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Reporters episodes

  • Vidéo : en Ouzbékistan, dans les coulisses d'une dictature
    Dimanche 4 décembre, les Ouzbèques sont appelés aux urnes pour la présidentielle. Ce scrutin passe inaperçu à l’étranger, car le successeur du président défunt, Islam Karimov, resté plus d’un quart de siècle au pouvoir, est déjà tout désigné, mais surtout, les autorités refusent d’accorder des visas aux journalistes étrangers. Notre reporter Elena Volochine s’est rendue dans ce pays d’Asie centrale, l’un des plus fermés au monde, et a réussi à y tourner discrètement un reportage édifiant. Cela fait 25 ans que les Ouzbeks n'ont pas connu une élection présidentielle sans Islam Karimov. Le "père de la nation", qui a régné d’une main de fer sur le pays depuis son indépendance en 1991 de l’Union soviétique, s’est éteint à la fin du mois d'août, à l’âge de 78 ans. Mais son décès n’a été officiellement annoncé que le 2 septembre, quelques jours plus tard... Le temps de préparer sa succession.
    Car l'Ouzbékistan, malgré sa croissance économique fulgurante et son fort potentiel touristique, reste l'un des régimes les plus fermés de la planète. Avec la Corée du Nord, cette république d’Asie centrale est aujourd'hui le seul pays au monde à délivrer un visa de sortie à ses citoyens souhaitant se rendre à l'étranger... De même, les journalistes ne sont pas les bienvenus. Les autorités ne délivrent que très rarement des visas presse, même en période électorale. Et s'ils parviennent à obtenir une accréditation, les reporters étrangers font l'objet d'une surveillance systématique...
    Pour venir visiter ce pays touristique, les étrangers, en revanche, ne rencontrent aucune difficulté. Chaque année, deux millions de touristes viennent admirer les merveilleuses cités de Tachkent, Boukhara ou encore Samarcande, sur la Route de la soie. Et le gouvernement fait tout pour accroître leur nombre.
    De son vivant, Islam Karimov a tout fait pour donner une image attractive de son pays. Gros exportateur d'or, d'uranium ou encore de coton, l’or blanc du pays, l’Ouzbékistan continue de se développer, tout en bénéficiant des fonds de la Banque mondiale, qui vient de tripler ses aides à 3 milliards de dollars pour la période 2016-2020. Mais pour maintenir cette image lisse aux yeux de la communauté internationale, le régime exerce un contrôle quasi absolu sur les médias et sur la société civile.
    Dans ce royaume de la censure et du culte de la personnalité, les voix discordantes ne sont pas tolérées. La plupart des opposants politiques et des défenseurs des droits de l'homme sont envoyés en prison ou contraints de s’exiler. La délation est encouragée par la propagande d'État et la peur incite la population à dénoncer ceux qui risquent de tomber en disgrâce auprès des autorités, y compris les journalistes. Les services de sécurité ouzbeks, sur lesquels Islam Karimov s'est appuyé durant ses quatre mandats, ont la réputation de pratiquer largement la torture.
    Faute d’accréditation, notre reporter est entrée en Ouzbékistan avec un visa touristique et a tourné son reportage en toute discrétion. Elle nous livre ici un document aussi rare qu’édifiant. Pour des raisons de sécurité, la plupart des visages ont été floutés.
    18 min
  • Vidéo : Venezuela, le crépuscule du chavisme
    Alors que le Venezuela s’enfonce dans la crise politique, son économie menace de s’effondrer. Hyperinflation, pénuries alimentaires, malnutrition, extrême pauvreté... Le quotidien des Vénézuéliens est de plus en plus difficile. Nos reporters sont partis à leur rencontre. Après plusieurs mois à subir la crise politique et économique, les Vénézuéliens ont faim. Les supermarchés sont quasiment vides et les files d'attente s'allongent. Les habitants se plaignent de maigrir à vue d'œil. Même les denrées de première nécessité comme le café, le sucre ou la farine se font de plus en plus rares dans les magasins et le pays est désormais contraint d’importer tous les produits de consommation courante. Avec l’inflation galopante, le pouvoir d’achat des Vénézuéliens a chuté de 30 % ces trois dernières années. Désormais, la famine menace de nombreuses familles et la pauvreté gagne du terrain dans les classes moyennes.
    >> À voir aussi, notre reportage : "Malgré la crise, beaucoup de Vénézuéliens croient toujours aux vertus du chavisme"
    Pendant que de plus en plus de Vénézuéliens cherchent chaque jour à trouver de quoi manger, l'avenir du pays s’assombrit : délinquance et criminalité en hausse, émigration massive, fuite des investissements, corruption, fermeture des commerces... Et des dizaines de milliers de jeunes désertent les universités, préférant fuir le pays ou arrêter leurs études pour se consacrer à la survie de leur famille. De son côté, la classe politique s'enfonce dans un débat sans fin autour du référendum sur une destitution du président chaviste Nicolas Maduro...
    Plus de trois ans après la mort de l’ancien président Hugo Chavez, au pouvoir entre 1999-2013, le Venezuela est au bord du gouffre. Nos reporters Laurence Cuvillier et Matthieu Comin sont allés à la rencontre des Vénézuéliens.
    18 min
  • Enquête exclusive : du Sénégal au Québec, sur les traces d’un Frère accusé de pédophilie
    Alors que les affaires de pédophilie dans l’Église se sont multipliées ces dernières années, notamment aux États-Unis et en France, nos reporters ont enquêté sur la communauté des Frères du Sacré-Cœur, importante congrégation catholique qui envoie des missionnaires depuis près d’un siècle en Afrique. Au Sénégal, ils ont rencontré une victime présumée de l’un des Frères, avant de le retrouver au Québec. Ce dernier, qui ne nie pas les faits, n’a toujours pas été inquiété. Attention, ce reportage comporte des propos pouvant heurter un jeune public.
    En avril dernier, c’est par l’intermédiaire de "La Parole Libérée", association française d’aide aux victimes de pédophilie, que nous entrons en contact avec Souleymane. Sous couvert d'anonymat, ce Sénégalais âgé d’une quarantaine d’années nous confie son histoire : son enfance à Kaolack, l'une des plus grandes villes du Sénégal au sud-est de Dakar, puis sa scolarité au collège Pie XII, dirigé par la branche canadienne des Frères du Sacré-Cœur. Cette importante congrégation catholique envoie des missionnaires depuis près d’un siècle en Afrique.
    Souleymane a 12 ans, se souvient-il, quand l’un des religieux, professeur de français, l’invite pour la première fois après la classe à un cours particulier "d’éducation sexuelle". Souleymane affirme avoir été abusé pendant trois ans, mais n’en avoir parlé à personne, jusqu’en 2010.
    Caméra cachée
    Cette année-là, il contacte, selon ses dires, un autre membre de la congrégation, enseignant au collège Pie XII à l’époque, et toujours en activité dans un lycée dakarois, pour lui raconter son histoire. Au fil de leurs échanges, Souleymane apprend alors que le religieux qu’il accuse serait mourant au Canada, et surtout que des supérieurs hiérarchiques auraient été alertés des agissements de cet homme. Pourtant Souleymane nous assure, en colère, n’avoir jamais été approché par l’institution. Il nous donne le nom du Frère qu’il accuse et son lieu de résidence probable, le Québec, si toutefois il est encore vivant...
    C’est avec peu d’espoir que nous poursuivons notre enquête au Canada. Nous finissons par localiser, dans la ville de Sherbrooke, à 150 km à l’Est de Montréal, la résidence dans laquelle logent les membres de la congrégation à la retraite. S’il est encore en vie, le missionnaire pourrait bien s’y trouver... Nous décidons donc de nous y rendre, et pour conserver la preuve d’un éventuel témoignage, nous équipons d’une caméra cachée.
    À notre grande surprise, nous finissons par rencontrer cet homme accusé de pédophilie par Souleymane. Âgé de 92 ans, et bien qu’en chaise roulante, il est en pleine possession de ses facultés intellectuelles. Contre toute attente, le missionnaire reconnaît instantanément les faits ! Notre entretien avec lui est édifiant. Il soutient que la communauté religieuse n’a pas mené d’investigations, malgré les accusations de 2010. Mais en a-t-elle seulement été informée, comme Souleymane nous l'assure ?...
    Scandale au Québec
    Pour le vérifier, nous décidons de continuer notre enquête à Dakar et de rencontrer le Frère que Souleymane assure avoir alerté au moment où il a décidé de briser le silence, en 2010. Nous nous équipons à nouveau d’une caméra cachée. Ce dernier nous confirme que ses supérieurs hiérarchiques ont bel et bien été mis au courant de ces accusations !
    Lorsqu’à la mi-septembre, nous contactons le supérieur provincial de la congrégation au Canada, il ne semble ni surpris des propos que nous lui rapportons, ni pressé de répondre à nos questions...  Après plusieurs échanges, la réponse de la congrégation est sans appel : "Dans les circonstances, la communauté Les Frères du Sacré-Coeur au Canada n'entend pas donner suite à votre demande".
    Depuis, la communauté religieuse a été éclaboussée par un autre scandale au Québec. Selon la demande de recours collectif déposée devant les tribunaux canadiens, entre 1940 et 1980, onze de leurs membres pourraient avoir abusé des dizaines d’élèves d’un établissement scolaire québécois. L’enquête ne fait visiblement que commencer.
    France 24 mène la suite de cette enquête en partenariat avec le journal La Presse à Montréal et le site Dakaractu au Sénégal. Si vous pouvez y contribuer, votre témoignage nous sera utile. N’hésitez pas à nous écrire à cette adresse : [email protected].
    >> À voir sur France 24, "Pédophilie dans l'Église : des victimes françaises brisent l’omerta"
    17 min
  • Vidéo : avec les "guerriers de l’information" irakiens
    En Irak, des reporters de guerre irakiens accompagnent l’armée pour filmer au plus près les combats contre l’organisation État islamique. Nos journalistes ont partagé le quotidien de ces "soldats de l’information", prêts à prendre tous les risques pour leurs reportages. En Irak, la guerre contre l’organisation État islamique (EI) passe aussi par l’image et l’information. Tandis que les terroristes inondent les réseaux sociaux de vidéos et photos de propagande, 1 500 correspondants de guerre irakiens sont actuellement déployés pour couvrir la progression de l’armée régulière et des milices vers Mossoul. De véritables "guerriers de l’information", qui accompagnent les soldats en première ligne.
    Héros d’une télévision de guerre qui vante leur bravoure et leurs prises de risques, ces journalistes font preuve d’une incroyable témérité en filmant les combats au plus près, parfois au péril de leur vie. Régulièrement blessés, certains reporters sont même amenés à filmer leur propre mort en direct... Patriotes, fiers de leur drapeau, ils participent à leur manière à la guerre contre l’organisation EI et invoquent souvent Dieu pour gagner cette "guerre sainte contre le mal".
    Dominique Hennequin et Thierry Simonet ont partagé le quotidien de ces reporters de guerre hors du commun, décidés coûte que coûte à gagner la guerre de l’information contre l’organisation EI.
    >> Regardez aussi notre grand reportage : "Avec l'armée irakienne et les peshmerga, sur la route de Mossoul"
    25 min
  • Les États-Unis en overdose de pétrole
    La crise pétrolière s’est invitée dans la campagne électorale. Si Donald Trump promet de développer encore davantage la fracturation hydraulique pour relancer l’économie, Hillary Clinton compte poursuivre la politique de Barack Obama : développer les énergies renouvelables. Grâce au pétrole de schiste, les États-Unis ont augmenté leur production de pétrole de 75% depuis 2008 et ont retrouvé leur rang de premier producteur mondial, mais à quel prix ? Nos reporters ont enquêté Aux États-Unis, l'or noir génère près de 150 milliards de dollars chaque année. Avec le boom de l'exploitation du pétrole de schiste, le pays a plus que doublé sa production depuis 2008. Aujourd’hui, les réserves sont pleines. À tel point que le prix du baril de brut a chuté de 100 à 30 dollars en 18 mois et que la production n'est parfois plus rentable. Selon le cabinet de consulting texan Graves & Co., plus de 350 000 emplois dans l'industrie pétrolière ont été supprimés depuis janvier 2014, date à laquelle le baril a entamé sa spirale baissière, et un tiers des producteurs sont menacés de faillite.
    >> À lire aussi sur France 24 : Reportage 360° au Texas : ruée vers le pétrole de schiste à Cotulla
    Le futur des énergies fossiles a été peu abordé pendant la campagne à la présidentielle du 8 novembre. Pourtant, deux visions s'opposent. Donald Trump se prononce pour une dérégulation totale de l'industrie du gaz et du pétrole. Il veut forer plus de puits de pétrole de schiste et pomper davantage pour créer des emplois, relancer l'économie et se rapprocher de l'indépendance énergétique totale. De son côté, Hillary Clinton souhaite réguler davantage la fracturation hydraulique et développer les énergies renouvelables comme le solaire et l'éolien. Son objectif : atteindre un tiers d'énergies renouvelables d'ici 2030.
    Défis économiques et contraintes environnementales
    Nos reporters ont silloné les états pétroliers américains, de la Californie à l’Oklahoma, pour y rencontrer des producteurs de pétrole indépendants, des "strippers" comme on les appelle, afin de montrer le visage humain d’une industrie souvent considérée comme opaque.
    Face à un coût de production trop élevé, la plupart d'entre eux sont obligés de licencier du personnel, de fermer des puits de pétrole ou de déposer le bilan. Pour eux, les restrictions environnementales imposées par l’administration Obama ne font qu’aggraver leur situation. Ils souhaitent une dérégulation totale du secteur pétrolier pour pomper davantage et relancer l’économie, comme le propose Donald Trump. Car ils sont persuadés que nous allons dépendre des énergies fossiles pendant encore au moins un siècle. Leur vote ira donc au candidat républicain à la Maison Blanche, tant ils redoutent une baisse de leur activité si Hillary Clinton arrive au pouvoir.
    La fracturation hydraulique ("fracking") utilise un mélange d’eau et de produits chimiques pour fracturer la roche de schiste et en extraire le pétrole résiduel… Une technique controversée que certains rapports accusent d'être à l’origine de la contamination de nappes phréatiques et de l’augmentation du nombre de séismes dans l’Oklahoma et au Texas.
    Au total, sept millions de personnes sont menacées par les séismes liés à l’activité humaine. Dans l'Oklahoma, les tremblements de terre ont augmenté de 200% en huit ans... Janice et Johnny, que nous avons rencontrés, ont ainsi perdu la maison qu’ils avaient passé leur vie à construire pendant un séisme de 5.8 sur l’échelle de Richter. La valeur de leur bien immobilier s’est effondrée en même temps que leur vaisselle de mariage.
    Pour les multinationales de l'industrie pétrolière, la situation n'est pas meilleure. Quatre des plus grandes d'entre elles - Exxon, Shell, BP et Chevron - cumuleraient à elles-seules une dette de 184 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal.
    Pour doubler la production de pétrole de schiste, les financiers ont massivement prêté aux compagnies pétrolières. Mais avec un baril autour de 30 ou 40 dollars, la production n’est plus rentable, et beaucoup de puits sont à l’arrêt. Résultat : les entreprises peinent à rembourser. En attendant, l'industrie mise beaucoup sur les marchés étrangers. Car pour la première fois depuis quarante ans, les États-Unis recommencent à exporter du pétrole. Une façon d’écouler les stocks et d’assouvir la soif de brut des pays émergents.
    >> À lire aussi sur France 24 : Gaz de schiste : le "mystère" du séisme dans l'Oklahoma
    18 min
  • Vidéo : la Floride, champ de bataille de la présidentielle américaine
    À quelques jours de la présidentielle aux États-Unis, France 24 vous emmène en Floride, État chouchouté par Hillary Clinton et Donald Trump en pleine campagne électorale. Dans ce "Swing State", "État indécis", le cœur des électeurs balance d’une élection à l’autre, entre républicains et démocrates, à l'image de la présidentielle de 2000, où le scrutin avait connu un retournement spectaculaire. Notre reporter est allée à la rencontre des Floridiens, qui ont peut-être les clés de la victoire. Aux États-Unis, bien souvent, qui gagne le cœur des électeurs de Floride entre à la Maison Blanche. En 2000, c’est sa victoire dans cet État du sud-est des États-Unis qui a permis à George W. Bush de devenir le 43e président des États-Unis, au détriment d'Al Gore. Les 537 voix des électeurs de Floride en sa faveur avaient fait pencher la balance, au terme d’une bataille juridique de plus d’un mois qui avait tenu l’Amérique et le monde entier en haleine.
    La Floride est sans doute "The Swingest Swing State", "le plus indécis des États indécis". Ici, les tendances basculent d’une élection à l’autre. Des électeurs qui ont voté républicains une année, peuvent se tourner vers les démocrates lors du scrutin suivant. Et vice versa. Quels que soient les candidats, cet État stratégique qui compte pour 29 sièges électoraux est l’un des plus difficile à rafler. Les partis républicains et démocrates livrent ici bataille comme nulle part ailleurs.
    Campagne agressive
    À quelques semaines du scrutin présidentiel du 8 novembre, Hillary Clinton et Donald Trump ont investi temps et argent en Floride. Donald Trump a passé plusieurs jours à écumer l’État, multipliant les meetings comme nul autre candidat républicain avant lui. Côté démocrate, le bureau de campagne d'Hillary a dépensé plus d'argent sur des publicités en Floride, que partout ailleurs dans le pays… tandis que la candidate sillonnait également l’État et enchaînait les meetings.
    Pour les deux candidats à la magistrature suprême, l’enjeu est de taille, mais les obstacles nombreux. Alors qu’Hillary Clinton est souvent jugée trop élitiste et trop éloignée des préoccupations de la classe moyenne, Trump doit essuyer des critiques au sein de son propre parti et de la part des électeurs qui votent traditionnellement républicain, comme les milliardaires conservateurs de Palm Beach, qui ne se voient pas représentés par un personnage aussi sulfureux.
    Pendant plusieurs semaines, notre reporter à Miami, Surabhi Tandon, est allé à la rencontre des électeurs indécis de Floride pour sonder leurs intentions de vote. Elle a aussi suivi les équipes de campagne d’Hillary Clinton et de Donald Trump qui se battent 24 heures sur 24 pour les séduire. Publicités haineuses, attaques frontales, insultes, porte-à-porte... Tous les moyens sont bons pour faire pencher la balance. Jamais une campagne électorale n’aura été aussi tendue et agressive dans la péninsule ensoleillée de Floride. Ici, la seule certitude des électeurs de Floride est qu’ils ne veulent pas revivre le fiasco de 2000.
    18 min
  • Vidéo : avec l'armée irakienne et les peshmerga, sur la route de Mossoul
    Quelques semaines avant l’offensive des forces irakiennes et kurdes pour reprendre Mossoul aux jihadistes de l'organisation État islamique, nos reporters en Irak ont suivi les ultimes préparatifs de cette bataille stratégique. Reportage exclusif. France 24 vous propose un reportage exclusif, tourné à la fin du mois d'août au nord de l'Irak. Nos reporters se sont rendus sur le front kurde, où mètre par mètre, les peshmerga ont repris onze villages autour de Mossoul, grande ville du nord de l’Irak et bastion de l'organisation État islamique depuis juin 2014. Ils se sont également rendus à Qayyarah, ville située à environ 60 km au sud de Mossoul, où l’armée irakienne a établi sa base arrière et se préparait alors à donner l’assaut sur Mossoul.
    Le coup d’envoi pour déloger les milliers de combattants islamistes de cette grande ville du nord de l'Irak a été donné dans la nuit de dimanche à lundi 17 octobre. Cette bataille stratégique pourrait durer "plusieurs semaines, peut-être des mois", a estimé mardi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Elle promet d’être "difficile", a renchérit le président américain, Barack Obama.
    Les reporters de France 24 ont été les témoins des ultimes préparatifs de cette offensive, aux côtés des forces kurdes et arabes, pourtant rivales mais qui luttent ensemble contre l’ennemi commun. Attentats suicide, voitures piégées, puits de pétrole incendiés, champs de mines... Alors que l'étau se resserre, les jihadistes usent de tous les moyens pour repousser l’assaut sur Mossoul et déjouer les bombardements américains.
    >> À lire sur France24 : "Armée irakienne, milices chiites, forces kurdes... Qui se bat à Mossoul ?"
    16 min
  • Vidéo : Donetsk, une "République" sous perfusion
    Deux ans après la proclamation de la République populaire de Donetsk par des séparatistes pro-russes, les combats se poursuivent entre armée ukrainienne et forces indépendantistes. Mais qui équipe l’armée de cette République autoproclamée ? Et qui finance sa reconstruction ? Nos reporters ont pu pénétrer le secret le mieux gardé de Donetsk : le chemin des armes et de l’argent. Dans l'est de l'Ukraine, les séparatistes de la "République populaire de Donetsk" (DNR) affrontent quotidiennement les forces ukrainiennes, malgré le cessez-le-feu signé en septembre 2014.
    La Russie dément toute implication auprès des séparatistes, ce qui fait de ce conflit une guerre de communication et de désinformation. L'implication de Moscou est pourtant évidente, pas seulement sur les champs de bataille mais également dans bien des secteurs de l'économie.
    18 min
  • Quand les enfants volés de la dictature argentine retrouvent leurs racines
    Comment vit-on lorsque l'on découvre que son nom, son prénom, sa date de naissance ne sont que mensonge ? Lorsque l'on apprend que sa famille n'est pas sa vraie famille ? Ces questions existentielles, des centaines d’Argentins nés pendant la dictature du général Videla, entre 1976 et 1983, se les posent. Notre reporter est parti à leur rencontre. En Argentine, pendant la période noire de la dictature, près de 500 bébés ont été arrachés par la junte militaire à leurs parents, des opposants de gauche qui étaient arrêtés, torturés et souvent exécutés. Les jeunes mères, accusées "d’être des militantes actives de la machinerie du terrorisme", selon les termes du dictateur Jorge Videla, étaient tuées de sang froid ou jetées à la mer, depuis un avion militaire en plein vol... Selon les organisations de défense de droits de l'Homme, en Argentine, environ 30 000 opposants ont été tués ou ont disparus sous le régime militaire, entre 1976 et 1983.
    Les nouveau-nés, qui avaient souvent vus le jour en prison ou dans des maternités clandestines, étaient donnés comme butin de guerre à des familles de militaires ou de proches du régime. Adoptés, on leur attribuait un nouveau nom et une nouvelle date de naissance. Une identité factice.
    En 1983, alors que le chapitre de la dictature se referme et qu’un gouvernement civil est élu démocratiquement, un groupe de femmes, "les Grands-mères de la place de Mai", se lance activement à la recherche de leurs petits-enfants disparus. Aujourd’hui, 40 ans après le putsch de 1976 qui a porté la junte militaire au pouvoir, et grâce à un travail d’enquête titanesque, aux témoignages et aux tests ADN, 119 personnes ont pu retrouver leur véritable identité et leur famille biologique.
    Pour ce documentaire de 26 minutes, notre reporter Bertrand Devé est parti à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui ont subi un choc schizophrénique, en découvrant parfois que ceux qui croyaient être leurs parents étaient en fait "des monstres", et qui tentent désormais de renouer avec leurs racines et de se reconstruire.
    28 min
  • Vidéo : Colombie, les derniers jours des Farc
    En Colombie, après plus de 50 ans de guérilla, 220 000 morts, 7 millions de déplacés et presque 4 ans de négociations, un accord de paix historique a été conclu entre la guérilla des Farc et les autorités. Habitués à vivre dans la clandestinité, les guérilleros se sont engagés à abandonner les armes et à se transformer en parti politique. Mais les 7 000 combattants sont-ils aptes à réintégrer la vie civile ? Notre reporter en Colombie est partie à leur rencontre. C'était l'une des plus anciennes guerres civiles au monde. En Colombie, les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et le gouvernement viennent de signer un accord de paix historique qui met fin à 52 ans d'un conflit armé dévastateur. Mais comment passe t-on de la guerre à la paix ? Comment devient-on citoyen lorsque l'on est guérillero depuis toujours?
    >> À voir sur France 24, notre entretien avec Ingrid Betancourt : "Les Farc ne seront jamais des citoyens comme les autres"
    Notre correspondante en Colombie, Pascale Mariani, s'est enfoncée au cœur de la jungle amazonienne, dans les territoires contrôlés par les Farc afin de rencontrer les hommes et des femmes du Front 57. Pour servir la cause de la guérilla marxiste, ils ont tout sacrifié pendant des décennies : leur vie, leur famille et leur libre-arbitre. Alors lorsque l'exigence de sacrifice disparait, que reste-t-il ? Comment reconstruire sa vie lorsqu'on quitte le treillis ?
     >> À voir sur France 24.com, "Colombie, à balles réelles", le documentaire de notre grand reporter Roméo Langlois, détenu 33 jours par les Farc.
    17 min

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Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 22 h 10, et dès le vendredi en avant-première sur Internet !

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