Invité culture

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Invité culture episodes

  • La pièce «Aime-moi» de Fabien Ducommun, grand road trip à travers les États-Unis

    En ce moment au Théâtre des Mathurins de Paris se joue le spectacle musical Aime-moi : un seul en scène interprété par le comédien Fabien Ducommun, également co-metteur en scène aux côtés de Christian Kiappe. On y suit un certain Fabien embarqué presque malgré lui dans un road trip en solitaire à travers les États-Unis rythmé par les chansons des plus grands crooners. Mais au fur et à mesure que les kilomètres défilent, les souvenirs et les fantômes du passé reviennent le hanter.

    La pièce «Aime-moi» de Fabien Ducommun, grand road trip à travers les États-Unis

    5 min
  • Audrey Pierre: «le jazz est un lieu magique»

    Après un premier album, Magic Place, remarqué par la critique, la chanteuse et compositrice de jazz Audrey Pierre est en tournée jusqu'en juin prochain en France. Avec sa voix profonde et ses compositions qui s'inscrivent dans le jazz traditionnel mais avec un swing étonnamment moderne, la messine de naissance a séduit jusqu'au public américain.

    RFI : Depuis la sortie de votre album Magic Place, vous enchaînez les concerts. Est-ce que cet album a changé quelque chose dans votre carrière ? 

    Audrey Pierre : Oui, je dirais que ça m'a ouvert beaucoup de portes. J'ai eu le soutien de pas mal de presses que je remercie notamment. Ça m'a ouvert plus de scènes, de scènes un peu plus grosses, ainsi que des dates de concert plus nombreuses. 

    Pourtant, vous avez déjà plus de 200 concerts en 4 ans à votre actif. Donc cet album finalement est à la fois un aboutissement et un nouveau départ ? 

    C'est à dire que je j'avais à cœur de jouer ces morceaux avant de les enregistrer, donc j'ai quand même pris le temps de les « emmener sur le terrain » avant de les sceller sur un disque !

    Racontez-nous, Audrey Pierre, comment vous en êtes venu à la musique. J'ai cru comprendre qu’à l’origine vous étiez luthière, fabricante de violon. 

    Tout à fait. J'ai passé sept ans à Mirecourt, dans la capitale du violon (en France, grande ville de lutherie NDLR), à fabriquer des violons et je chantais déjà et je faisais déjà de la musique. Le désir était là, mais je n'osais pas y croire, jusqu'à ce que l’on me propose de plus en plus de concerts. J’ai commencé à prendre goût à la chanson, et ce désir est devenu plus fort que celui de l’établi, même si j’adorais le travail de luthier. Et donc j'ai vendu mes outils tout simplement pour pouvoir venir m’installer à Paris. 

     

    Vous avez donc renoncé à fabriquer des violons pour pouvoir vous consacrer à la chanson ? 

    C'est vrai que l’on peut parler de renoncement, mais ce n’est pas pour toujours. C'est du moins ce que je me dis pour me rassurer, parce qu’il est vrai que j'aimais beaucoup ça. 

    Qu'est-ce qui vous a donné confiance en vous au point de vous lancer dans cette carrière de chanteuse ? Vous êtes-vous dit « c’est vrai que ma voix est belle et que mes compositions tiennent la route » ?

    (Rires) Alors, je me suis vraiment jamais dit que ça ! Et j'espère ne jamais me le dire. 

    Pourquoi ? Vous doutez de votre voix ?

    J'ai envie de penser que le doute fait partie de la création. Je n’ai jamais ce sentiment de me dire "Ah ! Je suis prête, c'est suffisamment bien, je peux y aller." Non, c'était surtout les autres qui m'ont soutenue, que ce soient les musiciens ou le public. Et puis, il y a cette espèce de feu, on n’a pas le choix, il faut faire ça. Et ensuite, un jour, j’ai envoyé ce que je faisais au Sunset à Paris, (L’un des plus célèbres clubs de jazz de la capitale française NDLR). Et j'ai reçu une réponse à mon mail dans les trente minutes de la part de Stéphane Portet, (Directeur et programmateur du Sunset, NDLR) que je remercie d'ailleurs pour sa confiance. Il m'a proposé une date de concert et je me suis dit « Waouh, super, bon bah Paris quoi ! » Et par une chance incroyable, le soir du concert se trouvait dans le public une bookeuse (Programmatrice d’artistes NDLR) et musicienne de Los Angeles qui a beaucoup aimé le concert. Elle est venue me voir à la fin et m’a proposé une tournée à Los Angeles (Etats-Unis NDLR) Je n'ai pas réfléchi, j'ai accepté, et elle m'a invitée à jouer là-bas, dans une salle et puis un jazz club et également à l'hôtel café qui est en plein Hollywood. 

    Donc vous êtes passée de Mirecourt, à Paris, et ensuite le grand voyage aux États-Unis. Un rêve en quelque sorte !

    Oui ! Je m’en souviens encore, cela fait à peine deux ans, j'étais dans l'avion et je n’arrivais pas à y croire, c'était très grisant. 

    Et vous aviez combien de titres à jouer dans votre valise ?

    Une dizaine. La bookeuse avait tout organisé pour moi, elle avait choisi l'équipe de musiciens, donc je leur avais envoyé l'album au préalable, mais je ne les connaissais pas, je ne savais pas trop où je mettais les pieds. Et là, j'arrive en répétition et ils connaissaient les morceaux note pour note ! C'était impressionnant, j'essayais de pas le montrer, mais j’étais impressionnée !

    Revenons sur Magic Place, ce premier album. D'abord, c'est quoi cette Magic Place dont vous parlez ? 

    Eh bien, cet endroit magique, je dirais qu'il est plutôt intérieur. C'est un endroit apaisant là où se réfugier. En tout cas, moi j'arrive à toucher cet état grâce à des albums qui m'ont fait beaucoup de bien. Donc j'avais ce cette ambition, ce désir d'essayer à mon tour de procurer se serait-ce qu’un dixième de ce que certains albums m'ont procuré chez l'auditeur. 

    Dites-nous, quels sont les albums qui vous ont mis dans un état émotionnel particulier ?

    Je pense surtout au « Circlesongs » de Bobby McFerrin, qui est un album que j’écoute plusieurs fois par semaine depuis des années. J'ai un truc très monomaniaque avec la musique que j'aime. Sting aussi a pu me procurer cet effet, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan évidemment. Donc voilà, je voulais faire un album apaisant. 

    Je lisais sur votre site, vous parliez de vos références, des artistes qui vous ont inspiré, donc on a Sarah Vaughan, Chick Correa, Ahmad Jamal, Bobby McFerrin. Qu'est-ce qui relie tous ces artistes pour vous ?

    L'émotion et ce que ça me procure corporellement, car chez moi, beaucoup de choses passent par le corps. Même quand j'écris.

    Et faire face à de telles références du jazz et de la musique ne vous paralyse pas ?

    J'essaye de pas rentrer dans la comparaison, même si c'est dur. Je pense au contraire que ces artistes me tirent vers le haut. Mais jamais je n'oserais me comparer, sinon j'arrêterais tout de suite. 

    Parlez-vous de vos musiciens. Comment avez-vous connu Vladimir Torres, le contrebassiste, et Karim Blal le pianiste ?

    Vladimir, je l'ai rencontré à Paris, il est basé à Besançon. Mais c'est à Paris qu'on s'est rencontrés et je suis allée le voir en concert. Il m'a impressionnée. Puis, à l'issue du concert, on est allé boire un café, puis on s'est dit qu’il fallait que l’on fasse quelque chose ensemble parce qu'il aimait bien ce que je proposais initialement. Quant à Karim, je l’ai rencontré Karim dans une jam ( une session de musique NDLR) et c’est pareil, j’ai beaucoup aimé son jeu , c’est d’ailleurs lui qui m’a fait rencontrer le batteur Tom Perron, c'est comme ça que nous avons formé le quartet.

    Il y a quand même une patte Audrey Pierre que l'on retrouve sur tout cet album. Comment cela se passe avec les musiciens? Vous dirigez tout ? Vous leur laissez beaucoup de liberté ?

    Ça dépend vraiment des morceaux, il y a des morceaux plus écrits que d'autres. Mais en général, j'aime laisser une grande place aux musiciens, cela permet de garder une certaine fraîcheur et faire aussi que tous nos concerts ne se ressemblent pas.

    On parle beaucoup du « revival » du jazz, que ce soit en Angleterre, en Europe ou aux Etats-Unis, êtes-vous connectée avec cette génération montante ?

    J'essaie de suivre au maximum ce qui sort actuellement et ce qui me passionne. Et c'est vrai, que le jazz est quand même une musique en constante évolution, en constante réinvention. Ce qui me plait c’est de l’ouvrir à l'hybridation avec d’autres styles de musique. Sur mon prochain album, il y aura sans doute un rappeur londonien. Je suis ouverte à d'autres collaborations plus pop ou rap ou rap.

    14 min
  • La pièce «Chiens», de Lorraine de Sagazan, dévoile la violence du monde du porno

    Dans sa dernière pièce au théâtre des Bouffes du Nord, Lorraine de Sagazan nous plonge dans la violence de l'industrie de la pornographie. Elle part de l'affaire French Bukake, une plateforme qui diffuse des vidéos pornographiques, dont les responsables sont accusés d'avoir recruté des femmes vulnérables pour des tournages sans consentement réel. Chiens, le titre de la pièce, fait référence à la meute masculine exploitant le corps féminin. La pièce, fait rare au théâtre, est interdite aux moins de 16 ans en raison de descriptions de violences sexuelles.

    À lire aussi«Léviathan»: quand le théâtre convoque la justice sur scène

    7 min
  • Avec «Le Marsupilami», Philippe Lacheau réussit une comédie d'aventures

    Le Marsupilami est de retour ! Le Marsupilami, c'est cet animal imaginaire créé par l'auteur de bande dessinée Franquin, un marsupial jaune et noir à la longue queue préhensile et qui vit en Amérique du Sud dans un pays lui aussi fictif, la Palombie. Après une première adaptation au cinéma qui connut un grand succès (plus de 5 millions de spectateurs), en 2012, ce personnage est de nouveau le héros d'un film qui vient de sortir mercredi 4 février sur les écrans français. 

    À reécouter aussi«Sur la piste du Marsupilami», un film d'aventure souvent hilarant

    4 min
  • Marcos Caramés-Blanco, metteur en scène de la pièce «Ce qui m'a pris»

    Marcos Caramés-Blanco et Orane Lemâle dévoilent leur dernière création, Ce qui m'a pris, le portrait d'une jeune trentenaire, animatrice périscolaire en grande détresse existentielle. Un seul-en-scène vertigineux de quasiment deux heures où le personnage incarné par la comédienne Fanny Brulé-Kopp traverse rêves hallucinatoires, espoirs et obsessions étranges, le tout dans un isolement extrême : une véritable descente aux enfers contemporaine. Marcos Caramès-Blanco nous dévoile la genèse de cette pièce.

    À écouter dans Le Reportage cultureLa «Cendrillon» de Pauline Viardot envoûte les scènes françaises

    6 min
  • François Bégaudeau, auteur de «Désertion»: «La vie, c'est toujours un peu: tout ça pour ça»

    Qu’est-ce qui conduit deux jeunes hommes à quitter la Normandie qu’ils ont toujours connue pour combattre aux côtés des Kurdes en Syrie ? C’est sur cette question que se penche le dernier roman de François Bégaudeau, Désertion, publié aux éditions Verticales. Sur trois décennies, l’auteur suit deux frères issus de la classe moyenne, Steve et Mickaël, dont le parcours a priori sans grandes histoires finit par les mener au Rojava.

    RFI : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire sur ces deux frères qui partent tous les deux en Syrie, combattre avec les Kurdes ?

    François Bégaudeau : Ce sont des rencontres que j'ai pu faire, de gens qui sont partis en Syrie et notamment du côté des Kurdes. Parmi eux, il y avait des jeunes gens qui ressemblaient un peu à ceux qui allaient devenir mes personnages, Steve et Mickaël, et notamment à Steve. De fil en aiguille, plus je les écoutais, plus je me disais que ça ferait un matériau romanesque excellent.  

    Le roman s’appelle Désertion. Cela peut être la désertion de là d’où ils viennent ; ça peut aussi être la désertion du terrain qu’ils finissent par quitter. De quelle désertion parle-t-on ?

    Je voulais que le titre soit très ouvert : chacun le rêvera comme il le voudra. Mais j’avais quand même dans l’idée de faire signe vers ce qu'on a appelé la désertion, récemment, de jeunes gens notamment qui désertent un peu les places économiques qui leur étaient promises pour essayer d'avoir une vie qu'ils vont juger plus équitable, plus vertueuse. Dans le cas de mes deux personnages, ils ne sont pas aussi politisés que ça, mais je pense qu'il y a chez eux, au bas mot, une sorte d'insatisfaction par rapport à la vie qui leur est offerte dans ce petit département de la France moyenne. Donc, il y a un appel d'air, et à la moindre occasion, en quelque sorte, ils vont prendre le large.  

    C’est un livre qui, finalement, parle beaucoup de quête de sens. Mais il y a beaucoup de façons de trouver du sens aujourd’hui : le combat politique, écologiste, féministe. Pourquoi se tournent-ils vers ce sens-là ? 

    Dans la vie, on est toujours un peu déterminé. On peut avoir un tronc commun, qui serait cette espèce d'aspiration à vivre autrement. Et puis après, on fait avec ce qui se présente. Et Steve et Mickaël vivent dans un milieu où ces propositions politiques-là n'existent pas. Donc ils font avec ce qu'ils ont trouvé. Et ce qu'ils ont trouvé, c'est plutôt partir à la guerre.

    La question du milieu social est très présente dans le livre. Est-ce l’histoire de deux jeunes qui partent en Syrie, ou est-ce plutôt l’histoire d’une classe sociale ?

    J’essaie toujours de maintenir une sorte de singularité à mes personnages, de faire en sorte que le personnage ne ressemble à personne d'autre et qu'il ne soit pas complètement un sociotype ou un archétype. 

    Ceci dit, quand on regarde sérieusement la réalité des choses, on croise immédiatement des contextes sociaux qui sont quand même partie prenante de l'évolution d'un personnage. Donc moi, j'essaie d'être un peu précis sur le contexte dans lequel ils évoluent. Mais quand j’écris ce livre, j’essaie tout de même de m’affranchir des explications un peu trop faciles et de restituer la complexité d'un parcours. Sur 100 gamins qui auraient 18 ans dans le même contexte social que Steve, un seul part en Syrie. Cela veut bien dire qu’il y a un impondérable. C’est peut-être psychologique, peut-être le rapport aux parents, des circonstances peut-être... Steve, par exemple, est harcelé à l’école. Cela entraîne une déscolarisation, puis un fait de délinquance qui va le marginaliser. Et de fil en aiguille, on se retrouve à 3 000 bornes de chez soi.  

    Donc, avec le déterminisme, il faut toujours être très précautionneux. Il faut toujours restituer la complexité des déterminations. 

    À la fin du livre, Steve revient. Et on se dit que, finalement, il est revenu à ce qu’il était depuis le début, là où il était depuis le début, à quelques centaines de kilomètres près. Tout ça pour ça ?

    La vie, c’est toujours un peu : tout ça pour ça. La vie est totalement exaltante, c’est un cadeau au quotidien. Et en même temps... une vie se passe et, à la fin, qu’est-ce qu’on en a appris ? Il y a toujours un peu cette hypothèse — un peu pessimiste sans doute — qu'on n'apprend jamais rien de rien. Vous avez beau aller à 3 000 bornes, vous vous retrouvez presque dans le centre névralgique de la planète des années 2010. Au bout du compte, tout cela passe comme une espèce de tourbillon, une espèce de tempête à laquelle vous ne comprenez pas grand-chose. 

    Et qu'est-ce que vous en tirez comme enseignement ? Pas grand-chose, si ce n'est qu'en fait, vous revenez un peu au statu quo.  

    C’est difficile de rester enthousiasmé par les surprises de la vie, si c’est toujours « tout ça pour ça »... Comment ne pas devenir cynique ?

    J’ai ce sentiment que, la vie prise dans ses grandes lignes, ma foi, il n’y a pas grand-chose à en espérer. Mais c’est dans le détail que la vie est extraordinaire et très inventive. Moi, c'est ma joie de romancier que d'essayer de rendre compte de la bizarrerie, parfois très savoureuse, du vivant. La vie est un motif d’étonnement, de sourire aussi. Même quand elle est tragique, elle ne va pas sans drôlerie.  

    Sur la forme, ce qui est frappant dans ce livre, c’est qu’il n’y a pas de chapitres, très peu de sauts de lignes, pas de lignes de dialogue séparées. Tout est dans une forme de continuité. Est-ce que c’était pour souligner le fait que, dans le parcours de ces deux frères, il n’y a précisément pas de rupture franche qui les décide à partir ?

    Dans mes romans, j’essaie d’aller toujours plus vers cette idée de « faire pénétrer tout dans tout. » Au départ, je m’astreignais à des organisations de la page et du récit, chapitrages, sauts de lignes. Mais peu à peu, il m’est apparu que ça ne correspondait pas au continuum de la vie. Les choses s'emmêlent, s'imbriquent, s'encastrent. Dans le travail du romancier, les phrases se succèdent. Or, il faudrait essayer de rendre compte, au contraire, d'une sorte de simultanéité de tout. C'est comme ça que je m'en sors. 

    Dans le cas d’espèce de Steve et Mickaël, la dramaturgie qui consiste à dire « et ce jour-là, il décida que », cette phrase est fausse. Le départ de Steve, ce n’est pas du jour au lendemain. C'est toute sa vie qui vient se déposer dans ce départ. Il y a tout un système, un entrelacs d’événements, qui s’enroulent les uns dans les autres pour produire ce départ. Donc il m’a semblé que cette mise en page-là était la plus juste.  

    Pour finir, François Bégaudeau, est-ce que, vous, vous avez déserté quelque chose ?  

    C'est compliqué de déserter. Je suis très intéressé par toutes les trajectoires de vie qui, précisément, essaient de s'émanciper d'un certain nombre de modèles sociaux ou de modèles de vie. Moi, dans mon cas, déserter, cela voudrait dire continuer à écrire des livres, mais en étant de moins en moins tributaire de la chaîne économique dans laquelle je me trouve. Trouver un modèle économique qui me permette de ne plus avoir à composer avec un certain nombre de choses, de faire exactement ce que je veux comme écrivain. Pour moi, c'est tendanciel, la désertion. C’est un point à l’horizon vers lequel on tend.  

    À lire aussi«Les Cailles en automne», un roman inédit de Naguib Mahfouz, le «Balzac arabe» 

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  • «Willy Protagoras enfermé dans les toilettes», la folie réjouissante du théâtre de Wajdi Mouawad

    Willy Protagoras enfermé dans les toilettes est une pièce de jeunesse de Wajdi Mouawad. Il l'a écrite à l'âge de 19 ans dans son pays d'origine, le Liban, alors en proie à la guerre civile. Dans cette pièce, Willy est un jeune garçon en rébellion contre sa famille et la société. L'écriture parfois naïve recèle toutefois les promesses du grand dramaturge que deviendra l'auteur. Cette pièce verte et très touchante est celle qu'il met en scène pour faire ses adieux au Théâtre national de la Colline qu'il a dirigé durant plus de dix ans. Micha Lescot, au corps longiligne comme une liane, incarne très bien le jeune homme rebelle malgré ses 50 ans.

    À lire aussiLiban: annulation d'une pièce du dramaturge Wajdi Mouawad, accusé de «normalisation» avec Israël

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  • Cinéma: «La vie après Siham», filmer pour retenir ceux qu'on aime

    L'invité culture de ce 30 janvier 2026 est le cinéaste Namir Abdel Messeeh, qui a fait de sa propre histoire un terrain de cinéma. Dans son nouveau film, La vie après Siham, Namir Abdel Messeeh part d'un deuil intime, la disparition de sa mère Siham, en 2015, pour revenir sur l'histoire de sa famille. C'est un film traversé par l'Égypte, la famille, le mélodrame et une question simple mais vertigineuse : que peut le cinéma face à la perte ?

    À lire aussiCannes 2025: le Franco-Egyptien Namir Abdel Messeeh évoque le deuil dans «La vie après Siham»

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  • La metteuse en scène Gabrielle Chalmont-Cavache pour sa pièce «Doué.e.s»

    Que faire quand on se sent moins intelligent que les autres ? Quand on a l'impression d'être la personne la plus perdue d'un groupe, quand on a adoré une œuvre que personne n'apprécie, ou que l'on ignore une actualité mondiale visiblement connue de tous ? Ce complexe d'infériorité intellectuelle est au cœur de la pièce Doué.e.s : une comédie à la croisée des sciences sociales, des sciences cognitives et de la pop culture.

    Tournée de la pièce : 

    31 janvier 2026 - La Ferme Corsange, Bailly-Romainvilliers (77)

    21 mai 2026 - La Canopée, Ruffec (16)

    6 juin 2026 - Le Bruit des Printemps, Montlieu-la-Garde (17)

     

    À écouter dans Priorité santéLe vrai du faux sur votre cerveau 

    4 min

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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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