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Reporters episodes

  • Vidéo : plongée dans le monde des Haredim, les ultras d’Israël
    En Israël, la communauté des Haredim, ou "craignant Dieu" en hébreu, forme un monde à part. Tout de noir vêtus, ces ultra-orthodoxes vivent un judaïsme rigoriste, coupé de la modernité. À Jérusalem comme à Tel-Aviv, ils ont leurs quartiers, leurs magasins, leurs écoles et n'hésitent pas à défier les autorités. Nos correspondants en Israël ont enquêté sur cette communauté à part, repliée sur elle-même et volontiers tyrannique avec les siens. >> À lire aussi sur France 24 : "En Israël, les ultra-orthodoxes priés de faire leur service militaire"
    15 min
  • Vidéo : en RDC, le karaté pour aider des femmes violées à se reconstruire
    Depuis trois ans, la Française Laurence Fischer, triple championne du monde de karaté, se rend en République démocratique du Congo auprès des femmes victimes de viols. Aux côtés du célèbre Dr Mukwege, la sportive de haut niveau leur enseigne l’auto-défense et tente d'aider ces femmes traumatisées à reprendre confiance en elles et à se reconstruire. Une fois par semaine, à Bukavu, sur les rives du lac Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Sandra, Béatrice, Makene ainsi qu’une dizaine d’autres femmes troquent leur longue jupe colorée pour un kimono blanc. Sur le tatami, elles retrouvent leur coach, Franck Kwabe, ceinture noire de karaté et assistant de Laurence Fischer, ancienne championne du monde de la discipline. Il est étudiant et pendant son temps libre, il enseigne l’autodéfense aux femmes traumatisées.
    Acquérir force, concentration et endurance
    Les cours ont lieu à la Fondation Panzi, institution créée en 2008 par le Dr Denis Mukwege, chirurgien gynécologue qui reconstruit les bas ventres des femmes et leurs poitrines massacrées à la baïonnette... Dans l’est de la RDC, région meurtrie par la guerre, le viol est utilisé comme arme de guerre et les femmes en sont les premières victimes. Chaque année, des milliers d’entre elles subissent de graves sévices sexuels.
    >> Sur France 24, regarder aussi notre Reporters : "Denis Mukwege, le docteur qui 'répare' les femmes mutilées en RDC"
    Pendant une semaine, Laurence Fischer, retirée de la compétition depuis 2006 après avoir été trois fois championne du monde de karaté et sept fois championne d’Europe, prend les rênes de l’entraînement. Depuis dix ans, elle aide les femmes victimes de violences partout dans le monde, comme en RDC. La karatéka leur enseigne bénévolement son sport, qui s’adresse autant au physique qu’au mental : "Grâce au karaté, ces femmes prennent conscience qu’elles ont de la force. Elles acquièrent aussi de l’endurance et de la concentration. Et il leur faudra justement de la force, de l’endurance et de la concentration pour relever les défis à venir".
    "Quand je pratique le karaté, ma peur s’évapore"
    C'est la cas de Sandra, violée à l’âge de 16 ans par un voisin, qui est la plus assidue de ses élèves. Pour rien au monde, l'adolescente ne raterait un cours de karaté. Arrivée au centre dans en état mutique, elle est aujourd’hui pleine de vie et a trouvé la force de rebondir : "Quand je pratique le karaté, ma peur s’évapore", sourit l’adolescente. Elle aurait aimé apprendre à se défendre plus tôt, pour pouvoir faire face à son agresseur. À son tour, Sandra a décidé de transmettre le karaté aux filles de son quartier. Afin qu’elles ne vivent pas le même calvaire qu’elle.
    26 min
  • Fukushima, le choix du retour
    Le 11 mars 2011, dans le nord-est du Japon, un séisme et un tsunami provoquaient à Fukushima la plus grave catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl. Comme en ex-URSS, le Japon a évacué une vaste zone autour de la centrale, mais contrairement aux Soviétiques, Tokyo a tout fait depuis pour reconquérir ces territoires perdus. Les autorités tâchent maintenant de convaincre les 80 000 anciens résidents de ce no man’s land de revenir chez eux. Notre équipe de correspondants enquêté sur ces initiatives. Installés au Japon depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, nous avons suivi pas à pas l’évolution de la "zone rouge" autour du site accidenté. Nous avons parcouru ses rues désertes et ses habitations dévorées par la végétation et les animaux. Puis, rapidement, nous avons vu débarquer des centaines de pelleteuses et des milliers d’ouvriers chargés de décontaminer le no man’s land. Troisième puissance mondiale, le Japon n’a pas lésiné sur les moyens pour reconquérir ces territoires perdus à la radioactivité. Et dans une certaine mesure, il y est parvenu puisque la moitié de la zone interdite a rouvert. Y compris des villes situées à moins de 10 km de la centrale de Fukushima !
    Des poupées pour peupler les lieux déserts
    Mais il ne suffit pas de rouvrir les villes pour que les anciens habitants – évacués du jour au lendemain il y a 6 ans – acceptent de revenir. C’est la grande leçon de Fukushima. Les chiffres varient selon les villes mais on considère qu’en moyenne, seuls 10 % des "réfugiés du nucléaire" sont revenus vivre dans la zone évacuée. Voilà pourquoi le gouvernement, les associations et les autorités locales multiplient les initiatives pour convaincre les habitants de revenir et faciliter leur retour.
    >> À (re)voir sur France 24 : "Après Fukushima, ils reviennent dans une ville fantôme
    Et certains projets peuvent surprendre. Par exemple, à Naraha, l'une des premières villes à avoir rouvert, un groupe de personnes âgées s’est mis à fabriquer des poupées grandeur nature pour peupler des commerces et des lieux publics toujours déserts. À Tomioka, ce sont les chasseurs qui ont repris leur fusil pour éliminer les sangliers et les ratons-laveurs qui ravagent les habitations.
    Afflux de nouveaux habitants
    Le gouvernement, de son côté, tente d’insuffler un nouvel espoir dans cette zone meurtrie. Une agence gouvernementale est ainsi en train d’ouvrir trois centres high-tech dédiés au démantèlement nucléaire pour attirer la fine fleur des chercheurs japonais et internationaux dans les environs. Une façon indirecte de repeupler la région.
    >> À (re)voir sur France 24 : "Deux ans après Fukushima, France 24 pénètre dans la centrale nucléaire"
    Finalement, à défaut des anciens habitants, c’est une nouvelle population qui est en train d’investir l’ancien no man’s land. Des milliers d’ouvriers en décontamination, en construction ou encore des ingénieurs en nucléaire cherchent ainsi à habiter plus près de leur lieu de travail. Ils s’installent dans des bâtiments neufs ou bien dans les anciennes habitations des réfugiés du nucléaire, ravis de céder leur bien. Aussi hallucinant que cela puisse paraître, un agent immobilier que nous avons rencontré dans l’un des rares hôtels des environs nous confiait que les prix de l’immobilier flambaient dans l’ancien no man’s land !
    18 min
  • Vidéo : sur la route de la sécheresse au Somaliland
    Le Somaliland, territoire autonome de la Corne de l'Afrique, est gravement touché par la sécheresse qui sévit dans la région. Depuis le début de l'année, 80 % du bétail a déjà succombé et des millions de personnes sont menacées de famine. La situation est d'autant plus grave que Somaliland, qui a décrété unilatéralement son indépendance de la Somalie en 1991, n’est pas reconnu par la communauté internationale et n'a donc pas accès aux donateurs internationaux, comme la Banque mondiale ou le FMI. Nos reporters Julie Dungelhoeff et Nicolas Germain se sont rendus au Somaliland, à la rencontre de ces hommes et ces femmes qui tentent de survivre.
    >> Sur France 24, regardez aussi le grand reportage de Sarah Sakho et Duncan Woodside : "Somaliland, le pays qui n’existe pas".
    17 min
  • Vidéo : au Caire, avec les enfants des rues livrés à eux-mêmes
    En Égypte, des dizaines de milliers d'enfants errent dans les rues du Caire, la capitale. Ils survivent tant bien que mal dans des conditions d'extrême pauvreté et sont en proie à la violence. Des associations, dont le Samu social français, tentent de leur venir en aide. Nos reporters les ont suivies.
    18 min
  • Afghanistan : les enlèvements, une crainte au quotidien
    Plus de 300 enlèvements ont été recensés en Afghanistan en 2016. Ils sont le fait de groupes terroristes, mais aussi, et surtout, de réseaux criminels. Et si l'on entend souvent parler, dans les médias, d'étrangers enlevés par les Taliban, plus de 90 % des victimes sont des Afghans. Outre les conséquences sociétales, ces kidnappings ont aussi un impact désastreux sur l'économie du pays. Les enlèvements se multiplient en Afghanistan, et c'est un fléau qui frappe une population déjà accablée par la guerre et les attentats. En 2016, la police a comptabilisé presque un enlèvement chaque jour, et le chiffre réel serait bien supérieur, car beaucoup ne sont pas signalés à la police.
    Les expatriés qui vivent encore en Afghanistan, diplomates et humanitaires essentiellement, limitent au maximum leurs déplacements et restent cantonnés dans leurs résidences sécurisées, avec gardes armés et chambre forte où se réfugier en cas d'intrusion. Mais le phénomène touche avant tout les Afghans et reste très peu évoqué par la presse, alors même que les groupes criminels exercent une violence parfois extrême sur leurs victimes. Les enregistrements audio et vidéo d'actes de torture sont envoyés aux familles.
    Face aux kidnappings, la police réagit comme elle le peut. Une unité spécialisée a été créée à Kaboul, mais ses moyens sont limités et le nombre de kidnappings continue d'augmenter.
    Conséquence : les entrepreneurs ne voulant pas attirer l'attention, l'enregistrement de nouvelles compagnies a chuté de 50 % en 2016, selon la Chambre de commerce d'Afghanistan. Même les investisseurs afghans préfèrent placer leur argent à l'étranger, ce qui représente un manque à gagner pour l’économie du pays estimé à un milliard d'euros.
    17 min
  • Exclusif : à l'assaut de Raqqa, fief de l'EI en Syrie
    Dans le nord de la Syrie, la ville de Raqqa est aux mains du groupe État islamique (EI) depuis début 2014. Jusqu'à récemment encore impénétrable, cette ville stratégique, quartier général des jihadistes dans le pays, est désormais en voie d'être libérée. Aux côtés des combattants kurdes et arabes, nos reporters Mayssa Awad et James André ont pu passer ses portes et pénétrer dans ses ruelles hantées par les snipers pour y suivre, maison après maison, le dangereux combat de la libération.
    18 min
  • Football : l'empire chinois contre-attaque
    Depuis plusieurs mois, la Chine rebat les cartes du football mondial. Grâce à des moyens quasi illimités, joueurs et entraîneurs issus des meilleurs clubs mondiaux y affluent avec pour mission de développer le championnat national, tandis que des écoles éclosent un peu partout pour former les futures stars du ballon rond. La raison de cet emballement ? Le goût du président Xi Jinping pour le football, dont il entend faire un vecteur de nationalisme. La Chine vient de faire une entrée fracassante dans le monde du football. À coups de transferts mirobolants et de salaires indécents, le pays entend se tailler une place de choix sur ce terrain et attirer dans son championnat les plus grandes stars du ballon rond. C’est ainsi que l’Argentin Carlos Tevez, les Brésiliens Hulk et Oscar, ou encore le Belge Axel Witsel n’ont pas résisté aux sirènes des clubs de la Chinese Super League et à leurs richissimes propriétaires.
    Un engouement qui s’explique par le goût immodéré de Xi Jinping pour le ballon rond. Grand fan de football, le président chinois en a fait une affaire personnelle et érigé ce sport en priorité nationale. L’objectif est double : faire de la Chine une superpuissance du ballon rond et faire du football un vecteur de nationalisme chinois.
    Le pays vise très haut : la Chine est sur les rangs pour organiser une prochaine Coupe du monde et se rêve déjà en championne du monde en 2050. De Shanghai à Guangzhou, notre reporter a enquêté au plus près de ce nouvel outil du "soft power" chinois.
    18 min
  • Pologne : le grand écart européen
    En Pologne, Jaroslaw Kaczynski, le chef de Droit et Justice (PiS), joue les francs-tireurs. Son parti, très influent sur le gouvernement, s'affranchit de plus en plus des règles de l'Union européenne en termes de libertés publiques, de justice ou d'environnement. Or les Polonais, eux, conscients d'avoir bénéficié des subventions de Bruxelles, sont massivement pro-européens. Ils gèrent au quotidien ce paradoxe, tandis que l'UE multiplie les rappels à l'ordre sans effets.
    18 min
  • Arabie saoudite : la longue marche des femmes
    En Arabie saoudite, les femmes sont des citoyennes de seconde classe. Elles ne peuvent ni conduire, ni voyager, sans l'autorisation d'un tuteur : frère, père, cousin ou même fils. Néanmoins, face à la nécessité économique de sortir du tout-pétrole et aux aspirations d'une jeunesse accro aux réseaux sociaux, les autorités lâchent petit à petit du lest. Nos reporters sont partis à la rencontre de ces femmes en quête d'émancipation. En décembre 2015, le royaume wahhabite organise, à grand renfort de publicité, des élections municipales historiques. Pour la première fois, les femmes y ont le droit de voter et d’être élues. S’il s’agit d’une avancée certaine, elle est restée symbolique, car seules 21 femmes ont été élues sur un total de plus de 2 000 sièges. Par ailleurs, nombre d’entre elles, une fois en poste, se sont aperçues qu’elles n’avaient pas forcément toute latitude pour exercer le pouvoir au sein de leur mairie.
    En réalité, au-delà d’une volonté politique, ce sont surtout des facteurs économiques qui motivent le changement. Pour faire face à la baisse des prix du pétrole, l’Arabie saoudite n'a d'autres choix que diversifier son économie, jusqu’à maintenant totalement dépendante de l’or noir. Portées par cet appel d’air, les Saoudiennes sont en train de voir s’ouvrir des domaines qui leur étaient jusque là interdits. Elles sont désormais avocates, pharmaciennes ou même nommées à la tête de la bourse ou d’un grande banque.
    Des changements cosmétiques
    Autre facteur favorable à cette révolution féminine : la réalité démographique du pays, incontournable. À ce jour, 70 % des Saoudiens ont moins de 30 ans et besoin de respirer dans une société corsetée par la tradition et la religion. Pour faire face à ces nouvelles aspirations, les autorités ont décidé d’assouplir certaines règles, en faisant notamment la promotion du sport pour les femmes et du divertissement. Ordre a également été donné à la tristement célèbre police religieuse de relâcher quelque peu son étreinte sur la société. Les jeunes prennent ainsi quelques libertés avec les tenues et les coutumes traditionnelles.
    Aux yeux de la poignée d’activistes qui continue à se battre pour une véritable émancipation, ces changements sont avant tout cosmétiques. Pour elles, le pays a besoin de mesures drastiques, notamment la fin du régime de la tutelle et de l’interdiction de conduire. Malgré leurs aspects ultrasensibles, même certains proches du pouvoir admettent que ces changements sont nécessaires. Reste que la route vers l’égalité est encore longue et semée d’embûches pour les femmes du royaume.
    18 min

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Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 22 h 10, et dès le vendredi en avant-première sur Internet !

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