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Oubliez les gigantesques pénitenciers américains : certains territoires voient tout en petit ! Saint-Pierre-et-Miquelon, par exemple, dispose d'un centre pénitentiaire qui ne peut accueillir... qu'une petite dizaine de personnes !
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"Échec et mat !" : c'est peut-être la phrase qui résonne le plus... dans les classes d'écoles primaires arméniennes ! Loin d'être cantonné aux seuls adultes, ce jeu de réflexion est effectivement enseigné dès le plus jeune âge ; dans plusieurs pays du monde.
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Sous la banquise... la plage ? Presque ! Cela peut sembler surprenant, mais plusieurs études l'affirment clairement : il y a plusieurs millions d'années, il existait bien une forêt "quasi-tropicale", en lieu et place... de l'Antarctique !
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De nos jours, l'on pourrait presque croire que tout se monnaie. Ce n'est certainement pas le commerce des nationalités qui nous fera dire le contraire... En effet : il est vraiment possible d'obtenir une citoyenneté de son choix... si l'on y met le prix, bien évidemment !
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On se retrouve lundi 2 mai.
D'ici là, je vous invite à découvrir toute la gamme des podcasts Choses à savoir sur www.chosesasavoir.com !
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"Parapluie bulgare" : l'on pourrait penser qu'il s'agit là d'une simple expression imagée comme le sont "montagne russe" ou "été indien". Pourtant, les services secrets bulgares ont bien utilisé cet objet banal... pour inoculer du poison dans le corps de leurs cibles !
Sinistre effet de surprise
Certains évènements historiques pourraient sembler tout droit sortis de films d'action et autres fictions d'espionnage.
L'empoisonnement de l'écrivain et dissident bulgare Georgi Markov en fait incontestablement partie.
Tout survient dans la nuit du 7 au 8 septembre 1978.
Installé à Londres, cet homme en exil se réveille brusquement - dans un piteux état.
Nausée et fièvres l'assaillent, sans qu'il ne sache vraiment ce qui en est la cause.
Tout juste remarque-t-il qu'une de ses jambes comporte une rougeur inhabituelle et douloureuse...
Alors qu'il est amené à l'hôpital le plus proche, Georgi Markov s'interroge et décide de remonter le fil des évènements.
Le jeudi 7 septembre, à 18h30, il attendait simplement son bus au pont de Waterloo.
C'est à ce moment précis qu'il avait ressenti une brûlure aiguë à la cuisse.
Une sensation qui coïncidait étrangement avec l'intrusion, dans son champ de vision, d'un homme muni d'un parapluie...
In umbrella venenum
Peut-être que, durant les dernières heures de sa vie (qui prit fin le 11 septembre 1978), Georgi Markov avait réussi à intégrer toutes les pièces du puzzle...
Car le fin mot de l'histoire est effectivement incroyable.
Ce romancier et dramaturge qui avait dû fuir son pays - pour cause de prises de position dissidentes – était activement recherché par les services secrets de la "République populaire de Bulgarie".
C'est précisément ce "comité de sécurité" qui avait diligenté l'un de ses agents, pour mettre à mort l'homme en fuite (lequel avait déjà transité par l'Italie, neuf ans plus tôt).
Au moyen d'une gâchette, d'un embout pointu et d'une soupape (tous intégrés à un parapluie), le meurtrier avait tout simplement inoculé un poison (la ricine), via une piqûre furtive.
Un peu plus tôt, le 26 août de la même année, Vladimir Kostov (un Bulgare réfugié en France) avait - d'ailleurs - failli connaître le même sort que son homologue écrivain.
Plus chanceux, ce dernier parvint à survivre et mit justement à profit son expérience pour écrire l'ouvrage "The Bulgarian Umbrella", en 1988 (contant également, avec moult détails, l'attentat commis contre Georgi Markov).
Finalement : le "parapluie bulgare" est peut-être plus effrayant que la "roulette russe".
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"Kushim" : il y a de fortes chances que ce nom ne vous dise absolument rien... Dorénavant, vous saurez qu'il s'agit possiblement du plus ancien prénom écrit dont nous disposons à l'heure actuelle !
L'Homme avant l'écriture
Un petit voyage dans le temps s'impose.
Il y a 30 000 ans, l'écriture n'existait pas encore et les seuls glyphes humains qu'il nous reste de cette ère lointaine sont des dessins pariétaux et des traces de mains qui ornent les murs des cavernes préhistoriques.
Cet état de fait a perduré pendant des siècles, jusqu'à la formation de premiers pôles agraires; d'abord dans la zone géographique du "Croissant fertile", dont l'une des parties notables est la Mésopotamie.
Installés à l'extrême sud de cette région, les Sumériens ont justement été les premiers à produire un système d'écriture ; faisant entrer, du même coup, le genre humain dans l'ère de l'Histoire (au IIIe millénaire avant notre ère).
C'est en ce lieu, correspondant à l'actuel Irak, qu'a justement été trouvé une étrange tablette.
Vieille de 5000 ans, celle-ci comporte – gravés – des points, des crochets et des petits motifs (que l'on pourrait assimiler aux lettres d'un alphabet).
Déchiffré, son contenu pourrait prêter à sourire.
Il s'agirait, en fait, d'une sorte de "ticket de caisse" récapitulant la livraison de plusieurs cargaisons d'orge.
Mais, en l'occurrence, c'est bien le dernier mot du message qui nous intéresse : "29.08 mesures orge 37 mois. Signé Kushim".
Les bons comptes
Selon le journaliste scientifique Robert Krulwich, ce fameux personnage ne pourrait probablement pas être une femme (qui sont, on peut le déplorer, rarement mentionnées sur les documents historiques de cet acabit).
Par élimination, l'enquêteur a finalement déduit que c'était probablement... un comptable !
Loin d'être un roi, un guerrier, un général victorieux ou encore un poète, le plus vieil homme à être cité dans notre Histoire est donc une sorte de "fonctionnaire" qui se contentait de mener à bien sa tâche.
Un peu déroutant, ce constat n'est, en fait, pas vraiment étonnant.
Selon la plupart des historiens, l'écriture est précisément née dans un cadre utilitaire.
Celle-ci avait même pour but premier de permettre aux agriculteurs de recenser leurs échanges.
Kushim est donc le souvenir lointain de cette époque bien plus terre à terre que ne l'est la nôtre.
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On croit parfois – à tort - tout connaître des grands auteurs qui nous accompagnent depuis l'enfance. Pourtant, certains d'entre eux ont bel et bien un jardin secret. Jean de la Fontaine, par exemple, a réellement écrit des contes grivois !
La rose et la fontaine
L'auteur des célèbres fables que nous apprenons tous sur les bancs de l'école a donc produit des œuvres bien moins destinées aux enfants, pour rester évasif...
Publiés en 1665 et 1666, ces "Contes et nouvelles en vers" précèdent même - de quelques années seulement - la publication du premier tome desdites "Fables" de La Fontaine (1668).
Si, depuis, le conteur vit dans l'ombre du fabuliste, les écrits licencieux de ce membre de l'Académie française ne sont certainement pas à négliger.
Effectivement : avec ces poèmes érotiques, Jean de la Fontaine taquinait les tabous religieux tout en jouant de l'art de la métaphore et de la suggestion ; pour ainsi parler de sexualité, sans trop en dire.
Un véritable tour de force littéraire, en somme.
La morale de l'histoire
Aussi, sous la plume du conteur découvre-t-on une galerie de personnages bien singulière : comme des époux adultères, de jeunes et fougueux amoureux, ou encore des libertins assumés.
Croqués non sans humour ni ironie, ces portraits rappellent évidemment les intrigues des nouvelles et fabliaux italiens que l'on pouvait déjà lire à l'époque.
Certes moins connus que "Le Loup et l'Agneau", "Le cocu, battu et content" ou "Le mari confesseur" font ainsi partie intégrante de l'œuvre de Jean de La Fontaine.
Ils font même écho – dit-on – à d'expériences véritables, glanées au moyen de la fréquentation assidue des sociétés libertines de son époque...
Contrairement à certains de ses confrères, cependant, Jean de La Fontaine n'a jamais été inquiété, par la censure, pour la publication de ces textes peu catholiques.
Cela pourrait d'abord s'expliquer par le style tout en subtilités du formidable écrivain qui parvint, par la suite, à faire passer de féroces critiques sociales sous la forme de fables a priori anodines.
Mais il ne faut pas pour autant occulter les relations qu'entretenait cet homme mondain avec des femmes aussi influentes que Madame de Sévigné ou encore Marie-Anne Mancini...
Il fut un temps où, pour parler d'entrejambe, il valait mieux avoir... de l'entregent !
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