Choses à Savoir SCIENCES

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  • Pourquoi les nouvelles puces chinoises sont-elles révolutionnaires ?

    L’univers de la microélectronique vit peut-être un tournant historique. La Chine a récemment annoncé le lancement de la production de masse des premières puces non binaires hybrides, une technologie inédite qui pourrait redessiner le paysage mondial de l’intelligence artificielle. Encore méconnue du grand public, cette avancée pourrait pourtant bouleverser des domaines entiers : de la robotique à l’aéronautique, en passant par les systèmes de recommandation, les véhicules autonomes ou la cybersécurité.


    Que signifie “non binaire” ?

    Les puces électroniques classiques, celles qui font fonctionner nos ordinateurs et smartphones, reposent sur un principe fondamental : le binaire. Chaque bit d’information ne peut être qu’un 0 ou un 1. Cette logique a permis des décennies d’innovation, mais elle atteint aujourd’hui certaines limites en matière d’efficacité énergétique et de traitement massif des données.


    Les puces non binaires, elles, reposent sur une logique multivalente : au lieu de deux états possibles, elles peuvent en gérer plusieurs (par exemple, 0, 1, 2, 3…). Cela permet d’augmenter drastiquement la densité d’information, tout en réduisant les cycles de calcul et la consommation énergétique.


    Une première mondiale chinoise

    L’entreprise Tianjin Saidi Technology, en lien avec des institutions de recherche gouvernementales chinoises, est à l’origine de cette prouesse. Ses puces hybrides non binaires analogico-numériques sont conçues pour mimer le fonctionnement du cerveau humain, où l’information n’est pas transmise en tout ou rien, mais sous forme de signaux gradués. En combinant analogique et numérique, ces composants pourraient offrir des performances bien supérieures aux puces actuelles pour les tâches d’intelligence artificielle.


    Un enjeu géopolitique

    Cette annonce intervient alors que la Chine fait face à des restrictions sévères sur l’accès aux technologies avancées venues des États-Unis. Incapable d’importer certaines puces NVIDIA ou AMD de dernière génération, Pékin parie donc sur l’innovation de rupture pour reprendre l’avantage.

    Si ces puces non binaires tiennent leurs promesses, elles pourraient réduire la dépendance de la Chine aux semi-conducteurs occidentaux, tout en ouvrant un nouveau chapitre technologique — un peu comme les transistors ont succédé aux tubes électroniques dans les années 1950.


    Ce que cela pourrait changer

    Plus rapides, plus sobres et plus proches du raisonnement biologique, ces puces pourraient révolutionner la conception des IA. Finie l’approche brute-force fondée sur la puissance de calcul brute : place à des machines plus intelligentes, plus économes, et potentiellement… plus proches de l’humain.

    Le futur de l’IA ne sera peut-être pas binaire.


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    3 min
  • Un relevé bancaire peut-il prédire la maladie d'Alzheimer ?

    C’est une idée qui semble tirée d’un roman d’anticipation, et pourtant : vos relevés bancaires pourraient bientôt devenir un outil de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer. C’est ce que révèle une étonnante étude publiée dans la revue JAMA Network Open. Selon les chercheurs, les tout premiers signes de déclin cognitif pourraient être visibles dans vos habitudes de dépenses… jusqu’à 10 ans avant qu’un diagnostic formel ne soit posé.

    Mais comment est-ce possible ?

    L’équipe de chercheurs s’est appuyée sur les données anonymisées de plus de 80 000 comptes bancaires de personnes âgées aux États-Unis, dont certaines avaient par la suite reçu un diagnostic de démence ou de maladie d’Alzheimer. En croisant ces données avec les dossiers médicaux, ils ont identifié des modifications subtiles mais constantes dans les comportements financiers des futurs patients, bien avant l’apparition des symptômes cliniques.

    Parmi ces signaux faibles : 

    Une baisse de 9,6 points dans les dépenses liées aux voyages, cinq ans avant la mise sous procuration.

    Moins de dépenses en loisirs comme le jardinage.

    Moins de connexions aux comptes bancaires en ligne.

    Davantage de réinitialisations de code PIN, de cartes perdues ou de plaintes pour fraude.

    En parallèle, une augmentation des dépenses domestiques (factures, alimentation…) trahit un repli progressif de la personne sur son environnement immédiat.

    Ces signes ne sont pas forcément spectaculaires, mais c’est justement leur régularité sur plusieurs années qui attire l’attention.

    Ce qui rend cette découverte si prometteuse, c’est qu’elle s’appuie sur des données déjà disponibles. Contrairement aux tests médicaux lourds ou coûteux, comme l’imagerie cérébrale ou les analyses biologiques, le suivi des habitudes financières pourrait offrir un outil de détection précoce non invasif, discret et potentiellement automatisable.

    Bien sûr, les chercheurs insistent : il ne s’agit pas de poser un diagnostic à partir d’un simple relevé bancaire. Mais combiné à d’autres indicateurs — comme des tests de mémoire, des antécédents familiaux ou des changements de comportement — cet outil pourrait alerter bien plus tôt les médecins, les proches… et les patients eux-mêmes.

    Dans un monde où la population vieillit rapidement et où chaque année gagnée dans la détection de la maladie peut faire une énorme différence sur la qualité de vie, cette approche ouvre des perspectives inédites. Elle interroge aussi : sommes-nous prêts à ce que notre santé mentale soit surveillée… à travers notre carte bleue ?

    Une chose est sûre : cette découverte pourrait marquer une nouvelle ère dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. Et si, un jour, votre banque devenait votre premier allié en santé ?

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    3 min
  • Le cerveau a-t-il un genre ?

    Pendant longtemps, les neurosciences ont cherché à répondre à une question à la fois biologique et culturelle : le cerveau des hommes est-il différent de celui des femmes ? Des siècles de stéréotypes ont alimenté l’idée que le genre déterminait des aptitudes naturelles distinctes — logique pour les uns, intuition pour les autres, langage d’un côté, orientation spatiale de l’autre. Mais que dit la science aujourd’hui ? Le cerveau a-t-il un genre ?


    Des différences anatomiques… en moyenne

    Oui, des différences existent entre les cerveaux masculins et féminins, mais elles sont statistiques et non déterminantes. En moyenne, le cerveau des hommes est environ 10 % plus volumineux, ce qui s’explique par leur corpulence plus importante. Certaines régions peuvent aussi différer légèrement : l’amygdale (impliquée dans la gestion des émotions) ou l’hippocampe (mémoire) présentent des variations de taille selon le sexe. Mais ces écarts ne suffisent pas à prédire les comportements ou les aptitudes. La plupart de ces différences sont faibles, avec de grandes variations individuelles.


    L’étude fondatrice : pas de “cerveau masculin” ou “féminin”

    Une avancée majeure vient de l’étude de Daphna Joel, neuroscientifique à l’Université de Tel-Aviv, publiée en 2015 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). En analysant les IRM de plus de 1 400 cerveaux, elle a montré que la grande majorité des cerveaux humains sont des “mosaïques”. Autrement dit, chaque cerveau présente des caractéristiques tantôt plus fréquentes chez les femmes, tantôt chez les hommes, sans configuration typiquement masculine ou féminine.


    Biologie et culture : un cerveau plastique

    Le cerveau est hautement plastique : il se modifie tout au long de la vie en fonction des expériences, de l’éducation, de la langue, des métiers exercés… Ce que l’on observe comme différences cérébrales pourrait donc être en partie le résultat de l’environnement social, et non l’inverse.


    Par exemple, l’activation plus fréquente de certaines zones lors d’activités linguistiques chez les femmes a longtemps été interprétée comme une différence innée. Or, des études plus récentes montrent que l’exposition précoce au langage, les attentes éducatives ou les modèles familiaux influencent la spécialisation cérébrale.


    En résumé

    Le cerveau humain n’a pas de genre binaire. Il existe des différences moyennes entre les sexes, mais elles sont faibles, non exclusives, et fortement modulées par l’expérience. La recherche actuelle privilégie donc l’idée d’un continuum cérébral, où chaque individu développe un profil unique, largement façonné par l’interaction entre biologie et environnement.


    Autrement dit : le genre n’est pas câblé dans le cerveau — il est vécu, appris, et transformé.

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    3 min
  • Pourquoi le bruit est-il néfaste à la concentration ?

    La concentration repose sur une capacité fondamentale de notre cerveau : filtrer les informations. À chaque instant, nos sens reçoivent des centaines de signaux – sons, images, odeurs… Mais pour rester attentif à une tâche, le cerveau doit opérer un tri sélectif entre ce qui est pertinent et ce qui ne l’est pas. C’est justement ce mécanisme qu’explique une étude de 2015 menée par des chercheurs de l’Institut de neurosciences de l’université de New York, qui ont identifié un acteur clé : le noyau réticulé thalamique, ou NRT.


    Le NRT est une structure en forme d’anneau située autour du thalamus, lui-même au centre du cerveau. Il agit comme un commutateur attentionnel. Concrètement, lorsque nous dirigeons notre attention vers un stimulus (par exemple un texte à lire), les neurones du NRT réduisent l’intensité des signaux sensoriels concurrents – comme les bruits ambiants, les mouvements visuels ou même les sensations tactiles. C’est ce qu’on appelle la sélection attentionnelle.


    L’étude, publiée dans Nature Neuroscience, a montré que ces neurones inhibiteurs du NRT peuvent désactiver temporairement certaines voies sensorielles au profit d’autres. Ainsi, lorsque vous vous concentrez sur la lecture, le NRT limite le traitement des sons ou des images parasites. Mais ce filtrage a ses limites. Si un bruit soudain ou inhabituel surgit – comme une voix forte ou une porte qui claque – le NRT réoriente l’attention vers cette nouvelle source, même si elle est sans intérêt. C’est un mécanisme de vigilance automatique, hérité de l’évolution, destiné à détecter les dangers.


    Autrement dit, le bruit capte l’attention non pas parce qu’il est pertinent, mais parce qu’il rompt l’équilibre sensoriel imposé par le NRT. Plus le bruit est irrégulier, imprévisible ou porteur d’information (comme une conversation), plus il sollicite le système attentionnel… au détriment de la tâche en cours.


    Cette redirection constante de l’attention a un coût : chaque interruption impose au cerveau un "temps de réinitialisation" de plusieurs secondes, durant lequel la performance cognitive chute. Ce phénomène s’appelle le coût de rebasculage attentionnel.


    En résumé, le bruit est néfaste à la concentration car il court-circuite le système de filtrage du cerveau, piloté par le noyau réticulé thalamique. Il force le cerveau à jongler entre les sources sensorielles, réduisant ainsi notre efficacité, notre mémoire de travail, et notre capacité à accomplir des tâches complexes.


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    3 min
  • Pourquoi le Pentagone a-t-il inventé des ovnis ?

    C’est une histoire digne d’un scénario de science-fiction… sauf qu’elle est vraie. Le 6 juin 2025, le Wall Street Journal a levé le voile sur un pan méconnu de l’histoire militaire américaine : l'utilisation délibérée du mythe des ovnis par le Pentagone pour dissimuler ses programmes d’armement ultra-secrets.


    L’un des cas les plus révélateurs remonte à 1967, dans le Montana. Ce soir-là, un capitaine de l’US Air Force affirme avoir vu une lumière étrange survoler un silo de missiles balistiques intercontinentaux. Puis, sans explication, les systèmes électriques et les ogives sont désactivés. À l’époque, l’événement est classé top secret. Officiellement, on parle d’un « phénomène inexpliqué ». Officieusement, il s’agissait d’un test militaire utilisant une impulsion électromagnétique (IEM), destinée à perturber les installations électroniques ennemies. L’effet secondaire ? Une lueur artificielle dans le ciel, facilement assimilable à un « ovni ».


    Mais l’intox ne s’arrête pas là.


    Dans les années 1980, alors que les États-Unis testent des technologies furtives encore jamais vues, comme le F-117 Nighthawk, un étrange personnage se rend dans un bar du Nevada. Il y laisse des photos de “soucoupes volantes”, accompagnées d’un discours confus sur les extraterrestres. Intrigués, les services de renseignement identifient l’homme : un colonel à la retraite, agissant sur ordre de ses supérieurs, dans le cadre d’une opération de désinformation. Objectif ? Détourner l’attention des vrais essais menés dans la région, notamment à proximité de la célèbre Zone 51, et semer le doute auprès des éventuels espions soviétiques.


    Car la Zone 51 est bien réelle, et elle a servi de site de test pour des appareils révolutionnaires, comme le SR-71 Blackbird ou le drone U-2, conçus pour des missions de surveillance en haute altitude pendant la Guerre froide. Les formes inhabituelles de ces engins, leur comportement silencieux et leurs trajectoires non conventionnelles ont alimenté, sans effort, la légende des « objets volants non identifiés ».


    Selon des experts interrogés par National Geographic, le Pentagone a volontairement entretenu cette confusion. Non pas pour valider l’idée d’extraterrestres, mais pour créer un écran de fumée utile à la sécurité nationale. En brouillant les pistes, les autorités empêchaient non seulement le public d’en apprendre trop… mais aussi les services secrets ennemis.


    Aujourd’hui, l’AARO, un bureau fondé en 2022 pour enquêter sur les phénomènes aériens non identifiés, reconnaît que certaines de ces “observations” étaient liées à des projets militaires confidentiels. La question extraterrestre reste ouverte, mais une chose est sûre : les ovnis ont été, au moins en partie, un outil stratégique du Pentagone.


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    3 min
  • Pourquoi faudrait-il mettre ses bagages dans les baignoires des hôtels ?

    Vous venez d’ouvrir la porte de votre chambre d’hôtel ; avant de jeter votre sac sur le lit, faites un détour par la salle de bain : placez vos bagages dans la baignoire. Ce geste, recommandé par de nombreux entomologistes, vise à déjouer Cimex lectularius, la punaise de lit, championne du voyage clandestin.


    Les punaises se déplacent mal sur surfaces lisses

    Les punaises de lit ne sautent ni ne volent ; elles progressent en rampant grâce à de minuscules griffes adaptées aux textiles rugueux ou au bois. Des études d’observation montrent qu’elles peinent à conserver leur adhérence dès que la rugosité du support tombe sous deux micromètres : le verre poli, le métal chromé ou la céramique vitrifiée agissent comme des patinoires. Une paroi de baignoire, lisse et bombée, constitue donc une barrière mécanique efficace : même si un insecte s’y aventure, il aura du mal à franchir le rebord pour atteindre votre valise.


    La salle de bain : zone « à faible densité » de punaises

    Les punaises sont thigmotactiques : elles recherchent des crevasses proches de leur source de nourriture (le dormeur). Dans une chambre, elles se concentrent à moins de deux mètres du matelas : coutures de sommier, tête de lit, plinthes, moquette. Les salles de bain offrent peu de cachettes (carrelage, joints silicones lisses) et sont nettoyées plus vigoureusement par le personnel ; l’incidence d’infestation y est donc minimale.


    Le bagage, principal vecteur d’export

    Les données de traçabilité d’infestations montrent que 70 % des introductions domestiques commencent par une valise posée sur un lit ou un porte-bagage textile dans un hôtel infesté. Les punaises profitent d’une sieste diurne dans la doublure ou glissent entre les vêtements, puis rentrent chez vous. En isolant immédiatement la valise dans la baignoire – ou dans un sac plastique clair – on réduit drastiquement cette « porte d’embarquement ».


    Un protocole simple en trois étapes


    À l’arrivée, valise dans la baignoire fermée et inspection rapide : coutures, poches, poignées.


    Inspection du lit : soulevez les draps, examinez les coutures du matelas et l’arrière de la tête de lit. Signe d’alarme : points noirs (déjections) ou exuvies brunâtres.


    En partant, aspirez ou brossez la valise, puis placez les vêtements à 60 °C (lessive) ou 30 minutes au sèche-linge chaleur élevée.


    Limites et compléments

    Le porcelaine n’est pas une muraille absolue ; une punaise affamée peut parfois franchir une surface lisse après plusieurs heures. Mais la baignoire vous laisse le temps de détecter un intrus : une silhouette brun rouge contre un fond blanc. Pour plus de sécurité, certains voyageurs combinent baignoire et housse anti-punaises pour bagage, ou utilisent des pièges collants sous les pieds du lit.


    Conclusion

    Déplacer votre valise de deux mètres vers la salle de bain peut vous épargner des semaines de lutte chimique et des centaines d’euros de traitement. L’astuce n’est pas folklorique : elle s’appuie sur la biologie locomotrice de l’insecte, son écologie d’abri et l’analyse statistique des voies d’infestation. La prochaine fois que vous arriverez à l’hôtel, laissez la baignoire devenir… votre première ligne de défense

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    3 min
  • Selon la science, combien de temps met-on pour oublier un ex ?

    C’est une question universelle, souvent posée après une rupture : combien de temps faut-il pour vraiment oublier un ex ? Une équipe de chercheurs dirigée par Grace Larson (Northwestern University) et David Sbarra (University of Arizona) a tenté d’y répondre scientifiquement. Leur étude, publiée dans la revue Social Psychological and Personality Science, révèle un chiffre bien plus élevé que ce que l’on imagine souvent : il faut en moyenne 4,18 années pour se remettre pleinement d’une relation amoureuse marquante.


    Les chercheurs ont suivi des adultes ayant vécu une séparation récente et ont analysé plusieurs dimensions : le niveau d’attachement émotionnel, la détresse psychologique, l’évolution de l’estime de soi, et surtout la manière dont les participants reconstruisent leur identité personnelle.


    Car selon l’approche de Larson et Sbarra, l’oubli d’un ex ne dépend pas seulement du temps ou de la douleur ressentie, mais surtout d’un phénomène bien plus profond : la redéfinition du “soi”. Quand on est en couple, notre identité se lie progressivement à celle de l’autre. Après la rupture, il ne s’agit pas simplement de “passer à autre chose” : il faut reconstruire qui l’on est sans l’autre. C’est ce que les chercheurs appellent la “réintégration de soi”.


    L’étude montre que plus la relation a été intense et fusionnelle, plus ce processus est long. Le cerveau, lui aussi, joue un rôle dans ce délai. L’imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle) montre que les zones activées par la douleur amoureuse (notamment le cortex cingulaire antérieur) sont les mêmes que celles activées en cas de douleur physique. En d’autres termes, une rupture amoureuse fait “physiquement” mal. Ce n’est pas une métaphore.


    Ajoutons à cela des facteurs aggravants : le rejet brutal, le manque de clôture, l’absence de soutien social ou encore la persistance d’un lien numérique avec l’ex (réseaux sociaux, messages non effacés) ralentissent tous le processus. À l’inverse, les personnes qui parviennent à recontextualiser la rupture, à en tirer un sens ou une leçon, récupèrent plus vite.


    Les chercheurs insistent toutefois sur un point : le chiffre de 4,18 ans est une moyenne. Certains se remettent en quelques mois, d’autres ont besoin de beaucoup plus. Il ne s’agit pas d’un compte à rebours figé, mais d’un chemin personnel, influencé par notre histoire, nos attachements, et notre capacité à réinventer notre vie.


    En conclusion, la science nous rappelle que “oublier un ex” ne veut pas dire effacer le souvenir, mais guérir l’attachement. Et ce processus prend du temps. Beaucoup plus qu’un simple “verre entre amis” ne le laisserait croire.

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    3 min
  • Toutes les personnes aux yeux bleus ont-elles un ancêtre commun ?

    Rediffusion


    On le sait, la couleur des yeux n'est souvent pas la même d'un individu à l'autre. Des scientifiques ont voulu connaître les raisons de ces modifications. Ils se sont notamment intéressés aux personnes ayant des yeux bleus. Leur étude a été menée à partir d'un groupe de 800 participants ayant cette particularité.


    Un examen génétique a montré que, dans la quasi totalité des cas, la couleur des yeux de ces personnes était due à une mutation génétique de l'iris, qui est en quelque sorte la partie colorée de l'œil.


    Et cette mutation génétique serait très ancienne, puisqu'elle remonterait à l'ère mésolithique. Cette période de la Préhistoire, comprise entre le paléolithique et le néolithique, s'étend environ entre 10.000 ans et 6.000 ans avant J.-C. Pour certains spécialistes, cependant, cette mutation serait beaucoup plus ancienne.


    À cette époque, d'après les scientifiques, tous les hommes avaient des yeux marron. Cette coloration dominante était due à la présence naturelle de mélanine brune dans l'œil, responsable de cette teinte majoritaire des yeux.


    Mais, à l'époque considérée, un homme aurait subi une mutation génétique de l'iris. Cette mutation aurait empêché la production de mélanine. Si les yeux de cet homme préhistorique étaient bleus et non marron, c'est d'abord du fait de cette mutation génétique, mais aussi en raison de la manière dont la lumière était dispersée dans l'iris.


    Aussi peut-on supposer que cet homme est l'ancêtre commun de toutes les personnes qui ont aujourd'hui les yeux bleus. Les scientifiques ont pu arriver à cette conclusion en constatant que les personnes ayant des yeux bleus possédaient le même "interrupteur" de mélanine, placé exactement de la même façon dans leur ADN.


    Une telle ressemblance génétique ne pouvait provenir que d'un héritage commun, celui légué par ce lointain ancêtre.


    Si les chercheurs ont bien identifié cette mutation génétique, ils n'en connaissent pas la cause. Ils se veulent en tous cas rassurants sur un point : un tel changement ne produit bien qu'une modification de la couleur des yeux, il n'a aucun impact sur la santé ni sur l'espérance de vie.

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    2 min
  • Quelle maladie le jeu Mario soignerait-il ?

    Rediffusion


    Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la dépression toucherait plus de 300 millions de personnes dans le monde. Cette maladie, encore mal cernée par la médecine, serait même la première cause d'incapacité au travail.


    C'est dire à quel point son traitement est un enjeu majeur de santé publique. La récente étude menée par des chercheurs allemands pourrait représenter, à cet égard, une réponse originale.


    Elle souligne en effet le rôle thérapeutique de certains jeux vidéo. En l'occurrence "Super Mario odyssey", l'un des jeux où apparaît ce célèbre personnage imaginé par un créateur et producteur japonais de jeux vidéo.


    46 personnes, souffrant de dépression, ont participé à l'étude en question, qui a duré 6 semaines. Les chercheurs les ont divisées en trois groupes. Le premier a reçu un traitement traditionnel, à base de médicaments.


    Les participants du second groupe devaient utiliser un logiciel conçu pour développer les fonctions cognitives, celles-ci pouvant être affectées par la dépression. Quant aux personnes composant le dernier groupe, elles étaient tout bonnement invitées à jouer au jeu "Super Mario". Elles ont eu droit à 18 sessions de jeu, chacune durant environ trois quarts d'heure.


    Or, c'est dans ce dernier groupe qu'on observe la régression la plus significative des symptômes liés à la dépression. Et ce sont ses membres qui, sans surprise, ont manifesté le plus de motivation à poursuivre leur traitement.


    Les scientifiques rappellent que, quel que soit l'impact positif de ces jeux vidéo sur la maladie, ils ne sauraient à eux seuls soigner la dépression. En effet, de telles séances de jeu ne peuvent qu'en atténuer certains symptômes.


    Les chercheurs ont ainsi constaté, chez les joueurs, un meilleur bien-être subjectif et une plus grande capacité à utiliser des informations visuelles, souvent mise à mal par la dépression.


    Par l'état de concentration qu'il requiert, le jeu vidéo laisserait également peu de place aux pensées négatives, qui envahissent l'univers mental des personnes dépressives. D'autres recherches seront cependant nécessaires pour établir la réelle efficacité des jeux vidéo dans le traitement de la dépression.

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    2 min
  • Les personnes les plus riches sont-elles les plus intelligentes ?

    Rediffusion


    Dans nos sociétés occidentales, le mérite, comme vecteur de réussite professionnelle, joue un rôle essentiel. On considère souvent que, dans ces conditions, l'intelligence est le principal moteur de l'ascension sociale, et donc de l'accès à des professions mieux rémunérées.


    En résumé, les personnes intelligentes sont plus riches que les autres. Or une récente étude vient contredire, du moins en partie, une telle affirmation.


    Elle a porté sur plus de 59.000 Suédois, qui ont tous subi un test d'aptitudes cognitives. Il s'agit donc d'un échantillon assez large, qui se signale aussi par la diversité des professions exercées et des rémunérations perçues.


    Cependant, cette recherche ne concerne que des hommes, issues d'une seule nationalité. c'est là une limite à prendre en compte.


    Les auteurs de l'étude ne remettent pas en cause le lien entre les capacités intellectuelles d'un individu et sa réussite professionnelle. Cette corrélation a d'ailleurs été mise en évidence par de précédentes recherches.


    Cette étude, cependant, tend à la relativiser. En effet, ses résultats montrent qu'au-delà d'un certain niveau de salaire, les aptitudes de la personne qui le gagnent semblent stagner. Comme si elles atteignaient un seuil, impossible à dépasser.


    De fait, cette étude indique qu'au-delà d'un salaire annuel de 60.000 euros, gagné par 1 % des participants, les résultats de ces derniers aux tests étaient inférieurs à ceux des personnes gagnant un peu moins d'argent qu'eux.


    Ce qui tendrait à prouver que l'accès à ces postes très bien rémunérés ne dépend pas seulement des aptitudes intellectuelles. D'autres facteurs expliqueraient le succès d'un parcours professionnel.


    L'appartenance à certains milieux sociaux serait l'un d'entre eux. Dans ce cas, les relations que peut faire jouer la famille, et l'éducation soignée qu'elle ne manque pas de donner aux enfants, peuvent faire avancer une carrière plus sûrement que la seule possession de capacités intellectuelles.


    Certains traits de personnalité ne sont pas non plus sans influence sur un parcours professionnel. Mais la chance peut aussi jouer un rôle, offrant, à certains moments, des opportunités de carrière à ceux qui savent les saisir.

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