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Invité culture episodes

  • Sur la route des déchets électroniques de l'Europe vers le Ghana

    Les journalistes Bénédicte Kurzen, Muntaka Chasant et Anas Aremeyaw Anas, lauréats de la 13e édition du prix Carmignac du photojournalisme, ont réalisé en images une enquête au long cours sur le parcours des déchets électroniques de l'Europe vers l'Afrique et notamment les filières ghanéennes. L'exposition Ghana : sur la route de nos déchets électroniques est à voir à la Fondation Manuel Rivera-Ortiz (MRO) dans le cadre des Rencontres de la photographie d'Arles jusqu'au 29 septembre 2024.

    ► Podcasts RFI pour approfondir sur la thématique des déchets électroniques :

    • C'est pas du vent : Les ravages des déchets électroniques
    • Questions d'environnement : Comment préserver son téléphone pour limiter les déchets électroniques

    • 8 milliards de voisins : Comment gérer nos déchets électroniques ?

    4 min
  • «Peau Neuve», l'album de la renaissance pour la chanteuse Nach

    La chanteuse Nach fait la tournée des festivals pour présenter son troisième album studio, intitulé Peau neuve. De son vrai nom Anna Chedid, la chanteuse trentenaire est la petite-fille de la poétesse Andrée Chedid, la fille du chanteur Louis Chedid et la sœur de M, Matthieu Chedid. Samedi 24 août, elle sera à l’affiche du festival Transe Atlantique à Saintes, en Charente-Maritime, dans le sud-ouest de la France.

    La programmation du festival Transe Atlantique est disponible ici.

    Retrouvez nos articles sur Nach sur RFI musique. 

    6 min
  • Marine Lanier photographie le Lautaret, le plus haut jardin d'altitude d'Europe

    Aux Rencontres d'Arles, la photographe Marine Lanier présente en grand format ses clichés d'un jardin laboratoire, le jardin du Lautaret, le plus haut d'Europe, conservatoire unique de la flore alpine et des hautes montagnes de la planète, où des scientifiques étudient et mesurent l'impact du changement climatique. Marine Lanier, elle-même issue d'une famille d'horticulteurs et de paysagistes depuis cinq générations, raconte son expérience artistique et humaine.

    Retrouvez des informations sur l'exposition et d'autres photos ici.

    À lire aussiRencontres d'Arles: la ville de Beyrouth sous l'œil de la photographe libanaise Randa Mirza

    4 min
  • Jacques Audiard pour «Emilia Pérez»: «Ça m'intéressait de réaliser un film transgenre»

    Ce mercredi 21 août sort en salle, en France, un film qui a fait l'événement au dernier festival de Cannes : Emilia Pérez. Jacques Audiard avait décroché le prix du jury et ses actrices (Zoe Saldana, Selena Gomez, Karla Sofia Gascon et Adriana Paz), le prix d'interprétation féminine. Emilia Pérez raconte l’histoire d’un chef de cartel mexicain qui va changer de sexe et donc de vie. Rencontre avec le réalisateur Jacques Audiard à Cannes, en mai dernier.

    4 min
  • La Palme d'or d'honneur d'Alain Delon au Festival de Cannes était «la fin d'une carrière, d'une vie»

    Nous revenons sur la disparition dimanche 18 août à 88 ans de l’acteur Alain Delon avec notre invité culture, Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes. Alain Delon avait entretenu au long de ses 60 ans de carrière des relations compliquées avec le Festival de Cannes, jusqu'à la réconciliation il y a cinq ans avec la Palme d'or d'honneur que lui a remis Thierry Frémaux.

    À lire aussiAlain Delon, la mort d'une icône française à la notoriété planétaire

     

    6 min
  • Rencontres d'Arles: Stephen Dock questionne sa vie antérieure de photojournaliste de guerre

    Les Rencontres de la photographie se tiennent jusqu'au mois de septembre dans la ville d'Arles (dans le sud de la France). Une multitude de propositions photographiques venues du monde entier. Le Français Stephen Dock, 35 ans et aujourd'hui photographe d'architecture, revisite sa vie de photojournaliste de guerre et questionne ses images du conflit en Syrie, en Irak ou au Liban.

    Échos, photographies de Stephen Dock, exposées aux Rencontres de la photographie d'Arles, du 1er juillet au 29 septembre 2024.

    RFI : Vous êtes photographe et vous présentez, ici à Arles, les échos d'une vie antérieure, celle d'un photojournaliste. Vous êtes parti à 22 ans, sans commanditaire, couvrir le conflit syrien. Treize ans plus tard, vous avez changé de route et vous retravaillez, revisitez ces images de la guerre.

    Stephen Dock : C'est vrai que cette profession, ou ce mode de vie, m'a tout de suite fasciné pour de très bonnes raisons et aussi de très mauvaises. Très vite, je me confronte à une problématique, c'est la problématique financière. Un journaliste français qui, lors d'un dîner, va dire cette phrase : « Le premier journaliste qui arrivera à rentrer en Syrie, ce sera jackpot pour lui. » C'est à ce moment-là que je me mets en tête que, pour que cela fonctionne, il faut se rendre en Syrie à ce moment-là.

    Qu'est-ce que vous trouvez, quand vous arrivez en Syrie ?

    J'étais convaincu d'avoir fait le bon choix. Au premier échange avec un des hommes masqués, de l'autre côté, il m'a dit : « Bienvenue, vous allez être les yeux pour nous. » Et cela a été ma plus grande source de déception. Je pense vraiment qu'avec ce conflit, j'ai découvert la guerre, c'est-à-dire qu'il y a ni blanc, ni noir, il n'y a que des nuances de gris et personne n'a réellement raison.

    D'une certaine manière, vous prenez en pleine face la complexité de la guerre. Qu'est-ce que vous photographiez ? Qu'est-ce que vous découvrez ?

    Je découvre, à mon retour en France, un autre aspect complexe de l'histoire. C'est la diffusion de ces images. Ce qui a été le plus compliqué à encaisser, c'était la façon dont c'était réceptionné. Par exemple, en 2012, c'était la période de la bataille d'Alep. C'étaient les boulangers qui étaient bombardés et tous ces corps qui étaient entassés. On a vraiment assisté à cela. Je dis « on », parce qu'on est rarement seul dans des endroits comme ça... L'importance de ce fait, il n'était pas du tout retranscrit en France, même dans le monde, ou trop peu. Très vite, je me suis rendu compte qu'il y avait un plafond de verre à l'utilisation de ces images et au fait de poursuivre ma carrière de cette manière-là.

    Quel est l'élément, pour vous, qui va changer la donne ?

    En 2015, il y a eu une rupture, selon moi, c'était la retransmission de la bataille de Mossoul sur Facebook Live. On avait franchi une étape, il y avait des chaînes sur lesquelles on pouvait voir en direct le tireur en train de viser depuis sa maison, c'était impressionnant. C'est là que je me suis dit que l'on était réellement passé dans une forme de consommation du conflit, de consommation des images produites, qui nous amène, à mon avis, à se poser beaucoup de questions. C'est-à-dire que la violence ne dérange plus. Vous avez l'impression de jouer à Call of Duty devant votre ordinateur en regardant cela. Je vais poser des mots qui seront : « La guerre n'est pas un fait divers. » Et c'est à partir de cette idée que je vais déployer progressivement tout le travail qui est exposé aux Rencontres d'Arles.

    Cette année, vous avez retravaillé, revisité, revu certaines de vos images du conflit de l'époque, de 2011, pour en faire autre chose. Qu'est-ce que vous avez voulu transformer ?

    Ces images, pour moi, c'est vraiment ma capacité de reprendre en main mon discours. Je crée un regard d'auteur et je vais expérimenter, laver les images et donc questionner après, cette idée de : « L'image est-elle réelle ou non ? » Est-ce que cette exposition vous a amenée, vous-même, à vous questionner sur la façon dont vous regardez le conflit et sur ce qu'il est, en tant que tel.

    À lire aussiRencontres d'Arles: Mabeye Deme raconte le Sénégal à travers son objectif

    4 min
  • «Tsuzamen», un dialogue musical entre Juifs, Arméniens et Tziganes

    Trois peuples en exil réunis dans un projet artistique fraternel : « Tsuzamen » – « Ensemble » en yiddish – rend hommage aux Juifs, Arméniens et Tziganes à travers leur patrimoine musical populaire. C’est le 7e album du Sirba Octet, un groupe de huit musiciens qui fusionnent musique classique et traditionnelle de l’Europe de l’Est depuis plus de 20 ans. Rencontre avec le fondateur et directeur de cet ensemble engagé, le violoniste français Richard Schmoucler.

     

    Tsuzamen, de l'ensemble Sirba Octet, publié le 20 janvier 2023 au label Sirba Records.

     

    À lire aussiPrintemps Tsigane à Aubervilliers et #SessionLive Oan Kim

    5 min
  • Arnaud et Jean-Marie Larrieu: «Le Roman de Jim, c'est l'histoire d'un lien paternel assez pur»

    Qu'est-ce que la paternité ? Un film, qui sort ce mercredi 14 août en France après avoir été en sélection au dernier festival de Cannes, traite de la question avec délicatesse. Inspiré d'un roman de Pierric Bailly, le Roman de Jim raconte sur 24 ans la relation entre un homme et le fils de sa compagne, qui décidera ensuite de refaire sa vie au Canada. RFI a rencontré ses réalisateurs, deux frères : Arnaud et Jean-Marie Larrieu.

     

    RFI : « Le Roman de Jim » [présenté à Cannes Premières cette année, NDLR], c'est l'histoire d'un lien très peu montré au cinéma, la paternité, le lien filial qui peut exister entre un homme, ici Aymeric joué par Karim Leklou, et un garçon qu'il élève comme son fils, sans qu'il n'y ait les mêmes gènes, sans qu'il y ait de papier officiel... Et qui, après, va en être privé à la suite d'une séparation... Qu'est-ce qui vous a touché dans cette histoire ?

    Arnaud Larrieu : Justement, cela... Et, encore plus, la manière dont Aymeric ne veut surtout pas officialiser l'histoire. Pour lui, c'est un peu la tuer. Il a ce rapport avec ce Jim et ça lui suffit largement. Il n'anticipe pas du tout la suite, il n'anticipe pas la guerre, il ne veut pas de la guerre. Lui, il est bien avec cet enfant, voilà et ça continuera. C'est un rapport d'attachement, je pense, qui peut arriver entre n'importe qui et n'importe qui. Cela s'appelle vivre ensemble, cela s'appelle se faire à manger, cela crée toujours des liens.

    Jean-Michel Larrieu : C'est peut-être pour cela que ce lien très particulier, on le voit peut-être d'autant mieux, ne se fonde ni dans le lien du sang, ni dans le lien juridique, l'adoption... Il est montré d'une manière assez pure. Alors après, c'est l'innocence du personnage que de penser que cette pureté va pouvoir être préservée au milieu de tout ce qui peut arriver dans une vie, les arrachements, l'amour qui s'éteint et surtout le retour du père naturel.

    Aymeric, c'est vraiment un gentil garçon ?

    Jean-Michel Larrieu : Karim, qui l'incarne, Karim Leklou, en parle assez bien. Il dit « mais, en fait, il y a beaucoup de gens comme ça qui ne se sentent pas forcément légitimes à dire "tout ça me revient" » et qui essaient de s'en sortir. Parce qu'en même temps, sa puissance, c'est qu'il avance. Il avance quand même toujours. Il essaie même de se reconstruire quand il est totalement détruit. L'autre mot qu'on aime bien, c'est quelqu'un qui « avance à vue ». Les scénarios nous font croire que les gens calculent et font des projets, mais tout de même, souvent dans la vie, on avance à vue.

    Arnaud Larrieu : C'est peut-être pour ça que le film aime les gens. D'ailleurs dans la vie, on est comme ça, le reste, ce sont des représentations, la méchante, le méchant, le mec qui vient récupérer son enfant... Ce sont des clichés de récits. En réalité, nos vies sont construites plutôt comme Le Roman de Jim. C'est très aléatoire. Est-ce qu'on se fait arnaquer ou non ? On ne saura jamais.

    Il y a tous les ingrédients du mélodrame, sans que ce soit appuyé dans votre film.

    Arnaud Larrieu : Ils y sont les codes. Bien sûr qu'il y a les violons, mais peut-être pas au moment exact où on les attend... Le départ à la gare, au Canada, il y a les violons.

    Jean-Michel Larrieu : Mais, au moment de l'émotion forte, c'est vrai qu'on les enlève toujours parce qu'on estimait que cela doit venir des personnages, donc des acteurs. On ne voulait pas faire « mélo »... Ce n'est pas de la manipulation. Il se passe des choses parce que ce sont les personnages, et les acteurs, qui les portent. 

    Arnaud Larrieu : On voit les corps de tous les personnages... Et ils sont très différents, ces corps. Karim, l'enfant, Laeticia... Cela crée un réalisme qui fait que la matière n'est jamais étouffée par le genre.

    J'ai une histoire qui court sur quoi ? Vingt-quatre ans ? Cela a-t-il été un défi d'écriture, l'art de l'ellipse ?

    Jean-Michel Larrau : Un défi d'écriture, au scénario, puis beaucoup au montage. C'est quasiment un de nos films les plus courts. Une heure quarante sur une période de 24 ans, alors qu'en général, les récits se passent en trois-quatre jours dans nos films. Donc, c'était, effectivement, un petit peu un défi.

    Le Roman de Jim, un film d'Arnaud et de Jean-Marie Larrieu.

    Avec Karim Leklou, Laetitia Dosch, Sara Giraudeau, Bertrand Belin, Eol Personne, Andranic Manet.

    Durée : 1 h 41, France.

    Sortie en salle le 14 août.

    4 min
  • La chanteuse Jeanne Added se dévoile en acoustique

    C'est une tournée en parfaite harmonie avec l'air du temps que propose l'une des figures majeures de la pop française. À 43 ans, Jeanne Added laisse ordinateurs et boîtes à rythmes de côté pour mettre sa voix à nu. Dans Another place, another tour, la chanteuse, autrice et compositrice française propose des concerts en version acoustique où elle revisite le répertoire de ses trois albums dans des lieux intimistes et proches du public.

    Jeanne Added sera en concert les 3 et 4 septembre 2024 aux Francofolies de la Réunion

    À lire aussiJeanne Added, sur un air de rupture

     

    À lire aussiInvité culture: Jeanne Added, guerrière glorieuse

     

    Pour aller plus loin :

    Suivez toute l'actualité musicale de Jeanne Added sur RFI Musique

    5 min

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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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