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Or


Et pendant ce temps-là, où en est le Liban ? Même si le front libanais venait à se calmer davantage, le retrait israélien du Sud reste hors de question, pouvait-on lire cette semaine dans L’Orient le jour ? De son côté, RFI rappelle que selon Beyrouth, les bombardements israéliens ont fait plus de 3 000 morts depuis le 2 mars 2026.
En présence d’un journaliste diplômé de l'Institut Pratique du Journalisme de Dauphine à Paris, la question c’est : est-ce qu’on peut rire de la guerre au Proche-Orient ? La réponse est dans le fauteuil ESM, derrière le petit sourire de Raphaël Abdelnour, Franco-Libanais, qui a fait du journalisme chez les Gaulois et au pays du Cèdre & qui se présente aujourd’hui sur son Instagram comme Grande Remplaçante en mal de taf, avec un éventail follement séduisant. Et quand on clique, ça donne ça up.
Programmation de l’invité :
• Samira Saïd Al’lbal
• Mohamed Abd Al Wahab El nahr El Khaled.
Raphaël Abdelnour se produit les vendredis à 22h30 au Comedy club Le Slay, 31 rue Pierre Fontaine, 75009 Paris.
L’histoire du cinéma est l’histoire du pouvoir de créer l’Histoire. En citant le philosophe Jacques Rancières, Mila Turajlić annonce la couleur : c’est une cinéaste, scénariste, productrice habitée par la grande Histoire. Cette manière d’être habitée fait lien sans doute avec sa ville de naissance Belgrade, capitale de la défunte Yougoslavie.
Être née dans un pays qui n’existe plus est le début de son histoire et la matrice de son intuition cinématographique. De Cinéma Komunisto à Faire parler les archives des non alignés en passant par Ciné-Guérillas scènes des bobines Labudović ses films retrouvés sous la poussière, viennent en fragments, muets parfois, percuter la version officielle des vainqueurs de l’Histoire. À nous spectateurs d’en faire notre récit. Fille d’une militante démocrate bien connue en Serbie, Turajlić a étudié la production cinéma-tographique à Belgrade, les sciences politiques à Londres et la réalisation de films documentaires à Paris. Et la voilà dans notre fauteuil ESM.
Programmation de l’invitée :
• Dragan Stojnic Bila je tako kijepa (Elle était si jolie)
• Dire Straits Brothers in arms.
Faire parler les archives des non alignés de Mila Turajlić : 27 mai au Festival Passages (Metz), les 5 & 6 juin 2026 à La Rose des vents (Villeneuve d’Ascq, près de Lille) dans le cadre du Festival Latitudes contemporaines.
La question, c'est : est-ce qu'il marche ? Est-ce qu'il flâne ? Est-ce qu’il se promène ou est-ce qu'il vagabonde ? Oui, je viens de refermer le livre d’Edgardo Scott et je m’interroge à son sujet. Né à Buenos Aires en Argentine, il semblerait qu’il soit issu d’une lignée de grands marcheurs, que vous appelez migrants parfois. Il semblerait aussi que lui-même ait été pris de flânerie pour Paris.
Avec Edgardo Scott, c’est aussi l’histoire d’un psychanalyste qui fait marcher sa « cabeza », Freud, Lacan, Foucault jamais très loin de sa plume. L’occasion faisant le larron, lorsque vous lirez Du flâneur au vagabond – un essai littéraire sur la marche qu’il publie aux éditions Riveneuve –, vous cheminerez aux côtés d’Edgar Allan Poe, Baudelaire, Walter Benjamin, Cortázar, Borges.
Programmation musicale de l’invité :
C’est pas une plaisanterie… que l’on regarde du côté du Yémen, de la RDC, du Burkina Faso, du Soudan, du Mali ou du Niger, ce n’est que guerres et conflits frontaliers. Et si le cousinage à plaisanterie – pratique qu’on retrouve en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale qui oblige quasiment les membres d'une même famille et de certaines ethnies à se moquer, s'insulter, mais sans conséquence aucune – et si cette pratique ne jouait plus son rôle de préservation des grandes et belles alliances ?
Et si, par exemple, le président nigérien Mohamed Bazoum était victime d’un défaut de parenté à plaisanterie… ? Je m’égare sans doute, voilà pourquoi ESM a jugé bon d’inviter Salifou Boubé, enseignant à l’École politique de Paris et au Département de philosophie, culture et communication à l’Université de Niamey, qui publie, aux éditions L’Harmattan, La dialectique de l’appartenance et de la distanciation, un exemple paradigmatique : le cousinage à plaisanterie.
(Rediffusion)
« Quelle fille bizarre ! Ce n’est ni un homme ni une femme. » Cette terrible phrase parlant de notre invitée, la cinéaste Heiny Srour, on la doit à un poète égyptien marxiste. Trois mots (poète, égyptien, donc arabe, et marxiste) qui ont créé un désenchantement chez celle qui reste la première femme du tiers monde (ouh, le vieux mot) à avoir été sélectionnée à Cannes en 1974. (Rediffusion)
Rendre visible les femmes dans l’histoire des luttes, c’est le pacte, l’indiscutable engagement pris par cette passionaria de 80 ans, juive libanaise, qui pose sur la table de nos urgences deux films pionniers du cinéma arabe Leïla et les loups (fresque poétique sur la grande Histoire vue pour une fois par les femmes libanaises et palestiniennes) et L’heure de la libération a sonné tourné en 1971 en pleine guerre du Dhofar, opposé à la présence des troupes britanniques à Oman, et qui nous apporte un éclairage édifiant sur ce Moyen-Orient post 7 octobre.
À écouter aussiHeiny Srour, pionnière du cinéma féministe et décolonial
► Programmation musicale de notre invitée
Arié Ovadia « Anenu Avinu »
Bill Haley « Rock Around The Clock »
► Leïla et les loups, prochaines dates du film :
À Paris : Cinéma Espace Saint Michel, 75005 Paris
10/09 : Genève (CH) CinéLux, 18h30 première en Suisse
28/09 : Lyon (69) Théâtre l'Élysée, 20h00, Festival Pour la suite du monde
30/09 : Hérouville-Saint-Clair (14), Café des Images, 20h30
09/10 : Toulouse (31), Utopia Borderouge
Du 2 au 12/10 : Fameck (57), Victor Hugo, Festival du film arabe
Novembre : Bordeaux (33), Utopia
23/11 Montreuil (93) le Méliès - Cycle Maestra
29/11: Genève, Rencontres cinématographiques Palestine Filmer c'est exister
Du 23/01 au 3/02: Vesoul (70), Majestic, 32e Festival International des Cinémas d’Asie.
« Le cinéma, c’est du théâtre en conserve », disait un certain Louis Jouvet, qui ne connaissait pas Nollywood. Qu’est-ce qui a poussé Serge Noukoué, le co-fondateur de Nollywoodweek Film Festival dans les salles obscures du cinéma du Nigéria, d’Afrique et des diasporas africaines ? Qu’est-ce qui a poussé cet Afropéen d’origine béninoise à manger du pop-corn en anglais dans le texte ?
Même si Dalida, Mandela et les Bleus ont marqué son adolescence, son cœur s’est laissé embarqué par l’Afrique anglophone et son cinéma. Spécialiste des Industries Culturelles & Créatives, Noukoué rêve de renforcer les échanges entre créateurs de l’Afrique anglophone et francophone. Il rêve en couleur d’abolir les frontières de l’imaginaire. Ce rêve est déjà à quelques stations de métro (pour les + chanceux) puisque la 13ème édition de Nollywoodweek Film Festival se tiendra du 6 au 10 mai 2026 au Cinéma l’Arlequin, 76 rue de Rennes, 75006 Paris.
Programmation de l’invité :
• Jauperi E d’Oxun
• Sauti Sol Suzanna.
Dessiner la guerre, est-ce que ça fait mal ? La dessiner du côté de l’Iran-Irak, ou du côté du Libéria et de la Sierra Leone, ça change quoi ? Notre invité Zaven Najjar a le crayon guerrier, souvent à hauteur d’enfance.
Réalisateur qui a étudié l'animation aux Arts Déco à Paris & le cinéma à la School of the Art Institute de Chicago, après La Sirène de Sepideh Farsi en tant que directeur artistique, Najjar signe Allah n’est pas obligé, adapté du roman éponyme d’Ahmadou Kourouma qui raconte l’odyssée d’un enfant soldat, de façon pédagogique, historique et satirique : ce film d’animation persiste et signe dans la même veine, avec un graphisme chatoyant. Mais est-ce que cette Odyssée africaine vient inconsciemment percuter notre invité et son Odyssée familiale, constituée d'Arméniens de Syrie et du Liban, deux pays ensanglantés où l’on raconte la guerre civile sur un ton blagueur ? Réponse dans cet ESM…
Programmation de l’invité :
• The Notorious Big Juicy
• Alpha Blondy Peace in Liberia.
Un peu de rire dans ce monde de fous, qu’en dites-vous ? Tiens, quel est selon vous le synonyme de l’humour ? Le Larousse nous dit esprit, ironie, sel. Et c’est vrai que cette Belgo-Camerounaise n’en manque pas.
À 23 ans, c’est une indomptable, comme les lions : 1ᵉʳ indice. Après des études de droit et de sciences politiques, elle a choisi de faire comme son grand-père pasteur, du stand-up : 2ᵉ indice. De la petite souris à l’homophobie en passant par la question coloniale, avec son spectacle La mauvaise éducation, Sarah Lélé est une cure de bonne humeur et de punchlines réussies. Son secret : zéro tabou. J’ai dit son secret… ah ! Disons qu’elle est de partout et de nulle part à la fois, et que ça, ça parle forcément au monde et à la famille ESM.
Sarah Lélé se produit chaque jeudi à 21 h 30 au Sacré, 142 rue Montmartre, 75002.
Programmation de l’invitée :
• André-Marie Tala Bend Skin
• Bad Bunny Lo que pasó a Hawaï.
Il existe peut-être un rêve palestinien. Un rêve qui consisterait à boire son café le matin à Damas, à prier le midi à Jérusalem, à dîner le soir à Gaza. C’est le rêve décolonial d’Omar Alsoumi, un intellectuel qui publie Enfant de Palestine aux éditions Les liens qui libèrent.
Né à Paris, dans les pas militants de son père palestinien et de sa mère yougoslave qui a épousé la cause, Alsoumi dérange. Car en soutenant la cause palestinienne, il dénonce haut et fort la question coloniale qui est au cœur de notre système. La Palestine étant à ses yeux une métaphore de la terre, cet intellectuel paysan fait rimer anticolonialisme et écologie politique. Sur la table d’ESM, quelques carottes, poireaux et navets de sa ferme agroécologique qu’il détient en région parisienne auront leur mot à dire. Soucieux de la terre et du narratif qui en est fait, ce cultivateur de la résistance reste également attentif à la langue arabe apprise en France, attentif à ses premières récoltes comme à ses premières révoltes. Ça se joue à une lettre près. En sachant que pour Omar, tous les chemins mènent à Jérusalem.
Programmation de l’invité :
• Kery James Le cœur et la raison
• Marvin Gaye Inner City blues
Si quelque chose te tourmente, bouge, tu n’es pas un arbre. Ce conseil d’un père à sa fille irrigue la vie exceptionnelle de Mitra Hejazipour née pour jouer aux échecs. Née pour jouer sa vie. Cette championne d’Asie 2015, qui a remporté la médaille d’or au championnat de France en 2023, s’est réellement distinguée en 2019 lors du championnat du monde à Moscou en enlevant son voile devant les caméras du monde entier. Son destin d’Iranienne serait donc celui d’une exilée.
Un parcours fait de stratégie intense et de conflits intérieurs sur le damier noir et blanc, qu’elle raconte dans La joueuse d’échecs, éditions Albin Michel, au moment où l’Iran est bicolore. La République Islamique se drape de noir, respectant les 40 jours de deuil après la mort du Guide suprême Ali Khameini, mais aussi de ce rouge, symbolisant la vie pour célébrer Norouz, le Nouvel an persan, malgré les bombes, malgré les coupures d’Internet, malgré l’escalade militaire avec les États-Unis et Israël… au moment où l’Iran joue peut-être son Roi.
Programmation de l’invitée :
• Imagine Dragons Believer
• Zaz Je veux
• Gholam Hossein Banan Tasnif-e Roya-ye Hasti.
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En Sol Majeur joue la partition du métissage de façon ludique et musicale. Des personnalités (politique, culture, sport, sciences) de « double culture » nous font partager leur histoire…

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