche-Orient : "L'intifada des couteaux", le malaise d’une génération
    Depuis sept mois, les Israéliens sont confrontés à une vague de violences inédite. Pas une intifada à proprement parler, mais une série d’attaques à l’arme blanche quasi-quotidiennes, non organisées, qui témoignent d’un malaise grandissant, surtout chez les jeunes Palestiniens. Nos correspondants à Jérusalem, Pierrick Leurent et Irris Makler, ont tenté de décrypter ce phénomène et les racines de cette violence. Plus de 350 attaques anti-israéliennes en sept mois, menées à l’aide d’un simple couteau, d’une machette ou même de ciseaux. Trente-quatre morts côté israélien, près de 200 côté palestinien - principalement des assaillants tués en représailles - et des centaines de blessés, d'après les autorités israéliennes. Le bilan est lourd, mais le phénomène reste diffus, difficile à cerner. S'agit-il d'une nouvelle intifada ? D'une vague de violences ? Ou d'une révolte de la jeunesse palestinienne ? Personne ne parvient vraiment à définir ce qui se déroule en Israël et dans les Territoires palestiniens depuis le 1er octobre 2015.
    >> À voir sur France 24, l'entretien avec le chef du Hamas, Khaled Mechaal : "Les attaques au couteau sont une intifada".
    Nous sommes allés à la rencontre des acteurs de ces événements : les activistes palestiniens, les familles des terroristes, les victimes et les responsables de l'armée israélienne. Tous dressent le même constat : les assaillants, homme et femme, sont la plupart du temps des jeunes palestiniens désespérés. Des "loups solitaires" radicalisés, qui décident de passer à l'action en quelques minutes. Leurs actes sont rarement prémédités, presque jamais organisés.
    >> À voir sur France 24, le débat : "La 'guerre des couteaux', nouvelle forme de révolte ?"
    Une intifada 2.0, mais sans soutien populaire
    Leurs motivations ? Un mélange de problèmes personnels, de ras-le-bol face à l'occupation israélienne, d'absence de perspectives - le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens est au point mort depuis deux ans - et d'endoctrinement par les réseaux sociaux. C'est l'un des aspects les plus étonnants de cette "intifada des couteaux". Pour la première fois, elle est très largement relayée sur internet. Facebook, Twitter ou encore Whatsapp servent de relais entre les jeunes Palestiniens qui échangent photos, vidéos des attaques et vidéos de propagande.
    >> À voir sur France 24, l'entretien avec Amos Gitaï : "À l'époque d'Yitzhak Rabin, nous étions plus proche de la paix"
    Mais les Palestiniens les plus âgés refusent de prendre part à cette révolte. Les parents et grands-parents, qui ont vécu la première et la seconde intifada, déclenchées respectivement en 1987 et en 2000, sont lassés des violences qui n'apportent que davantage de morts et de destructions, sans ouvrir la voie à la création d'un État palestinien. Certains tentent même de convaincre les jeunes Palestiniens de se construire un avenir et de renoncer à la violence.
    Côté israélien, alors que hommes, femmes, civils ou militaires sont visés sans distinction par les attaques, la réponse est pour l'instant essentiellement sécuritaire : davantage de soldats et de patrouilles à Jérusalem et en Cisjordanie. Davantage de caméras de surveillance, de checkpoints, d’arrestations de militants, de destruction de maisons des terroristes et de celles de leur famille. Une réponse qui semble parfois réussir à limiter les violences. Mais qui complique un peu plus le quotidien des Palestiniens. Et contribue à renforcer la colère d'une partie de la population…
    18 min
  • Universités américaines : le cauchemar de la dette étudiante
    Aux États-Unis, des millions d'étudiants sont contraints de s'endetter lourdement pour pouvoir financer leurs études supérieures. Seuls ou avec leur famille, ils empruntent des dizaines de milliers de dollars sur plusieurs années, mais ils ne parviennent pas toujours à rembourser leurs dettes à leur sortie de l'université et sont contraints de démarrer leur vie active déjà endettés. Nos reporters Gallagher Fenwick et Philip Crowther sont allés à leur rencontre. Faire un reportage sur la dette étudiante, c'est aller à la rencontre de toute l'Amérique, car le phénomène n'épargne presque personne. Selon le ministère de l'Éducation, au moins 40 millions d'Américains avaient souscrit à un prêt bancaire en 2015, afin de financer leur passage sur les bancs de la fac. Le montant de leur emprunt s'élève en moyenne à 30 000 dollars.
    Ces personnes ne sont généralement pas pauvres, mais plutôt acculées et entravées par un poids qui les empêche d'avancer dans leur vie. Pas le temps d'explorer le champ des possibles, de chercher le métier de leurs rêves, ni même de fonder une famille ou encore vouloir souscrire à un prêt immobilier... Dès qu'ils ont leur diplôme en poche, ces étudiants doivent chercher à gagner de l'argent, afin de ne pas se laisser déborder par les intérêts qui s'accumulent rapidement et éviter de se laisser emporter dans une spirale infernale.
    Un système "hors de contrôle"
    En février dernier, le rappeur Dee-1 en a même fait une chanson. David Augustine Jr de son vrai nom, étudiant de 27 ans diplômé de l'Université de Louisiane en 2009, venait enfin de rembourser son prêt étudiant. Il a chanté sa joie et dénoncé le système des prêts étudiants "hors de contrôle". Son clip, posté sur les réseaux sociaux, a été regardé plus d’un million de fois en une semaine. Le Washington Post y voit même "l'hymne d'une génération".
    Le total des prêts souscrits par les étudiants américains s'élève aujourd'hui à 1 200 milliards de dollars, selon les statistiques de la Réserve fédérale. C'est plus que la dette totale des cartes de crédit américaines. La dette étudiante est l'un des plus gros défis économiques des États-Unis.
    Mais elle est aussi devenue un sujet politique, en pleine campagne électorale. Les aspirants candidats à la présidentielle n'ont pas hésité à s'en saisir. Le démocrate Bernie Sanders propose notamment la gratuité de l'enseignement dans les universités supérieures publiques. Face à des salaires qui n'augmentent pas et à des frais de scolarité qui, eux, ne cessent de grimper, son discours séduit de nombreux jeunes et moins jeunes.
    17 min
  • Documentaire exclusif : en Syrie, à l’assaut du "califat"
    Nous vous proposons un documentaire exceptionnel tourné en Syrie. Nos reporters ont accompagné en exclusivité les Forces démocratiques syriennes, une coalition de milices kurdes et arabes, dans leur reconquête de villes et de territoires sous le contrôle de l'organisation État islamique. Pendant deux ans, la ville de Shedade, au nord-est de la Syrie, a été un bastion des jihadistes de l'organisation État islamique (EI). En février, 5 000 combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de milices kurdes et arabes créée en octobre dernier, se lance à son assaut. Ils encerclent cette ville stratégique et combattent les terroristes pendant dix jours. Un combat féroce, appuyé par les frappes de la coalition internationale, et une progression lente mais décisive, puisqu'elle permet de reprendre Shedade le 19 février, et de libérer les habitants du joug des jihadistes.
    Les civils qui n'ont pas fui la ville accueillent les troupes des FDS avec soulagement et racontent l'horreur de leur quotidien sous le joug des islamistes. Les corps des terroristes jonchent le sol, mais également ceux des civils qui ont été tués par les frappes aériennes.
    Village après village, la coalition arabo-kurde des FDS est déterminée à étendre son emprise territoriale. Alliée privilégiée de l’Occident, son objectif est désormais de peser sur le destin de la Syrie.
    Les reporters de France 24, Roméo Langlois, Mayssa Awad et Mohammed Hassan, ont pu suivre en exclusivité les combattants de cette coalition interethnique lancée à l'assaut du "califat" de l'organisation EI. Au plus près des combats et des populations, ils nous livrent un document exceptionnel de 35 minutes.
    >> Regardez aussi notre grand reportage : "Carnet de route dans la Syrie de Bachar al-Assad"
    39 min
  • Turquie - Grèce : les naufragés oubliés de la mer Égée
    La mer Égée, entre la Turquie et la Grèce, est un point de passage pour les réfugiés qui fuient la guerre en Syrie ou les Taliban en Afghanistan, et tentent de gagner l'Europe. Mais les naufrages sont fréquents. Au large des côtes turques, les pêcheurs redoutent de trouver des corps dans leurs filets… Le sauvetage des migrants naufragés est devenu quasi-quotidien. Notre reporter s'est rendue à Dikili, petit port de pêche turc qui fait face à l'île grecque de Lesbos. Il y a eu cette photo terrifiante d'un enfant mort échoué sur une plage. Une photo qui a ému le monde entier, celle d'Aylan, ce petit Syrien mort noyé. C'était au début du mois de septembre dernier. Son corps d'enfant, qui reposait sur une plage de Turquie, est devenu le symbole d'une crise migratoire sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
    Mais depuis, les naufrages n'ont pas cessé. Des centaines de milliers de personnes ont continué de tenter d'atteindre l'Europe en empruntant ce même passage dangereux. Et plusieurs centaines y ont perdu la vie. Avec l'hiver, la situation n'a fait qu'empirer. La traversée de la mer Égée est devenue l'itinéraire le plus meurtrier au monde pour ceux qui rêvent d'une autre vie ailleurs, loin des guerres qui ravagent leur pays.
    >> À lire sur France 24 : "Les Grecs face aux migrants, les poches vides et le cœur gros"
    Au mois de janvier, pas une semaine sans un naufrage, sans des corps sans vie ramenés à terre. Les premiers témoins de ces tragédies sont les habitants des côtes grecques et turques. Des habitants souvent désemparés face à cette mort au quotidien. Au-delà des accords politiques, il y a d'abord cette réalité humaine.
    Dans le nord-ouest de la Turquie, pour les habitants du petit village de pêcheurs de Dikili, dans la province d'Izmir, comme pour ceux de la très chic station balnéaire de Cesme, le quotidien est rythmé depuis un an par ces tragédies dont ils sont les témoins souvent impuissants. Recueillir leur témoignage, c'est aussi raconter ceux qui ont tenté ces voyages pour un ailleurs inconnu. Des vies qui ont pris fin sur un canot de fortune, à la merci des vagues.
    18 min

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Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 22 h 10, et dès le vendredi en avant-première sur Internet !

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