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Alors que les Américains sont appelés aux urnes lundi 5 novembre pour l'élection présidentielle, une bande dessinée française, publiée chez Delcourt, nous invite à découvrir le lieu de résidence du président : la Maison Blanche. À travers les anecdotes de Jérome Cartilier l'ancien correspondant à Washington de l'Agence France Presse, Karim Lebhour signe le scénario de cette nouvelle bande dessinée Maison Blanche, en coulisses avec Obama, Trump et Biden.
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L'acteur, auteur et metteur en scène Mickaël Délis joue une pièce autour du sujet de la masculinité. Le spectacle fait salle comble et s'intitule Le premier sexe - ou la grosse arnaque de la virilité, un seul en scène drôle et émouvant et une galerie de personnages pour raconter son parcours de petit garçon, d'adolescent, et enfin d'homme. Mickaël Délis est au micro de RFI.
► Le premier sexe - ou la grosse arnaque de la virilité à voir à la Piccola Scala à Paris,jusqu'au 27 novembre 2024. Le mardi et le mercredi à 19h15. Relâche le 13 novembre, puis reprise en décembre 2024 les lundis à 19h15, le mardi 31/12 à 19H15 et en janvier, février et mars 2025, les mercredis à 21h15, les samedis à 19h et les dimanches à 17h15.
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Céleur Jean Hérard, qui fut d'abord artisan puis l'un des sculpteurs majeurs de la nouvelle École haïtienne, s'est lancé depuis quelques années dans la peinture. Ses tableaux, marqués par la souffrance du corps et de l'esprit, constituent un puissant hommage aux difficultés que traversent ses contemporains en Haïti. Entretien
RFI : Bonjour, Céleur Jean Hérard. Vous exposez actuellement vos peintures à la galerie Christophe Person à Paris. Et ce que l'on voit à travers vos tableaux, ce qui est frappant, ce sont les corps en souffrance, les visages et les corps déformés. Avez-vous voulu peindre la souffrance que vit actuellement le peuple haïtien ?
Céleur Jean Hérard : Oui, moi, je travaille sur la dépression du peuple haïtien, aussi sur la dépression mondiale de ce qui se passe dans le monde. À partir de là, j'essaie de travailler mes personnages parce que je suis très à l’écoute de ce qui se passe. Moi, je voyage beaucoup dans le monde, ici, en Europe, ou en Amérique, mais il faut dire vraiment qu'en Haïti, la situation est pire. Et franchement, ça impacte mon travail.
Diriez-vous que vos peintures visent à guérir cette souffrance ?
Oui, c'est vrai, c'est comme une forme de guérison de cette souffrance. Comme vous voyez, dans mon travail, il y a beaucoup de couleurs, beaucoup de formes, et vous avez l'impression que c'est une sorte de revendication pour dire au monde « c'est juste qu'il y a de la souffrance, mais il y a aussi quelque chose d'autre, au-delà de la souffrance ». C’est ce que je voulais réellement mettre en avant pour pousser les êtres humains à prendre conscience [de cette violence, NDLR], pour qu'il y ait une prise de conscience. Pour qu’il y ait une autre réalité et qu'il y ait un monde beaucoup plus équilibré. C'est pour ça que dans mon travail, vous allez voir beaucoup de formes et beaucoup de couleurs. Je cherche un travail d'équilibre pour au moins pousser à cette prise de conscience et j’espère que cela va arriver.
J'ai lu dans une interview que vous disiez ne pas vous définir comme un artiste engagé, mais comme un témoin de votre époque.
Alors c'est vrai, cette phrase, elle est sortie quand il y a eu des étudiants dans mon atelier — dans lequel on accueille beaucoup d'étudiants… Et souvent, ils essayent de me poser une étiquette d’artiste engagé. Et moi, je ne pense pas que c'est vraiment le terme approprié pour ce que je fais. Moi, je pense que je suis plutôt un témoin de ce qui se passe et du moment actuel. Parce que quand on me qualifie d'artiste engagé, je me dis souvent que cela peut être un peu dangereux. Parfois, il y a des étiquettes un peu extrémistes ou radicales… mais en réalité, on n’est pas toujours engagé, on est souvent juste témoin de ce qui se passe dans le lieu où l’on vit, dans l'espace où l’on est, de la ville, de la terre. Donc, moi, je ne suis qu’un témoin qui essaye de raconter en fonction de ma perspective comment je vois le monde, et surtout, comment je vois la vie en Haïti.
Haïti a une grande tradition de peinture. Est-ce que cette tradition vous habite ? Est-ce que vous faites référence à cette tradition dans votre travail ?
Je voudrais vous raconter une anecdote. Hier, Christophe Person [le galeriste, NDLR] a organisé un dîner à la galerie avec les collectionneurs. Et à un moment donné, pendant la conversation, on parlait de Basquiat [Jean-Michel Basquiat, peintre américain d'origine haïtienne né aux États-Unis, décédé en 1988, NDLR]. Et des gens ont commencé à revendiquer Basquiat comme peintre haïtien. Moi, je disais qu’il fallait arrêter avec tout ça, car je pense qu'en Haïti, nous avons produit davantage que Basquiat. Peut-être même que nous avons déjà produit cinq Basquiat ! Entre le passé et le présent, nous avons démontré la force de notre créativité. Je pense qu'il faut regarder la peinture haïtienne telle quelle, sans faire référence à une identité venue d’ailleurs pour montrer vraiment la force du travail.
Les tableaux de Céleur Jean Hérard sont à découvrir à la galerie Person à Paris jusqu'au 30 novembre ou sur le site du Centre d'art d'Haïti à Port-au-Prince.
Le duo d’artistes Catel Muller, au dessin, et José-Louis Bocquet, au scénario, ont entrepris depuis quelques années de raconter l’histoire de femmes qui ont marqué leur temps et dont le parcours a été invisibilisé à travers une très belle collection de bandes dessinées, intitulée « Les clandestines de l’Histoire », aux éditions Casterman. Cette fois, ils font revivre les exploits d’Anita Conti, surnommée la dame de la mer, dont le livre Racleurs d’océans alertait sur la surpêche dès les années 1950.
À écouter dans Jusqu'où va la science ?À l’écoute des océans pour la Fête de la science
Né en 1971, Jean-Pierre Montal est écrivain et éditeur. Il est l'auteur de plusieurs romans dont Leur chamade (prix Jean-René Huguenin 2023). Son nouveau roman La Face nord, publié aux éditions Séguier, vient d'être récompensé par le prix littéraire des Deux Magots 2024.
Un homme rencontre une femme à la sortie d’une séance d’Elle et lui, le chef-d’œuvre de Leo McCarey. Ils se mettent à discuter de leur passion pour ce film. C’est le point de départ d’une histoire d’amour à la fois évidente et intense. Mais elle a soixante-douze ans, et lui, quarante-huit. Peut-on ignorer un tel fossé ? Est-il possible de tout recommencer ?
Leur histoire va les plonger dans la spirale du temps et des souvenirs. Le Paris d’aujourd’hui ouvrira un passage vers la Vienne d’autres époques, de l’immédiate après-guerre aux années 1970.
Portée par une écriture sensible et ciselée qui traque obsessionnellement le mot de trop, La Face nord explore les frontières indécises de nos vies parallèles, vécues ou rêvées. En conteur virtuose, Jean-Pierre Montal signe un roman d’une beauté troublante où le grain du réel se mêle au flou des sentiments. (Présentation des éditions Séguier)
Nanténaina Lova vient de Madagascar, et dans son nouveau film, il retrace la résistance des paysans malgaches face à l'urbanisation. Chez les zébus francophones raconte la lutte d'un village malgache face à la spéculation urbaine. Le film est sorti mercredi 23 octobre en France.
L'Invité culture de ce mercredi 23 octobre n'est autre que le chanteur Denis Péan, leader du groupe Lo’Jo et auteur de la plupart des chansons de cette formation née il y a un peu plus de 40 ans. Lo’jo a partagé dans sa carrière des projets avec des noms prestigieux comme Archie Sheep, Tony Allen ou Led Zeppelin. Le groupe vient de sortir l’album Feuilles Fauves : 11 titres sublimés par les voix des deux chanteuses, les sœurs Yamina et Nadia Nid-El-Mourid.
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C'est un voyage à travers l'écriture arabe et la couleur auquel nous convie l'Institut du monde arabe dans la rétrospective consacrée à Mehdi Qotbi. L'artiste marocain prend sa source dans les tapis de son enfance et n'a de cesse d'en explorer les motifs. Les lettres arabes dansent et s'entrelacent dans un florilège de couleurs et de rythmes. Une peinture lumineuse.
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Il n'avait pas les atouts des chanteurs de charme des années 1950, ni le physique, ni la voix. Et pourtant, il est devenu l'un des chanteurs français les plus connus au monde : Charles Aznavour, disparu en 2018, revit sous les traits de l'acteur Tahar Rahim dans le film Monsieur Aznavour qui sort ce mercredi 23 octobre en salles. Le chanteur Grand Corps Malade en signe la réalisation avec Mehdi Idir.
Yseult, la chanteuse française la plus écoutée dans le monde, devant Aya Nakamura, sort un nouveau disque MENTAL. Un album que l’artiste, toujours très engagée, perçoit comme une renaissance. Celle qui avait livré une interprétation mémorable de My Way lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques 2024 y évoque des émotions fortes sur des musiques très anglo-saxonnes.
Retrouvez tous nos contenus sur Yseult sur RFI musique.
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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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