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Un mystérieux virus fait des ravages dans la communauté gay de Paris, transformant radicalement les hommes en hétérosexuels, fans de foot et apôtres du patriarcat : ce scénario de cauchemar pour ses héros, c’est celui de Jim Queen, long métrage d’animation qui a fait sensation au dernier festival de Cannes où il était projeté en séance de minuit. Il vient de sortir en salle en France et est sélectionné au festival international d'animation d'Annecy.
Jim Parfait est un influenceur star de la communauté gay de Paris. Il contracte un nouveau virus qui fait des ravages dans le quartier du Marais : l’hétérose. Ceux qui en sont affectés se mettent à commettre des fashion faux-pas (associant chaussettes et claquettes, par exemple), tombent amoureux de femmes ou deviennent incollables sur le hors-jeu au football.
Jim, cet homme qui cultive son corps à la salle de gym, va-t-il y succomber ? Trouvera-t-il un antidote ? Accompagné de Lucien, un « twink » qui n'assume pas son homosexualité, il va partir à la recherche du mystérieux docteur Ragoult qui aurait, dit-il, concocté la « Chloroqueer », un remède miracle.
Avec les deux réalisateurs, Marco Nguyen et Nicolas Athané, nous parlons du scénario loufoque de Jim Queen, qui décrit les différentes tribus composant la communauté gay et est une véritable ode à la tolérance et à l'acceptation de soi.
À l'affiche de notre cinéma également cette semaine, le festival international d'animation d'Annecy qui se tient du 21 au 27 juin 2026. Nous en parlons avec le délégué artistique Marcel Jean.
Musiques : Jim, de Todrick Hall (le groupe Kirosène signe la bande originale du film Jim Queen) et Back outside, de BNXN Sarz (Playlist Rfi).
Cette semaine dans Tous les Cinémas du Monde, on parle de l'un des cinéastes les plus célèbres de la planète. Un homme dont les films ont accompagné plusieurs générations de spectateurs. À 79 ans, Steven Spielberg revient aujourd'hui à l'un de ses sujets de prédilection avec Disclosure Day, un film consacré à la question extraterrestre, près d'un demi-siècle après Rencontres du troisième type.
Pour en parler :
- Clément Safra, auteur du Dictionnaire Spielberg (Vendémiaire)
- Victor Norek (L’œuvre de Steven Spielberg, Third Editions).
« Opération Dragon », réalisé par Robert Clouse, est le dernier long métrage de Bruce Lee avant sa mort soudaine en 1973. Un documentaire retrace l'histoire mouvement de cette superproduction américaine tournée à Hong Kong.
Lee, moine d’un temple Shaolin est contacté par la police pour participer à un combat d’arts martiaux… Il doit collecter des informations sur Han, un ancien du temple qui vit du trafic d’opium et de la traite de femmes.
Mais l’opération d’infiltration se transforme en vengeance personnelle quand Lee apprend que ce sont les hommes de main de Han qui ont poussé sa sœur au suicide.
Vous aurez peut-être reconnu l'intrigue d'Opération Dragon, film sorti en 1973, succès au box office mondial qui imposa Bruce Lee comme la plus grande star asiatique de tous les temps.
Le documentaire « Opération dragon : la révolution Bruce Lee », réalisé par Marc Ball, retrace l'histoire de ce long métrage, et par là-même celle de son interprète, Bruce Lee, champion de kung-fu, qui n'aura eu de cesse de vouloir s'imposer à Hollywood.
À l'affiche également de notre cinéma ce samedi, notre correspondant à Hollywood, Loïc Pialat, retrace les différentes commémorations du centenaire de Marylin Monroe.
Musiques : Oruga Encantada, de Dorian Pimpernel et Tayeli de Kaporo Mengueh (Playlist Rfi).
Cette semaine, nous recevons un cinéaste ivoirien dont le travail documentaire creuse depuis plusieurs années les blessures invisibles de la société ivoirienne. Avec « Après moi la colère » qui sort en salle en France, le mercredi 3 juin 2026, Joël Akafou signe un film à la fois intime et politique, qui revient sur les massacres de la guerre civile de 2011.
Nous sommes à Ziglo, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Une région encore hantée par les massacres de la crise post-électorale de 2011, quand des communautés qui vivaient ensemble depuis des décennies ont basculé dans la violence.
La voix de femme qu’on entend, c’est celle de Josiane, que tout le monde appelle maman Jo. Une femme extraordinaire qui est au cœur du film de Joël Akafou.
« Loin de moi la colère » a été présenté dans plusieurs festivals : Cinéma du Réel, festival de Belfort, et il a décroché l'Étalon de Bronze au Fespaco en 2025.
Musiques : « Toi et moi » de Nâaman (Playlist de RFI), et « Delusional » du groupe Courrier Sud, le choix musical de Jérémie Boucher.
Quel film succédera à « Un simple accident », Palme d’or l’an dernier ? Les jeux semblent très ouverts pour le jury présidé par le cinéaste sud-coréen Park Chan Wook. Plusieurs films sont de sérieux candidats à la récompense cannoise, signés du Roumain Christian Mungiu, de l’Américain James Gray ou du Russe Andreï Zviaguintsev. Mais il faut compter aussi sur de nouveaux venus, comme Emmanuel Marre ou Rodrigo Sorogoyen. On dresse le bilan de cette édition avec trois critiques de cinéma.
La Palme d'or 2026 sera-t-elle décernée à Fatherland de Pawel Pawlikowski ? Minotaure du Russe Andreï Zviaguintsev ou Paper Tiger de James Gray ?
Que retenir de ce millésime 2026 marqué par une polémique qui agite le cinéma français, après la pétition lancée par 600 professionnels de cinéma pour s’inquiéter de la mainmise du milliardaire Vincent Bolloré, et de son projet idéologique d'extrême droite, sur le cinéma français.
On parle films, coups de cœur, déceptions et agitation politique avec trois critiques : Maria-Carolina Pina, notre consœur de la rédaction hispanophone de RFI, elle y présente l'émission Carrusel de las artes, Étienne Sorin du quotidien Le Figaro et Ben Croll qui écrit dans Variety, Indie Wire et The Wrap.
Musiques : Popcorn de Gershon Kingsley, et Libertango de Grace Jones.
De la plage des Palmes au Palais des Festivals, d'un lieu d’interview à notre studio RFI sur la Croisette : nous vous emmenons avec nous pour vivre le parcours d’un festivalier. Émission en mode reportage donc pour vous livrer nos premières impressions de la 79e édition du plus grand festival de cinéma au monde.
Nous vous livrons nos premières impressions de cette nouvelle édition du plus grand festival du monde.
Gros plan sur le film Centrafricain Congo Boy de Rafiki Fariala, produit par Boris Lojkine. Après son documentaire Nous, étudiants, le cinéaste raconte en fiction son histoire de jeune réfugié congolais en Centrafrique, qui s'occupe de ses quatre frère et sœurs tout en passant le bac. Son rêve : gagner un concours de chant organisé par l'Unicef pour s'en sortir.
Boris Lojkine (L'histoire de Souleymane, sélectionné au Festival de Cannes en 2024) est le producteur du film, mais également cette année le parrain de la Fabrique de l'Institut français.
Zoom également ce samedi sur la Semaine de la critique et la Quinzaine des cinéastes dont RFI est partenaire.
À l'affiche : In Waves, le film d'animation de Phuong Mai Nguyen qui a fait l'ouverture de la Semaine et Shana de Lila Pinell sélectionné à la Quinzaine.
Tous les contenusFestival de Cannes 2026
Yann Dedet a été le monteur de quatre films de Maurice Pialat (1925-2003), dont Police, Sous le soleil de Satan et Van Gogh. Ni hagiographie, ni biographie, ni exercice d’admiration, Portrait de l’artiste en sale môme est le récit personnel, vivant et littéraire de ce Maurice, cerné de près dans l’atelier de transmutation qu’est une salle de montage. Yann Dedet a voulu avec ce nouveau livre raconter ce que fut pour lui le « bonhomme » Pialat, et le cinéaste.
Le livre commence drôlement par un refus : Yann Dedet ne montera pas le dernier film de Pialat, Le Garçu (1995). Cauchemar qui devient le déclic de ce récit : évoquer les films sur lesquels ils ont travaillé, déployer les contradictions de l’homme et du cinéaste, ses humeurs et son humour « à casser des briques ». Écrire les élans de ce personnage bourru « dont le cinéma est loin du tout-venant, un cinéma qui ne se fait pas de cinéma ». Ses relations intenses, souvent ambivalentes, avec les acteurs et les actrices (Sophie Marceau, Isabelle Huppert…) Son travail de réalisateur et sa relation au cinéma.
Yann Dedet parvient dans un récit haut en couleurs à faire de Pialat un personnage romanesque à part entière, à transmettre ses zones d’ombre, sa pratique d’être en vie et de dire la vie, non seulement la sienne, mais aussi celles des autres qui ont eu le bonheur de travailler avec cet ancien peintre devenu cinéaste, dans ses lieux de travail autant qu’au cours de ses marches roboratives, sa gymnastique favorite. Tout à la fois portrait intime et décalé, sans fard, d’un artiste exceptionnel, réflexion sur la vie et le cinéma, et la vie quand on fait du cinéma, sur le montage cinématographique, et l’amitié.
Elles s’appellent Jalila, Salwa et Marwa : trois femmes, trois visages de la Tunisie contemporaine qui, en plein printemps arabe, vont se réfugier dans un hôtel où le temps et la dureté de l’époque semblent ne pas avoir de prise. Le nom de cet hôtel, c’est La maison dorée, c’est aussi le titre du film de notre invitée du jour : Selma Baccar.
Selma Baccar est une pionnière du cinéma tunisien, à la fois réalisatrice, productrice et femme politique. Elle se fait remarquer en 1975 avec son premier long métrage Fatma 75 considéré comme le premier film féministe tunisien, un film longtemps censuré. Elle n'a ensuite jamais dévié de cette ligne d’un cinéma engagé, explorant la mémoire et l’identité des luttes féminines.
Selma Baccar s'est aussi illustrée en politique après la révolution de 2011 en devenant membre de l’Assemblée constituante. La maison dorée est née de ces années-là et en porte la marque.
À l'affiche de notre cinéma également ce samedi, la sortie en salle en Tunisie d'un film d’une cinéaste de la Nouvelle vague du cinéma tunisien : À voix basse, de Leyla Bouzid. Dans ce film qui aborde de front le tabou de l'homosexualité féminine, Selma Baccar joue le rôle de la matriarche, gardienne des traditions et du secret.
Musiques : Waahli – « Fais le pas » (titre de la playlist de RFI) et IDK ft Pusha T – « Life 4 a life ».
Dans Dao, son sixième long-métrage projeté en compétition à la dernière Berlinale, Alain Gomis filme une famille, entre une cérémonie de deuil en Guinée-Bissau et un mariage en France.
Alain Gomis mêle comédiens professionnels et non professionnels, comme Kathy Correa qui incarne le personnage principal, Gloria.
Gloria retourne dans le village de son père en Guinée-Bissau, pour suivre la cérémonie qui le consacre comme ancêtre.
Un an plus tard, elle marie sa fille en France.
Alain Gomis filme ces familles ordinaires, issues de l'immigration, et qui échappent ainsi à tout stéréotype ou assignation.
À l'affiche aussi de notre cinéma, un reportage sur l'avant-première à Dakar du film « Le rêve américain » (reportage de Pauline Le Troquier).
Musiques : Se pas jodi a, de Mélissa Laveaux, et Half-tone memory, d'Imane el Haoulate et Nx Quantize.
Dans un village isolé du Tchad, Kellou est traversée par des visions qu’elle ne comprend pas. Grâce à sa rencontre avec Aya, une exilée aux secrets douloureux, elle va découvrir une autre façon de regarder son passé, ses rêves et son village. Mais en prenant la défense d’Aya, que le chef du village tente de chasser, elle se heurte à la peur et à la colère des habitants, et devra se battre pour garder sa liberté.
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Le magazine cinéma de RFI. Chaque semaine, Élisabeth Lequeret et Sophie Torlotin vous font découvrir l’actualité du cinéma sur tous les continents. Diffusions : le samedi à 15h10 TU vers toutes…

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