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Le chanteur et musicien Eliasse revient avec un troisième album pour un voyage musical engagé et plein d'espoir vers les Comores.
Direction l’océan Indien aujourd’hui dans VMDN, plus précisément dans le canal du Mozambique, avec un artiste né sur l’île de la Grande Comore, et qui s’est établi à Mayotte. Un auteur-compositeur-interprète qui s’évertue à construire un pont musical, entre ces deux îles, mais aussi avec le continent africain, les Caraïbes et les Amériques, à travers une identité musicale bien à lui, le zangoma.
C’est d’ailleurs le nom qu’il a donné à son 3ème album, 11 titres qui résonnent d’un son chaloupé et dansant, et dont les textes engagés racontent les souffrances et les dissensions générées par l’histoire, mais donnent aussi du baume au cœur et une lueur d’espoir face aux difficultés politiques et sociales.
« Zangoma », le troisième album d’Eliasse – un Talent RFI - est disponible chez Soulbeats Music.
Au menu de ce Café Gourmand
Le romancier et poète italien Erri De Luca publie, aux éditions Gallimard, « Les règles du mikado ». Un livre aux allures de fable qui imagine une conversation entre une jeune gitane et un vieux campeur. Un dialogue sur les hasards de la vie, sur la liberté et l'engagement.
Certains voient la vie comme une partie d’échecs. Le vieux campeur dont il est question dans ce livre –horloger de son état- la voit plutôt comme un jeu de mikado, en solitaire. Toute une philosophie de vie qu’il va partager avec une jeune gitane qui s’engouffre en pleine nuit dans sa tente, une jeune fille de 15 ans qui fuit sa famille et un mariage arrangé, une chiromancienne qui croit dans les animaux et dans la magie de l’existence.
De leurs conversations, naîtra une relation singulière, directe puis épistolaire et à distance. Avant que ne se libèrent les secrets. Le nouveau roman d’Erri de Luca vient de sortir en France, dans une traduction de Danièle Valin. Une fable sur l’altérité, la liberté, l’engagement. Un petit vade-mecum de la vie, jusqu’au coup de théâtre final.
« Les règles du mikado », d'Erri de Luca, est paru aux éditions Gallimard.
Café Polar : Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré la journaliste et écrivaine Nathalie Saint-Cricq, pour son roman « L'ombre d'un traitre », publié aux éditions de L'observatoire. L'enquête d'un jeune reporter dans les années 60 sur les traces du scandale de l'entrée au Mont-Valérien de 15 cercueils de résistants, sauf que le jour de la cérémonie, l'un d'entre eux est vide... Inspiré d'une histoire vraie.
Gérard Manset est un artiste rare et donc mystérieux. Un artiste à part dans le monde de la musique, avec un univers qui ne ressemble à aucun autre. Il revient avec un 24ème album « L’algue bleue ».
« L’algue bleue » est le 24ème album de Gérard Manset. On y croise « un grand anaconda aux yeux de salamandre », « un ficus qui dévore les femmes » ou « ce bel homme que l’on voit parfois sur le toit du monde », tandis que « Sur la lune on danse » et qu’après avoir découvert « Le paradis perdu », on se demande ce que veut dire « Rater sa vie ».
Bienvenue dans l’univers poétique, mélancolique, fantasmagorique et terriblement singulier de cet auteur, compositeur, interprète, mais aussi peintre, photographe, écrivain, récipiendaire en 2017 de la Grande Médaille de la Chanson Française.
Gérard Manset est de retour et il est l'invité de VMDN pour « L’algue bleue », un disque a poussé entre nos oreilles, dans l’aquarium Parlophone/Warner Music France.
Talentueux successeur du génial Franquin pour les « Aventures de Spirou et Fantasio », créateur de Bizu, le dessinateur breton Jean-Claude Fournier publie aujourd'hui pour les éditions Daniel Maghen, « Ma vie de rêves ». Une « Autobédégraphie » remplie d'anecdotes sur sa vie, sa carrière au sein du journal Spirou, sur ses rencontres et ses inspirations.
Sur la couverture de l’album, un gamin à lunettes, les cheveux blonds coupés en brosse regarde, émerveillé, la vitrine d’une librairie à l’enseigne « Au rêve ». Derrière la vitre, quelques albums, Spirou et Fantasio, l’écureuil Spip, le Marsupilami et un portrait du comte de Champignac.
À côté du gamin assis dans une jeep verte, c’est un personnage à gros nez rouge, vêtu de noir qui conduit. C’est évidemment Bizu, et des petits bizu, il y en a quelques autres sur ce dessin, dans le bagad en bas de la page, dans la chaise à porteur qui est derrière, ou dans les curieux engins qui ont pris l’air. Bienvenue dans l’œuvre et dans la vie de ce digne héritier breton de Franquin, passeur d’histoires, de gags et de dessins.
« Ma vie de rêves », de Jean-Claude Fournier, est publié aux éditions Daniel Maghen.
Avec son troisième roman, Estelle-Sarah Bulle replonge en juillet 1976, en Guadeloupe, où le volcan la Soufrière menace l'ile et ses habitants. Dans ce décor éruptif mêlé de cendres et de secousses, la romancière nous raconte avec beaucoup d'émotions le destin d'une famille attachée à sa terre.
L’an dernier, Estelle-Sarah Bulle a publié un livre grand format aux éditions du Long Cours, autour des photos de Sylvain Duffard. Le livre s’appelait « Guadeloupe, paysages intranquilles ».
À croire que l’intranquillité semble éminemment romanesque à notre invitée, dont le troisième roman a pour théâtre les abords d’un volcan menaçant, la Soufrière. Nous sommes en 1976, et tous les Guadeloupéens qui étaient là se souviennent de la menace, des querelles scientifiques et de l’évacuation de la partie sud de la Basse-Terre.
C’est sous l’égide de ce volcan, des cendres qui tombent, et pendant cette période troublée qu’Estelle-Sarah Bulle nous raconte le destin d’une famille entre souffrances et secrets, retrouvailles et départ, déracinement et attachement à la terre.
« Basses terres » d'Estelle-Sarah Bulle est paru aux éditions Liana Levi. Truculente tribu Bévaro.
Roxane Mbanga présente son exposition « Noires » à visiter à la Fondation H à Paris. Un havre de paix, où s'expriment les voix des femmes et leurs identités plurielles.
Le titre « Noires », s’écrit en lettres bleues, au féminin et au pluriel, sur la vitrine de la galerie où elle expose à Paris. Au féminin pluriel, comme son identité à elle qui est plurielle, puisqu’elle est à la fois camerounaise, française et caribéenne de Guadeloupe. Plurielle aussi car Roxane Mbanga est une artiste pluridisciplinaire, qui met le cinéma et la vidéo, la mode et les tissus, le design graphique, l’écriture et la performance au service de ses créations.
Elle présente actuellement à Paris la suite d’un projet entamé en 2021. Une exposition avec la collaboration de Phantom Wizard pour les pièces sonores, à découvrir jusqu’au 23 mai 2024 à l’espace parisien de la Fondation H à Paris.
Roxane Mbanga est l’invitée de VMDN.
Au menu de ce Café Gourmand :
Lisa Giroldini nous présente le nouvel album de Dylan Dylan, productrice et DJ, aux influences variant entre house, breakbeat, UKG et hip-hop.
Solène Gardré nous présente la bande dessinée « Le silence de Juju », réalisée par Diane Morel et Armandine Penna. Elle retrace l’itinéraire d’une Nigériane, de son village natal jusqu’à Nantes, mais également de la prostitution à l’émancipation.
Muriel Maalouf est allée en Italie, voir « Ensemble » au Palazzo Grassi, la plus grande exposition de l'artiste ethiopienne Julie Mehretu en Europe, à ce jour.
Le tenor Marco Angioloni nous propose de voyager dans le temps et entre la France et l'Italie, à travers son nouvel album Dolce Vita, disponible chez Glossa.
Un petit air rétro aujourd’hui dans VMDN. Des amoureux qui s’embrassent sous le ciel de Paris, se disent adieu sur le quai d’une gare dans les années 30 ou dans les fauteuils moelleux d’un cinéma italien des années 50…
C’est un moment de Dolce Vita que nous offre notre invité, le ténor Marco Angioloni, accompagné de l’Ensemble Contraste et de quelques amis dont les voix s’accordent au répertoire lyrique, au jazz, au mambo ou à l’univers de la comédie musicale. Dolce Vita est disponible chez Glossa.
Marco Angioloni est l’invité de VMDN.
Café Polar : Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré l'essayiste François Rivière, spécialiste de la littérature policière anglo-saxonne pour son récit De l'assassinat considéré comme une affaire de femmes (Calmann-Lévy), galerie de portraits des grandes reines du crime qu'il a connues, de Ruth Rendell à Patricia Highsmith, en passant par PD James.
Le dessinateur et scénariste belge Olivier Grenson présente sa bande dessinée, Le partage des mondes, parue aux éditions du Lombard. Un ouvrage qui nous montre une nouvelle fois, la force de l'imagination et du rêve, face à l'adversité.
Si vous faites partie des gens qui désespèrent de la violence du monde, plongez-vous immédiatement dans l’album de bande dessinée dont nous allons parler aujourd’hui. Un album qui mêle un récit réaliste et gris, ancré dans la grande histoire, et un conte foisonnant de couleurs vives qui sont celles de l’espoir et de la survie. Un récit émouvant, qui parle avec beaucoup de finesse de la guerre, mais aussi du deuil, de l’écologie, de l’entraide, et de la transmission entre les générations. Un puissant hommage graphique aux pouvoirs sans limites de l’imaginaire et du rêve, sans doute les refuges et les armes les plus efficaces contre la bêtise, la méchanceté et la violence. En épigraphe, une citation du poète Henri Gougaud : « Nos rêves sont peut-être des réalités endormies qui attendent d’être réveillées. Le merveilleux est peut-être de la vie véritable qu’il faudrait aider à éclore. Nous avons besoins de jardiniers ».
Avec son crayon et son pinceau en guise d’arrosoir et de râteau, Olivier Grenson est un formidable jardinier. Son album Le partage des mondes est paru aux éditions du Lombard.
Olivier Grenson est l’invité de VMDN.
Reportage : Alice Campaignolle était à Caracas (Vénézuela), plus précisément au théâtre Teresa Carreño, le second plus grand complexe culturel d'Amérique Latine, qui a fêté ses 40 ans l'année dernière. Après des épisodes difficiles, l'actuel directeur tente de lui donner une nouvelle impulsion et de recréer l'unité autour du spectacle vivant.
L’écrivain et journaliste Jean Rolin, nous présente son nouveau livre « Les Papillons du bagne » paru aux éditions POL. Un roman qui trace un lien inattendu, entre la légèreté du papillon et l'enfer du bagne de Guyane.
Qu’y a-t-il de plus beau et de plus léger qu’un papillon, un de ces immenses morphos aux ailes bleu métallique bordées de noir, que s’arrachent les collectionneurs ? Et qu’y a-t-il de plus horrible et de plus lourd à supporter que l’enfer du bagne, comme celui de Cayenne en Guyane ? Et quel lien y a-t-il entre les deux ?
C’est pour explorer ce lien – étonnant mais inscrit dans l’histoire - que Jean Rolin nous embarque aujourd’hui dans son nouveau livre, qui n’est ni un roman d’aventures, ni une encyclopédie savante. Plutôt le récit d’un écrivain qui va voir pour se rendre compte et qui raconte - à travers des petits détails, des petits destins - les beautés et les laideurs d’un monde afin d’en faire ressentir le sens, les sens et l’essence.
« Les Papillons du bagne », le nouveau livre de Jean Rolin, est paru aux éditions POL.
Jean Rolin est l’invité de VMDN
Reportage :
Lisa Giroldini est allée voir l’exposition pluridisciplinaire « COALITION » à la Gaîté Lyrique. Pour les 15 ans de COAL – une association de référence dans l’art et l’écologie - 50 artistes engagés et lauréats du prix du même nom, sont réunis pour aborder la question de l’écologie à travers l’art.
Les commissaires d’exposition, Julia Bovet et Dominique Prévôt, présentent l’exposition « Duels. L’art du combat ». Une exposition inédite sur les affronts qui ont marqué les mémoires, à retrouver au Musée de l’Armée, à Paris.
Quand on entre dans l’exposition, il y a une sorte de haie d’honneur avec de grandes photos en noir et blanc : de part et d’autre de l’allée, on reconnaît Jacques Chirac et François Mitterrand, puis Raphaël Nadal et Roger Federer. Et en sortant, on garde dans la tête des images de chevaliers et de samouraïs, d’Achille et Hector, de David et Goliath, d’Harry Potter et Voldemort, ou du jeu vidéo Street Fighter. Héros antiques, aristocrates, chefs de gangs, supporters de football et j’en passe : dans des genres, des styles, des pays et à des époques très différentes, c’est un panorama très vaste sur un rite multiséculaire que nous offre le Musée de l’Armée, le temps d’une exposition intitulée « Duels, l’art du combat ».
L’exposition « Duels. L’art du combat » est à découvrir au Musée de l’Armée – Hôtel des Invalides, jusqu’au 18 août 2024.
Julia Bovet et Dominique Prévôt, commissaires de l’exposition, sont les invités de VMDN.
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