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Les multiples visages de la création musicale sur le continent africain sont sous le feu des projecteurs. La saison 4 de la série Y’Africa est sortie il y a quelques jours sur les plateformes Trace Urban. Après les artistes et les sportifs, la série part cette fois à la rencontre des musiciens africains. Y’Africa dresse le portrait de 18 d’entre eux, venus du Rwanda, du Sénégal, du Maroc, du Cameroun ou encore du Ghana, et montre qu’il n’y a pas une mais bien des scènes émergentes africaines. Dan Assayag est le réalisateur de la série.
La saison 4 de la série Y'Africa est déjà disponible sur les plateformes de Trace Urban ainsi que sur l'application d'Orange, Max it TV.
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C’est l’une des grandes voix de la petite enfance. Isabelle Aboulker a composé une trentaine d’opéras destinés à la jeunesse, dont Les Enfants du Levant, inspiré d’une histoire vraie. En 1861, une soixantaine de jeunes, âgés de 5 à 21 ans, sont envoyés à pied de la prison de la Roquette à Paris jusqu’à une colonie agricole pénitentiaire sur une île paradisiaque au large de Toulon qui deviendra un bagne. Rencontre avec la compositrice octogénaire qui a su transformer cette mémoire sombre en une partition vivante et lumineuse, incarnée jusqu'au 30 mai par les enfants de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon.
Un opéra pour toute la famille à voir jusqu'au 30 mai au Théâtre de La Renaissance – Oullins-Pierre-Bénite.
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Marseille a ouvert grand ses ports, ses scènes et ses mémoires au lancement le 15 mai de la Saison Méditerranée 2026, vaste projet artistico-diplomatique lancé par Emmanuel Macron trois ans auparavant, porté par l'Institut français avec le soutien de RFI et de France Médias Monde. Cette édition met à l’honneur cinq pays liés à la France par leur histoire commune : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et le Liban.
Le contexte géopolitique est électrique. Les frontières se ferment, les discours identitaires prospèrent et le débat migratoire se raidit partout. Face à cette situation, la Saison Méditerranée choisit le contrechamp. Là où les États parlent de contrôle des flux migratoires, les artistes racontent les circulations et les transmissions.
À la direction artistique, la commissaire générale et metteuse en scène indépendante Julie Kretzschmar fait le pari des récits longtemps relégués à la marge. Ceux des héritages métissés, des mémoires déplacées. Une programmation qui refuse l’exotisme de façade et préfère donner à entendre ce que les conflits, les guerres, les exils et les fractures politiques tentent d’effacer, à savoir des langues, des gestes quotidiens, des imaginaires et des vies, bien évidemment.
Mémoires coloniales et postcolonialesLes œuvres présentées traversent les mémoires coloniales et postcoloniales sans détour. Une comédienne libanaise raconte ainsi le chaos de son pays à travers une simple recette de taboulé. Une cuisine comme archive intime d’un territoire en ruines. Plus loin, l’artiste palestinien Shareef Sarhan reconstruit une tour de débris détruite par un char israélien en 2023. Cette installation brute, traversée par la guerre, circulera entre Marseille, Bordeaux et Montpellier.
La cérémonie d’ouverture le 15 mai a réuni Camélia Jordana et Sofiane Saidi, roi d'un raï débarrassé des clichés folkloriques. Une inauguration musicale à l’image de l'événement : hybride et politique.
La Saison Méditerranée 2026, ce sont plus de 200 événements entre expositions, concerts et performances dans 60 villes françaises et du pourtour méditerranéen jusqu’au 31 octobre 2026.
À écouter dans 8 milliards de voisinsLes initiatives pour faire bouger les sociétés méditerranéennes
À Saint-Malo, le 36e festival des Étonnants voyageurs se poursuit, jusqu'au lundi 25 mai au soir, avec le Liban comme invité d'honneur. Écrivains et cinéastes du pays du cèdre sont présents en masse dans la ville bordée par l'océan. Sofia Karampali-Farhat est sans doute la benjamine des invités. Sa poésie résonne pourtant comme si elle venait du fond des temps.
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Swann Arlaud, c'est l'une des personnalités au cœur du 79ᵉ festival international de cinéma. Le 20 mai était projeté en compétition Notre Salut, un film sur un fonctionnaire zélé du régime pétainiste de Vichy, collaborant avec les Allemands. L'acteur, qui est l'un des signataires de la pétition anti-Vincent Bolloré qui fait tant parler sur la Croisette, incarne le personnage principal.
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Comment continuer de côtoyer ses voisins, ses anciens amis, parfois sa famille, lorsqu’un génocide a creusé un fossé au sein des communautés ? C’est ce qu’explore le film Ben’imana, présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes. Dans ce premier long-métrage, la réalisatrice rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo suit le personnage de Vénéranda, victime tutsi du génocide, et de sa fille Tina, en 2012, alors que les communautés tentent de se réconcilier à travers des procès populaires traditionnels, des « Gacaca ». Marie-Clémentine Dusabejambo est l’invitée culture du jour.
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Direction Cannes pour retrouver une personnalité du 79ᵉ festival international de cinéma. Aujourd'hui le réalisateur Arthur Harari. Coscénariste du film Anatomie d'une chute, qui remporta la Palme d'or, il est cette fois en première ligne pour son nouveau long métrage L'Inconnue, en lice pour la Palme d'or et projeté lundi 18 mai.
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En 2016, l'autrice française Annie Ernaux publiait son vingtième roman, Mémoire de fille. Un récit autobiographique comme une plongée dans l'été de ses 18 ans, premier été hors de la maison familiale pour être monitrice dans une colonie de vacances. Elle y subira des agressions et des viols commis par l'un des moniteurs. Ce récit, la réalisatrice Judith Godrèche l'a porté au cinéma dans une adaptation éponyme, nominée au Festival de Cannes dans la sélection Un certain regard.
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Dans leur roman graphique Les Sacrifiés du paradis, enquête au cœur du colonialisme vert, l'historien Guillaume Blanc et le dessinateur Chico Pacheco reviennent sur un sujet rarement abordé : le « colonialisme vert ». À travers une enquête située dans les parcs naturels éthiopiens des années 1960, le livre montre comment la protection de la nature a parfois servi à déplacer, contrôler ou expulser des populations africaines.
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C'est un drame qui avait secoué toute la France. En octobre 2020, le professeur d'histoire-géo Samuel Paty était assassiné à la sortie de son collège par un jeune islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Charlie Hebdo. Les onze derniers jours du professeur sont aujourd'hui portés à l'écran par le réalisateur français Vincent Garenq dans son film L'Abandon. Le rôle de Samuel Paty a été confié à l'acteur Antoine Reinartz.
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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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