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Vingt ans après son décès, Philippe Noiret reste une figure majeure du cinéma et du théâtre français. Avec plus de 140 films à son actif, il a traversé plusieurs générations de spectateurs et de cinéastes. À l’occasion de la parution de Philippe Noiret, un homme, mille vies (éd. Guy Trédaniel), nous revenons sur le parcours de cet acteur d’exception avec les deux auteurs de l’ouvrage, le réalisateur Dominique Maillet et l’historien du cinéma Philippe Durant.
Marie Madeleine est une femme libre, vivant de la prostitution. Joseph, un homme bon qui cherche encore sa voie. Ils portent tous deux des prénoms bibliques, mais sont deux visages très actuels de la vie contemporaine en Haïti. Gros plan sur le deuxième long métrage de fiction de l'actrice et réalisatrice Gessica Généus.
C’est à Jacmel, ville lumière des Caraïbes, que nous entraîne Gessica Geneus, cinq ans après la sortie de Freda.
Une église évangélique ouvre juste en face d’un bordel et la coexistence des deux espaces crée des étincelles, où se mêlent violence du patriarcat, radicalisme religieux et chaos social.
Marie Madeleine ne passe pas inaperçue avec sa perruque rouge aussi électrique que sa personnalité. Elle fait la connaissance au début du film de Joseph, un évangéliste qui aide son père pasteur à construire une église installée juste en face d’un bordel, lieu de perdition aux yeux de cette communauté religieuse.
À l’affiche de notre cinéma également, nous parlons de la sélection africaine du 43e Festival de courts-métrages en Iran, sélection opérée par le réalisateur sénégalais Hussein Dembel Sow. Installé à Abidjan, il répond aux questions de notre correspondante Fanny Noaro.
Des opéras filmés de Shanghai au soft power de la Chine contemporaine, en passant par le mythe toujours incandescent de Bruce Lee, l'irrévérence de Jackie Chan ou la mélancolie stylisée de John Woo, le genre a opéré une véritable révolution dans le monde du cinéma : c’est bien du cinéma de kung-fu qu’il sera question dans cette émission, à l’occasion de la parution d’ Il était une fois le ciné-kung-fu, de Max et François Armanet, paru aux éditions Flammarion.
Une romancière signe ses livres à Rouen. Un vertige la saisit, et l'été 1958 resurgit tout entier. C'est le point de départ de Mémoire de fille : Annie Ernaux revit sa première nuit avec un homme, à 17 ans, alors qu'elle est monitrice dans une colonie de vacances. Dans les premières pages de son récit, elle écrit : « Depuis vingt ans, je note “58” dans les projets de livre. C’est le texte toujours manquant. Toujours remis. Le trou inqualifiable. »
Mémoire de fille raconte l’obsession amoureuse de la jeune fille de 17 ans pour un moniteur qui l’a - en réalité - violée. Une expérience sous le signe de l'emprise et de l'absence de consentement dont l'onde de choc s'est propagée violemment dans son corps et sur le reste de son existence... Trois ans après la série Icon of French cinema, Judith Godrèche adapte ce récit d'Annie Ernaux paru en 2016, dans lequel l’apprentissage de la liberté et de la féminité devient une expérience de violence et de perdition.
À l’heure de la montée des périls de toutes sortes, et notamment la progression des idées et des partis d’extrême droite partout dans le monde, et notamment en France, un film qui sort en salles la semaine prochaine pose ces questions cruciales : comment devient-on un rouage d’une machine dictatoriale ? Comment s'incarne la « banalité du mal ». Notre salut dresse le portrait d’un petit fonctionnaire zélé du régime collaborationniste de Vichy, pendant la Seconde Guerre mondiale en France.
Auréolé du prix du scénario au Festival de Cannes 2026, Notre salut retrace le parcours de l'arrière-grand-père du réalisateur Emmanuel Marre, arrivé à Vichy en septembre 1940 avec des exemplaires d'un essai sur l'organisation du travail, édité à compte d'auteur.
C'est surtout la découverte de la correspondance intime d'Henri Marre avec sa femme Paulette pendant la Seconde Guerre mondiale qui a poussé le réalisateur, dont c'est le deuxième long métrage, à concevoir ce film qui n'est pas un biopic de son aïeul, mais une plongée sensorielle dans la France de Vichy et dans le milieu des fonctionnaires chargés de mettre en œuvre la politique du maréchal Pétain.
Musiques : « Agolo » d'Angélique Kidjo (playlist RFI), « Popcorn » de Gershon Kingsley
C’est un fonds unique au monde : plus de 1 700 films tournés en Afrique, par des réalisateurs du continent, de la diaspora mais aussi des Français. Une collection créée en 1961 par le ministère français de la Coopération au lendemain des Indépendances, devenue la Cinémathèque Afrique et placée sous l’égide de l’Institut français qui assure la sauvegarde, la restauration et la circulation des films.
Que raconte ce fonds patrimonial exceptionnel des relations entre la France et les pays d’Afrique anciennement colonisés ? Comment décoloniser les imaginaires ? À qui appartiennent les films de la Cinémathèque Afrique et la question de leur restitution peut-elle se poser dans les mêmes termes que celle des œuvres d’art ?
Et comment mieux les faire circuler en Afrique ?
Autant de questions que pose le livre Réparer le visible, qui paraît cette semaine, une coédition Institut français et Marest éditions.
Nous recevons la chercheuse, programmatrice de films et commissaire d’exposition franco-béninoise Farah Clémentine Dramani-Issifou qui dirige cet ouvrage collectif.
Ainsi que Catherine Ruelle, l’une des grandes voix de RFI, notamment avec l'émission « Cinéma d’aujourd’hui, cinéma sans frontières » et co-autrice d’un rapport d’expertise de la Cinémathèque Afrique en 2023.
Et Maxime Grember, auteur du podcast Cinéastes d’Afrique, produit par RFI en partenariat avec la Cinémathèque Afrique, et réalisé justement sur des films emblématiques du fonds.
Dans le sillage de Mai 68, le pouvoir gaulliste ouvre à Vincennes une université expérimentale : un foyer bouillonnant d'intellectuels, d'enseignants et d'étudiants engagés à gauche. Les RG mandatent Claudine, prostituée du bois pour infiltrer un groupe maoïste. Comédie aux mille idées formelles, la série « Camarades » retrace un moment d'effervescence politique unique.
La série «Camarades» sur ARTE.
« Soyez réalistes, demandez l'impossible. » La formule est attribuée à Ernesto Guevara, dit le Che, exécuté le 9 octobre 1967 en Bolivie alors qu’il tentait d’exporter la révolution cubaine en Amérique latine. L’impossible, c’est ce qu’ont accompli six de ses compagnons d'armes qui, pendant plusieurs mois, ont parcouru plus de 2 400 kilomètres à travers la Bolivie, poursuivis par 4 000 soldats dans l’espoir de rejoindre Cuba.
Dans Les survivants du Che, son premier long métrage documentaire qui sort en salles en France le 9 septembre après avoir été projeté au dernier Festival de Cannes, Christophe Dimitri Réveille raconte l'histoire de six compagnons d'armes d'Ernesto Guevara, qui étaient avec lui le jour où il a été capturé par des soldats boliviens, appuyés par la CIA.
Il a réussi à faire témoigner trois survivants de leur cavale incroyable, mais aussi un agent de la CIA et un soldat bolivien, ainsi que le Français Régis Debray.
Ce documentaire, qui mêle des images d'archives, des témoignages, mais aussi des séquences en animation, tient à la fois du film d'aventures, du récit de survie et d'histoire humaine sur fond de conflit géopolitique.
À l’affiche de notre cinéma également cette semaine, nous allons à Venise où Elisabeth Lequeret assiste aux premiers jours de la Mostra.
Et puis nous braquons nos projecteurs sur Trois adieux, le nouveau et très beau long métrage d’Isabelle Coixet.
À lire aussiOuverture de la Mostra de Venise avec « INK », biopic consacré à Rupert Murdoch
La Bataille de Gaulle, c'est le titre d'une fresque en deux parties qui couvre quatre années de la Seconde Guerre mondiale, et raconte comment Charles de Gaulle a fini par s’imposer comme le chef de la France libre, entre manœuvres politiques, diplomatiques et coups militaires. Le deuxième volet, J’écris ton nom, vient de sortir en salles et bénéficie du bon bouche-à-oreille du premier film L’âge de fer à l’affiche depuis le 3 juin 2026.
Après le succès de son premier long métrage Le chant du loup, Antonin Baudry réalise ce diptyque, superproduction produite par Pathé pour plus de 75 millions d'euros.
Simon Abkarian incarne le général de Gaulle.
Le premier volet, L'âge de fer, raconte son arrivée à Londres en juin 1940, uniquement flanqué de son aide de camp. Le second film, J'écris ton nom, couvre la période 1943-1944.
Musiques :
- Attraction, Juliette Armanet et Sébastien Tellier, un titre de la playlist de RFI
- Sister de Ego Ella May, le choix musical de notre réalisatrice Apolline Verlon.
Suzanne, veuve d’une soixantaine d’années, fait la connaissance d’Osmane un soir à Beyrouth… Il est jeune, noir, Soudanais, migrant sans papiers. Elle est Libanaise d’origine palestinienne, et a le double de son âge… Ils tombent amoureux. Le Liban est au bord du précipice. Alors que leur amour déclenche une levée de boucliers, au cœur du chaos ambiant, Suzanne et Osmane résistent.
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Le magazine cinéma de RFI. Chaque semaine, Élisabeth Lequeret et Sophie Torlotin vous font découvrir l’actualité du cinéma sur tous les continents. Diffusions : le samedi à 15h10 TU vers toutes…

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