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Nous sommes de retour à Bruxelles, au Parlement européen, où se pressent, dès cette semaine, les 720 nouveaux eurodéputés élus, dont 81 français. Les élections du 9 juin ont été marquées par une relative stabilité des grands partis qui forment la majorité pro-européenne : le Parti Populaire européen (PPE) à droite, les Socialistes et Démocrates à gauche, et Renew au centre en net recul néanmoins. Les groupes de la droite extrême connaissent une nette progression dans de nombreux pays européens.
Cette progression de la droite radicale européenne, qui fait gonfler les groupes ID et ECR, est sans commune mesure avec les résultats en France où l’extrême droite a récolté 40 % des voix si l’on additionne les voix du Rassemblement national (RN) et de Reconquête.
Le président Emmanuel Macron a donc décidé de dissoudre l’Assemblée nationale et de convoquer de nouvelles élections législatives à la fin du mois. Un séisme politique en France – et même en Europe – qui pourrait aboutir à l’arrivée au pouvoir de la droite extrême dans l’une des premières puissances européennes. Retour sur les conséquences européennes de cette décision avec nos invités, trois eurodéputés réélus en France.
Emission préparée par Sophie Samaille, Isabelle Romero, Agnès Le Cossec, Perrine Desplats et Anaïs Boucher
Nous recevons cette semaine Nicolas Schmit, commissaire européen à l'Emploi, aux Affaires sociales et à l'Insertion. Ce Luxembourgeois de 70 ans est la tête de liste commune du Parti socialiste européen (PSE) pour les élections européennes de juin 2024. À quelques jours du scrutin européen, il nous parle de la social-démocratie européenne et des défis qu’elle devra relever pour cette nouvelle législature, face à une extrême droite qui caracole en tête des sondages et vise à modifier les équilibres au Parlement européen.
Nicolas Schmit veut "se rapprocher des citoyens européens et de leurs attentes par rapport à l’Europe". Si cette "proximité" dans la course à l’Europe est "fondamentale" pour le Commissaire, il ne doit pas oublier la concurrence de la droite, menée par Ursula Von der Leyen, qui est donnée en tête des sondages. Mais pour Nicolas Schmit, impossible de prédire un résultat exact, et il dit "croire encore à une victoire possible" pour le PSE.
Quand l’extrême droite courtise la droiteMais la social-démocratie est bien à la peine en Europe : les socialistes européens sont à la tête de quatre gouvernements seulement. "Les socialistes ont obtenu de bons résultats dans un certain nombre de pays", nuance-t-il. Mais bien souvent, "même s’il y a des socialistes au gouvernement, ils sont mis à l'écart par la droite libérale, qui fait des alliances avec l’extrême droite", s’inquiète-t-il. C’est le même mécanisme au Parlement européen, où l’extrême droite souhaite ardemment se rapprocher de la droite, à commencer par Viktor Orban : le Premier ministre hongrois plaide pour un rapprochement des souverainistes européens autour de Marine Le Pen et Giorgia Meloni.
La cheffe du gouvernement italienne est aussi courtisée par la droite plus traditionnelle d’Ursula Von der Leyen. Pour Nicolas Schmit, cette romance est une trahison de la "fiction qui a été inventée par le PPE et par madame Van der Leyen de ne faire des alliances qu’avec ceux qui sont pro-européens, pro-Ukraine, et pro-État de droit. En appelant à constituer un groupe commun, le populiste hongrois "Viktor Orban nous a rappelé que Giorgia Meloni et Marine Le Pen sont des souverainistes qui ne partagent pas la conception fondamentale de l'Europe de la démocratie chrétienne [...]. Être souverainiste, ce n’est pas s’engager pour le respect des droits des femmes, des minorités, de la liberté des médias."
Les deux visions pour l’Europe sont donc "totalement incompatibles", et une majorité pour soutenir un mandat Von der Leyen entre les socio-démocrates qu’il dirige et les troupes de Giorgia Meloni est une "option exclue".
Une gestion "problématique" d’Ursula von der LeyenNicolas Schmit critique vivement le bilan de la présidente sortante : "Les décisions au collège ne sont pas vraiment prises au collège." Il dénonce une gestion "problématique" des politiques majeures, et cite notamment les accords sur les migrants et sur un partenariat financier avec la Tunisie, qui n’ont, selon lui, "pas été décidés de manière collégiale". Les socialistes européens sont par ailleurs plutôt réticents à l’égard de ces accords d’externalisation prévus par le pacte migratoire récemment adopté par l'Union européenne. Le Commissaire s’inquiète du manque de "protection" et de "suivi des réfugiés" à qui on a refusé l’accès à l’Europe. Cette absence de prise en charge n’est pas "digne des valeurs européennes".
À propos de la Palestine, sujet qui a divisé les socialistes européens, Nicolas Schmit se prononce en faveur d’une reconnaissance de la Palestine. S’il condamne les "crimes impardonnables du 7 octobre et les otages toujours détenus par le Hamas", le Commissaire blâme la riposte du gouvernement d’extrême droite israélienne : "On apprend tous les jours de nouveaux bombardements de civils, de camps de réfugiés, les déplacements perpétuels de populations à Gaza." Pour lui, "l'UE doit lever la voix" contre un "gouvernement israélien qui ne respecte plus rien, ni les décisions internationales, ni d'ailleurs, le droit international et les droits des populations civiles". Il salue l'initiative de Pedro Sanchez et du gouvernement irlandais, "car la seule voix est de relancer une initiative de paix basée sur deux États".
Concernant le volet social, le Commissaire aux Affaires sociales souhaite défendre la santé comme "droit fondamental des citoyens de l’UE". La "notion de service public doit être au cœur du projet européen social-démocrate : il faut notamment veiller à ce que les salaires soient corrects", avec l’aide du salaire minimum européen qu’il a mis en place en tant que Commissaire, et "aider les personnes qui sont exclues du marché du travail à revenir sur le marché du travail".
Le RussiaGate montre le "vrai visage de l’extrême droite"Quant à l’influence de la Russie sur la campagne européenne, Nicolas Schmit déplore des "interférences permanentes au niveau européen comme au niveau national". Selon lui, le "RussiaGate" et les perquisitions dans les bureaux d’assistants parlementaires de l’AfD, la droite radicale allemande, "montre le vrai visage de l'extrême droite, dont les candidats sont des patriotes de pacotille et des amis de Poutine et de la Chine de Xi".
"J'alerte les citoyens qui peuvent effectivement s'égarer de ce côté-là : leur vote est aussi un vote de soutien indirect à ces dictatures puisque, on le connaît, il y a des liens évidents entre l’extrême droite et Poutine", conclut-il.
Une émission préparée par Isabelle Romero, Elitsa Gadeva, Perrine Desplats et Anaïs Boucher
Nous entrons dans la dernière ligne droite de la campagne des élections européennes. Le scrutin aura lieu entre le 6 et 9 juin en fonction des pays, le 9 juin en France. Certains thèmes de cette campagne européenne mettent en lumière les clivages politiques des différents candidats, que ce soit sur la guerre en Ukraine, l’écologie ou encore l’économie et le pouvoir d’achat. Nous vous éclairons sur les tendances de fond.
Une émission préparée par Isabelle Romero, Perrine Desplats et Anaïs Boucher
Nous recevons cette semaine Nadia Calviño, présidente de la Banque européenne d’investissement (BEI), ancienne ministre de l'Économie du gouvernement Sanchez, et vice-présidente de ce gouvernement socialiste espagnol. Elle est la première femme à accéder à la tête de cette grande banque de l’Union européenne, qui a investi plus de 87 milliards d’euros en 2023 en Europe. Transformer la BEI en "Banque verte" au service des technologies et du futur, tout en renforçant l’industrie de la défense européenne : c’est le défi qu’elle s’est fixé depuis sa prise de fonction, en janvier 2024.
Les investissements de la BEI sont, selon sa présidente, "clés pour l’avenir de l’Europe", qui fait face à des défis colossaux, à commencer par la guerre en Ukraine. Après la prudence de son prédécesseur sur l’industrie de la défense, Nadia Calviño admet que la BEI doit s’adapter aux nouveaux enjeux et "contribuer aux politiques de l’UE". Mais elle préconise une "gestion prudente du portefeuille" afin de "préserver cette force financière". La BEI a annoncé lever les restrictions concernant les biens à double usage, civil et militaire. Un "grand pas en avant", selon Nadia Calviño, pour "contribuer à soutenir l’industrie européenne de sécurité et de défense".
L’accès au secteur de la défense sera aussi facilité pour les PME "actives dans ces domaines en Europe". Son plan d’action soutient une défense "made in Europe" pourvoyeuse de nombreux emplois. Les entreprises sont des "acteurs majeurs, mais aussi très innovateurs", souligne la présidente, "parce qu’il faut soutenir toutes les nouvelles technologies, que ce soit dans l’espace, les drones, le digital, tout comme les start-ups et les petites entreprises".
"La BEI est le partenaire le plus important de l’Ukraine en ce qui concerne les investissements"Depuis huit ans, la BEI a alloué plus de 6 milliards d’euros à des programmes dédiés à l’industrie de sécurité et de défense, qui permettent de couvrir "la plupart des investissements que les États membres nous demandent, que ce soit le contrôle des frontières, la mobilité du matériel militaire, les drones et toutes les infrastructures". Mais pour ce qui est de la production de munitions, priorité des Ukrainiens, la BEI ne fait, pour l’instant, que "s’aligner avec les autres institutions financières et contribuer là où il y a une vraie valeur ajoutée d’une banque d’investissement", explique Nadia Calviño.
La BEI participe aussi à la reconstruction de l’Ukraine, à travers une "expertise technique" accompagnée d'investissements. "En ce moment, nous sommes le partenaire le plus important de l’Ukraine en ce qui concerne les investissements", assure sa présidente. Ce soutien pourrait déboucher sur un accord avec le Premier ministre ukrainien autour de "projets concrets pour aider la résilience de la force de l’économie ukrainienne". Nadia Calviño promet donc d’être au rendez-vous de la reconstruction de l’Ukraine. Elle envisage de "financer des grandes infrastructures énergétiques de transport, la rénovation énergétique des bâtiments, des écoles, des hôpitaux", mais aussi de "soutenir le secteur privé".
Ce soutien de la BEI est concurrencé par les États-Unis et grand plan d’investissement de l’administration Biden, l’Inflation Reduction Act, mais aussi par la Chine, qui subventionne les grands groupes. Nadia Calviño entend "préserver le leadership européen" face à ces grands acteurs, notamment dans le domaine des nouvelles technologies. Selon la présidente, c'est dans ce secteur qu’il faut "construire la compétitivité, la productivité et le bien être des citoyens" et à l'avenir, "faire de la transition verte un succès européen accessible pour les entreprises et pour les citoyens". Elle entend "soutenir les secteurs les plus affectés, comme l’agriculture", faire en sorte que les industries "restent en Europe" et que ça soit "profitable d’un point de vue de leur business", affirme-t-elle.
Aucun pays ne peut faire face aux défis actuels tout seulPlus de la moitié des investissements de la BEI sont consacrés à la finance verte. "On est en train d'investir dans les technologies de l'avenir et garantir qu'on peut avoir une transition climatique qui aille au bénéfice des citoyens et des entreprises", assure sa présidente. L’accélération de cette transition verte va de pair avec "l’autonomie stratégique" de l’Europe en matière d’énergies : "On ne peut pas dépendre des autres quand il s’agit d’énergie, et c’est là qu’on doit investir", préconise-t-elle.
Cette autonomie doit se construire avec le concours de tous les pays de l’UE, selon la présidente : "Aucun pays, même la France ou l'Allemagne, qui sont de grands pays, ne peuvent pas faire face aux défis actuels tout seul. L’Union nous rend plus forts et il faut vraiment continuer à construire une Union européenne qui nous permette d'avoir une meilleure confiance pour faire face aux grands défis."
Un autre combat de Nadia Calviño est la parité dans les institutions européennes. Elle voit le "changement de notre société" vers plus de parité comme "une force de progrès pour l'Europe" et "espère bien que la prochaine commission, le prochain Parlement, sera le plus paritaire possible". Cette évolution est très bénéfique pour l’Europe, mais aussi pour les entreprises qui, quand elles respectent la parité, "sont plus efficaces, ont de meilleurs résultats et c'est mieux pour les citoyens", selon elle.
À quelques semaines du scrutin européen, elle dresse le bilan de la dernière législature : "On est resté unis jusqu'à maintenant. On a répondu à la pandémie et à la guerre en Ukraine de façon unie, déterminée. Et je pense que c'est le secret de notre succès. Il faut continuer dans la même ligne pour l'avenir." Elle met toutefois en garde : il ne faut pas "oublier les défis qui sont plus structurels, comme le changement climatique".
Face à la pression géopolitique, Nadia Calviño envoie un message fort à quelques semaines du scrutin européen : "Ces élections doivent être marquées par la protection des valeurs européennes, parce que l'Europe a été un phare de liberté, de paix, de protection des minorités et de respect pour le monde, et ce rôle doit être protégé", conclut-elle.
Une émission préparée par Sophie Samaille, Perrine Desplats, Anaïs Boucher et Isabelle Romero
Nous sommes à quelques jours du scrutin qui définira le nouveau visage du Parlement européen et qui se tiendra du 6 au 9 juin. Les citoyens des 27 États membres vont-ils le bouder ou se passionner pour lui ? Dans plusieurs pays, ces élections sont généralement marquées par des records d’abstention, avec une légère embellie tout de même en 2019, où le taux de participation a été de 51 %. Comment les États s'organisent-ils pour inciter leurs citoyens à voter ?
Parmi les pays membres, on constate des écarts très importants : à peine 22 % des Slovaques se sont rendus aux urnes il y a cinq ans, contre 88 % des Belges. Ce chiffre spectaculaire est lié au vote obligatoire sous peine d'amende, en vigueur en Belgique ainsi qu'en Bulgarie, en Grèce et au Luxembourg.
De plus en plus d’États membres espèrent booster la participation aux européennes en baissant l'âge du vote à 16 ans, comme la Belgique ou l'Allemagne.
Une émission préparée par Sophie Samaille, Perrine Desplats, Isabelle Romero et Anaïs Boucher
Adopté en janvier 2020, le Pacte vert pour l'Europe est un ensemble de textes fondateurs du mandat de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Son ambition est de dessiner une transition écologique et économique qui doit permettre à l’Union européenne d’atteindre son objectif de neutralité carbone en 2050. Mais si elle est impulsée par Bruxelles, la transition se fait aux quatre coins de l’Union. Nous vous proposons donc d’aller à la rencontre de ceux qui travaillent à futur plus vert pour notre continent.
C'est un défi ambitieux – trop pour certains – qui nécessitera un bouleversement du mode de vie européen dans des domaines aussi variés qu'essentiels : industrie, énergie, logement, agriculture…
Pour y parvenir, l'Union européenne use du bâton et de la carotte. Elle impose la fin du moteur thermique d'ici 2035, interdit des pesticides les plus toxiques, et demande la fermeture des mines de charbon. Mais elle propose aussi des solutions, comme le Fonds pour une transition juste, qui compense les régions affectées par la décarbonation de l'Europe, et apporte un soutien ciblé pour mobiliser 55 milliards d'euros sur la période 2021-2027.
Malgré cela, en 2024, cinq ans après son lancement, la transition verte reste un épouvantail : les agriculteurs ont manifesté contre dans plusieurs pays, le lobby de l'automobile s'est mobilisé pour diluer les mesures requises par l'Union européenne, et les régions historiquement liées au charbon s'inquiètent. Si le "Pacte vert" est critiqué de toutes parts, Bruxelles insiste pour trouver des solutions préparant un futur plus durable.
Nos reporters Luke Brown et Johan Bodin ont parcouru l'Europe pour récolter des solutions soutenues par l'Union européenne : en France, c'est une start-up fabriquant un engrais performant à l'aide de 25 millions de vers de terres ; en Estonie, ce sont des quartiers d'habitation datant de l'époque soviétique qui nécessitent des travaux d'isolation pour réduire le gaspillage énergétique ; en Pologne, ce sont des régions entières, jadis dépendantes du charbon brun – le plus polluant – qui reçoivent de l'aide de l'Europe pour garantir un avenir durable, vert et prospère. Les beaux projets foisonnent, mais ceux qui font la transition se heurtent parfois au lobbying de ceux qui veulent la défaire.
Rédaction en chef : Caroline de Camaret
Reportage : Luke Brown et Johan Bodin
Montage : Aurélien Porcher et Fabrice Briault
Reportage cofinancé par l'Union européenne. Les vues et opinions exprimées sont cependant celles de l'auteur ou des auteurs uniquement, et ne reflètent pas nécessairement celles de l'Union européenne ou de la DG Politique régionale et urbaine. Ni l'Union européenne ni la DG Politique régionale et urbaine ne peuvent en être tenues responsables.
La campagne des élections européennes bat son plein, avec un scrutin dans moins d’un mois, du 6 au 9 juin. Un vote à la proportionnelle à un tour, avec un véritable enjeu pour notre futur : voulons-nous plus ou moins d’Europe ? Car deux projets de société s’affrontent dans cette campagne : le fédéralisme européen face au souverainisme national.
Alors que les sondages prédisent une progression par rapport à 2019 des deux groupes de droite eurosceptique au Parlement européen – le groupe Identité et démocratie (ID), qui rassemble notamment les eurodéputés français du Rassemblement national et l’AfD allemande, et le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE), qui accueille par exemple les Italiens du parti Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement italien. Pour la première fois de l’histoire, ces deux groupes de droite radicale pourraient représenter 20 % de l’hémicycle du Parlement européen.
La campagne européenne a été récemment marquée par deux faits d'actualité : aux Pays-Bas, Geert Wilders, du Parti pour la Liberté, classé à l'extrême droit, vient de réussir à former un gouvernement de coalition avec trois autres partis, dont la droite libérale du VVD. Et en Slovaquie, le Premier ministre souverainiste et prorusse Robert Fico a été victime d’un attentat, ce qui a provoqué l’émoi au sein de l’Union européenne.
Une émission préparée par Sophie Samaille, Perrine Desplats, Isabelle Romero, Paul Guianvarc'h et Anaïs Boucher
France 24 célèbre la Journée de l'Europe, le 9 mai, en donnant rendez-vous sur le parvis de l'Hôtel de ville, au cœur de Paris, pour un échange avec des sportifs et le public. À moins de trois mois des Jeux olympiques, il est grand temps de se bouger ! Mais à peine 38 % des Européens pratiquent une activité sportive hebdomadaire et 45 % n’en pratiquent même jamais, selon Eurobaromètre.
Si le monde sportif est régit par des politiques nationales, l'Europe agit en support. La justice européenne a par exemple tranché sur des sujets importants comme les violences dans les manifestations sportives, le dopage, et les transferts des grands clubs.
Côté économie, l’Europe a des budgets dédiés, pour aider les sportifs à participer aux grands rendez-vous et à stimuler le sport pour tous. Pour en parler, nous recevons des sportifs de haut niveau aux parcours atypiques. Ils ont tous participé à des Jeux qu’ils soient olympiques ou paralympiques. Autant dire que ce sont des grands champions avec des personnalités bien affirmées.
Émission préparée par Perrine Desplats, Isabelle Romero, Sophie Samaille et Agnès Le Cossec
France 24 célèbre la journée de l'Europe en donnant rendez-vous sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris pour une table ronde au cours de laquelle il sera question d’Europe de la culture et des sciences. Elle rassemble des Européens au parcours inspirant : la tête dans les étoiles, dans les petits plats mijotés, les carnets de croquis ou dans les séries télévisées. Car l'Europe est présente dans tous les segments de notre vie quotidienne, mais aussi dans les secteurs qui nous inspirent et nous font rêver.
Une émission préparée par Perrine Desplats, Agnès Le Cossec, Isabelle Romero et Sophie Samaille
Depuis le Parlement européen de Strasbourg, nous évoquons la campagne des élections européennes, ses thèmes importants et ses enjeux dans les différents États membres de l’Union européenne. Cette semaine, nous nous intéressons à l’Espagne. Avec 48 millions d’habitants, c'est l’un des pays plus peuplés de l’Union et la quatrième économie de la zone euro, avec un revenu médian de 1 400 € par mois.
En juin prochain, les électeurs espagnols éliront 61 eurodéputés. Politiquement, c’est une coalition de gauche qui gouverne l’Espagne depuis cinq ans, avec un gouvernement composé des socialistes du Premier ministre Pedro Sanchez et de la plateforme d'extrême gauche Sumar, sans oublier les indépendantistes catalans, qui soutiennent le gouvernement en échange d’une loi d’amnistie pour les indépendantistes impliqués dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.
Il y aura d’ailleurs, en pleine campagne pour les élections européennes, des élections régionales en Catalogne, le 12 mai prochain. La question catalane sera donc l’un des enjeux centraux du scrutin européen, en juin prochain.
Une émission préparée par Perrine Desplats, Isabelle Romer, Agnès Le Cossec et Sophie Samaille
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Rendez-vous à Bruxelles pour un entretien avec une personnalité européenne de premier plan, suivi d'un débat entre eurodéputés. Le samedi à 11 h 10 (heure de Paris), puis 15 h 40.

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