Invité culture

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Invité culture episodes

  • Nul besoin de visa ou de carte de séjour: l'exposition poétique d'Oriol Vilanova à la Biennale de Venise

    Il collectionne les cartes postales par milliers depuis vingt ans. Une passion qui l'entraîne à quitter son pays, l'Espagne, pour s'installer à Bruxelles où la brocante est plus intéressante. Oriol Vilanova a installé une partie de sa collection au Pavillon de l'Espagne à la Biennale d'art de Venise. Une exposition pas comme les autres, comme une page d'un patrimoine de l'humanité.

    À lire aussiRDC: à la Biennale de Venise, le feu réparateur de la photographe Gosette Lubondo

    4 min
  • Vassilena Serafimova, un marimba sans frontières dans l'album «Melodies in a Bottle»

    Venu d'Afrique, façonné en Amérique latine, puis perfectionné en Europe et en Asie, le marimba a traversé les continents et les siècles. En France, il s'est révélé au grand public aux Victoires de la musique classique en 2015 grâce à la Bulgare Vassilena Serafimova. Dans son dernier album Melodies in a Bottle, cette ambassadrice du marimba fait dialoguer les lames boisées de son instrument avec les cordes du quatuor féminin Ardeo. Une traversée musicale de Vivaldi à Gershwin, en passant par Satie et Debussy. Rencontre cette virtuose qui a choisi le marimba à seulement 12 ans.

    5 min
  • Toutes les vies de Cheikh Ibra Fam réunies dans son album «Adouna»

    Le chanteur et musicien sénégalais Cheikh Ibra Fam est de retour. Après Peace in Africa sorti en 2022, il dévoile un nouvel album intitulé Adouna. Une fusion sonore tirée de tous ses voyages autour du monde : soul ouest-africaine, maloya réunionnais, sonorités zouk et rythmes afro-cubains. Un disque solaire qui vous donnera à coup sûr envie de danser.

    À lire aussiCheikh Ibra Fam dans le tourbillon de la vie

    7 min
  • Marc Ball: «Bruce Lee est le symbole des opprimés de la Terre»

    Propulsé au rang d'icône en 1973 par Opération Dragon de Robert Clouse, Bruce Lee a répandu une fièvre du kung-fu qui hante toujours l'imaginaire mondial. Avec Opération Dragon : la révolution Bruce Lee, Marc Ball revient sur le film culte qui a fait du surdoué du kung-fu un symbole de résistance pour tous les exclus. Un documentaire inédit diffusé mercredi 10 juin sur Arte.

     

    À lire aussiBruce Lee et son ultime film «Opération Dragon» racontés dans un documentaire sur Arte

    4 min
  • Olivier Mellor, pour la chronique sociale «7 minutes (comité d'usine)»

    Faut-il tout accepter pour garder son travail ? Cette question est au cœur de la pièce 7 minutes (comité d'usine) de Stefano Massini, mise en scène cette année par Olivier Mellor. Dans une usine Picard & Roche, onze femmes disposent d'une heure top chrono pour s'accorder sur une décision : voter pour ou contre la réduction de leur pause déjeuner de 7 minutes, au nom des 200 ouvrières de l'usine. Une chronique sociale où le temps devient outil de pouvoir.

    À retrouver sur scène : 

    Du 11 au 28 juin 2026 au Théâtre de l'Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes (Paris)

    Décembre 2026 : à l'espace culturel Saint-André (Abbeville, 80)

    Mars 2027 : au Centre culturel Jacques Tati (Amiens, 80)

    Mars 2027 : à L'Éden – scènes transfrontalières (Hirson, 02)

    Mars 2027 : à l'Espace culturel Antoine Vitez (Moreuil, 80)

    11, 12, 13 mai 2027 : au Comité de Picardie (Amiens, 80)

    Mai 2027 : au Théâtre du Beauvaisis – scène nationale (Beauvais, 60)

    Mai 2027 : au Théâtre de la Verrière (Lille, 59)

    4 min
  • RDC: à la Biennale de Venise, le feu réparateur de la photographe Gosette Lubondo

    « Saisis le feu », c'est sous cette thématique autour de la forge et des forgerons que sont réunis les neuf artistes du Pavillon du Congo à Venise. Pour sa première participation à la Biennale d'art, la RDC s'est installée dans l'un des plus beaux lieux de la cité des Doges, dans la Scuola Grande di San Marco. La photographe Gosette Lubondo fait partie des plus jeunes artistes du pavillon.

    Gosette Lubondo, qui vient de recevoir le prix Art African Award, expose pour la première fois à la Biennale de Venise. Une biennale qui accueille le public jusqu'au 22 novembre.  

    À lire aussiLa Biennale de Venise se déchire face à la participation de la Russie et d'Israël

    4 min
  • «Toutes mes sœurs» de Massoud Bakhshi: 18 ans dans la vie de deux sœurs iraniennes

    Pendant dix-huit ans, le réalisateur iranien Massoud Bakhshi a filmé deux sœurs de Téhéran, de leurs jeux d’enfance à leur entrée dans l'âge adulte. Avec Toutes mes sœurs, il compose un documentaire intime et politique, où les questions de famille, de liberté, de transmission et de condition féminine racontent en creux l'évolution de la société iranienne contemporaine. 

    À lire aussiIran: le combat de Mersedeh Shahinkar, icône du mouvement Femme, vie, liberté

    4 min
  • Hala Moughanie: «Aucun être humain ne devrait accepter d'être en alerte constante»

    Le Liban a été à l'honneur, à la fin du mois de mai, du prestigieux festival des Étonnants voyageurs à Saint-Malo, dans l'ouest de la France. Parmi les nombreux écrivains invités, Muriel Maalouf a aussi rencontré Hala Moughanie. Dramaturge, elle a publié son premier roman Les bestioles aux éditions Elzyad. Le récit prend sa source dans l'explosion du port de Beyrouth en 2020. À travers son personnage principal, un épicier, l'autrice fait entendre la rage et la colère de tout un peuple impuissant face au chaos subi depuis des décennies.

    4 min
  • Cinéma: avec «La Bataille de Gaulle», Simon Abkarian incarne Charles avant De Gaulle

    C'est le plus gros projet du cinéma français cette année : avec plus de 70 millions d'euros de budget, le diptyque La Bataille de Gaulle, réalisé par Antonin Baudry, fait figure de véritable blockbuster. Dans ces deux longs métrages – dont le premier volet sort ce mercredi 3 juin –, le cinéaste se penche sur le combat de Charles de Gaulle, entre 1940 et 1944, pour organiser la France libre, unifier la résistance, et combattre l'occupant. Simon Abkarian – qui incarne le général à l'écran – est l'invité culture de RFI.

    RFI : Simon Abkarian, vous incarnez Charles de Gaulle dans le diptyque La Bataille de Gaulle – comment était-ce, de se glisser dans la peau d'un tel personnage ? 

    Simon Abkarian : (rires) On ne s'y glisse pas comme cela ! Cela passe par le texte d'abord : le scénario, l'écriture. Puis, il y a le travail sur le maquillage et la silhouette. Et surtout, essayer de trouver l'endroit de la folie de Charles de Gaulle ; de son humanité, son éloquence, son érudition, son courage, sa probité, etc. Ce sont de belles nourritures, pour un acteur. 

    Lorsqu'on joue une figure aussi connue, documentée, et chargée historiquement, de quelle liberté de jeu dispose-t-on vraiment ?

    Il faut, justement, se libérer de l'icône, s'en défaire. J'avais commencé à regarder des archives et, très vite, j'ai décidé d'arrêter – je m'en étais assez imprégné. Il fallait ensuite laisser libre cours à l'imaginaire, dans mon travail d'acteur. C'est-à-dire de réinvention, de réincarnation. On ne peut pas jouer De Gaulle d'une manière anthropologique, ce n'est pas possible – et ce n'est pas intéressant de jouer une icône. Une icône, ça s'accroche à un mur, et basta. L'important, c'est lui redonner son souffle et sa vie, et de l'incarner par le travail d'acteur.

    Vous parliez de la folie de Charles de Gaulle : pour incarner ce personnage, sachant ce qu'il représente aujourd'hui en France, peut-être fallait-il aussi un petit grain de folie ?

    Quoi que l'on essaie d'incarner, si on n'a pas un grain de folie en soi, il ne faut pas faire ce métier. Il y a, à un moment donné, un endroit de folie, qui fait que, d'un coup, on se projette dans le corps d'un autre, dans l'histoire d'un autre. Mais, c'est vrai, avec Charles de Gaulle, c'est un peu puissance 10. Le type est irrationnel, irréel ; et il est lui-même un acteur qui se joue et se représente sur la scène du monde. C'est très important, pour un acteur, d'avoir un grain de folie pour aller vers ces rôles-là.

    Cette année, de nombreux films présentés à Cannes, outre La bataille de Gaulle, abordaient la période de la Seconde Guerre mondiale et la notion de résistance. Comment interprétez-vous ce mouvement collectif ?

    Je crois qu'on a besoin de retourner à nos fondamentaux, c'est-à-dire, ceux qui se sont battus pour que la France soit un pays prospère. Le piège de la prospérité, c'est qu'on a tendance à oublier ceux qui sont morts pour tout cela. Aujourd'hui, je pense que le moment est venu de se rappeler qui a bâti tout ça, et à quel prix. De se souvenir de ce que l'on a combattu, de qui on a combattu, et de qui est en train de ressortir sa tête des marécages. À mon avis, il est nécessaire, et vital, de réaliser ce genre de projets. On a besoin presque de spiritualité pour nous sortir du prosaïque et faire appel à ce qu'il y a de noble en nous.

    Le contexte politique dont vous parlez à demi-mots, a-t-il joué dans votre décision d'accepter ce rôle du général de Gaulle ?

    Le contexte n'était pas le même lorsque j'ai accepté le rôle. Mais je pense que les artistes, quels qu'ils soient, ont quelque chose en eux, une espèce d'antenne qui leur permet de voir un peu plus loin. Il y a quelque chose qu'ils entendent et qu'ils voient venir que peut-être le commun des mortels ne veut pas voir, ou ne sait pas voir. En tout cas, ce sont des alarmes qu'on tire en disant « voilà, il y avait ça, cette résistance-là, cette invasion-là, cette idéologie mortifère-là, qui risque de revenir en ayant changé un peu son costume et son verbiage .»

    4 min
  • Avec «Saytu», l'artiste Alioune Diagne peint ce qui disparaît

    Après son passage remarqué à la Biennale de Venise en 2024, Alioune Diagne présente Saytu, à la Galerie Templon à Paris. Une série de peintures inédites aux couleurs telluriques issue d'un travail de terrain mené pendant deux ans au Sénégal. Le titre, emprunté au wolof, désigne l'idée de recherche et de préservation.

    L'artiste de 40 ans a parcouru le centre et le sud-est de son pays, le Sénégal, à la rencontre de communautés minoritaires : Bassari, Bédik, Dialonké et Coniagui. Chez ces ethnies vivant dans des villages isolés à Etiolo, Ibel, Iwol, Andjel, Madina Baffé, il a observé des rituels, des cérémonies et des formes de transmission, aujourd'hui fragilisés par les mutations sociales et culturelles du monde contemporain. Certaines pratiques disparaissent progressivement.

    Son projet repose moins sur une logique documentaire que sur une traduction plastique. Alioune Diagne réinterprète ces expériences à travers son système de « signes inconscients », une accumulation de modules picturaux proches du pointillisme occidental qui structure l'ensemble de ses compositions. De loin, les scènes apparaissent nettement. À mesure que le regard s'approche, elles se fragmentent en une multitude de signes autonomes.

    Masques, danses, chants, costumes et cérémonies deviennent des surfaces vibrantes dans lesquelles se mêlent abstraction et figuration. Certaines œuvres, à l'image de La jeune fille bassari, se livrent immédiatement. D'autres, comme Sous l'arbre sacré et La foule qui danse, demandent un regard plus attentif.

    L'exposition s'inscrit dans une réflexion sur la mémoire et la circulation des savoirs à l'ère de la mondialisation. Pour Alioune Diagne, la peinture est un outil d'archive autant qu'un espace de transformation. Son intérêt pour les rituels féminins et leurs formes de transmission traverse plusieurs de ses œuvres récentes, notamment La première ligne et Rythme Dialonké.

    Influencé par la pratique de son grand-père, maître coranique, l'artiste sénégalais développe un langage visuel pensé comme un système de signes universels. Une manière pour Alioune Diagne de fixer ce qui subsiste encore, avant disparition. 

    Alioune Diagne, exposition « Saytu » à la galerie Templon jusqu'au 18 juillet 2026

    4 min

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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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