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Pour comprendre l'importance de cette éclipse solaire qui, en 1919, apporte la preuve tant attendue de la relativité générale, il faut revenir sur les fameuses théories d'Einstein.
En 1905, il formule la théorie de la relativité restreinte, qui postule l'existence d'un espace-temps et une vitesse de la lumière dans le vide inchangée, quelle que soit la vitesse de l'observateur.
Seulement cette théorie se révélait incompatible avec la gravitation telle que l'avait définie Newton. Einstein formule alors l'hypothèse suivante : la gravitation ne serait pas une force, mais le produit de la courbure de l'espace-temps.
La trajectoire d'un corps ne serait plus provoquée par l'attraction d'un autre corps, mais par la déformation de l'espace-temps. Et, dans ce schéma, même la lumière, pourtant dépourvue de masse, se verrait déviée par cette déformation.
Avec cette nouvelle conception de la gravitation, qui complétait son système précédent, Einstein avait tous les éléments de sa nouvelle théorie, celle de la relativité générale, publiée en 1915.
Cette théorie de la relativité générale n'était cependant qu'un magnifique système intellectuel. Comment en prouver la réalité ? En 1919, Einstein croit avoir trouvé un moyen d'y parvenir.
Cette preuve, elle devait lui être apportée par le Soleil. Si sa théorie était vraie, cette étoile massive devait pouvoir dévier le rayon lumineux d'une autre étoile.
En effet, quand la lumière d'une étoile passe à côté d'un astre massif, comme le Soleil, elle doit donc se courber. Cette déviation, Einstein l'a même calculée. Mais comment en faire l'observation ? En effet, l'éclat du Soleil est bien trop aveuglant pour qu'on puisse distinguer, à son entour, la lumière provenant d'une autre étoile.
Sauf si une éclipse solaire cache le Soleil. Or, une éclipse totale doit avoir lieu le 29 mai 1919. Des savants se rendent alors à deux endroits, où l'éclipse est bien visible.
Ils prennent des photos et mesurent la déviation des rayons lumineux par rapport à une nuit normale. Les résultats confirment les calculs d'Einstein. La théorie de la relativité générale est devenus une réalité. Il a suffi d'une éclipse pour en apporter la preuve.
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À proprement parler, le gaz naturel n'est pas une forme d'énergie écologique. En effet, il s'agit, au même titre que le pétrole ou le charbon, d'un combustible fossile. Il est composé d'hydrocarbures, dont le méthane est le principal, emprisonnés dans certaines roches.
Comme les autres combustibles fossiles, le gaz naturel n'est donc pas une source d'énergie renouvelable. Fin 2020, les réserves étaient estimées suffisantes pour couvrir les besoins durant une cinquantaine d'années.
Cependant, même si le gaz naturel n'est pas une énergie écologique, son empreinte carbone est moindre que celle d'autres combustibles fossiles. En effet, elle rejette l'équivalent de 0,206 kilo de CO2 par kilowattheures d'énergie, contre 0,270, en moyenne, pour l'essence ou le gazole.
Avec le gaz naturel, en outre, on n'observe pratiquement pas d'émanations de dioxyde de soufre ou de fumées.
Il ne faut pas confondre le gaz naturel avec ce qu'on a coutume d'appeler le gaz vert, ou biogaz. Ce dernier est produit par la fermentation de matières organiques. Ce processus est connu sous le nom de "méthanisation". Ces matières organiques se présentent sous la forme de boues d'épuration ou de déchets organiques, d'origine humaine ou animale.
En font partie aussi bien les déchets ménagers que ceux résultant de l'activité agricole ou des industries agro-alimentaires. L'ensemble de ces déchets organiques compose ce qu'on appelle la biomasse.
Ce gaz vert résulte donc de la dégradation de matières organiques, dans un milieu privé d'oxygène, par des micro-organismes. En pratique, ces matières organiques sont placées dans de grandes cuves étanches, dans lesquelles l'oxygènes ne peut pas pénétrer.
Produit de la sorte, le gaz vert, contrairement au gaz naturel, est donc bien une énergie renouvelable. C'est aussi une ressource écologique, car, en moyenne, son empreinte carbone est 10 fois moins importante que celle du gaz naturel.
Le biogaz issu de la méthanisation doit encore être épuré, sous forme de biométhane, pour être utilisé dans la vie quotidienne. On s'en sert alors comme carburant, pour alimenter les voitures, ou comme combustible pour les chaudières.
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La politique de recrutement des astronautes vient de connaître une véritable révolution. En effet, l'Agence spatiale européenne (ESA) s'apprête, pour la première fois, à recruter des astronautes en situation de handicap.
Ce projet, baptisé "parastronaute" devrait être présenté, fin novembre, aux pays membres de l'ESA. Jusque-là, des personnes handicapées ne pouvaient devenir astronautes. L'Agence spatiale a donc changé de politique.
Désormais, elle accueillera aussi bien les personnes de petite taille que celles ayant subi l'amputation d'une jambe ou souffrant de malformations des membres inférieurs.
Pour le reste, ces candidats seront soumis au même type d'entraînement. Les compétences requises pour y participer et devenir astronaute, tant d'un point de vue intellectuel que psychologique, sont les mêmes que pour les autres postulants.
Une personne handicapée fait d'ailleurs partie de la nouvelle promotion d' astronautes de l'ESA, qui vient d'être dévoilée. Il s'agit d'un médecin, amputé d'une jambe à la suite d'un accident de moto.
Son rôle sera notamment d'aider les équipes de l'Agence à adapter les équipements et les procédures à la présence d'astronautes handicapés. En effet, pour le moment, rien n'est conçu pour eux.
Pour prendre un exemple simple, les commandes ne sont pas à la portée de personnes de petite taille. Il s'agit donc d'évaluer la nouvelle situation, en étudiant la meilleure manière de rendre les équipements accessibles à des personnes handicapées.
Il faudra aussi apprécier les risques encourus et les moyens d'y remédier. Autant dire que cette nécessaire adaptation des procédures et des matériels prendra du temps. Des astronautes handicapés ne s'envoleront donc pas dans l'espace dès demain. Ce programme d'adaptation pourrait en effet durer de 5 à 10 ans.
Le handicap de l'astronaute sélectionné pour y participer ne devrait pas poser de problèmes majeurs, pas plus que n'en avait posé le précédent programme, ouvert à des personnes de petite taille ou n'ayant pas des membres inférieurs de la même longueur.
Le fait d'être amputé d'une jambe n'empêchera pas cet astronaute de remplir sa mission. En effet, il n'est pas nécessaire de se tenir debout pour évoluer dans l'espace.
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