Choses à Savoir SCIENCES

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Choses à Savoir SCIENCES episodes

  • Pourquoi les nounours sont-ils réconfortants ?

    Qui d'entre nous n'a pas eu, dans son enfance, un nounours auquel il était si attaché qu'il le préférait souvent à ses autres jouets ? Le nounours est sans doute le "doudou" favori des enfants, au pouvoir apaisant désormais bien connu.


    Mais des chercheurs ont voulu en savoir plus sur le pouvoir réconfortant de ce nounours. Aussi ont-ils demandé à un groupe de participants pourquoi ils aimaient tant leur peluche.


    Ce millier de volontaires, venus de plusieurs villes, étaient âgés de 3 à 72 ans. Ce qui montre bien que les nounours ne sont pas l'apanage des enfants. Ils peuvent aussi être appréciés des adultes.


    Chaque personne, enfant ou adulte, devait apporter son nounours et donner son sentiment sur les peluches qu'on lui montrait.


    Les réactions et les réponses des volontaires ont permis de dresser le portait type du nounours idéal. Première constatation : le meilleur nounours est toujours le sien. Quelle que soit son apparence, il est toujours préféré aux autres.


    En effet, cette peluche est intimement associée à tout un pan de la vie de son propriétaire. Elle a accompagné des moments de joie et soutenu l'enfant quand il était en proie au chagrin.


    C'est cet irréductible attachement au nounours de son enfance qui explique d'ailleurs que bien des adultes le conservent tout au long de leur vie.


    Par delà la préférence des participants pour leurs nounours, d'autres facteurs entrent en ligne de compte. Le nounours idéal doit être assez gros pour être manipulé et pris dans les bras. Le pouvoir apaisant d'une telle peluche vient de ce qu'on peut la câliner, comme un enfant.


    Par ailleurs, la fourrure du nounours doit avoir une certaine consistance et n'être ni trop courte ni trop longue. Enfin, la peluche doit être agréable à regarder, ce qui ne veut pas forcément dire qu'elle doit être souriante.


    Grâce à ce portait robot, il sera possible de choisir les nounours qui accueilleront les enfants, dans les crèches ou les hôpitaux. Ils pourront ainsi les calmer et les réconforter.

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    2 min
  • Depuis quand les hommes tirent-ils à l'arc ?

    On sait que les hommes de la préhistoire tiraient leur subsistance de la cueillette et de la chasse. Pour tuer le gibier, ils avaient besoin d'armes, come les javelots ou les arcs.


    En effet, des fouilles ont montré que l'arc était déjà utilisé, voilà environ 70.000 ans, par des chasseurs. Mais cette technique de chasse n'est attestée, pour une époque aussi ancienne, que pour l'Afrique.


    En Europe, au contraire, les découvertes effectuées par les spécialistes ne faisaient remonter la pratique du tir à l'arc qu'à 12.000 ans environ. Il est vrai que, par la nature même de l'équipement utilisé pour la chasse à l'arc, les traces de cette activité sont difficiles à trouver.


    En effet, les chasseurs utilisaient alors, pour fabriquer leurs arcs, des matières périssables, comme du bois, des tendons d'animaux, du cuir ou encore des fibres végétales.


    Les découvertes faites dans une grotte de la Drôme permettent cependant de faire reculer la pratique du tir à l'arc en Europe d'environ 40.000 ans. Sur ce site, que des hommes de Néandertal ont commencé d'occuper voilà environ 80.000 ans, on a trouvé des centaines de petites pointes de silex.


    Elles auraient été taillées par des Homo Sapiens voilà environ 54.000 ans. L'homme moderne serait donc arrivé plus tôt qu'on ne le croit en Eurasie. Nul ne sait s'il a pu rencontrer des néandertaliens dans cette grotte.


    Mais la découverte de ces pointes de silex prouve que, sur le continent européen, des hommes chassaient avec un arc il y a environ 54.000 ans. Les scientifiques ont relevé, sur ces pointes, des traces de fractures qui ont probablement été faites par un impact.


    Par ailleurs, un os de cheval, retrouvé sur le site, montrait des marques qui avaient pu être faites par l'enfoncement d'une pointe en pierre. De toute façon, ces pointes semblent trop petites pour avoir servi à autre chose qu'à confectionner des flèches.


    Des copies de ces pointes ont été utilisées pour faire des flèches lancées, de manière concluante, sur des animaux morts.


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    2 min
  • Nouveau podcast: Choses à Savoir Actu

    Je vous propose de découvrir le podcast Actu, un récap' quotidien de l'actualité en moins de 7 minutes:


    Apple Podcast:

    https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253


    Spotify:

    https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbco


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    https://deezer.com/show/5657137

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    2 min
  • Quelle surprenante cargaison a été retrouvée à bord d'un navire coulé il y a 500 ans ?

    Après des plongées effectuées entre 1960 et 1970, de nouvelles explorations ont permis de mettre au jour l'épave d'un navire coulé dans la mer Baltique en 1495. Elle appartient au "Gribshunden", un navire affrété par le Roi scandinave Jean Ier.


    Les chercheurs ont en effet découvert l'épave étonnamment bien conservée d'un bateau de plus de 30 mètres de long, construit avec le bois de chênes provenant des bords de la Meuse. Un peu comparable aux caravelles qui, en cette fin du XVe siècle, commençaient à sillonner les mers du Nouveau monde, le "Gribshunden" était donc un navire de prestige.


    Le bateau n'était pas le seul à avoir résisté aux assauts du temps. Sa cargaison, elle aussi, se signalait par un exceptionnel état de conservation. Il s'explique par la faible salinité de la Baltique et la température glaciale de ses eaux.


    La cargaison se composait d'un vaste ensemble de légumes, de fruits, de plantes médicinales et d'épices provenant du monde entier. Un véritable trésor en soi !


    À côté des noisettes, des amandes ou des framboises, les chercheurs ont aussi découvert, dans les cales du navire, du gingembre, des clous de girofle, du poivre, de la moutarde ou encore de l'aneth.


    La présence de ces marchandises exotiques, dans la cargaison de ce bateau scandinave, prouve, s'il en était besoin, que des échanges commerciaux, sur de longues distances, avaient déjà lieu à l'époque.


    Quand, en cette année 1495, Jean Ier, Roi de Danemark et de Norvège, quitte les rivages de son pays pour gagner ceux de la Suède, ce n'est pas seulement pour faire du commerce.


    En effet, en venant vers lui à bord de ce superbe vaisseau, il veut impressionner le régent de Suède, Sten Sture l'Ancien. Et le convaincre d'ajouter la Suède à cette union de Kalmar qui, depuis 1397, regroupe en principe les trois royaumes scandinaves.


    Mais la tentative d'intimidation est manquée. En effet, le régent de Suède ne paraît pas et le bateau, peut-être victime d'une explosion, sombre au fond de la mer.

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    2 min
  • Les personnes les plus riches sont-elles les plus intelligentes ?

    Dans nos sociétés occidentales, le mérite, comme vecteur de réussite professionnelle, joue un rôle essentiel. On considère souvent que, dans ces conditions, l'intelligence est le principal moteur de l'ascension sociale, et donc de l'accès à des professions mieux rémunérées.


    En résumé, les personnes intelligentes sont plus riches que les autres. Or une récente étude vient contredire, du moins en partie, une telle affirmation.


    Elle a porté sur plus de 59.000 Suédois, qui ont tous subi un test d'aptitudes cognitives. Il s'agit donc d'un échantillon assez large, qui se signale aussi par la diversité des professions exercées et des rémunérations perçues.


    Cependant, cette recherche ne concerne que des hommes, issues d'une seule nationalité. c'est là une limite à prendre en compte.


    Les auteurs de l'étude ne remettent pas en cause le lien entre les capacités intellectuelles d'un individu et sa réussite professionnelle. Cette corrélation a d'ailleurs été mise en évidence par de précédentes recherches.


    Cette étude, cependant, tend à la relativiser. En effet, ses résultats montrent qu'au-delà d'un certain niveau de salaire, les aptitudes de la personne qui le gagnent semblent stagner. Comme si elles atteignaient un seuil, impossible à dépasser.


    De fait, cette étude indique qu'au-delà d'un salaire annuel de 60.000 euros, gagné par 1 % des participants, les résultats de ces derniers aux tests étaient inférieurs à ceux des personnes gagnant un peu moins d'argent qu'eux.


    Ce qui tendrait à prouver que l'accès à ces postes très bien rémunérés ne dépend pas seulement des aptitudes intellectuelles. D'autres facteurs expliqueraient le succès d'un parcours professionnel.


    L'appartenance à certains milieux sociaux serait l'un d'entre eux. Dans ce cas, les relations que peut faire jouer la famille, et l'éducation soignée qu'elle ne manque pas de donner aux enfants, peuvent faire avancer une carrière plus sûrement que la seule possession de capacités intellectuelles.


    Certains traits de personnalité ne sont pas non plus sans influence sur un parcours professionnel. Mais la chance peut aussi jouer un rôle, offrant, à certains moments, des opportunités de carrière à ceux qui savent les saisir.



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    2 min
  • Comment la pollution affecte-t-elle les performances des joueurs d'échecs ?

    Par temps calme, l'air que nous respirons est encore plus envahi par des particules extrêmement fines. Elles se logent facilement dans les poumons et augmenteraient le risque de faire un infarctus ou un AVC.


    Mais ces particules à la taille infime pourraient aussi perturber le fonctionnement du cerveau. Elles auraient ainsi un impact sur nos fonctions cognitives.


    D'après une étude menée par des chercheurs américains et allemands, cette pollution de l'air pourrait ainsi gêner les joueurs d'échecs de haut niveau. On sait en effet que, pour gagner une partie, ils doivent faire preuve d'une grande concentration, propre à leur faire anticiper les coups de leurs adversaires.



    Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont étudié pas moins de 609 parties d'échecs, qui ont eu lieu à l'occasion de compétitions organisées entre 2017 et 2019. Elles ont impliqué 121 joueurs, dont 30.000 mouvements ont été scrutés par une intelligence artificielle.


    Quant à la qualité de l'air, dans les salles qui réunissaient les joueurs, elle était analysée par des capteurs. Les résultats ont montré que 10 microgrammes supplémentaires de particules fines par m3 entraînaient une hausse de 26,3 % du risque de faire une erreur.


    Et l'influence d'une telle pollution sur ce risque d'erreur serait encore plus grande dans les premières phases du jeu. Pour effectuer ces premiers mouvements, en effet, les joueurs disposent d'un temps limité, durant lequel ils ressentent une pression plus intense.


    Durant cette période, la pollution aux particules fines aurait également tendance à émousser la concentration de ces joueurs. Entre les mouvements 30 er 40, quand la tension augmente encore d'un cran, le risque de se tromper serait encore accru de 27,6 % par le seul effet de cette forme de pollution de l'air.


    En revanche, d'autres facteurs, comme la température ou la présence de CO2 dans l'air, ne semblent pas gêner ces joueurs d'échecs. En effet, ces éléments, ainsi que les bruits ambiants dans la salle, ont été pris en compte pour réaliser cette étude.

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    2 min
  • Comment les abeilles réussissent-elles à passer l'hiver ?

    La plupart des insectes ont une activité très réduite en hiver. C'est notamment le cas des abeilles. Durant la saison hivernale, elles se réfugient dans la ruche, qu'elles ne quittent plus jusqu'au retour des beaux jours.


    Si elles s'aventuraient à l'extérieur, elles ne trouveraient guère de fleurs à butiner. Ce qui les priverait de l'essentiel de leur nourriture. Et puis ces insectes, comme d'autres, craignent beaucoup le froid. En effet, ce sont des animaux à sang froid qui, contrairement aux mammifères, ne peuvent maintenir leur température corporelle durant l'hiver.


    Durant la saison froide, les abeilles restent donc dans la ruche. Elles diminuent leurs activités et ralentissent leur métabolisme. Elles sont donc plus en léthargie qu'en hibernation à proprement parler.


    La reine elle-même est beaucoup moins active. Au lieu de pondre environ 2.000 œufs par jour, elle se contente d'une centaine.


    Une fois réfugiées dans la ruche, l'activité principale des abeilles consiste à lutter contre le froid. En effet, si elles ne réussissent pas à y maintenir une température d'au moins 10°C, la colonie entière peut mourir.


    Pour faire entrer un peu de chaleur dans la ruche, les insectes emploient plusieurs moyens. Elles évitent d'abord de battre des ailes, pour ne pas dépenser trop d'énergie.


    Ensuite, la contraction régulière de leurs muscles thoraciques leur procure un peu de chaleur. Pour mieux résister au froid, les abeilles se regroupent pour former ce que les apiculteurs appellent une "grappe hivernale".


    Pour éviter les déplacements individuels, qui feraient perdre aux insectes une partie de la chaleur emmagasinée, c'est cet amas d'insectes qui se déplace. Ce qui permet aux abeilles de se nourrir du miel et du pollen entreposés avant l'hiver ou du sucre déposé dans la ruche par les apiculteurs. On estime ainsi qu'une réserve d'une vingtaine de kilos de miel est nécessaire à la survie d'une ruche durant l'hiver.


    Habiles ouvrières, les abeilles savent aussi boucher les orifices qui laissent passer le froid et l'humidité, mais aussi certains parasites. Pour cela, elles se servent du propolis, une substance résineuse produite par ces insectes.

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    2 min
  • Leonard de Vinci a-t-il découvert la gravité ?

    Leonard de Vinci représente bien le type même de ces humanistes de la Renaissance dont les connaissances encyclopédiques et l'intarissable curiosité touchaient à tous les domaines du savoir.


    En effet, le peintre célèbre laisse aussi la place au dessinateur, à l'architecte et même au savant. De fait, Leonard de Vinci excelle aussi dans le domaine scientifique.


    Il a rempli de ses inventions des dizaines de cahiers, sur lesquels il a dessiné des croquis et des esquisses, agrémentés de calculs divers et de commentaires. Ces cahiers auraient regroupé, au total, plus de 13.000 pages, dont moins d'un tiers nous est parvenu.


    Des chercheurs américains se sont récemment intéressés à l'un des recueils composés par Leonard de Vinci. Il s'agit du codex Arundel, rédigé par le peintre italien entre 1480 et 1518.


    Parmi les traités scientifiques qui forment cet ensemble, l'un d'eux a retenu l'attention des chercheurs. Il relate une expérience dans laquelle un broc d'eau est déplacé par un utilisateur, tandis que de l'eau s'écoule du récipient.


    Cette expérience, réalisée au tout début du XVIe siècle, aurait mis en lumière le lien entre la gravité et l'accélération. Autrement dit, Leonard de Vinci aurait découvert, avec beaucoup d'avance, ce que les scientifiques appellent le principe d'équivalence.


    Selon ce principe, deux corps lâchés en même temps dans le vide tombent à la même vitesse, et donc avec la même accélération, et ce quelle que soit leur masse.


    Dans ce domaine, comme dans bien d'autres, Leonard de Vinci est donc un précurseur. Ses calculs annoncent la théorie de Galilée, énoncée en 1604, selon laquelle des masses tombent à la même vitesse en l'absence de résistance à l'air.


    Une théorie complétée par la loi de l'attraction universelle, définie par Newton en 1687. Et c'est en partant de ces théories qu'Einstein a mis au point le principe d'équivalence, en 1907, selon lequel la gravité et l'accélération sont identiques.


    On le voit, Leonard de Vinci, qui avait pressenti cette correspondance entre gravité et accélération, avait quatre siècles d'avance sur le célèbre savant.

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    2 min
  • Quelles espèces éteintes pourraient revoir le jour ?

    Faire revenir à la vie des espèces éteintes, comme les dinosaures de "Jurassic Park", ne devrait plus relever de la science-fiction. Dans un avenir assez proche, en effet, des scientifiques pourraient "ressusciter" des animaux disparus de la surface de la terre.


    Plusieurs sociétés se sont lancées dans ces projets de "désextinction". Elles y consacrent des sommes importantes; ainsi, 150 millions de dollars sont dévolus à la "renaissance" du dodo.


    En plus du dodo, exterminé par les Hollandais débarquant à l'île Maurice, voilà quatre siècles, deux autres espèces sont concernées par ces projets : le mammouth laineux, disparu depuis des milliers d'année, et le tigre de Tasmanie, éteint au siècle dernier.


    Pour ramener à la vie ces espèces disparues, les scientifiques prélèvent des fragments d'ADN sur des spécimens bien conservés. Ils en découpent une partie, grâce à des "ciseaux génétiques", une technique spécifique, et la fixent, en quelque sorte, sur un ruban de l'espèce vivante la plus proche génétiquement.


    Pour le dodo, il s'agit du pigeon de Nicobar et de l'éléphant d'Asie pour le mammouth laineux. Cet ADN composite sera ensuite implanté dans un œuf ou dans l'utérus de l'animal.


    L'animal obtenu ne sera donc pas un dodo ou un mammouth laineux, mais un être hybride qui en sera l'équivalent le plus proche.


    Les sociétés à l'origine de ces ambitieux projets mettent en avant une plus grande richesse de la biodiversité et de probables avancées scientifiques, bénéfiques pour la santé humaine.


    Cependant, tous les scientifiques ne voient pas d'un bon œil de telles manipulations génétiques, qui ne sont pas sans poser certains problèmes éthiques.


    Par ailleurs, ces espèces, si elles étaient ramenées à la vie, reviendraient dans des milieux qui n'ont plus rien à voir avec ceux qu'elles ont connus. Elles auraient donc du mal à s'en accommoder et pourraient même en bouleverser l'équilibre.


    Enfin, de nombreuses voix s'élèvent pour déplorer que l'argent consacré à la "désextinction" de ces espèces ne soit pas plutôt consacré à la conservation de toutes celles qui sont menacées.

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    2 min
  • Qui a inventé la bombe atomique ?

    Alors que, dans le cadre de la guerre en Ukraine, le Président Poutine ne cesse de brandir la menace nucléaire, on peut se demander quand fut mise au point la première bombe atomique.


    Durant la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne avait réussi à procéder à la fission de l'uranium, une étape essentielle dans la mise au point de l'arme nucléaire, et l'URSS avait entrepris des recherches prometteuses en la matière.


    Mais les Américains les coifferont au poteau. En effet, ils mettront au point la première bombe atomique, élaborée dans le cadre du projet Manhattan.


    Ce projet est mis en route en janvier 1943. Dès le départ, il s'agit d'un programme scientifique ultra-secret, dont aucun élément ne doit filtrer. Aussi tous les articles y faisant allusion sont-ils censurés.


    Le projet est confié au général Groves, qui fait appel au physicien Robert Oppenheimer pour en assurer la direction scientifique. Celui-ci réunit autour de lui une brillante équipe de savants, dans laquelle on compte notamment quatre prix Nobel.


    Le projet Manhattan bénéficie d'infrastructures adaptées à son objet. Ainsi, le centre nucléaire de Los Alamos, au Nouveau-Mexique, fut conçu, en janvier 1943, comme un lieu secret, destiné à centraliser les recherches sur la bombe atomique.


    Par ailleurs, c'est dans les installations d'Oak Ridge, dans l'État du Tennessee, que furent menées les expériences conduisant à la séparation de l'uranium, un autre pas capital dans la réalisation de l'arme nucléaire.


    Dans l'ensemble, environ 130.000 personnes travaillèrent au projet Manhattan, qui bénéficia, pour sa mise en œuvre, d'une mise de fonds équivalente à deux milliards de dollars.


    Après seulement deux ans et demi de recherches, en juillet 1945, la première bombe atomique voit le jour. Un premier essai est réalisé à Alamogordo, au Nouveau-Mexique, le 16 juillet 1945.


    Il n'y en aura pas d'autres. En effet, le test est jugé suffisamment concluant pour que, le 6 août 1945, une bombe atomique soit lâchée sur la ville d'Hiroshima, au Japon. Une autre sera larguée sur Nagasaki, trois jours plus tard.


    Plus de 200.000 personnes sont tuées, ce qui pousse le Japon à capituler.

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