Invité culture

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Invité culture episodes

  • Les corps noirs libérés de Mame-Diarra Niang à la Fondation Henri Cartier-Bresson

    Le corps noir est au cœur des photos de Mame-Diarra Niang exposées à la Fondation Henri Cartier-Bresson. Un corps qu’elle souhaite libérer des assignements qui lui ont été imposés dans l’histoire occidentale. Les images montrent des silhouettes floutées au sein de paysages, des portraits à la limite de l’abstraction, autant de photos glanées sur des écrans et retravaillées par l’artiste. Et c’est la première exposition d’envergure à Paris de la photographe française née à Lyon et déjà très reconnue dans le monde. Elle a montré son travail à Johannesburg et Amsterdam et a participé aux Biennales de Sharjah, Dakar, São Paulo ou encore Berlin. Ses œuvres ont aussi intégré d’importantes collections comme celles du MoMA ou de la Pinakothek der Moderne de Munich.

    L'exposition est à voir jusqu'au 5 janvier 2025 à la Fondation Henri Cartier-Bresson.

     

     

    À écouter dans Vous m'en direz des nouvellesÀ Paris Photo, Mame-Diarra Niang nous tend le miroir du flou

    4 min
  • Avec «Sauvages», Claude Barras veut attirer l'attention sur la lutte du peuple Penan de Bornéo

    Traiter de sujets graves avec la poésie de l'animation, et toujours à hauteur d'enfant : c'est le projet du réalisateur suisse Claude Barras. En 2016, il avait ému les spectateurs avec Ma vie de Courgette. Son deuxième long-métrage, Sauvages, en sélection au dernier Festival de Cannes, nous entraîne cette fois dans la forêt de Bornéo en Asie du Sud-Est, où la vie des populations nomades et des animaux est menacée par la déforestation et les intérêts de l'agro-industrie.

    À lire aussiIndonésie: la production de granulés de chauffage menace la forêt primaire

    4 min
  • Exposition du photographe Olivier Jobard: «Notre famille afghane, souvenir d’une vie envolée»

    Il est le lauréat du prix Marc Ladreit de Lacharrière, décerné tous les deux ans par l'Académie des Beaux-Arts à un photographe professionnel. Son travail récompensé s'intitule Notre famille afghane, souvenirs d'une vie envolée. Olivier Jobard a suivi pendant dix ans l'exil de Ghorban jeune mineur afghan arrivé clandestinement en France et devenu français.

     Après le rapatriement de ses quatre frères et sœurs au moment de la prise de pouvoir des talibans à l'été 2021, il a documenté leur nouvelle vie en France, et est retourné photographier en Afghanistan les anciens lieux de vie de la fratrie pour leur reconstituer une sorte d'album de famille.

    À lire aussiVisa pour l’image: Ghorban, une histoire d’humanité

    Pour en aller plus loin :

    Exposition Notre famille afghane, souvenir d’une vie envolée 

    Olivier Jobard

    4 min
  • Abdellah Taïa nommé pour plusieurs prix littéraires avec «Le Bastion des Larmes»

    Son nouveau roman est en sélection pour plusieurs grands prix littéraires, dont le Goncourt, le Médicis et le Prix Décembre. Intitulé Le Bastion des larmes aux éditions Julliard, le récit se déroule en partie dans la ville de Rabat au Maroc, dont est originaire Abdellah Taïa, et retrace le parcours difficile d'un garçon homosexuel qui prend pour modèle ses six sœurs aînées.

    Abdellah Taïa est né à Rabat (Maroc) en 1973. Il a publié aux Éditions du Seuil plusieurs romans, traduits dans de nombreuses langues, notamment Une mélancolie arabe, Le Jour du roi (Prix de Flore 2010) et Vivre à ta lumière. Le Bastion des Larmes est son premier livre aux Éditions Julliard.

    Présentation du roman :

    « À la mort de sa mère, Youssef, un professeur marocain exilé en France depuis un quart de siècle, revient à Salé, sa ville natale, à la demande de ses sœurs, pour liquider l’héritage familial. En lui, c’est tout un passé qui ressurgit, où se mêlent inextricablement souffrances et bonheur de vivre.

    À travers lui, les voix du passé résonnent et l’interpellent, dont celle de Najib, son ami et amant de jeunesse au destin tragique, happé par le trafic de drogue et la corruption d’un colonel de l’armée du roi Hassan II. À mesure que Youssef s’enfonce dans les ruelles de la ville actuelle, un monde perdu reprend forme, guetté par la misère et la violence, où la différence, sexuelle, sociale, se paie au prix fort. Frontière ultime de ce roman splendide, Le Bastion des Larmes, nom donné aux remparts de la vieille ville, à l’ombre desquels Youssef a jadis fait une promesse à Najib."Notre passé… notre grande fiction", médite Youssef, tandis qu’il s’apprête à entrer pleinement dans son héritage, celui d’une enfance terrible, d’un amour absolu, aussi, pour ses sœurs magnifiques et sa mère disparue. » (Éditions Julliard)

    4 min
  • Barbara Pravi se fond avec «La Pieva», chanteuse tzigane légendaire

    La chanteuse française Barbara Pravi... Le grand public l’a découverte il y a trois ans grâce à sa chanson « Voilà », qui lui a valu une deuxième place lors du concours de l’Eurovision. Barbara Pravi vient de sortir un deuxième album intitulé La Pieva, dans lequel elle rend hommage à ses racines serbes... Barbara Pravi est l'Invitée culture.

    ► Barbara Pravi a entamé une tournée européenne le 18 septembre. Ce 3 octobre au soir, elle sera à Bruxelles, avant une série de dates dans toute la France ce mois-ci, puis trois concerts parisiens à la Cigale début novembre prochain. 

    5 min
  • Hélène Vincent: «On écrit peu de rôles pour les femmes âgées, ce film d'Ozon est une divine surprise»

    Il est sans doute le plus prolifique des cinéastes français : François Ozon tourne un film par an. Le millésime 2024, en salles dès ce mercredi, s'intitule Quand vient l'automne. Il y met en scène la vieillesse dans toute sa complexité, à travers un personnage de charmante grand-mère interprétée par Hélène Vincent.

    RFI : Dans Quand vient l'automne, vous incarnez Michelle qui vit à la campagne en Bourgogne et se réjouit de recevoir son petit-fils en vacances. Elle a tout de la mamie gâteau. Comment vous vous la voyez, Michelle ?

    Oui, vraiment, c'est une grand-mère aimante et son petit-fils est le soleil et la lumière de la fin de sa vie. Elle est extrêmement et douloureusement perturbée lorsque sa fille décide que le petit-fils ne restera pas passer les vacances de novembre avec sa grand-mère parce qu'elle a fait une erreur en cuisinant des champignons et que sa fille en a été très malade. Elle rend sa mère responsable délibérément de cet empoisonnement dans lequel elle n'a pas été loin de perdre la vie.

    Il y a néanmoins une ambiguïté.

    Il y a une ambiguïté, mais il n'y a pas de certitude. C'est peut-être volontaire étant donné que la relation entre mère et fille a l'air d'être tout sauf au beau fixe. Mais, en même temps, cela pourrait passer pour une façon de régler le problème une fois pour toutes – et de garder le petit-fils pour elle toute seule – que d'envoyer sa fille ad patres. Mais en fait, c'est totalement une ambiguïté, ce n'est pas du tout une certitude. Et moi, personnellement, je pense que non.

    Cela vous a amusé de jouer ce personnage ?

    Oui, ça m'a ému, ça m'a passionné. Elle est tellement complexe. On peut la croire coupable. On peut penser qu'elle est innocente, et cela, jusqu'au bout. Quelle est la nature réelle de son amour pour ce petit-fils, pour sa fille ? Qu'en est-il de ce secret qui rend la relation avec sa fille si violente ? Cela, on l'apprendra tardivement dans le film. 

    C'est un film qui mélange plusieurs genres : il y a une partie thriller, une partie récit intimiste. Il y a un petit côté Georges Simenon...

    Oui, par la façon de rentrer dans la chair du vivant, comme ça, en province, à la campagne, et de décrire dans en trois quatre phrases un milieu d'où sort un personnage, tout à coup un visage. J'adore Simenon.

    Il y a aussi une belle chose dans ce film, c'est que Michelle, votre personnage, a une relation très complice, sororale, avec sa meilleure amie Marie-Claude, jouée par Josiane Balasko. Ce type de relations, on ne la voit jamais au cinéma ?

    Non, on ne prête pas aux femmes âgées la chance d'avoir des amis, de partager des moments doux et une complicité jusqu'au bout. De toute manière, on écrit peu de rôles pour les femmes âgées. C'est une divine surprise que ce film de François qui ouvre comme cela un espace de vie si tardif, c'est magnifique.

    Et puis, on vous voit enfin dans un grand premier rôle. Vous avez énormément tourné, vous avez une carrière de théâtre, de comédienne, de metteuses en scène.

    Que des grands premiers rôle... Au cinéma moins, mais quand même, il y a eu, il n'y a pas si longtemps de cela, un film absolument sublime, réalisé par Stéphane Brisé avec Vincent Lindon, qui s'appelait Quelques heures de printemps. Alors de Quelques heures de printemps à Quand vient l'automne, il y a dix ans, à peu près, qui sont passés, mais voilà, je suis toujours là, bien vivante.

    À lire aussiPour François Ozon, réalisateur de «Mon Crime»: «Le procès est une scène de théâtre»

    4 min
  • Soa Ratsifandrihana, au Festival d'Automne, renoue avec ses origines à travers la danse

    L’artiste franco-malgache Soa Ratsifandrihana s’est entourée dans son dernier spectacle, présenté au Festival d’Automne, Fampitaha, fampita, fampitàna, d’un musicien malgache, une danseuse d’origine haïtienne et d’un performeur martiniquais. Le spectacle interroge le vécu en Europe d’enfants de diverses diasporas. Une pièce entre texte, musique, chant et danse qui va du classique au hip-hop. Un spectacle en tournée jusqu’au mois de mai en France, en Belgique et en Suisse. Cette première semaine d’octobre, la chorégraphe fait escale au Festival actoral à Marseille.

    Plus d'informations sur le Festival d'Automne ici.

     

    4 min
  • Penda Diouf au festival des Francophonies à Limoges: «L'art comme levier pour supporter le monde»

    Le grand rendez-vous du théâtre francophone se tient à Limoges du 25 septembre au 5 octobre. « La grande ourse », l’une des pièces de la programmation, est signée par Penda Diouf. La jeune dramaturge française a acquis récemment la nationalité sénégalaise, qui est aussi celle de son père. L’autrice militante pour un féminisme inclusif rêve de scènes et de salles de théâtre qui ressemblent à la population française où se mélangent races et origines. Dans cette dernière pièce, elle crée une dystopie pour mettre en avant les violences policières, la condition féminine et le pouvoir de nuisance des réseaux sociaux. 

    Plus d'informations sur le festival des Francophonies ici.

    « La grande ourse » sera en tournée en France :

    • Le 26 novembre 2024 au TAP de Poitiers
    • Le 28 novembre 2024 à Scènes de territoire de Bressuire
    • Les 3 et 4 décembre 2024 à la Scène nationale de l’Essonne d’Évry-Courcouronnes
    • Du 7 au 17 décembre 2024 à la MC93 – Bobigny
    • Le 10 avril 2025 à L’Avant-Scène de Cognac
    • Le 18 avril 2025 au 3T de Châtellerault

    Écoutez la lecture d'une oeuvre de Penda Diouf au Festival d'Avignon 2024Penda Diouf (France/Sénégal): «Gorgée d'eau»

    4 min
  • Jul: «"Silex and the city", c'est un miroir pour parler de nos tourments politiques»

    On connaissait la série télévisée américaine à succès Sex and the City, il existe depuis 2009 une série de bandes dessinées qui en pastiche le titre pour transposer, à l'époque de la Préhistoire, nos travers contemporains : Silex and the City. Le tome 10 de cette série, à travers laquelle le dessinateur Jul nous invite à réfléchir à des thématiques d'actualité, est publié chez Dargaud. Et du 11 septembre au 29 décembre 2024, une exposition au musée de l'Homme, à Paris, fait dialoguer des planches de la bande dessinée Silex and the City avec des artefacts de la Préhistoire.

    L'exposition « Silex and the city » est visible au musée de l'Homme jusqu'au 29 décembre 2024.

    À écouter dans Vous m'en direz des nouvellesJul, l'allégorique de la caverne

     

     

     

     

    4 min

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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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