Invité culture

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Invité culture episodes

  • La musicienne électro Irène Dresel

    Irène Dresel, musicienne, autrice, compositrice, interprète de musique électronique et de techno, et le percussionniste Sizo del Givry, qui l’accompagne régulièrement sur scène, répondent aux questions de Lisa Giroldoni, pour l'album Rose fluo.

    À lire sur RFI Musique Irène Drésel, fleur mystique

    6 min
  • Claire Diao et Amina Mamani pour le programme «Quartiers lointains»

    Depuis 2013, le programme « Quartiers lointains » se propose de montrer aux spectateurs des courts et moyens métrages africains. La 8e saison, qui sort en salles ce mercredi, regroupe quatre films tournés au Niger, au Sénégal, en Égypte et en Éthiopie. Ces films abordent de manière politique et poétique plusieurs formes d’insurrection envers l’ordre établi. Entretien avec la créatrice du programme, Claire Diao, et la réalisatrice nigérienne Amina Mamani.

    4 min
  • Claude Baechtold et Serge Michel pour le documentaire «Riverboom», un tour d'Afghanistan en 2002

    Un an après les attentats du 11-Septembre, un jeune homme, Claude Baechtold, se laisse embarquer par deux reporters risque-tout (Serge Michel et Paolo Woods) dans un périple à travers l’Afghanistan en guerre. S'improvisant réalisateur avec sa caméra vidéo achetée sur place, il va capturer en images ce « road trip ». Vingt ans plus tard, après avoir perdu, puis retrouvé ses cassettes, Claude Baechtold livre son premier long métrage documentaire : Riverboom.

    Claude Baechtold et Serge Michel sont les invités de Sophie Torlotin.

     

    4 min
  • «Va aimer!» d'Eva Rami: un jouissif pied de nez au patriarcat

    Elle est dans le sillage de nombre de jeunes femmes pour qui le théâtre est l'endroit où la parole se libère dans une société qui se défait du carcan patriarcal. Eva Rami en est à son troisième seule-en-scène. Dans Va aimer !, elle s'inspire de sa famille et campe plusieurs personnages : la mère, la grand-mère, mais aussi le père au fort accent du sud, tout plein de tendresse. Tous ces personnages gravitent autour de la figure de l'enfant Elsa qui tente de survivre face au loup qui se niche si souvent dans l'espace intime.

    4 min
  • L'écrivain québécois Sébastien Dulude, révélation de la rentrée littéraire avec «Amiante»

    Amiante est un premier roman qui se déroule dans la région de Thedford Mines au sud de la ville canadienne de Québec. À la fin des années 1980, un jeune narrateur, Steve, que l'on suit de 9 à 15 ans, fait l'apprentissage de l'amitié et de la mort. Cela alors que l’industrie minière vit ses dernières heures avec l’extraction d’une roche tout en contraste puisqu’à la fois, elle protège, mais empoisonne. À l'image du titre de ce livre de Sébastien Dulude qui paraît aux éditions La Peuplade.

    Né à Montréal en 1976, Sébastien Dulude a grandi de 6 à 16 ans dans le quartier Mitchell de Thetford Mines au Canada. Écrivain et éditeur, il est l’auteur de trois recueils de poésie dont Ouvert l’hiver (La Peuplade, 2015). Amiante, publié en 2024 aux éditions La Peuplade, est son premier roman.

    RFI : Vous êtes né à Montréal, au Québec, où vous êtes éditeur et poète, mais les lieux que vous décrivez ici, vous les connaissez bien pour y avoir vécu tout jeune. Qu'est-ce qui a déclenché l'écriture de cette fiction ? Est-ce que c'est l'envie de raconter l'incandescence de l'enfance ou l'envie de décrire comment un environnement, à la fois très beau, mais en même temps toxique, peut engendrer de la violence ?

    C'est exactement cette conjugaison-là. Je crois que je n'avais pas réalisé à quel point l'enfance avait cette incandescence. J'avais envie d'explorer l'amitié entre garçons à une époque d'innocence complète et de les situer à l'abri d'un monde, d'un environnement qui effectivement assez particulier – j'y ai grandi de 6 à 16 ans. Nous, on était à côté d'un des puits d'amiante, avec ces collines qui sont formées par l'extraction du minerai. C'est un lieu à la fois magique et dangereux. C'est-à-dire qu'il y a quand même des forêts, des rivières, etc. C'est une nature à quelques pas, à quelques coups de pédales de vélo. Alors cela donnait une enfance tout en innocence, mais avec un certain danger, dont on réalisait même pas la nature, tellement c'était omniprésent.

    Amiante. C'est un mot fascinant parce que c'est un minéral qui a été utilisé pour isoler les bâtiments, mais qui s'est révélé toxique pour la santé. Et c'est une dualité que vous explorez dans cette fiction construite en deux parties, de la même façon que le mot amiante, si on déplace une lettre, on obtient aimante.

    Aimanté, aimante, absolument.

    Cela vous plaît, cette ambiguïté ?

    Ah oui, beaucoup. J'aimais vraiment le titre. Je dis souvent que c'est le premier mot du livre. Pour les gens qui ont vécu à Thetford Mines, avec qui j'ai parlé lorsque je suis allé leur rendre visite pour un lancement récemment – je ne suis pas souvent retourné dans cette ville-là – ils ont le stigmate de ce mot.  Avec les gens qu'ils rencontraient à l'époque, les années 1980, 1990, c'était comme si on portait une marque, comme si on portait un virus. Alors qu'il ne s'agit pas de cela du tout, c'est d'être en contact avec la matière, de l'avoir dans les poumons et de développer un cancer : cela ne se transmet pas.

    Mais ce mot était stigmatisé négativement. Et là, tout d'un coup, il est sur un magnifique livre bleu, que les gens apprécient, avec une histoire dont on me dit qu'elle n'est pas si dure que cela non plus. Parce qu'il y a tout de même une bonne part de lumière. Je trouvais que je redonnais cet or blanc à ce mot, qui était tombé dans le bannissement à un certain point.

    C'est votre premier roman et en France, il bénéficie déjà une réception formidable. Comment est-ce que vous vous expliquez ce succès ? Ou, en tout cas, comment est-ce que vous le ressentez, vous ?

    Écoutez, je suis ravi, c'est sûr. Je ne m'étais pas permis de rêver à tout ce qui se passe en ce moment. J'ai une équipe extraordinaire. La Peuplade, c'est leur septième rentrée ici, donc vraiment, ils ont une présence auprès des libraires, une crédibilité très forte. Après, tout l'appareillage, les médias, les invitations aux festivals, les listes de prix, tout cela, ce sont les conséquences à leur travail de présence sur le territoire.

    Mais, ultimement, plus j'y réfléchis, plus je pense que j'ai touché un air avec l'enfance. C'est le grand universel, je pense, qui fait que le roman traverse l'Atlantique, touche plusieurs générations, hommes comme femmes aussi. Les retours que j'ai individuellement des lectrices et des lecteurs sont bouleversants. Cela me touche énormément, c'est formidable et c'est toujours de l'enfance dont on parle en premier. Ce petit Steve qu'on voudrait prendre dans nos bras, je l'entends beaucoup, beaucoup. Je pense que j'ai créé un personnage qui parle beaucoup aux personnes qui l'accueillent.

    4 min
  • Marguerite Abouet: «J'étais ce petit ovni que l'on regardait bizarrement parce qu'on ne savait pas d'où je venais»

    On connaît Aya de Yopougon, le personnage de bande dessinée imaginée par Marguerite Abouet. On connaissait aussi la version enfantine, Akissi, créée par l'autrice ivoirienne d'après ses souvenirs d'enfance à Abidjan. Il faudra désormais compter avec Akissi de Paris. Marguerite Abouet, toujours avec son comparse Mathieu Sapin au dessin, vient de faire paraître chez Gallimard le premier tome d'une série dérivée de l'univers d'Akissi, soit les aventures de son petit personnage dans la capitale française.

    Akissi à Paris, premier tome, c'est une nouvelle série des aventures de cette petite fille qu'on a déjà suivie durant 11 tomes à Abidjan, en Côte d'Ivoire.

    Oui, c'est une aventure, mais qui continue. Elle était supposée partir, cela fait déjà deux albums qu'elle essaie de tout faire pour ne pas partir de son quartier, de son pays. Et puis, le verdict est tombé, il faut qu'elle parte pour commencer un nouveau cycle de collège. Donc, elle part d'Abidjan, elle arrive à Paris et elle commence la sixième.

    Vous vous êtes inspirée de votre arrivée à Paris ?

    Oui, j'ai un peu remis cette petite fille que j'étais dans le contexte d'aujourd'hui. Il y a des codes. Mais, en même temps, avec cette petite qui arrive et qui va découvrir cette nouvelle culture, ces autres codes aussi.

    Parce qu'il y a des téléphones portables, le langage aussi, la façon de parler, les « wesh » par exemple, disent les jeunes...

    Les « wesh », les « boloss ». J'ai l'impression de ne vivre qu'avec des jeunes, des ados, des pré-ados parce que je passe mon temps à faire des rencontres scolaires. D'ailleurs, ce sont eux qui m'ont soufflé le titre parce que je cherchais le titre pour Akissi et je me disais « Akissi la parisienne », « Akissi à Paris »... Je leur ai posé la question, lors de plusieurs rencontres et ce sont eux qui m'ont dit : « Mais, Madame, pourquoi pas Akissi de Paris, puisque vous avez déjà fait Aya de Yopougon ? »

    À lire aussiLa scénariste ivoirienne Marguerite Abouet s'expose au festival de la BD d’Angoulême

    Akissi est hébergée chez son grand-oncle, elle l'appelle papy. C'était aussi votre cas, non ?

    Oui, c'était l'oncle de ma mère.

    Il est très bienveillant, très patient parce que Akissi et Fofana, eux, n'ont qu'une envie, c'est de retourner à Abidjan.

    Bien sûr, on quitte quand même nos parents, notre quartier, et on découvre ces nouveaux élèves qui ont du mal à nous accepter, parce que, forcément, il y a de la curiosité. J'avais un look assez incroyable, tout de même, quand je suis arrivée parce que j'avais des tresses piquées, comme Akissi, et j'étais habillée avec des robes à la Nellie Oleson. Pour moi, c'était d'un chic incroyable parce qu'on regardait La petite maison de la prairie, elles étaient toutes habillées comme ça. Je pensais que, ce que je ne pouvais pas porter à Abidjan, je pourrais le faire en France. En fait, pas du tout ! J'étais un petit ovni que l'on regardait un peu bizarrement, parce qu'ils ne savaient pas d'où je venais. Ce papy a été justement assez bienveillant avec moi, il avait une philosophie de la vie... Est-ce parce qu'il a vécu en Russie ?

    Il a étudié et vécu en Russie, c'est cela ?

    Oui, il est parti très jeune en tant qu'étudiant en Russie et il parlait le russe. Il était très rigoureux, parce que tout devait être parfait, on était censés être des enfants parfaits, mais, en même temps, il nous écoutait. C'était nouveau pour nous !

    Et il vous fait découvrir les bibliothèques. C'est de là que vient cet attachement aux bibliothèques ? On sait que vous en avez créé une à Abidjan.

    Oui, je pense que c'est vraiment lui. Il était passionné par les livres, il lisait énormément, il écrivait aussi un peu. Et puis, il nous présente les bibliothèques comme notre nouvelle maison. D'ailleurs, je me suis dit qu'il allait falloir encore déménager ! Lui, il m'a dit que tout ce que je pourrais croire, vivre, entendre, ce sera dans les livres. Et je me suis mise à dévorer les livres. Et en plus, j'avais cet ami, « dictionnaire », qui était dans la classe, qui était un peu le petit mouton noir de la classe et que tout le monde surnommait « dictionnaire » parce qu'il passait aussi ses journées de libre à la bibliothèque. Je voulais être aussi intelligente que lui parce qu'il était le meilleur de la classe. Il me disait que pour être intelligent, il faut lire. Je ne sais pas si je suis devenue intelligente, mais en tout cas, j'ai suivi le conseil de « dictionnaire ».

    Akissi de Paris, de Marguerite Abouet et Mathieu Sapin, paru le 28 août 2024 aux éditions Gallimard.

    À lire aussiCôte d'Ivoire: Marguerite Abouet en dédicace à Abidjan pour le tome 8 d'«Aya de Yopougon»

    4 min
  • Julie Delpy: «Les barbares, ce sont ceux qui manquent d'empathie face à l'autre»

    Ils pensaient accueillir des réfugiés ukrainiens, ils se retrouvent avec une famille de Syriens. Les habitants de Paimpont, un village de Bretagne, vont faire face à cette situation déstabilisante. Voilà le point de départ du film Les Barbares, de Julie Delpy, une comédie piquante qui fait rire sur un sujet pourtant grave.

    RFI : Dans votre nouveau long métrage, vous traitez d'une situation a priori dramatique, à savoir l'accueil de réfugiés fuyant la guerre dans leur pays, mais sous la forme d'une comédie de mœurs. C'était un choix, la comédie, pour mieux faire passer des idées ?

    Julie Delpy : C'est-à-dire qu'il y a eu pas mal de films formidables sur les réfugiés. Mon approche, c'était plus d'avoir un regard sur le microcosme d'un petit village en France et sur notre réaction, à nous, en tant que Français, face à cette arrivée. Avec un éventail de réactions, qui vont de « bien intentionnées »  à « mal intentionnées ». Je voulais donner un ton comique parce que, quelque part, je ne sais pas si je serais capable de faire un film dramatique sur ce sujet, qui me touche tellement que je pense que j'en deviendrais une loque humaine. Déjà, cela a été éprouvant de faire les interviews.

    Parce que vous êtes parties d'interviews de véritables réfugiés en Europe comme base de votre travail ?

    Voilà, mes coscénaristes m'ont rapporté tous ces documents. Eux ont été voir des associations, ils ont fait un travail de journaliste, pratiquement. C'était très intéressant d'apprendre toutes ces choses.

    La situation comique de départ, c'est ce petit village breton, Paimpont, qui pensait accueillir des Ukrainiens et qui se retrouve déstabilisé par l'arrivée d'une famille de migrants Syriens. C'est un peu, vous le disiez, une France en miniature, du maire qui parle comme Emmanuel Macron jusqu'à un membre du Conseil municipal, plombier d'extrême droite. Et puis votre personnage, à l'opposé, qui est une institutrice de gauche. Toutes les opinions, tout l'éventail est représenté.

    Voilà, et entre ces gens-là, il y en a pleins d'autres au milieu, qui sont bienveillants, pas bienveillants, qui étaient bienveillants au départ et qui deviennent moins bienveillants ensuite. Il y a tout le monde. Il y a aussi la transition, la transformation – qui se fait ici sur quelques semaines –, mais qui s'est passée en France dans ces dernières dizaines d'années. C'était essayer de recréer quelque chose, dans un contexte et un sujet très contenu, qui permettait d'explorer le sujet du racisme, du manque d'empathie et, en même temps, du trop-plein de vouloir aider aussi. Je pense que j'épargne personne dans le film. Et aussi de donner un point de vue aux réfugiés, car, eux aussi, ont leur point de vue sur la situation.

    Et alors, les « barbares » du titre, qui sont-ils ? Ce sont les autres, ceux qui ne parlent pas notre langue, pour reprendre l'étymologie de ce mot qui vient de la Grèce antique. Ou, au contraire, ce sont ceux qui refusent les étrangers par peur ?

    Pour moi, la barbarie, c'est le manque d'empathie face à l'autre, c'est la déshumanisation. Et la déshumanisation peut être celle d'une race par une autre, d'un genre par un autre, d'une idéologie par une autre, d'une religion par une autre. Elle existe sous plein de formes différentes. Elle s'est transformée, elle existe toujours, c'est en pleine forme d'ailleurs. À la base, il y a la version grecque des choses, c'est-à-dire un peuple sur un autre. Mais c'est une sorte de violence, une violence inacceptable.

    En même temps, le film est drôle, avec une note d'espoir. Ce n'est pas du tout un film désespéré.

    Ah oui, bien sûr ! Vous savez, nous vivons dans un monde tellement dur, triste et sans espoir en ce moment. Les gens se radicalisent dans tous les sens, ils vont aux extrêmes, dans les coins, et plus personne ne communique avec personne. Donc, je me suis dit, autant faire un film dans lequel les gens communiquent et qui finisse avec une lueur d'espoir.

    Les Barbares, de Julie Delpy, avec Sandrine Kiberlain, Laurent Lafitte, India Hair, distribué par le Pacte, 1h41. Sortie au cinéma le 18 septembre 2024.

    À écouter aussi«Les Barbares», une comédie irrésistible sur l'accueil des migrants

    4 min
  • Éric Mukendi, romancier: «J’aime les livres qui parlent de personnages aux prises avec la vie»

    C'est le romancier qui monte au sein de la collection Continent Noir de l'éditeur français Gallimard. Il s'appelle Éric Mukendi, Français originaire de République démocratique du Congo. Son deuxième texte, un recueil de trois nouvelles, vient de paraître. Il s'intitule Le blues du dimanche soir. Trois histoires sur la condition humaine et cette question centrale : comment ne pas rater sa vie ?

    À lire aussiÉric Mukendi dévoile son « Blues du dimanche soir », en direct du Club France

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  • Musique: «Ce que j’aime, c’est la transformation du son en temps réel», confie Lucie Antunes

    Elle est actuellement en tournée pour présenter son dernier album, Amazing Carnaval. Cet été, Lucie Antunes a enchaîné les dates en festival : Papillons de nuit, Les Vieilles Charrues, le Paléo festival ou encore le Cabaret Vert. Et ce n'est pas fini, car la compositrice reprend sa tournée dès ce 13 septembre au soir à Boulogne-sur-Mer, et ce jusqu'en décembre 2024. Puis, elle travaillera sur la création d'un opéra.

    À lire aussi#SessionLive de Lucie Antunes «Carnaval» & Peter One «Come Back To Me»

    7 min

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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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