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Reporters episodes

  • France : l'hôpital public, un grand malade ?
    Médecins, infirmiers, aides-soignants, cadres ou encore directeurs... Ils avaient choisi l'hôpital public parce qu'il soigne tous les malades sans exception, du sans-abri au président de la République. Mais aujourd’hui, victimes d'une logique de rentabilité si éloignée des valeurs qui les motivaient, les personnels de santé sont fatigués. lls témoignent de leur mal-être mais aussi leurs espoirs dans Reporters. Depuis plusieurs années, l’hôpital public, pilier du système de santé à la française, est bien mal en point. Sous la pression des gouvernements successifs, on lui demande d’économiser toujours plus et de devenir rentable. Regroupement d’établissements, augmentation de la productivité, nouvelles organisations du travail… En 2016, un milliard d'euros a ainsi pu être économisé. Et un nouveau plan d'économies de 1,1 milliards d'euros est prévu pour 2017.
    Ces changements drastiques se font au détriment du bien-être des personnels de santé. Parmi eux, les cas d'épuisement et dépression sont de plus en plus fréquents et certains pensent même à une reconversion professionnelle.
    Mais la plupart d'entre eux aiment encore l’hôpital public et appellent au secours les candidats à la présidentielle pour tenter de remédier à ses maux.
    17 min
  • Désillusionnés et indécis : les Français se confient à l'heure du vote
    Il y a cinq ans, nous prenions le pouls de la France à l'heure du vote pour la présidentielle. Nous partions à la rencontre de citoyens de tous horizons qui nous confiaient leurs craintes et leurs aspirations. Un mandat plus tard, comment ont-ils évolué ? Quel regard portent-ils sur leur quotidien et leur pays ? Nous les avons retrouvés, avec l'envie de faire à nouveau entendre leur voix et de montrer que la "France d'en bas" sait parler de politique, tout simplement en parlant d'elle-même. Fabrice est sans doute celui qui a le plus cru au changement social que pouvait apporter un quinquennat de gauche. Ouvrier qualifié à la raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne, en Normandie, il espérait en 2012 que le site, menacé de fermeture, soit sauvé. Cinq ans plus tard, son bilan est sans appel. "François Hollande nous avait promis que s’il était élu président, il sauverait le site. Il ne l’a pas fait. Il faut une volonté politique, en tant que président, de vouloir sauver son industrie. On ne peut pas vivre en France que du tourisme !", s’indigne-t-il. Pour lui, c’est la douche froide. Comme ses 450 collègues, il a perdu son emploi en 2013 et le voici chômeur de longue durée. Il est arrivé en fin de droits et s’en sort grâce à quelques missions d’intérim. Autour de Fabrice, un nombre croissant d’ouvriers, désillusionnés, s’apprêtent à voter pour le Front national.
    En Dordogne, Ahdijah exprime elle aussi son mécontentement. Directrice d’un centre communal d’action sociale, elle a vu la pauvreté augmenter dans sa petite commune. L’aide alimentaire d’urgence a quintuplé. "Ces deux dernières années, la précarité s’est beaucoup aggravée et, avec elle, la désespérance." Un bilan qu'Ahdijah juge indigne d’un gouvernement de gauche.
    Pour Lionel, le notaire, c’est la dette de l’État qui est inquiétante… Il estime que le gouvernement n’a pas su freiner les dépenses publiques et, à l’aune de la crise qu’a connu la Grèce, il juge la situation alarmante. La campagne électorale l’a également laissé sur sa faim. "Le débat a été confisqué par un feuilleton judiciaire qui nous éloigne complétement des sujets essentiels sur lesquels on espérait entendre les candidats", confie Lionel.
    Des affaires qui auront une incidence sur le vote de Pascal, éleveur en Bretagne. Traditionnellement conservateur, il envisage de se détourner de son camp et de porter son choix sur le candidat centriste, Emmanuel Macron.
    À Saint-Etienne, Stéphane, désormais interne en médecine, est plutôt déçu, lui aussi. Nous le retrouvons dans la maison de santé où il travaille. Il nous explique que le gouvernement ne s’est pas donné les moyens de défendre le système de santé, pourtant priorité affichée du quinquennat. Stéphane a suivi les grèves de ses collègues des hôpitaux et se dit favorable à des économies. Il propose donc que certaines tâches soient confiées à des infirmiers pour diminuer le coût des remboursements. Son objectif : que chacun continue à bénéficier de soins. Et à l’heure de se rendre aux urnes, il a bien du mal à trancher. "J’ai du mal à faire le choix en fonction du programme, parce que j’ai du mal à voir un programme clair de la part des candidats", nous dit-il.
    Après un quinquennat dont le bilan est très critiqué, cette campagne marquée par de nombreux rebondissements, scandales et surprises, aura laissé de nombreux électeurs sur leur faim. À quelques jours du premier tour, comme Stéphane, Pascal et Ahdijah, un nombre record de Français, désillusionnés, sont indécis. Un électeur sur trois environ (38 % selon BVA, 31 % selon l'Ifop) n'aurait pas encore fait son choix parmi les candidats, soit trois fois plus qu’en 2012. Ce sont eux, désormais, qui détiennent la clé du scrutin.
    18 min
  • Vidéo : "Si je reviens un jour", sur les traces de Louise Pikovsky
    Le webdocumentaire "Si je reviens un jour" raconte l'histoire de Louise Pikovsky, une jeune fille juive déportée. Pendant un an, une journaliste de France 24 et une professeure d'un lycée parisien ont mené l'enquête pour retracer son parcours. À partir de lettres qu'elle a laissées, elles ont tenté de retracer le parcours et d'élucider les circonstances de la disparition de la jeune lycéenne, déportée à Auschwitz en février 1944 avec toute sa famille. En 2010, lors d’un déménagement au sein du lycée Jean-de-La-Fontaine, dans le 16e arrondissement de Paris, des lettres et des photographies ont été trouvées dans une vieille armoire. Enfouis là depuis des dizaines d’années, ces documents appartenaient à une ancienne élève, Louise Pikovsky. Plusieurs mois durant, en pleine Seconde Guerre mondiale, cette jeune lycéenne a correspondu avec sa professeure de lettres. Son dernier courrier date du 22 janvier 1944, jour où elle est arrêtée avec sa famille. Internés à Drancy, le père, la mère et les quatre enfants ont été déportés à Auschwitz. Ils n’en reviendront pas.
    Élève brillante
    Informée de cette découverte, Stéphanie Trouillard, journaliste de France 24, a prêté main forte à Khalida Hatchy, une professeure de l’établissement qui souhaitait reconstituer le parcours de cette jeune fille. À partir des documents de Louise, elles ont pu retrouver des témoins, des cousins éloignés et des anciennes élèves. Ce Reporters raconte ce travail de mémoire. Il rend enfin la parole à Louise, une élève particulièrement douée, qui n’a pas pu vivre l’existence brillante à laquelle elle semblait destinée.
    18 min
  • Vidéo : en Crimée, les dissidents matés par Moscou
    Trois ans après l'annexion de la péninsule ukrainienne, la Russie a déployé tout son arsenal judiciaire et policier pour faire taire les voix dissidentes. Qu'il s'agisse des Tatars, minorité ethnique opposée à l'annexion, des journalistes qui ont exprimé un point de vue critique, ou d'activistes pro-ukrainiens, tous ceux qui remettent en cause l'avènement de l'État russe risquent la répression du régime. Notre reporter Elena Volochine est allée à leur rencontre. Le 18 mars 2014, suite à des manœuvres militaires et un référendum contesté par la communauté internationale, Vladimir Poutine signait le décret de rattachement de la Crimée à la Russie. À l'époque, de nombreuses voix, y compris en Crimée, s'étaient élevées pour protester contre cette annexion. En première ligne, les Tatars, qui ont connu la déportation sous Staline. Pour les faire taire, la Russie a banni le Medjlis, l'instance représentative des Tatars de Crimée, forcé plusieurs de ses dirigeants à l'exil et placé d'autres sous le coup de poursuites pénales. Les Tatars ne sont pas les seuls à se voir ainsi muselés : plusieurs procès en cours visent des dizaines d'opposants.
    >> À voir sur France 24, notre grand reportage : "La Crimée à l’heure de la russification"
    En décembre 2016, Amnesty International a publié un rapport intitulé "Ténèbres sur la Crimée : les poursuites envers les dissidents". Les cas qu'il relate démontrent "la cruauté des autorités russes, qui n'admettent absolument aucune forme de dissidence" en Crimée, selon John Dalhuisen, directeur de l'ONG pour l'Europe et l'Asie Centrale.
    De son côté, la Russie affirme appliquer la loi. Après l'annexion, celle-ci a été modifiée afin de punir les actes de "séparatisme". Toute critique publique de l'annexion risque d'entraîner des poursuites pour "incitation à porter atteinte à l'intégrité territoriale de la Russie". Un fait passible de quatre à cinq ans de prison. Alors, peu à peu, en Crimée, les voix dissidentes sont contraintes de se taire.
    17 min
  • Canada, le réveil autochtone
    Si le Canada arrive en tête des classements internationaux pour sa qualité de vie, la réalité des peuples autochtones, dits aussi Premières Nations, est souvent comparée à celle des pays les moins avancés de la planète. Pauvreté, chômage, violence endémique, taux de suicide record… Encore aujourd'hui, les peuples amérindiens du Canada, aussi appelés Premières nations, paient cher la colonisation brutale dont ils sont été victimes durant des siècles. Un traitement récemment qualifié de "génocide culturel" par la Cour suprême du pays.
    Depuis quelques années cependant, de nombreux autochtones s’organisent, bien décidés à améliorer leur condition à travers des initiatives concrètes. Issu de cette mobilisation sans précédent, un vent nouveau semble souffler jusqu'aux oreilles du Premier ministre.
    Entre enthousiasme et scepticisme
    "Il est temps que l'on prenne au sérieux nos responsabilités par rapport aux peuples autochtones", a ainsi clamé Justin Trudeau en février 2016. Depuis son élection, le jeune Premier ministre s’est engagé à investir six milliards d’euros dans les communautés sur les cinq prochaines années. Un engagement historique, accueilli avec enthousiasme, mais aussi scepticisme. Car si sur le terrain, l’urgence est réelle, la méfiance des autochtones reste de mise face à des autorités qui les ont si souvent trahis.
    De Winnipeg, capitale du Manitoba, à Cross-Lake, réserve reculée du nord de la province, notre reporter s’est rendu à la rencontre des Premières nations du Canada.
    18 min
  • Irak : cauchemars d'enfance
    En Irak, des milliers de civils fuient la bataille de Mossoul contre les jihadistes de l’organisation État islamique. Nombre d’entre eux se sont réfugiés dans des camps au nord du pays. Mais si la guerre est désormais derrière eux, dans les esprits, l’horreur reste présente. Les enfants, en particulier, sont traumatisés par ce qu’ils ont vu : des scènes de décapitation, de lapidation ou encore de pendaison... Dans les camps où l'on manque de tout, leur mal-être est difficilement pris en charge. Une petite fille raconte comment l’organisation État islamique découpait les visages des enfants. Un autre enfant se souvient de ces jihadistes qui le harcelaient et lui ont tailladé les doigts avant de tuer son père. Alors que la guerre contre les terroristes fait rage en Irak et en Syrie, les familles qui ont fui les zones de combat n’arrivent pas à trouver le repos. Les enfants, qui font des cauchemars éveillés, sont particulièrement victimes du syndrome de stress post-traumatique.
    Choqués par les horreurs qu’ils ont vues ou subies, certains sont devenus agressifs ou n’arrivent plus à s’exprimer correctement. D'autres mouillent leur lit ou souffrent de somnambulisme...
    Par la parole, le dessin, le jeu et le retour à école, certains arrivent progressivement à oublier les lapidations, les explosions et à se calmer.
    Le reporter Damien Lefauconnier est allé à leur rencontre, dans les camps de réfugiés du nord de l’Irak. Son reportage exceptionnel souligne l’importance de la prise en charge psychiatrique dans les zones de guerre et dans les camps de réfugiés et de déplacés, où l’aide humanitaire arrive au compte-gouttes.
    Auteur / réalisateur : Damien Lefauconnier
    Caméraman : Damien Lefauconnier
    Monteur : Aurélie Cauchy / Yassir Guelzim
    Mixeur : Philippe Latron
    Étalonnage : Sandra Surnom
    Production : MPTN PROD / Yassir Guelzim
    26 min
  • Libye : à Zintan, que reste-t-il de la révolution ?
    Six ans après le déclenchement de la révolution, qui a conduit à la chute, puis à la mort de Mouammar Kadhafi, où en est la Libye ? Alors que le pays se fracture entre clans rivaux, certains en viennent à regretter l'ancien régime, pourtant honni. Notre reporter Charles Emptaz s’est rendu à Zintan, au sud-ouest de Tripoli, qui fut le théâtre d'importants combats entre révolutionnaires et pro-Kadhafi. C'est une ville pas comme les autres. Perchée en haut des montagnes du Djebel Nefoussa, Zintan fut le fer de lance de la révolution de 2011 en Libye. C'est à Zintan que les premiers missiles de Kadhafi se sont abattus sur l'Ouest. C'est aussi à Zintan qu'a été retenu Seif el Islam, le fils héritier du Raïs déchu. C'est enfin à Zintan que la guerre, qui a opposé les nationalistes aux brigades islamistes en 2014 et 2015, a pris fin. Que reste-il de tous ces combats, de ces victoires et de ces défaites ? Que reste-il des idéaux de la révolution libyenne ?
    Pour raconter l'histoire singulière de cette cité, notre reporter a rencontré ses chefs de guerre et ses habitants, dessinant en creux le visage d'une Libye post-révolutionnaire, déchirée entre son aspiration d'affranchissement et le péril de la dislocation. Zintan est tiraillée entre ses mille deuils et la fierté d'avoir contribué au destin de la Libye. À l'image d'autre cités que notre reporter a traversées sur sa route, Zintan est déchirée entre le passé, où certains envisagent même un retour du kadhafisme, et le désir d'unir à nouveau leur pays pour mettre fin au règne des milices.
    >> À lire : "Khalifa Haftar, putschiste ou héros de l'anti-terrorisme en Libye ?"
    Aujourd'hui, les chefs de guerre se sont rangés derrière le maréchal Haftar au sein de l'Armée nationale libyenne. Un ralliement qui ouvre à l'homme fort de l'Est, la route pour une possible conquête de l'Ouest et de la capitale, Tripoli.
    Qui sont ces militaires de carrière et ces révolutionnaires rassemblés dans une même armée ? Comment certains issus de l'ancien régime parviennent-ils à cohabiter avec leurs anciens ennemis, les révolutionnaires ? Ces hommes peuvent-ils prendre le dessus dans un pays miné par les guerres fratricides et la spirale anarchique ? Les soldats de l'Armée nationale libyenne nous ont ouvert leurs positions et la route qu'ils tiennent jusqu'aux portes de Tripoli. Une route qu'ils ont arrachée aux brigades islamistes et qui réserve bien des surprises.
    14 min
  • Vidéo : les Kukis, juifs d'Inde descendants d'une tribu perdue d'Israël
    Au nord-est de l’Inde, les Kukis se revendiquent comme les descendants de l’une des tribus perdues d’Israël. Devant leur ferveur, le grand rabbin d’Israël a autorisé les membres de cette minorité à immigrer en Terre promise. Ces familles se sont installées dans les colonies de Cisjordanie, et une majeure partie des hommes Kukis, guerriers dans l’âme, se sont engagés dans l'armée. Reportage. Nos reporters se sont rendus dans une vallée reculéedu Bengale occidental, à la rencontre de la mystérieuse tribu des Kukis. Ces juifs d'Asie auraient été forcés à l'exil aux confins de l'Inde, du Bangladesh et de la Birmanie, il y a près de 2 700 ans siècles. Aujourd'hui, ils pratiquent un judaïsme archaïque et se présentent, un peu à l'image des Falachas éthiopiens, comme l’une des tribus perdues d'Israël auxquelles l'Ancien Testament fait référence.
    Depuis quelques années, certains Kukis ont pu faire leur Aliyah et s'installer en Israël. Les hommes ont souvent rejoint l’armée israélienne, tandis que leur famille s’est établie dans les colonies occupée de Cisjordanie. Notre correspondant au Proche-Orient a recueilli leurs impressions sur leur nouvelle vie en Israël.
    >> À voir aussi, notre reportage : "Aliyah des juifs Français : l’envers de la carte postale"
    18 min
  • Profession : homme d’État
    Qu’est-ce qu’un homme ou une femme d’État ? Qu’est-ce qui fait que Churchill, De Gaulle, Mandela ou encore Mitterrand ont marqué l'époque de leur empreinte? Alors que les Français seront bientôt appelés aux urnes pour la présidentielle, Jean-Pierre Bertrand tente de répondre à ces questions à la lumière de l’Histoire. Il a également recueilli le point de vue de personnalités politiques françaises et étrangères ainsi que d’intellectuels, comme Robert Badinter, ancien garde des Sceaux. Regardez la deuxième partie de notre documentaire : 
    Un documentaire réalisé par Jean-Pierre Bertrand. 
    Flair production / Public Sénat.
    26 min
  • Vidéo : la Thaïlande orpheline de son roi adulé, Bhumibol
    Il était le monarque le plus riche au monde. Mais aussi le détenteur du record mondial de longévité pour un souverain, avec 70 ans de règne. Décédé il y a quatre mois à l’âge de 88 ans, le roi thaïlandais Bhumibol Adulyadej était respecté et adulé par son peuple. Sa disparition a plongé son pays dans un deuil sans précédent. Reportage de notre correspondant en Asie du Sud-Est, Clovis Casali, au cœur d’une Thaïlande désorientée. Le roi Bhumibol Adulyadej avait beau être malade depuis plusieurs années, son décès, le 13 octobre 2016, a provoqué une onde de choc en Thaïlande. Dans les heures qui l’ont suivi, le pays tout entier s’est drapé de noir et les rues ont sombré dans la tristesse. Figure quasi divine, il jouissait d’une popularité sans équivoque en Thaïlande. La monarchie y est en effet le véritable pilier de la société, et la très grande majorité des quelque 67 millions de Thaïlandais n’avaient jamais connu d’autre souverain que lui.
    Au cours de son règne, qui a duré 70 ans, Bhumibol Adulyadej a œuvré à unifier la nation, veillé à ne pas délaisser les plus démunis et incarné une forme de stabilité, notamment pendant les deux coups d’État militaires qui ont secoué le pays en 2006 et 2014.
    Reste qu'aucun citoyen n’osait, ou ne pouvait, le critiquer d’une quelconque manière, du fait de la loi punissant les crimes de lèse-majesté, le fameux "article 112" du code pénal thaïlandais. Cette loi, récemment dénoncée par l’ONU comme un outil de répression politique, est parmi les plus sévères au monde avec des peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison dès lors que l’image de la royauté est écornée. L’intellectuel bouddhiste Sulak Sivaraksa, qui a fréquenté Bhumibol Adulyadej, assure toutefois que le monarque la voyait d’un mauvais œil.
    Plusieurs années avant son décès, Bhumibol Adulyadej avait désigné son fils Maha Vajiralongkorn, aujourd'hui âgé de 64 ans, comme successeur. Ce dernier, qui le représentait déjà dans des cérémonies officielles, a tout d’abord demandé du temps pour pouvoir faire son deuil avec le reste de la nation. Ce n’est que le 1er décembre 2016, soit cinquante jours après le décès de son père, qu’il a été proclamé roi avec le titre de Rama X - son père ayant été intronisé en 1950 sous le nom dynastique de Rama IX.
    La Thaïlande tourne ainsi une page de son histoire et les attentes sont grandes pour le nouveau roi, ancien officier éduqué en Angleterre.
    18 min

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Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 22 h 10, et dès le vendredi en avant-première sur Internet !

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