Ici l'Europe

Ici l'Europe

By FRANCE 24
Download on the App Store

Ici l'Europe episodes

  • La voix de l'UE peine toujours à se faire entendre : une diplomatie européenne à réformer ?

    Branle-bas de combat dans la diplomatie européenne. Une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères, dès la semaine de rentrée, entend mettre les 27 en ordre de bataille sur les grands dossiers internationaux. Mais la diplomatie européenne se pose des questions existentielles : à quoi sert-elle vraiment ? Pourquoi semble-t-elle si inaudible ? L'autorité de l'Estonienne Kaja Kallas – la Haute représentante de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères – est contestée. Le couple franco-allemand et d'autres acteurs réclament une réforme radicale au nom de l'efficacité.

    Le Service d'action extérieur de l'Union européenne (SEAE) a été créé en 2011 pour déployer des ambassadeurs européens dans tous les pays du monde. Il était censé donner une voix à l'Europe, mais il est pris en étau entre la Commission, où la présidente Ursula von der Leyen veut rayonner à l'international, et le Conseil, composé de 27 chefs d'État jaloux de leurs prérogatives diplomatiques.

    Ces derniers mois ont encore illustré ses difficultés à s'imposer sur certains dossiers : s'il a été à la manœuvre pour faire passer les paquets de sanctions contre la Russie, il est inaudible sur l'Iran, les États-Unis de Donald Trump ou encore le conflit entre Israël et ses voisins. Mais est-ce réellement de sa faute ou celle des leaders européens qui rivalisent d'injonctions contradictoires ?

     

    Emission préparée par Isabelle Romero, Perrine Desplats et Florine Hausfater

     

    18 min
  • Lois et majorités au Parlement européen : qui a voté quoi ?

    Nous vous proposons une "opération vérité" sur les grands textes adoptés et les positionnements politiques, à méditer pendant les congés d'été ! L’année 2026 est particulièrement chargée en grands textes législatifs - près de 300 ont été votés -  et, phénomène nouveau, les majorités sont très fluctuantes au Parlement de Strasbourg, en fonction des sujets.

    Avant une élection présidentielle française où il sera beaucoup question, comme à l’accoutumé, d'Europe : qui vote quoi ? C’est la question à laquelle nous tenterons de répondre avec nos invités sur les grands sujets du moment : soutien à l'Ukraine, guerre au Proche-Orient, lutte contre le changement climatique ou immigration, la traditionnelle majorité au centre avec les PPE et les sociaux démocrates est parfois concurrencée par une alliance droite / extrême droite.

     

    Emission préparée par Perrine Desplats et Isabelle Romero

    18 min
  • Odile Renaud-Basso : "Les perspectives de croissance ont été revues à la baisse"

    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Odile Renaud-Basso, présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Alors que l'économie européenne est fragilisée par la guerre en Ukraine et les conflits au Proche-Orient, elle revient sur des investissements risqués en Afrique et sur les importants financements américains dans la BERD. 

    Les prévisions de la Commission européenne ont fait tomber la croissance économique de ses pays à 0,9% et constate une hausse de l'inflation à 3% en 2026. A cause des conflits dans la région du Proche-Orient, l'augmentation des prix du pétrole et leur volatilité ont fragilisé l'économie européenne. Odile Renaud-Basso avertit que "les perspectives de croissance ont globalement été revues à la baisse (...) On a revu à la baisse de 0,5% en moyenne sur l'ensemble des pays".

    Si la banque n’intervient pas en France, sa directrice met en garde sur le contrôle des dépenses publiques et le danger de la dette après le choc de la guerre au Proche-Orient : "Beaucoup de pays ont pris des mesures de soutien à la demande pour réduire l'augmentation des prix de l'énergie, par exemple des prix à la pompe… Il faut que ces mesures soient temporaires et très ciblées". Elle alerte également sur la situation d'endettement en France qui "a fortement augmenté après le Covid" et sur le risque de ralentissement économique, tout aussi grand.

    "Nous sommes actifs en situation de crise"

    Odile Renaud-Basso rappelle la vocation de sa banque d’investissement : "Notre rôle est vraiment d'aider les pays à faire face aux situations les plus difficiles : quand le secteur privé, les investisseurs privés, vont avoir tendance à se retirer, à être moins capables de prendre du risque". 

    La BERD a investi 46 milliards d'euros en Cisjordanie depuis 2024 et prévoit de déployer 5 milliards d'euros dans les pays touchés par les répercussions de la guerre en Iran. Sa présidente assure que la BERD "a adapté nos instruments pour pouvoir apporter des soutiens en liquidités, des financements d'urgence à nos clients pour les aider face, par exemple, à l'augmentation des prix de l'énergie, l'augmentation des prix des importations qu'ils peuvent subir quand il y a une dépréciation de la monnaie. Donc voilà, on est actifs en situation de crise", se félicite Odile Renaud-Basso. 

    Le soutien à l'Ukraine est également une des priorités de la BERD, avec 10 milliards d'euros déployés. "C’est très important de reconstruire pendant la guerre et notamment sur ces grandes infrastructures, qui sont fondamentales à la vie quotidienne des habitants de l'Ukraine et aussi au fonctionnement de l'économie". Elle évoque l’accès à l'électricité, au chauffage, à l'énergie et aux transports. La présidente de la BERD explique : "J'ai beaucoup été en Ukraine, j’ai été frappée par la résilience, c'est à dire la détermination des Ukrainiens à continuer et à défendre leur pays, leur indépendance, leur autonomie et à poursuivre les efforts malgré les difficultés".

    Les pays baltes "ont connu une transformation extraordinaire"

    Elle observe que, malgré toutes ces difficultés dans la vie quotidienne, et même s’il y a eu des défections au début de la guerre, aujourd’hui, malgré des hivers très rudes avec des infrastructures détruites, la plupart des Ukrainiens sont restés dans le pays pour le défendre. Et la BERD est présente dans le pays pour soutenir cette résilience. "Je pense que c'est important et que l'économie ukrainienne a besoin d'investissements étrangers pour se développer. Et donc, avoir des investissements étrangers, c'est un afflux de financement, un signe de confiance mais aussi une possibilité de développement".

    Début juin, l'assemblée annuelle de la BERD a eu lieu à Riga, en Lettonie qui, avec l'Estonie et la Lituanie sont des exemples de réussite de l’entrée dans l'Union européenne. La présidente de la BERD défend l'importance de l'appartenance de ces pays dans l'UE, avec des décisions anti-corruption et "des mesures assez strictes de renforcement des contrôles dans les systèmes bancaires qui ont été prises et ont permis de vraiment remettre à niveau le système". Elle réaffirme l'importance de la BERD, qui a aidé "ces pays parce qu'ils étaient historiquement très dépendants de la Russie" et explique l'intégration de ces pays baltes au "système européen avec beaucoup d'investissement dans les renouvelables en particulier".

    Les États-Unis ont envoyé un "signe de soutien à l'institution"

    Les principaux investisseurs de la BERD sont les États-Unis (11%) suivi du Royaume-Uni (9%), puis de l'Union européenne et de la Banque européenne d'investissement (6,2%). Alors que Donald Trump a gelé les paiements d'aide étrangère et le soutien aux banques multilatérales de développement, Odile Renaud-Basso se montre confiante au regard de leur relation. Ils ont envoyé un signe de soutien à l'institution en souscrivant à une augmentation de capital en 2023, pour financer et soutenir les investissements en Ukraine, avec des orientations qui "font écho à une vision des priorités américaines". 

    Odile Renaud-Basso reconnait que l’Amérique de Trump est moins friande d’investissements dans les énergies renouvelables ou l’égalité des genres. Mais cela n’est pas pénalisant : "On a une majorité d'actionnaires européens, comme l’UE, le Royaume-Uni, ou encore le Canada ou le Japon, qui considèrent que pour une banque multilatérale de développement, soutenir la transition énergétique et la décarbonisation de l'économie est une priorité, tout comme l'égalité hommes-femmes, ou le fait de faciliter l'accès au marché du travail et à la formation pour les femmes". 

    Ces priorités peuvent alors être réaffirmées par l’institution : "On voit l'intérêt aujourd'hui de nos pays d'opération pour investir plus dans les renouvelables, investir plus dans le solaire ou l'éolien et les batteries, parce qu'ils voient ça comme une façon de garantir leur sécurité énergétique".

    "Pour le continent africain, des défis majeurs et un important potentiel"

    Enfin la BERD s'intéresse beaucoup à l'Afrique grâce à ses nombreux atouts : sa forte croissance démographique, sa flexibilité et une capacité d'innovation importante. Le continent a effectivement une croissance économique moyenne de 4,7%. Odile Renaud-Basso souligne l’existence de "défis majeurs pour le continent africain, mais aussi un potentiel extrêmement important, d'où l'intérêt, pour une banque comme la nôtre, de voir comment on peut soutenir le secteur privé, les investissements dans les PME via le secteur bancaire, par exemple".

     

    Emission préparée par Isabelle Romero, Perrine Desplats, Oihana Almandoz et Iris Pichon

    18 min
  • Antonio Tajani : "Nous ne sommes pas contre les immigrés, nous voulons la migration régulière"

    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères et vice-président du gouvernement de Giorgia Meloni – une coalition tripartite allant de son parti, Forza Italia, à la droite radicale (Frères d'Italie, La Ligue). Il fait un tour d'horizon de l'actualité internationale vue de l'Italie meloniste et revient sur les réformes migratoires et institutionnelles controversées.

    "Poutine n'a pas gagné en quatre ans la guerre contre la petite Ukraine"

    En avril 2026 – après le retrait du véto hongrois – le prêt de 90 milliards d'euros de l'Union européenne (UE) à l'Ukraine a finalement été débloqué. Le chef de la diplomatie italienne affirme le soutien italien à l'Ukraine : "On va aider dans toutes les façons l'Ukraine, parce que je pense qu'il faut gagner la guerre avec la Russie". "Poutine n'a pas gagné la guerre en quatre ans contre la petite Ukraine", relève-t-il. Antonio Tajani souligne que "l'Italie n'est pas en guerre avec la Russie" et "qu'après la guerre, on parlera avec la Russie". Il précise que dans le cadre de la paix, "il faudra que l'Europe décide de lever ses sanctions [contre la Russie]". Et donc qu'elle soit protagoniste et à la table des négociations de paix.

    Dans la coalition de Giorgia Meloni, la Ligue de Matteo Salvini a une voix divergente sur l'adhésion de l'Ukraine au club européen ou l'engagement de son pays dans une future coalition des volontaires au sol. Mais pour le Secrétaire du parti Forza Italia : "Il y a une position officielle du gouvernement, et elle est en faveur de l'adhésion à l'Union européenne." Bien sûr, il faudra "résoudre les problèmes de corruption (…) Et puis, il faudra aller de l'avant, d'abord en intégrant les Balkans (Monténégro et Albanie) et après avec l'Ukraine".

    "Nous ne sommes pas impliqués dans la guerre en Iran"

    En juin, le président américain Donald Trump avait affirmé que Giorgia Meloni l'avait "supplié" de poser avec lui pour une photo du G7. La dirigeante italienne avait démenti sèchement. Antonio Tajani assure que l'Italie est "alliée des États-Unis depuis longtemps (…) Il faut toujours réfléchir sur la politesse". Sur la guerre en Iran, "nous ne sommes pas impliqués dans cette guerre", répond-il, alors que le Secrétaire général de l'Otan a parlé de 500 avions au départ des bases militaires américaines en Italie, propos qu'il qualifie de "grande faute, pas la vérité", réduisant ces vols à des étapes techniques, "jamais pour aller bombarder l'Iran."

    Alors que l'Italie s'est vu reprocher par Donald Trump sa contribution trop faible à l'Otan, le vice-président du gouvernement se défend : "On ne peut pas dire que l'Italie n'utilise pas son armée dans le monde pour défendre l'Occident". Il insiste sur la nécessité de bonnes relations économiques : "Nous avons besoin des États-Unis, mais aussi, les États-Unis ont besoin de l'Italie et de l'Europe".

    Au sommet bilatéral France-Italie du 25 juin 2026, les deux pays ont notamment discuté de la mise en œuvre d'une coalition multinationale au Liban à la fin du mandat de la Finul (la Force intérimaire des Nations unies au Liban) : "l'Italie, comme la France, sont des amis du Liban, et prêts à faire tout ce qu'il faut". L'armée de terre italienne est déjà dans l'édifice de la Finul en train de préparer l'armée libanaise. "Je pense que l'Italie, avec la France, peuvent être protagonistes d'une nouvelle saison après la Finul", estime Antonio Tajani.

    Au niveau national, l'économie italienne a été impactée par la crise énergétique : croissance faible prévue à 0,7 %, inflation de 1,7 % et déficit au-dessus des 3 % du PIB autorisé par les traités européens. Cependant, Antonio Tajani assure que "l'économie n'est pas mal" et que l'Italie est "devenue la quatrième puissance mondiale en matière d’exportations". 

    "Nous voulons la migration régulière"

    Le gouvernement Meloni a incité l'Union européenne (UE) à adopter une "directive retour" pour renvoyer les migrants dans un pays tiers hors de l'UE, indépendamment de leur pays d'origine. L'Italie a signé des accords, par le passé, avec la Lybie, pays qui a été accusé de violations des droits de l'homme et de tortures sur migrants. Alors que son gouvernement a procédé à une régularisation massive de 500 000 personnes, le vice-président se défend de toute contradiction : "nous ne sommes pas contre les immigrés, nous voulons la migration régulière, c'est-à-dire choisie pour l'éducation et le travail". Il décrit cette mesure comme "une bonne façon de se battre contre ceux qui utilisent les problèmes des Africains ou d'autres, ceux qui viennent d'autres pays pour gagner, mais en faisant des dommages en Italie et en Europe."

    Le gouvernement Meloni est-il affaibli ? En mars 2026, il a proposé par référendum une grande réforme de séparation des carrières entre juges et procureurs. Une réforme perçue comme une censure de la magistrature par 54 % des Italiens qui l'ont rejeté par referendum, bien que "13 millions d'Italiens ont voté en faveur de la réforme", se console-t-il. Prochaine étape : la loi électorale, qu'Antonio Tajani – insiste-t-il – entend changer "avec des lois" et pas à travers des "réformes constitutionnelles". Elle ferait passer les élections législatives italiennes à un système proportionnel, avec une prime dans les deux chambres pour la coalition qui obtiendrait plus de 40 % des voix. Une façon de faire gagner à coup sûr la coalition des droites en 2027 face à une opposition plus désunie ? Le vice-président du Conseil des ministres estime que "la stabilité est cruciale pour un pays industriel" et faisant l'éloge de son gouvernement Meloni tripartite : "les gouvernements les plus stables sont des gouvernements du centre droit à la droite (...) celle de gauche sont des simples alliances électorales. Nous, on est toujours unis, même si nous avons des idées différentes, même si ce sont des partis différents," se félicite Antonio Tajani. 

     

    Emission préparée par Renaud Lefort, Perrine Desplats, Iris Pichon et Isabelle Romero

    18 min
  • Droits des passagers aériens renforcés : le ciel européen s'éclaircit

    Malgré les émissions de CO2, l'avion a toujours la cote : un milliard de passagers par an volent dans le ciel européen, et l'Union européenne (UE) défend les droits de ces passagers face aux compagnies aériennes. Un accord a été trouvé le 15 juin au sein de l'Union pour réformer le règlement européen sur les droits des passagers aériens, après treize ans de négociation.

    Concrètement, si vous prenez l'avion dans l'UE et qu'il a plus de 3 h de retard, vous pourrez toujours réclamer une indemnisation, comprise entre 250 et 600 euros en fonction de la distance du vol. Si vous voyagez avec votre enfant, vous ne serez plus obligé de payer en plus pour qu'il soit assis à côté de vous. Lors de votre réservation, le prix du bagage cabine sera inclus clairement dans le prix de votre billet. Plus de supplément caché.

    Les associations de consommateurs se réjouissent des avancées qui obligent les compagnies aériennes aussi à plus de transparence et d'information, mais celles-ci dénoncent le coût de cet accord pour leur compétitivité. 

     

    Emission préparée par Isabelle Romero, Perrine Desplats et Oihana Almandoz

     

    18 min
  • Maia Sandu : "Il est crucial pour la Moldavie de rester dans le camp du monde libre"

    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Maia Sandu, présidente de la République de Moldavie, pays de 2,8 millions d'habitants et voisin de l'Ukraine, qui a ouvert les négociations d'adhésion à l'Union européenne (UE). Le 22 juin, un sommet UE-Moldavie s'est tenu à Bruxelles dans le cadre du premier groupe de chapitre de la procédure d'adhésion, ouvert le 15 juin 2026. Maia Sandu souhaite "une adhésion à part entière" mais se dit prête "à discuter de toute autre formule qui ne se substituerait pas à cette adhésion et ne retarderait pas le processus d'intégration à l'UE." Cette émission inclut également un reportage d'Isabelle Romero sur le développement économique de la Moldavie.

    "Ils ont choisi l'UE pour leur avenir car l'UE est synonyme de paix."

    Malgré une campagne de désinformation massive venant de la Russie, Maia Sandu a été réélue présidente de la République de Moldavie en 2024 pour un deuxième mandat consécutif, et un an après, en 2025, son parti Action et Solidarité a gagné les élections législatives face au Bloc électoral patriotique, parti pro-Kremlin. "Les Moldaves ont choisi l'UE pour leur avenir car l'UE est synonyme de paix" nous dit Maia Sandu. Selon elle, ses concitoyens souhaitent "rester dans le camp du monde libre", c'est-à-dire celui de l'Union européenne, "reconnue comme le projet de paix le plus abouti." Car ce petit pays de l'ex-bloc soviétique "perçoit plus clairement l'agressivité russe" depuis le début de la guerre en Ukraine. "Il est crucial pour nous de rester dans le camp du monde libre", nous confie la présidente.

    "Nous pensons effectivement qu'une opportunité de réunification [avec la Transnistrie] pourrait bientôt se présenter."

    La Transnistrie a fait sécession avec la République de Moldavie en 1992 pour se rallier à Moscou. Dans cette région, qui représente 10 % du territoire moldave, "il n'y a que 200 officiers russes". Sur cette militarisation russe, Maia Sandu explique que : "certes, cette présence comporte des risques, mais pas aussi importants pour la sécurité qu'on peut le penser." Elle affirme même que "la Russie a abandonné la population de Transnistrie sans chauffage ni électricité. (...) Cela prouve bien que l'on ne peut pas compter sur elle."

    En mai dernier, Moscou a signé un décret facilitant l'obtention du passeport russe pour les habitants de Transnistrie. Maia Sandu ne s'inquiète pas de l'impact de ce décret, affirmant que "les jeunes craignent qu'une fois en possession d'un passeport russe, ils ne soient envoyés combattre en Ukraine pour le compte de la Russie." Ainsi, la présidente ne rejette pas l'idée d'une réunification avec cette région : "nous pensons effectivement qu'une opportunité de réunification [avec la Transnistrie] pourrait bientôt se présenter."

    "D'ici deux ou trois ans, nous aurons achevé les principales réformes."

    Alors que le premier bloc de négociations s'est ouvert entre l'Union européenne et la Moldavie, la présidente espère "que les États membres reconnaîtront nos efforts et que le processus fondé sur le mérite nous mènera à l'adhésion." Elle affirme notamment que son pays a "éliminé totalement [sa] dépendance au gaz russe."

    Le plan de croissance de 1,9 milliards d'euros sur la période 2025-2027 alloué par l'Union européenne "nous offre de réelles opportunités" se réjouit Maia Sandu. La situation économique du pays pourrait ainsi s'améliorer et serait bénéfique pour "consolider [la] démocratie" dans le pays : "je suis convaincue que les mesures que nous prenons actuellement s'inscriront dans la durée et nous permettront d'instaurer l'État de droit attendu tant par l'UE que par les citoyens moldaves."

    Néanmoins, le problème de corruption reste un frein à l'adhésion à l'UE. En réponse, Maia Sandu assure que "d'ici deux ou trois ans, nous aurons achevé les principales réformes de la justice."

    "J'estime que l'UE devrait être associée aux négociations de paix, dont l'Ukraine reste l'élément central."

    La Moldavie, aux portes de l'Ukraine, "jouera un rôle de centre névralgique, aidant les entreprises étrangères à participer à la reconstruction de l'Ukraine" une fois la guerre terminée, affirme la présidente. Pour cela, il faut tout de même que les combats cessent entre les deux pays. Bien que Maia Sandu se dise "sûre que la guerre en Ukraine prendra fin prochainement", elle insiste sur l'importance des efforts de la communauté internationale à apporter son soutien à l'Ukraine et à exercer une pression économique sur la Russie : "c'est en effet le seul moyen d'amener Moscou à négocier et d'engager de véritables pourparlers de paix", conclut-elle.

     

     

    Notre reportage : la Moldavie accélère sur le chemin de l'Union européenne

    Alors que la Moldavie vient d'ouvrir le premier chapitre des négociations pour l'adhésion à l'Union européenne, le gouvernement, les représentants européens et les entreprises se rassemblaient à Chisinau pour la première conférence d'investissement UE-Moldavie. L'objectif : lever des fonds pour aider ce pays fragile à décoller économiquement et atteindre les standards de l'UE. Des fonds conditionnés à des réformes structurelles et à la lutte contre la corruption. Mais l'influence de la Russie et sa guerre hybride dans le pays compliquent ce destin européen souhaité par la présidente moldave Maia Sandu.

    Par Isabelle Romero

     

    Emission préparée par Isabelle Romero, Alix Le Bourdon, Perrine Desplats et Iris Pichon

    18 min
  • Climat : l'Union européenne en fait-elle assez ?

    Au Parlement européen de Bruxelles, comme partout dans l'Union européenne (UE), les températures ont atteint des niveaux historiques et font bien sentir aux Européens la réalité du réchauffement climatique. D'autant que, selon les experts, l'Europe se réchauffe deux fois plus vite que les autres continents.

    Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient : canicules, inondations, incendies, tempêtes... et font de plus en plus de victimes. En 2024, la chaleur a provoqué la mort de 62 000 personnes au sein de l'UE. Le réchauffement climatique a aussi des conséquences économiques et financières pour l'Union européenne, avec des dommages chiffrés à 45 milliards d'euros par an. Sans oublier les investissements nécessaires pour s'adapter au réchauffement climatique qui sont évalués à 70 milliards d'euros par an. L'UE s'est fixée pour objectif d'atteindre la neutralité carbone en 2050. Mais se donne-t-elle les moyens d'atteindre ses objectifs ?

    Emission préparée par Isabelle Romero, Perrine Desplats et Oihana Almandoz

     

    18 min
  • Michel Barnier : "Il est temps de créer un Conseil européen de sécurité et de défense"

    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Michel Barnier, ancien négociateur du Brexit pour l'Union européenne et ancien Premier ministre français. Au programme également : le reportage d'Alix Le Bourdon sur la réponse de l'Union européenne à la crise énergétique.

    Alors que l'Union européenne aborde l'été dans une situation de tension internationale et de crise énergétique bien installée, Michel Barnier rappelle que "le rôle des gouvernements, des ministres des Affaires étrangères et des chefs d'État n'est pas forcément le même que celui de la présidente de la Commission." 

    L'ancien Commissaire européen au marché intérieur a "souvent souhaité que Madame von der Leyen se concentre davantage sur le renforcement du marché intérieur" plutôt que sur la politique étrangère : "Le moment est peut être venu de créer un Conseil européen de sécurité et de défense, pour que les grands pays engagés dans les efforts de défense puissent être plus flexibles, plus opérationnels". Un cadre nouveau qui pourrait être ouvert à des pays qui ne sont pas dans l'Union Européenne, comme le Royaume-Uni ou la Norvège par exemple.

    S'agissant de l'adhésion possible de l'Ukraine et de la Moldavie, mais aussi de certains pays des Balkans occidentaux, Michel Barnier affirme qu'ils ont vocation à intégrer la "famille européenne". Sans pour autant brûler les étapes : "Est-ce qu'il faut prendre des raccourcis ? Je crois que cela ne serait ni dans l'intérêt de ces deux pays, ni dans l'intérêt de l'Union européenne (...) Nous avons déjà un accord d'association avec l'Ukraine extrêmement ambitieux qui a été négocié dans les années 2012-2013. Appliquons cet accord, qui est déjà une grande marche en avant dans l'intégration au marché unique. Il faut aussi que ces adhésions soient acceptées par nos peuples."

    "Il n'est ni opportun, ni juste de sanctionner le peuple israélien"

    Concernant la guerre au Moyen Orient, Michel Barnier estime qu'il ne faut pas dénoncer l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël : "Il n'est ni opportun, ni juste de sanctionner le peuple israélien, qui a beaucoup souffert et en particulier depuis la tragédie terroriste du 7-Octobre. Je ne crois pas que dénoncer un accord d'association, qui permet à des entreprises, à des agriculteurs et des commerçants israéliens de se développer, soit une bonne formule (...) Il faut mettre en garde et demander au gouvernement actuel d'Israël de faire attention".

    Pour l'ancien Premier ministre français, c'est moins le conflit en Iran que la guerre en Ukraine qui a démontré nos dépendances agricoles et énergétiques : "Oui, nous avons pris du retard. Cette idée que l'Europe doit être indépendante (...) est assez récente. Et donc il faut mettre les bouchées doubles."

    "Je préfère être impopulaire qu'irresponsable"

    La Commission européenne a accordé le 3 juin dernier plus de flexibilité aux 27 Etats membres pour faire face aux conséquences de la crise énergétique. Ils pourront dorénavant utiliser jusqu'à 0,3 % de leur PIB par an pendant 2 ans, pour des mesures d'accompagnement et de soutien aux entreprises et aux ménages.

    Michel Barnier salue le pragmatisme de la Commission mais tempère la bonne nouvelle : "Il s'agit de permettre aux États de verser de l'argent ou de diminuer les impôts, à condition d'avoir de l'argent, si je puis me permettre. (...) Ce n'est pas possible qu'on continue en France à dépenser de l'argent qu'on n'a pas. Et donc voilà pourquoi il faut dire la vérité aux gens. Je préfère être impopulaire qu'irresponsable." L'ancien Commissaire européen plaide pour recréer une capacité de production industrielle et agricole sur le continent européen, ainsi que pour une meilleure coordination en matière de fiscalité à l'échelle de l'Union.

    "Ce serait un drame pour la France que d'être toute seule"

    10 ans après, 56 % des Britanniques disent regretter le Brexit. D'octobre 2016 à mars 2021, Michel Barnier a été négociateur en chef du Brexit pour l'Union européenne. S'il estime que "ce ne serait pas juste de dire que tous les problèmes actuels des Britanniques ont été provoqués par le Brexit", il affirme qu'ils ont été aggravés et rendus plus difficiles "à cause du Brexit". Pour lui, cette décision "insensée" est due à une "campagne de mensonges, de démagogie menée par Monsieur Farage et Monsieur Johnson (...), soutenus par des réseaux russes ou des réseaux américains qui cherchaient à faire exploser l'Union européenne de l'intérieur".

    En vue de la présidentielle de 2027, l'actuel député de la 2e circonscription de Paris reste "loyal aux Républicains", notamment à l'égard du candidat que les militants ont choisi : "Il faut respecter les militants. Et donc Bruno Retailleau porte nos couleurs". Il n'envisage pas que le Rassemblement national accède au pouvoir : "Non, je n'envisage pas ce scénario. Je vais tout faire pour qu'il ne se produise pas. Il n'y a pas de fatalité, sauf si on est fataliste. Madame Le Pen l'a très bien dit le soir même du Brexit, il y a 10 ans 'Bravo aux Britanniques, ils se sont libérés de la servitude européenne'. Je n'ai jamais entendu ni madame Le Pen, ni monsieur Bardella reconnaître qu'ils se sont trompés ce jour-là (...), donc je pense qu'ils sont toujours dans cette idée qu'il faut faire exploser l'Union européenne (...) Si on se recroqueville comme le propose madame Le Pen ou monsieur Bardella, mais aussi pratiquement mot pour mot de la même manière, monsieur Mélenchon, ce serait un drame pour la France que d'être toute seule."

    Notre reportage : les investissement européens dans les renouvelables, un enjeu stratégique

    Après la crise énergétique provoquée par l'invasion de l'Ukraine, le conflit au Moyen-Orient rappelle le coût économique de la dépendance européenne aux énergies fossiles importées. Avec la fermeture du détroit d'Ormuz, la facture énergétique de l'Union a bondi de 27 milliards d'euros. Les perspectives de croissance ont dû être revues à la baisse autour de 1 % pour 2026, alors que l'inflation augmente. Dans ce contexte, les investissements dans les énergies renouvelables ne répondent plus seulement à des objectifs climatiques : ils sont aussi devenus un enjeu de résilience économique, de compétitivité et d'indépendance stratégique pour l'Europe. Un reportage de notre correspondante Alix Le Bourdon.

    Emission préparée par Isabelle Romero, Perrine Desplats, Loïc Chalavon et Oihana Almandoz

    18 min
  • Les Britanniques se rapprochent à nouveau de l'UE : 10 ans de Brexit, l'heure des regrets

    En 2020, le Royaume-Uni quittait l'Union européenne, à la suite du Brexit, qui lui avait été voté il y a dix ans, en 2016, par référendum. Le Brexit a-t-il été une réussite de l'autre côté de la Manche ?

    Économiquement, l'affaiblissement est patent alors que le Royaume-Uni va voir sa richesse nationale chuter de 5 % d'ici à 2030 en raison de cette sortie de l'Union. Il a également produit des tensions entre l'Angleterre et la périphérie, comme en Irlande du Nord et en Ecosse, qui ont voté en faveur d'un maintien dans l'UE.

    Dix ans plus tard, une majorité de Britanniques souhaite retourner dans le giron de l'Union. Le gouvernement travailliste a opéré un rapprochement avec les Vingt-Sept en termes de diplomatie, défense ou encore d'enseignement supérieur. Ce rapprochement annonce-t-il un retour des Britanniques dans le marché unique, et pourquoi pas à moyen-terme dans l'UE ?

    Emission préparée par Perrine Desplats, Isabelle Romero et Oihana Almandoz

    18 min
  • Edi Rama parle "d'ingérence iranienne" contre le projet immobilier des Trump

    Cette semaine, nous recevons Edi Rama, Premier ministre albanais. Il commente les manifestations qui secouent son pays contre la construction d'un complexe hôtelier de luxe lié à la famille Trump.

    L'Albanie, pays de 2,7 millions d'habitants situé dans les Balkans, a déposé sa candidature d'adhésion à l'Union européenne (UE) en 2009. Son statut de candidat lui a été accordé en juin 2014 et les négociations d'adhésion ont été ouvertes en 2022. Selon Edi Rama, Premier ministre socialiste albanais, "le club des Vingt-Sept a besoin de se réformer pour être à la hauteur des défis de ce nouveau monde" mais "l'Europe unie reste le plus beau et grand projet politique jamais conçu".

    "La Russie n'est pas présente du tout en Albanie"

    Lors du 8e sommet UE-Balkans occidentaux qui s'est tenu le 5 juin à Tivat, au Monténégro, les États membres ont discuté de l'avancement des négociations pour l'intégration de l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie. L'objectif principal pour l'UE est de tenir ces pays éloignés des influences russe et chinoise. S'il reconnaît une influence de ces pays dans les Balkans occidentaux, il estime que cela ne "regarde pas vraiment l'Albanie" : "L'Albanie est un pays très européen. La Russie n'y est pas présente du tout [...] Pour nos voisins, c'est plus complexe."

    L'Albanie est considérée par l'Union comme le deuxième pays le plus avancé, juste derrière le Monténégro, dans son processus d'adhésion. Elle a ouvert les 33 chapitres de la négociation. Alors que le chancelier allemand Friedrich Merz estime que l'Ukraine devrait devenir "membre associé" de l'UE avant d'en devenir un État membre à part entière, Edi Rama s'oppose à ce type d'adhésion : "Il nous faut un nouveau moment Helmut Kohl. À la chute du mur de Berlin, l'UE n'a pas dit à l'Allemagne, il faut compléter tous les chapitres, et seulement alors vous rentrerez". Helmut Kohl a réunifié, puis remis l'Est à niveau. "C'est ce qu'il faut faire. Il faut avoir tous les pays qui négocient autour de la table et après, chacun des pays doit faire son propre travail."

    Edi Rama est prêt à concéder que les nouveaux entrants dans le club européen ne puissent pas exercer leur droit de véto : "Je pense qu'une grande puissance globale ne peut pas fonctionner avec le vote à l'unanimité et donc les veto. [...] Ce mécanisme ne fonctionne pas, même pas en ce moment entre les Vingt-Sept."

    "Il s'agit d'un investissement très important"

    Depuis début juin, des manifestations quotidiennes ont lieu à Tirana contre un projet immobilier porté par Ivanka Trump, fille du président américain Donald Trump, et son époux, Jared Kushner. Les détracteurs affirment que ce complexe hôtelier de luxe, dont le coût est estimé à 4,6 milliards de dollars et qui devrait être construit dans une zone protégée de la côte adriatique du pays, représente un risque pour l'environnement.

    Le Premier ministre Edi Rama défend ce projet : "Il s'agit d'un investissement très important, pas seulement de la part de Jared Kushner mais aussi d'investisseurs du Qatar. C'est un investissement qui va nous aider à ne plus avoir seulement un tourisme low cost, qui implique beaucoup de pression sur l'environnement. Ce projet va également amener beaucoup plus d'argent dans le pays. [...] Nous avons été élus pour tenir nos promesses. Ce projet en fait partie. C'est très intéressant parce qu'à Tirana, il y a des manifestations mais à Vlora, où le projet doit se faire, les gens sont pour le projet."

    "Il s'agit de manifestants contre le gouvernement"

    Il défend le droit des Albanais à manifester mais remet en question les motifs liés à ces protestations : "Ces manifestations montrent que l'Albanie est un pays démocratique. [...] Mais les manifestants ne représentent pas tous les Albanais. Nous avons la preuve, grâce à des enquêtes, que la majorité des Albanais sont en faveur de ce projet. Ce projet n'est plus la raison des manifestations. On ne parle même plus de ce projet. Il s'agit de manifestants contre le gouvernement, qui veulent la fin de ce gouvernement."

    Selon lui, ce projet lié à la famille Trump est un moyen pour les manifestants "d'attirer l'attention du monde entier" : "Tous ceux qui n'aiment pas Donald Trump soutiennent ces manifestations. Cela leur donne une raison pour critiquer Donald Trump."

    La zone dans laquelle le complexe immobilier doit voir le jour est une aire protégée, abritant de nombreux oiseaux migrateurs, dont des flamants roses, devenus symbole de la protestation. Les opposants au projet accusent le gouvernement d'avoir modifié la loi pour permettre la réalisation de ce projet. Ce que réfute le Premier ministre : "Il ne s'agit pas d'un changement de loi pour rendre le projet faisable. Il s'agit d'un territoire protégé où nous pouvons construire sous certaines conditions."

    Selon lui, les ingérences extérieures contre ce projet sont multiples : "Il y a une ingérence de l'Iran avec qui nous sommes en guerre cyber depuis trois ans. Puis, il y a des concurrents dans la région qui ne veulent pas voir ce développement en Albanie. Enfin, comme je le disais, une partie de la population veut des choses différentes pour le pays."

    "La lutte contre la corruption est notre cheval de bataille"

    Le parquet anticorruption a ouvert une enquête sur les modalités d'achat des terrains. Le Premier ministre ne reconnaît qu'une affaire en cours : "Cela fait partie de toutes ces demi-vérités qui, avec les réseaux sociaux, deviennent un grand mensonge. Il n'y a jamais eu de problèmes avec les fonds. Ils proviennent de la Banque d'investissement du Qatar. [...] Le parquet anticorruption fait une enquête sur l'un des propriétaires qui a vendu le terrain. L'investigation continue."

    Beaucoup de manifestants expriment leur frustration face à la corruption qui sévit dans le pays : "La lutte contre la corruption est notre cheval de bataille. [...] Nous avons fait une montagne de choses pour lutter contre."

    Les États membres viennent de voter la possibilité de créer des centres de rétention dans des pays à l'extérieur de l'UE qui auront vocation à accueillir les migrants en situation irrégulière expulsés d'Europe. Il y a quelques années, l'Albanie avait déjà signé un accord avec l'Italie de droite radicale de Giorgia Meloni. Il prévoyait l'ouverture de centres de rétention gérés par Rome en Albanie. Ces centres ont à plusieurs reprises été bloqués par la justice.

    À la question de savoir si ces centres pourront à présent fonctionner, Edi Rama rappelle que ce "projet est géré par l'État italien" : "Nous avons mis à disposition un terrain, de l'espace. Pour le reste, c'est l'Italie". Selon lui, ces centres ne posent "pas de problèmes" à la population albanaise.

     

    Emission préparée par Oihana Almandoz, Perrine Desplats, Renaud Lefort, Charlotte Prudhomme et Isabelle Romero

    18 min

About Ici l'Europe

From the publisher's feed

Rendez-vous à Bruxelles pour un entretien avec une personnalité européenne de premier plan, suivi d'un débat entre eurodéputés. Le samedi à 11 h 10 (heure de Paris), puis 15 h 40.

More shows like Ici l'Europe

Affaires étrangères by France Culture

Affaires étrangères

104 Listeners

Le Billet politique by France Culture

Le Billet politique

9 Listeners

Le débat by FRANCE 24

Le débat

18 Listeners

Cap Amériques by FRANCE 24

Cap Amériques

5 Listeners

Les Enjeux internationaux by France Culture

Les Enjeux internationaux

34 Listeners

Géopolitique by France Inter

Géopolitique

200 Listeners

Cultures monde by France Culture

Cultures monde

56 Listeners

L'édito éco by France Inter

L'édito éco

8 Listeners

L’invité de 8h20 : le grand entretien by France Inter

L’invité de 8h20 : le grand entretien

18 Listeners

Entendez-vous l'éco ? by France Culture

Entendez-vous l'éco ?

34 Listeners

L'Invité(e) des Matins by France Culture

L'Invité(e) des Matins

24 Listeners

La Revue de presse internationale by France Culture

La Revue de presse internationale

32 Listeners

Tech 24 by FRANCE 24

Tech 24

3 Listeners

C'est en France by FRANCE 24

C'est en France

32 Listeners

Reporters by FRANCE 24

Reporters

5 Listeners

Les Observateurs by FRANCE 24

Les Observateurs

2 Listeners

La semaine de l’éco by FRANCE 24

La semaine de l’éco

1 Listeners

L'invité de l'éco by FRANCE 24

L'invité de l'éco

3 Listeners

L'Entretien de l'intelligence économique by FRANCE 24

L'Entretien de l'intelligence économique

0 Listeners

Mode by FRANCE 24

Mode

1 Listeners

Les Observateurs ligne directe by FRANCE 24

Les Observateurs ligne directe

0 Listeners

Express Orient by FRANCE 24

Express Orient

1 Listeners

C dans l'air by France Télévisions

C dans l'air

132 Listeners

Parlons-en, les invités by FRANCE 24

Parlons-en, les invités

1 Listeners

Info ou intox by FRANCE 24

Info ou intox

0 Listeners

Perspective by FRANCE 24 English

Perspective

0 Listeners

Géopolitique by RFI

Géopolitique

28 Listeners

L'Heure du Monde by Le Monde

L'Heure du Monde

65 Listeners

Pas 2 Quartier by FRANCE 24

Pas 2 Quartier

0 Listeners

Outre-Mer by FRANCE 24

Outre-Mer

1 Listeners

On va plus loin by FRANCE 24

On va plus loin

2 Listeners

Une semaine dans le monde by FRANCE 24

Une semaine dans le monde

48 Listeners