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Après bien des hésitations, la France a fini par signer les Accords Artemis, conçus sous l'égide de la NASA pour préciser les conditions d'exploration du système solaire. Elle a en effet obtenu les précisions qu'elle attendait sur certains points de ce traité, qui lui paraissaient contestables.
La France signe enfin les accords Artemis
La France est ainsi devenue le 20e pays à ratifier les Accords Artemis. Dans la mesure où de grandes puissances spatiales, comme la Russie ou la Chine, n'ont pas signé le texte, la France apparaît désormais, aux yeux de la NASA, comme son principal partenaire.
Elle doit notamment ce statut à la part prépondérante qu'elle prend au budget de l'Agence spatiale européenne et au rôle essentiel joué par Arianespace, la principale entreprise de transport spatial.
Ces Accords ne concernent pas seulement l'exploration de la Lune, mais aussi celle de Mars et, plus généralement, des comètes ou des astéroïdes qui pourraient traverser notre galaxie.
Des points controversés
Maintenant que la France a rejoint les rangs des signataires de ces accords, on peut se demander pourquoi elle a mis si longtemps à les parapher.
Si les responsables français ont hésité à signer ce texte, c'est qu'il leur paraissait peu compatible avec d'autres documents, destinés, eux aussi, à encadrer l'exploration de l'espace. Il s'agit surtout du traité sur l'espace, paraphé en 1967, et du traité sur la Lune et les autres corps célestes, signé en 1979.
Or, ces textes précisent qu'aucune partie de la Lune ou de Mars, par exemple, ne peut faire l'objet d'une appropriation par un pays. Autrement dit, ces corps célestes appartiennent à la communauté internationale, donc à l'humanité.
Or, les Accords Artemis envisagent l'exploitation des ressources naturelles de notre satellite. Il a paru à la France qu'une telle activité, qui n'est pas considérée par le traité comme une forme d'appropriation, pourrait déboucher sur la revendication de la souveraineté de telle ou telle partie de la Lune.
Autre pomme de discorde, la création de "zones de sécurité", secteurs que s'approprieraient les pays signataires. La France a donc obtenu des précisions qu'elle estime suffisantes sur ces points controversés.
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Notre comportement de consommateur n'est pas toujours aussi rationnel qu'il peut paraître au premier abord. Ainsi, la notion de gratuité nous fait parfois perdre un peu notre bon sens.
La valeur surestimée d'un produit gratuit
L'expérience a été menée, voilà quelques années, par un universitaire américain. Il a proposé à quelques volontaires le choix entre deux options : soit manger gratuitement du chocolat de piètre qualité, soit payer une petite somme pour déguster du chocolat réputé.
L'expérience fut très instructive. En effet, deux fois plus de participants ont choisi le chocolat le moins bon. Ce qui leur a paru le plus important, plus que la qualité de cette friandise, c'est de pouvoir en profiter gratuitement. Et donc de faire une bonne affaire.
Dans la mesure où le produit est gratuit, on a également tendance à en surestimer la valeur. C'est ce que l'on appelle l'effet prix-zéro.
Par contre, il ne joue plus si le produit est payant. Ainsi, les mêmes volontaires ont préféré le chocolat de bonne qualité, dès lors que l'autre n'était plus gratuit, même s'il était vendu à un prix dérisoire.
Et pourtant, dans les deux cas, l'écart de prix, entre les deux chocolats, restait le même.
Une offre intéressante seulement en apparence
Cet effet fonctionne également quand le commerçant inclut de la gratuité dans son offre. Il sait par expérience qu'une telle démarche ne peut que lui valoir des clients supplémentaires.
Ils sont notamment intéressés quand on leur fait miroiter des frais de port gratuits. Lors d'une enquête sur cette question, plus des trois quarts des personnes interrogées ont indiqué que c'était cette offre qui les décidait à acheter finalement le produit.
Bien avant la possibilité d'être livré le jour même de l'achat par exemple. Le non paiement des frais de port donne à l'acheteur l'impression d'avoir fait, là encore, une bonne affaire.
Ce qui n'est pas si sûr. Car il arrive assez souvent que le commerçant répercute les frais de port sur le prix d'achat. Si bien que, de manière paradoxale, il peut être plus avantageux de payer ces frais de port à l'achat que de s'en voir proposer la gratuité.
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Entre 1346 et 1353, la peste noire déferle sur l'Europe. Cette terrible pandémie tue entre 30 et 50 % de la population européenne. De récentes fouilles ont permis de découvrir l'origine de cette effroyable maladie.
Le bacille de la peste retrouvé dans des tombes
Entre 1347 et 1352 environ, cette maladie, que les contemporains appellent la "peste noire" ou la "grande peste", tue environ 25 millions de personnes. On sait, depuis la fin du XIXe siècle, qu'elle est due à un bacille, appelé "yersinia pestis", du nom de celui qui l'a découvert, Alexandre Yersin.
Mais on ne savait pas vraiment où la peste s'était d'abord déclarée, avant de se répandre dans une grande partie du monde de l'époque. Grâce à de récentes fouilles, menées dans le Kirghizistan actuel, on a découvert la clef de l'énigme.
Les archéologues ont mis à jour, dans le nord du pays, des tombes où étaient enterrés des morts appartenant à des peuples chrétiens vivant dans la région. Certaines d'entre elles, où reposaient des personnes mortes de "pestilence", étaient datées de 1338-1339.
En analysant l'ADN contenu dans les dents de ces défunts, les scientifiques y ont retrouvé des traces du bacille responsable de la terrible peste noire.
Une maladie partie d'Asie centrale
Cette terrible maladie serait partie de cette région d'Asie centrale. En fait, la bactérie découverte dans la pulpe dentaire serait l'ancêtre des bacilles responsables de la "grande peste" qui envahit l'Europe à partir de 1346.
On sait que cette bactérie est hébergée par les animaux puis, quand les conditions s'y prêtent, transmise à l'homme. Ici, le vecteur de la maladie n'est sans doute pas la puce du rat, comme en Europe. C'est peut-être par le biais de la marmotte, un animal très répandu dans la région, que l'homme a fini par être contaminé.
Les voies empruntées par la maladie ne sont pas non plus connues avec certitude. Les échanges commerciaux ont sûrement favorisé sa rapide diffusion. Les déplacements de populations induits par les guerres y ont sans doute aussi contribué.
En tous cas, cette découverte est une étape essentielle dans la connaissance de la peste noire.
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Depuis des décennies, les astronomes essaient de capter les signes d'une éventuelle vie extraterrestre. Des scientifiques chinois ont récemment déclaré avoir détecté un tel signal. Mais cette annonce demande à être éclaircie.
Un télescope géant
Des astronomes chinois auraient perçu, voilà quelques jours, un signal qui, selon eux, pourrait être interprété comme la manifestation d'une vie extraterrestre. De tels signaux suspects avaient déjà été repérés, en 2020, par cette équipe d'astronomes chinois. Il est vrai qu'ils possèdent, pour ce genre de recherches, des moyens que leurs confrères n'ont pas.
En effet, le signal a été détecté par "Sky Eye". Il s'agit d'un radiotélescope de 500 mètres d'ouverture. C'est le plus grand appareil de sa catégorie, c'est-à-dire doté d'une parabole. Et c'est aussi le plus sensible.
La recherche d'une éventuelle intelligence extraterrestre, ce que les Anglo-Saxons appellent SETI ("Search for extra-terrestrial intelligence") est l'une des spécialités de ce télescope.
Une provenance extraterrestre à confirmer
Il serait cependant prématuré de crier victoire trop tôt. Il existe en effet, dans l'annonce de cette découverte par les astronomes chinois, des points assez obscurs. De fait, elle a d'abord fait l'objet d'un article paru, le 15 juin dernier, dans un journal qui, comme tous les médias en Chine, est sous la surveillance de l'État. Article repris d'ailleurs par d'autres journaux.
Puis il a été brusquement retiré. On ne connait pas la raison de ce retrait. Mais on peut supposer que l'article n'a pas plu aux autorités. Il se peut aussi que le communiqué annonçant la nouvelle ait été publié trop tôt, sans laisser le temps à la communauté scientifique de vérifier l'information.
C'est en tout cas la procédure habituelle en Chine. Une telle nouvelle n'y est jamais annoncée, d'ordinaire, avant qu'elle n'ait été soumise à d'autres scientifiques compétents en la matière.
Ils s'assurent notamment que le signal reçu ne provient pas de simples interférences radio. Ce n'est qu'au terme de telles vérifications que la provenance extraterrestre du signal peut être indiquée come plausible.
Or, nous n'en sommes pas là pour le moment. Aussi faudra-t-il prévoir une enquête approfondie pour découvrir l'origine du signal.
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Tout au long de l'histoire de m'espèce humaine, l'évolution a pour but de sélectionner les éléments favorisant sa survie dans les meilleures conditions. Mais les impératifs de ce processus évolutif sont parfois contradictoires. C'est ce qui explique notamment la difficulté de l'accouchement pour les humains.
Un accouchement long et pénible
En règle générale, les animaux mettent bas sans grande difficulté. C'est ainsi que, chez nos cousins les grands singes, les efforts visant à l'expulsion du fœtus ne durent qu'une poignée de secondes.
Il n'en va pas du tout de même chez les humains. Chez eux, en effet, l'accouchement proprement dit peut durer une demi-heure et nécessite l'assistance de tierces personnes. Qui plus est, il peut se révéler dangereux, aussi bien pour la mère que pour l'enfant.
La conjonction de deux processus évolutifs
Si cet accouchement est aussi difficile, c'est en raison de la conjonction de deux facteurs physiologiques. En premier lieu, le bassin des femmes est devenu plus étroit au cours du temps.
Cette évolution est due à l'habitude des humains de se tenir et de marcher sur leurs deux jambes. Autrement dit à leur bipédie. Par ailleurs, le volume crânien de l'homme, et donc du nouveau-né, n'a cessé de croître. C'est ce que les spécialistes appellent l'encéphalisation.
Ces deux processus évolutifs sont sans doute les plus importants que l'homme ait connus. En effet, ils lui ont permis de progresser et de s'imposer au règne animal.
Mais, aussi bénéfiques soient-ils pour son devenir, ils entrent en contradiction, si l'on peut dire, au moment de l'accouchement. En effet, si la tête du nouveau-né est trop grosse et que le bassin de sa mère est trop étroit, cet accouchement deviendra difficile.
Cette dystocie, comme l'appellent les médecins, concerne environ 6 % des accouchements dans le monde. Elle explique en partie la mortalité infantile et aussi les décès en couches.
Bien sûr, tous les accouchements ne présentent pas le même degré de risque. En effet, ils ne sont périlleux, voire mortels, que si la disproportion entre la taille du crâne du bébé et celle du bassin de la mère est trop importante.
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Les conséquences du réchauffement climatique n'en finissent pas de se faire sentir sur notre environnement. Mais il pourrait avoir un effet sur l'homme lui-même qui, à la longue, pourrait rétrécir sous l'action de températures plus élevées.
Une chaleur qui fait rétrécir
Profitant d'une nourriture plus équilibrée, les hommes ne cessent de grandir depuis les années 50. Et les enfants dépassent souvent, d'une tête ou plus, leurs parents. Mais cette tendance pourrait bien s'inverser.
Pas dans l'immédiat, bien sûr, mais dans quelques milliers d'années peut-être. C'est du moins l'hypothèse qu'émet un paléontologue écossais. Du moins si la terre continue de se réchauffer.
Le scientifique rappelle que, dans le monde animal, les spécimens des espèces vivant dans l'hémisphère nord sont en général plus grands que ceux peuplant les régions de l'hémisphère sud. Ainsi, un ours polaire est plus massif qu'un ours de Malaisie.
Mais, à l'appui de cette thèse, d'autres arguments peuvent être trouvés dans l'évolution de l'espèce humaine. Ainsi, l'étude de 300 fossiles humains a révélé que les hommes de Néandertal, vivant dans des milieux plus froids, avaient une masse corporelle plus volumineuse que l'homme moderne.
Une règle applicable à l'homme ?
Les scientifiques savaient depuis longtemps que la chaleur faisait rétrécir les animaux. Ou du moins que les petits animaux s'en accommodaient mieux. Cette meilleure adaptation des organismes de petite taille aux températures élevées s'appelle la règle de Bergman, du nom d'un scientifique du XIXe siècle.
Il s'agit d'ailleurs plus d'une règle empirique que d'une théorie unanimement acceptée par la communauté scientifique. Elle repose notamment sur le fait que l'importance de la masse corporelle joue un rôle notable dans les mécanismes de thermorégulation, qui permettent à un organisme de se maintenir à une certaine température.
Pour autant, cette règle de Bergman est-elle applicable à l'homme ? Dans les deux derniers millions d'années, son poids moyen a augmenté d'environ 20 kilos. D'après les scientifiques, le climat jouerait un rôle bien plus important dans l'augmentation de sa masse corporelle que d'autres facteurs, comme l'alimentation ou les progrès technologiques.
D'après une étude récente, un degré en plus équivaudrait à une perte de masse corporelle de l'ordre de 400 grammes.
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Le silphium, ou silphion, était une plante très appréciée des Romains. Elle avait de nombreux usages, mais disparut du fait de la conquête romaine.
Une plante très réputée...
D'après les spécialistes, le silphium, que les Romains connaissaient aussi sous le nom de "laserpicium", s'apparentait un peu au fenouil. Elle poussait sur les terres sèches et relativement boisées de la Cyrénaïque, qui se trouvait dans l'actuelle Libye.
Cette plante était très réputée pour ses nombreux bienfaits. Sous le nom de "suc de Cyrénaïque", elle était même un peu considérée comme une panacée. On s'en servait aussi comme parfum et condiment, la plante entrant même dans nombre de recettes culinaires.
Et elle avait encore une autre utilisation : elle était renommée pour ses supposées vertus aphrodisiaques. Jules César lui-même, qui aurait constitué une abondante réserve de silphium, y aurait souvent eu recours.
Dans l'Antiquité, la réputation de cette plante était telle qu'elle figurait sur certaines pièces de monnaie et que, selon Pline l'Ancien, elle se serait vendue au poids de l'argent.
...Mais qui disparaît bientôt
César fit peut-être partie de l'une des dernières générations à avoir connu et utilisé le silphium. En effet, la plante n'aurait pas résisté très longtemps à l'occupation romaine de la Cyrénaïque, qui débuta vers 90 avant notre ère.
Qu'ont donc fait les Romains pour faire disparaître cette plante ? Comme ils le faisaient dans tous les territoires qu'ils occupaient, ils ont coupé beaucoup d'arbres en Cyrénaïque.
Le bois leur servait de matériau de construction pour leurs maisons ou leurs navires. Ils devaient aussi abattre des arbres pour dégager des terres destinées à une population en augmentation.
Mais cette déforestation a contribué à dérégler le microclimat sous lequel prospéraient les buissons de silphium. En effet, elle a légèrement modifié le régime des pluies. Ainsi, l'eau a pu raviner le sol, sans être arrêtée par les arbres. Cette érosion des terres où poussait le silphium a peu à peu entraîné sa disparition.
Les Romains, qui appréciaient tellement cette plante, s'en sont aperçus. Mais toutes leurs tentatives pour la ramener à la vie échouèrent.
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Depuis toujours, la construction des pyramides égyptiennes fascine le grand public, mais aussi les scientifiques, qui s'efforcent d'en percer les secrets. L'un d'eux les intrigue particulièrement : le parfait alignement de certaines de ces pyramides.
Le mystère de l'alignement des pyramides
Les pyramides de Khéops et Képhren, sur le plateau de Gizeh, et la pyramide Rouge, située sur le site de Dahchour, à une quinzaine de kilomètres de Saqqarah, sont parfaitement alignées sur les quatre points cardinaux.
Ce qui veut dire que chacune des quatre parties de leur base pointe dans une direction, le Nord, le Sud, l'Est et l'Ouest. En somme, ces pyramides se comportent un peu comme des sortes d'immenses boussoles immobiles.
Ce mystère a toujours attisé la curiosité des chercheurs. Car il s'agit bien d'une énigme. Comment les anciens Égyptiens, qui ne disposaient ni d'instruments ni de techniques modernes, ont-ils pu réussir pareil prodige ?
La technique du "cercle indien"
Diverses hypothèses ont été élaborées, pour essayer de comprendre ce qui s'est passé. On a évoqué, notamment, l'utilisation, par les Égyptiens, de la position des astres et des étoiles, comme l'étoile du Berger.
Mais c'est l'hypothèse formulée par l'archéologue Glen Dash qui a le plus retenu l'attention. En effet, elle explique l'alignement de ces pyramides par l'utilisation d'une technique simple et qui ne demandait, pour être mise en œuvre, que des moyens rudimentaires.
Pour l'utiliser, les Égyptiens auraient attendu l'équinoxe d'automne, période durant laquelle le jour et la nuit sont d'égale durée. Ce moment arrivé, les constructeurs plantent dans le sable un gnomon, un bâton qui projette sur le sol l'ombre du Soleil.
Ils suivent alors la course du Soleil en marquant, à intervalles réguliers, l'emplacement de l'ombre projetée par l'extrémité du gnomon. En rejoignant ces points, ils obtiennent ainsi une courbe.
Ils tracent ensuite un cercle, dont le centre est le bâton fiché dans le sol. Puis, en indiquant les deux points d'intersection entre le cercle et la courbe, apparaît une ligne allant d'Ouest en Est, ou vice versa.
La très mince marge d'erreur laissée par cette méthode, dite du "cercle indien", correspond à celle que laisse deviner l'alignement des pyramides.
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Dans certains pays, comme la France, des organismes officiels se penchent sur la question controversée des "objets volants non identifiés", ou "OVNIS". Aux États-Unis, après les services de renseignement et le Pentagone, c'est au tour de la NASA de s'intéresser à ce sujet.
Des données exploitées de manière partielle
Nombre de personnes continuent à repérer des objets volants non identifiés dans le ciel. D'après le Pentagone, le Ministère de la Défense américain, ces observations seraient même en hausse depuis 20 ans.
Elles suscitent l'intervention de certains organismes, comme le Pentagone lui-même, qui rédigent des rapports. Dans le passé, une commission mise en place par l'armée, le projet "Blue Book", étudie plus ce 12.600 cas supposés d'OVNIS entre 1952 et 1969.
Mais aucun organisme n'a vraiment exploité, de manière systématique, les innombrables données dispersées dans des lieux divers.
Une véritable recherche scientifique
C'est pourquoi la NASA a décidé de se livrer à une enquête approfondie sur ces phénomènes spatiaux inexpliqués. Elle devrait débuter à l'automne prochain et durer plusieurs mois.
Pour les responsables de l'agence spatiale, un tel travail entre tout à fait dans le champ de la science. Il se peut qu'elle parvienne à comprendre des phénomènes qui, dans l'état actuel des connaissances, n'ont aucune explication.
En effet, le comportement de certains ovnis, qui, par exemple, changent brusquement de vitesse ou de direction, résiste encore à toute explication rationnelle. En tous cas, si ces engins existent, aucune preuve d'une éventuelle origine extraterrestre n'a été apportée.
La commission, qui sera composée d'éminents scientifiques, se donne pour objectifs de regrouper les informations existantes et d'indiquer les données qui font encore défaut, ainsi que les moyens de les obtenir.
Une recherche sérieuse, et dénuée de préjugés, sur ces phénomènes spatiaux, revêt une véritable importance aux yeux des responsables américains, tant en termes de sécurité nationale que de sûreté du trafic aérien.
Et elle est, après tout, dans le prolongement des travaux de la NASA, qui cherche de l'eau et des vestiges d'activité microbienne sue Mars. Autrement dit des traces de vie. Avec cette enquête sur les ovnis, elle les cherchera dans le présent.
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Notre pays compte 56 réacteurs nucléaires, répartis entre 18 centrales. Le nucléaire, au fonctionnement assez complexe, produit environ les trois quarts de l'électricité consommée En France. Mais, au fait, quel fut le pays pionnier en la matière ?
Le premier réacteur nucléaire fournissant de l'électricité
C'est aux États-Unis que, pour la première fois, de l'électricité fut produite par un réacteur nucléaire. L'événement remonte au 20 décembre 1951.
Ce jour-là, l'"Expemimental breeder reactor 1", ou EBR-1, fournit assez d'électricité pour allumer quatre ampoules de 200 watts. Comme son nom l'indique, il s'agissait d'un réacteur expérimental.
Par conséquent, l'éclairage, par ce moyen, des villes et des foyers américains n'était pas encore à l'ordre du jour. Ce réacteur utilisait, à plus de 90 %, de l'uranium enrichi comme combustible. Plus tard, il serait capable d'alimenter en électricité le bâtiment qui l'abritait.
En 1962, l'EBR utilise du plutonium comme combustible et arrête de fonctionner deux ans plus tard.
Le fonctionnement d'une centrale nucléaire
Le fonctionnement d'une centrale nucléaire produisant de l'électricité se fait en quelque sorte en trois temps. Durant la première phase, on utilise surtout, comme combustible, de l'uranium enrichi, le plus souvent de l'uranium-235.
Dans le réacteur nucléaire, on provoque la fission des atomes d'uranium, qui produit une très forte chaleur. On procède à cette opération dans ce qu'on nome le circuit primaire.
La deuxième étape du processus se déroule dans le circuit secondaire. Par le biais d'un générateur de vapeur, l'eau du circuit primaire chauffe celle du circuit secondaire, qui se transforme en vapeur d'eau.
Sous la pression de cette vapeur, une turbine se met en mouvement, ce qui actionne l'alternateur. C'est cet élément qui transforme l'énergie mécanique en énergie électrique.
Un transformateur modifie alors la tension du courant électrique produit par l'alternateur, pour qu'il puisse être transporté par les lignes à très haute tension qui le distribuent.
Enfin, au cours d'une troisième phase, la vapeur issue de la turbine redevient de l'eau, grâce à l'action d'un condenseur. Elle est rafraîchie par l'eau froide venant d'un cours d'eau par exemple. Ce circuit de refroidissement permet d'évacuer la chaleur résiduelle.
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