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À chaque puissance, son projet de nouvelles routes. Après la Chine et ses nouvelles routes de la soie, les États-Unis arrivent au Caucase avec leur projet de routes Trump, un nouveau corridor qui reliera l'Europe plus directement à l'Asie centrale ! Sauf que lundi 9 février, en Arménie, le secrétaire d'État américain J.D. Vance, qui devait détailler cette nouvelle connexion née de la paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, s'est contenté de généralités.
Le plus sûr, c'est encore le nom : la « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales ». Les deux pays concernés l’ont vite compris puisque l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont signé une lettre pour le comité du prix Nobel en faveur du président Trump.
Le tronçon Zanguezour, 50 km vers la TurquiePour le reste, rien n'est encore très précis, si ce n'est que cette voie de transit économique, le corridor de Zanguezour, débouchera sur la frontière turque. Personne ne l'affirme directement, mais ce passage, une fois construit, sera facilement relié vers le nord de la Turquie. De là, les destinations vers l'Europe et même l'Afrique seront facilitées.
À lire aussiLe Nakhitchevan, la nouvelle poudrière du Caucase?
Le transit de la paixPrésenté comme l'illustration du processus de paix signé l'an passé (le 8 août 2025) à la Maison Blanche entre les présidents états-unien Donald Trump, azerbaïdjanais Ilham Aliyev et arménien Nikol Pashinyan, il permettra à l'Azerbaïdjan de traverser une partie de l'Arménie pour accéder à son enclave, la République autonome du Nakhitchevan située dans le sud de l'Arménie. Pour cette nouvelle route, l'Arménie a dû accepter de lever un blocus sur le transport.
À lire aussiÉtats-Unis-Arménie: J.D. Vance annonce un accord sur le nucléaire et un soutien sécuritaire à Erevan
Minerais, gaz, pétrole... Une liste incertaineDepuis 20 ans, les marchandises de l'Azerbaïdjan doivent transiter soit par la Géorgie, soit par l'Iran. Taline Ter Minassian, spécialiste du Caucase à l’Institut des langues orientales de Paris, s'interroge : « Face aux journalistes, le secrétaire d’État américain s’est contenté de généralités. Cette TRIPP, cette nouvelle route Trump de la paix et de la prospérité dans le monde, je ne sais toujours pas si elle sera faite de bitume pour les camions ou de voies ferrées pour les trains ! On ne peut faire que des suppositions. Cette vallée du sud de l'Arménie était l'ancienne route des voies ferrées transcaucasiennes (construites en 1865, ndlr) sous l'empire soviétique. Il en reste des rails vétustes et des tunnels hors d'usage pour des trains modernes construits aux normes et aux dimensions occidentales. »
100 ans de présence des États-UnisAvec cette nouvelle route, les États-Unis ont signé pour 100 ans de présence dans la région. Il est prévu que les États-Unis détiennent 74 % d’un groupe d’entreprises, là encore... restant à créer. Les Arméniens auront les 26 % restants. Puis, au fil des années, ils auront jusqu'à 49 % du consortium, afin de laisser la majorité aux États-Unis.
40 % du commerce arménien d'origine russePour Tigrane Yégavian, directeur de recherches à la revue Conflits, voilà de quoi inquiéter les Russes (grands partenaires économiques de l'Arménie) qui commercent à hauteur de 40 % d'investissements directs en Arménie.
Les Iraniens ont aussi de quoi être inquiets : avec l'annonce de ce nouveau corridor, les Iraniens et les Russes se sentent contournés. La plus grande incertitude aujourd'hui, c'est qui va superviser et sécuriser ces transits de marchandises ? La région est stratégique et elle fait partie des grands bouleversements géopolitiques du moment. Les États-Unis promettent de garantir la souveraineté de l'Arménie. Dès qu'un axe de transport s'avère stratégique, il peut servir d'instrument d'affirmation de puissance.
À lire aussiRencontre Arménie-Azerbaïdjan: la Russie salue prudemment l'accord de Washington, l'Iran rechigne
Mars 2026, des avions entre la Turquie et l'ArméniePour incarner cette ouverture du Caucase vers l'Europe, la Turquie annonce que sa compagnie Turkish Airlines devrait effectuer son premier vol le 11 mars prochain entre la Turquie et la capitale arménienne, Erevan.
À lire aussiUn trait d'union entre Occident et Asie: une ligne ferroviaire entre l'Iran et la Turquie pour 2029
By RFIÀ chaque puissance, son projet de nouvelles routes. Après la Chine et ses nouvelles routes de la soie, les États-Unis arrivent au Caucase avec leur projet de routes Trump, un nouveau corridor qui reliera l'Europe plus directement à l'Asie centrale ! Sauf que lundi 9 février, en Arménie, le secrétaire d'État américain J.D. Vance, qui devait détailler cette nouvelle connexion née de la paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, s'est contenté de généralités.
Le plus sûr, c'est encore le nom : la « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales ». Les deux pays concernés l’ont vite compris puisque l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont signé une lettre pour le comité du prix Nobel en faveur du président Trump.
Le tronçon Zanguezour, 50 km vers la TurquiePour le reste, rien n'est encore très précis, si ce n'est que cette voie de transit économique, le corridor de Zanguezour, débouchera sur la frontière turque. Personne ne l'affirme directement, mais ce passage, une fois construit, sera facilement relié vers le nord de la Turquie. De là, les destinations vers l'Europe et même l'Afrique seront facilitées.
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Le transit de la paixPrésenté comme l'illustration du processus de paix signé l'an passé (le 8 août 2025) à la Maison Blanche entre les présidents états-unien Donald Trump, azerbaïdjanais Ilham Aliyev et arménien Nikol Pashinyan, il permettra à l'Azerbaïdjan de traverser une partie de l'Arménie pour accéder à son enclave, la République autonome du Nakhitchevan située dans le sud de l'Arménie. Pour cette nouvelle route, l'Arménie a dû accepter de lever un blocus sur le transport.
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100 ans de présence des États-UnisAvec cette nouvelle route, les États-Unis ont signé pour 100 ans de présence dans la région. Il est prévu que les États-Unis détiennent 74 % d’un groupe d’entreprises, là encore... restant à créer. Les Arméniens auront les 26 % restants. Puis, au fil des années, ils auront jusqu'à 49 % du consortium, afin de laisser la majorité aux États-Unis.
40 % du commerce arménien d'origine russePour Tigrane Yégavian, directeur de recherches à la revue Conflits, voilà de quoi inquiéter les Russes (grands partenaires économiques de l'Arménie) qui commercent à hauteur de 40 % d'investissements directs en Arménie.
Les Iraniens ont aussi de quoi être inquiets : avec l'annonce de ce nouveau corridor, les Iraniens et les Russes se sentent contournés. La plus grande incertitude aujourd'hui, c'est qui va superviser et sécuriser ces transits de marchandises ? La région est stratégique et elle fait partie des grands bouleversements géopolitiques du moment. Les États-Unis promettent de garantir la souveraineté de l'Arménie. Dès qu'un axe de transport s'avère stratégique, il peut servir d'instrument d'affirmation de puissance.
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