La petite voix – Des histoires de vie qui pourraient changer la vôtre.

La petite voix – Des histoires de vie qui pourraient changer la vôtre.

By Herveline Denis – A l’écoute de celles et ceux qui osent écouter leur intuition et changer de vieSociety & CultureHealth & FitnessMental HealthEducationSelf-ImprovementPersonal Journals
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La petite voix – Des histoires de vie qui pourraient changer la vôtre. episodes

  • [DECOUVERTE] Cheminements, le podcast qui parle de de santé des femmes

    Bonjour, je suis Herveline et j’ai le plaisir de présenter dans La petite voix. Enfin d’habitude, c’est comme cela que je commence.

    Mais cette semaine, c’est différent… Noël est là, et j’ai envie de vous offrir une surprise. Donc pas de nouvel épisode de La petite voix mais je vais vous faire découvrir ou redécouvrir 3 podcasts que j’aime particulièrement.

    Ces pépites m’accompagnent souvent et me font vibrer, réfléchir, ou rêver. J’espère qu’elles sauront faire de même pour vous.

    Alors, installez-vous confortablement, ouvrez grands vos oreilles… c’est parti !

    Aujourd’hui, je vous propose un épisode de Cheminements , le podcast qui tend le micro à toutes ces femmes que vous croisez chaque jour et qui viennent raconter leur histoire sans filtre, sans honte et sans tabou.

    Pour suivre Marguerite sur Instagram, c'est par ici @margueritederodellec

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    La petite voix : le podcast d'histoires inspirantes et de récits de vie qui transforment vraiment

    La petite voix explore des histoires vraies et des récits de vie authentiques qui résonnent profondément. Ces témoignages intimes et inspirants révèlent des chemins de vie extraordinaires où la résilience, la spiritualité et le développement personnel jouent un rôle clé. Découvrez comment des hommes et des femmes surmontent une crise de la quarantaine, osent une reconversion professionnelle, et trouvent leur voie en écoutant leur intuition et leurs émotions.

    Chaque mardi, plongez dans des parcours de transformation personnelle et des témoignages où la quête de sens ouvre des chemins inattendus. Ces histoires inspirantes de renaissance personnelle montrent comment surmonter les épreuves et changer de vie pour vivre en harmonie avec ses aspirations profondes.

    Avec La petite voix, laissez-vous guider par des récits captivants qui accompagnent votre propre cheminement, qu'il s'agisse de réussir un changement de vie, de recommencer à zéro ou simplement de trouver une nouvelle inspiration pour avancer.

    Si vous aimez les podcasts Transfert, Legend, Passages, Ex, Les rescapés, Les pieds sur terre, Scandales, Bliss stories, Héros, Brise glace, La leçon, Métamorphose éveille ta conscience, InPower… alors le podcast La petite voix devrait vous plaire aussi ! 

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    20 min
  • [DECOUVERTE] Basilic, le podcast consacré à l’écologie et aux initiatives positives

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    Aujourd’hui, je vous propose un épisode de Basilic, le podcast consacré à l’écologie et aux initiatives positives et qui donne la parole à celles et ceux qui imaginent et rêvent le monde de demain.

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    Chaque mardi, plongez dans des parcours de transformation personnelle et des témoignages où la quête de sens ouvre des chemins inattendus. Ces histoires inspirantes de renaissance personnelle montrent comment surmonter les épreuves et changer de vie pour vivre en harmonie avec ses aspirations profondes.

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    57 min
  • [DECOUVERTE] Crush, le podcast des premiers jours des histoires d'amour

    Bonjour, je suis Herveline et j’ai le plaisir de présenter dans La petite voix. Enfin d’habitude, c’est comme cela que je commence.

    Mais cette semaine, c’est différent… Noël est là, et j’ai envie de vous offrir une surprise. Donc pas de nouvel épisode de La petite voix mais je vais vous faire découvrir ou redécouvrir 3 podcasts que j’aime particulièrement.

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    Aujourd’hui, je vous propose un épisode de Crush, le podcast qui explore la magie des premiers jours des histoires d'amour.

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    La petite voix : le podcast d'histoires inspirantes et de récits de vie qui transforment vraiment

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    Chaque mardi, plongez dans des parcours de transformation personnelle et des témoignages où la quête de sens ouvre des chemins inattendus. Ces histoires inspirantes de renaissance personnelle montrent comment surmonter les épreuves et changer de vie pour vivre en harmonie avec ses aspirations profondes.

    Avec La petite voix, laissez-vous guider par des récits captivants qui accompagnent votre propre cheminement, qu'il s'agisse de réussir un changement de vie, de recommencer à zéro ou simplement de trouver une nouvelle inspiration pour avancer.

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    38 min
  • Apaiser notre insécurité relationnelle avec Sandy Kaufmann, love coach

    Nous retrouvons aujourd’hui Sandy Kaufman, love coach, qui nous aide à apaiser nos insécurités relationnelles à travers une série d’exercices très pratiques.

    • Son site web : https://sandykaufmann.ch/
    • Son compte Instagram : @sandykaufmann_lovecoach

    RETRANSCRIPTION DE L'EPISODE AVEC SANDY KAUFMANN, LOVE COACH

    00:00:59

    Bonjour Sandy et bienvenue à nouveau dans La Petite Voix. Bonjour Héroline, bonjour tout le monde. Alors je suis ravie de te retrouver, on a parlé la semaine dernière de ton parcours et de ton métier de Love Coach et de thérapeute psycho-corporelle. Moi j'aime bien dans cet épisode BIS donner des conseils concrets et quand je t'ai demandé s'il y avait un sujet qui te parlait plus qu'un autre, toi tu m'as dit j'aimerais donner des clés pour travailler sur notre insécurité en relation. Comment on fait quand on a cette sensation-là, quand on se sent très ou tout simplement un peu insécure en relation, comment on fait pour travailler là-dessus ? Et je crois que tu as pour ça un plan en trois grandes étapes, c'est ça ?

    00:01:39

    Oui, avec trois étapes et puis surtout pour comprendre ce qui se passe en fait. On va essayer de décortiquer tout ça et puis je vais poser une certaine série de questions où vous proposez un peu des exercices. On peut mieux cerner ce qui se passe. Ok, chouette. Juste avant qu'on se lance, moi j'aimerais comprendre pourquoi c'est ce thème-là que tu as voulu évoquer aujourd'hui. Est-ce que c'est quelque chose que tu retrouves très régulièrement dans tes accompagnements ? Oui, l'insécurité émotionnelle, ce que l'on ressent, c'est un signe de dérégulation de son système nerveux et donc c'est là où ça vaut la peine d'aller creuser, de se dire ok, pourquoi je ressens cette insécurité ? D'où est-ce que ça vient ? Je me suis dit que ça pouvait servir au plus.

    00:02:26

    Un grand nombre de personnes, qu'elles soient en relation ou que ça soit aussi dans le processus de rencontre. Et bien allons-y alors. Première étape, dis-nous tout Sandy. Alors c'est de repérer vraiment le moment où ça arrive. Quand vous vous sentez en insécurité, première chose, c'est de repérer le moment. Est-ce que c'est quand quelqu'un me dit quelque chose ? Qu'est-ce que la personne me dit ? Qu'est-ce que je me dis dans ma tête ? Quelles sont les pensées qui sont en train de venir ? Est-ce que c'est peut-être des fois une non-action ? Qu'est-ce que la personne ne fait pas ou ne dit pas ? Et vraiment, notez ce mécanisme le plus précisément possible et puis notez votre réaction à vous. Est-ce que j'arrive à dire quelque chose ou pas ?

    00:03:12

    Et qu'est-ce que je ressens à l'intérieur de mon corps ? Et c'est là où ça va déjà vous donner une indication des mécanismes qui vont déclencher ça. Vous pouvez aussi être attentif à certains déclencheurs. Est-ce que c'est lorsque la personne hausse la voix ? Est-ce que c'est la personne lorsqu'elle est dans un moment de silence qui vous génère de l'insécurité ? Donc, donnez-vous vraiment le droit d'aller identifier les déclencheurs le plus précisément possible. En fait, ce que je comprends, c'est qu'il faut vraiment tenir un journal de ces moments-là, en fait. Garder une trace écrite, visuelle, concrète, quoi. Ce n'est pas juste « Ah tiens, je suis en train de ressentir ça », non. Non, vraiment, faire un journal. Et ça va vous en apprendre énormément, en fait, sur votre manière de fonctionner dans le lien.

    00:04:03

    Et vous pouvez le faire dans votre relation amoureuse, avec votre date, mais aussi famille, amis, travail. Il n'y a pas de limite, mais ça va vous aider à vous comprendre, en fait, qu'est-ce qui déclenche cette insécurité. Une fois que vous l'avez repéré, repérez au niveau de votre corps les sensations. Qu'est-ce que je ressens quand j'ai de l'insécurité ? Est-ce que j'ai une douleur, une boule dans le ventre ? Est-ce que j'ai la sensation que le sol y part sous mes pieds ? Est-ce que je ressens une accélération de mon rythme cardiaque, de ma respiration ? Est-ce que c'est une espèce de douleur localisée à un endroit ? Est-ce que ça bouge ? Est-ce que c'est chaud ? Est-ce que c'est froid ? Prenez conscience des sensations.

    00:04:48

    Rien que le fait de faire ça, ça apporte de la sécurité à votre système nerveux parce qu'il se rend compte que c'est un système nerveux. C'est plus une perception à l'intérieur que forcément une guerre ou un ours qui nous fonce dessus à l'extérieur. Donc, se focaliser là-dessus. Alors, pour simplifier pour l'épisode, je dirais qu'il y a deux gros types de réactions. Il y a ce fameux état sympathique où on peut sentir une forme d'accélération à l'intérieur de soi. En fait, le cœur s'emballe, la respiration s'emballe, on peut avoir un peu les joues qui rougissent. On sent un peu plus de chaleur, donc une espèce d'emballement. Ou bien l'état dorsal qui est l'état où on se sent plutôt bloqué, on se sent impuissant. C'est souvent aussi cette sensation d'être déconnecté.

    00:05:43

    On voudrait faire quelque chose, mais on n'y arrive pas. On ressent moins les choses. Donc, on peut être anesthésié aussi. C'est souvent une sensation qui arrive. Et puis, vraiment des pensées dans la tête, type désespoir. Il n'y a pas de solution, c'est la fin et on rentre vite dans cette spirale de pensées pas très sympas. Première invitation, est-ce que je suis plutôt dans cette accélération ou plutôt dans cet effondrement ou figement où je me sens totalement bloqué ? Est-ce qu'on peut être les deux en même temps ? Oui. Alors, on passe, avant d'aller dans l'état dorsal, tu passes souvent par une phase d'activation de ton état sympathique. Et en fait, c'est quand ton corps, il a le sentiment qu'il n'y arrive plus, qu'il s'effondre. Et c'est super important.

    00:06:33

    Et merci d'avoir posé la question parce que justement, en fait, quand tu es dans l'état sympathique pour accueillir ton insécurité, tu vas essayer d'aider, de soutenir ton système nerveux pour revenir à ton état de sécurité. Tu peux aller presque directement, ça prend plus ou moins de temps, alors que quand tu es dans l'état dorsal, en fait, quand tu commences à te réguler, tu peux avoir justement, tu retournes par cet état de sympathique avant de retourner à ton état de sécurité. Ça, c'est la hiérarchie polyvagale, l'échelle polyvagale. Tu ne peux pas passer directement à ton état de sécurité. Et donc, c'est justement important de savoir ça. Déjà, pour ne pas paniquer, tu peux te dire, oh là là, mais ce que je fais, c'est en fait dans le bon sens. Et aussi.

    00:07:24

    Comprendre qu'il y a ces deux phases, en fait, qui se passent. Donc, vraiment, cette étape de prise de conscience. Quel est mon mécanisme ? Et dans mon corps, je suis plutôt dans le sympathique, je suis plutôt dans le dorsal. Et en fonction de ce que vous avez identifié, d'abord, passez par le corps. Apportez de la sécurité à votre système. Donc, si vous êtes dans cet état sympathique, agitation, anxiété, ou j'ai envie de faire la cocotte minute et d'exploser. Accueillez cet état. Par exemple, un outil qui est vraiment tout simple que vous pouvez faire, c'est aller pousser un mur. Les bras tendus, vous appuyez avec les jambes pour vraiment faire comme si vous voulez le pousser ce mur. En fait, le but, c'est de libérer cette agitation à l'intérieur, de la faire sortir à l'extérieur.

    00:08:18

    Donc, c'est ce qui est le plus important, c'est d'avoir ce sentiment de fatigue physique. Vraiment de pousser jusqu'à ce qu'on ressente une forme de fatigue physique pour que cette activation du sympathique puisse se libérer. Et pour vérifier ça, à nouveau, ce n'est pas je fais mon exercice et je me dis, ouais, c'est bon, c'est fait, ça doit être passé. Revenir dans le corps et puis de se dire, OK, est-ce que là, comment elle est ma respiration ? Est-ce qu'elle est un peu plus calme ? Est-ce que ça va au niveau de mes fréquences cardiaques ? Est-ce que c'est un petit peu mieux ? Et de continuer. Jusqu'à ce qu'on ait ce sentiment de revenir à son état de sécurité, où la respiration, elle est plus fluide, il y a un espèce de ralentissement dans le corps, d'apaisement.

    00:09:08

    On sent aussi des fois, c'est un peu un relâchement au niveau des mâchoires, puis on est un peu plus dans l'ouverture comme ça, un petit peu dans la chaleur, peut-être plus au niveau du haut de la poitrine. Ça, c'est pour l'état sympathique. Pour l'autre état, ça se fait souvent en deux. Il y a une technique que j'aime beaucoup qui est issue du Brain Gym qui s'appelle la méthode ECAP. Donc, c'est quatre mouvements qu'on peut faire. Le premier, ça aide à se reconnecter à son corps. C'est quelque chose de tout bête. C'est boire un verre d'eau en conscience. En prenant l'eau dans la bouche, en fait, on prend conscience de notre corps, de nos sensations et ensuite, on avale l'eau. Pour moi, en fait, c'est un petit peu lentement.

    00:09:54

    L'environnement me fait du bien parce que l'eau, c'est plutôt bénéfique. Et après, on va essayer de reconnecter à nouveau avec son corps et avec son cerveau rationnel en massant les points du cerveau. Donc, c'est des points qui se trouvent au niveau de vos clavicules. Donc, massez ces points-là jusqu'à ce que l'on ressent à nouveau son corps, en fait. Et donc, la troisième étape de cette méthode. C'est de se mettre en mouvement en faisant les mouvements croisés, donc coudes, genoux opposés, devant ou derrière. Et là, vraiment de se donner le droit d'être dans le mouvement et de aussi laisser sortir cette agitation qui peut se présenter. Et une fois que cette étape est finie, en fait, passer par une étape de retour à la sécurité d'ancreage en croisant les bras, croisant les pieds et en revenant à soi en respirant.

    00:10:54

    Et ça, c'est souvent, en fait, nécessaire de passer un certain temps parce que, justement, l'état dorsal, tu passes par ces deux états avant de pouvoir revenir à ta sécurité. Là, c'est vraiment de passer par le corps et à nouveau de regarder ces sensations. OK, est-ce que là, je sens que ma respiration, elle est plus profonde ? Est-ce que je sens les contours de mon corps ? Est-ce que mes pensées se sont peut-être apaisées ? Quand ça, c'est un petit peu plus apaisé. C'est là où commence finalement la troisième étape de réflexion. Et ce que je propose, c'est de faire cette réflexion en deux temps. La première chose, de se dire OK, cette situation-là, qu'est-ce que ça me rappelle de similaire à mon passé ?

    00:11:41

    Est-ce que c'est des situations que j'ai déjà vécues avec mes parents, avec mes frères ou à l'école ? Et ensuite, de vous dire OK, là, j'ai bien compris qu'il y avait un petit peu de mon passé. Comment j'ai envie là ? Maintenant, de réagir. Et pour définir comment j'ai envie de réagir dans cette situation, mon conseil, c'est vraiment de regarder les faits. OK, qu'est-ce qui s'est passé en termes de faits ? Qu'est-ce qui me manque pour que je me sente en sécurité dans la relation ? Donc, est-ce que j'ai besoin de communiquer mon ressenti ? Est-ce que j'ai besoin que certaines choses changent dans la relation, dans l'équilibre ? Vraiment, je voulais dire comment je voudrais réagir. Dans cette situation et de se dire OK, comment est-ce que je peux me soutenir pour y arriver ?

    00:12:30

    Donc, se soutenir, ça peut être quelque chose du type OK, là, je ne me sens pas de dire le 100% de ce que j'ai envie de dire. Je vais commencer par le 5%. Je ne sais pas trop comment le dire, que ça sorte de ma bouche. Je vais aller m'entraîner devant mon miroir. J'ai extrêmement peur de la réaction de l'autre. Je vais commencer par un exercice de respiration et après, je vais aller vers l'autre. Et d'y aller étape par étape. La compétence, elle s'apprend quand on l'a vécu. C'est comme ça que notre système nerveux, il enregistre en fait. Toutes nos relations sont des occasions de pratiquer. Et je dirais même, pour les personnes pour qui c'est très difficile de mettre ça en place dans les relations, commencer.

    00:13:22

    Commencez là où c'est plus facile. Commencez avec vos amis. Commencez au travail. Commencez dans d'autres choses. Votre système nerveux, lui, il apprend. Quand il apprend, une étape de plus, ça sera plus facile après, là où c'est plus difficile. Chouette. Merci beaucoup, Sandy, pour ces conseils très utiles. Merci.

    Développement personnel • spiritualité • thérapie alternative • santé mentale • relations amoureuses • insécurité émotionnelle • confiance en soi • relations amoureuses • régulation émotionnelle

    Vous aimerez cet épisode si vous aimez : Métamorphose • In Power • Génération Do It Yourself • Change ma vie • Les Couilles sur la table • Histoires de Darons • Les Adultes de Demain • Les Déviations • Podcast Graine de Métamorphose • Fais-toi confiance

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    15 min
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    🚩 Attention, ce que vous entendez dans La petite voix ne se substitue pas à une thérapie ou un coaching, encore moins un avis médical. Au moment de vous tourner vers un thérapeute, faites appel à votre discernement, à votre bon sens et à votre esprit critique. Au moindre doute, stoppez les séances et parlez-en avec un proche ou un professionnel de santé.

    La petite voix est un podcast du label Lacmé Production. 

    4 min
  • La coach qui nous guide vers l’amour - Sandy Kaufmann, love coach

    Ah l’amour… Un mot universel, mais qui cache des défis profondément personnels. Et si nos histoires d’amour, qu’elles soient passionnées ou compliquées, étaient aussi celles de notre histoire personnelle ?

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir Sandy Kaufman, love coach. Sandy a traversé des épreuves personnelles, depuis ses jeunes années marquées par des troubles alimentaires jusqu’à la répétition d’un schéma amoureux peu épanouissant.

    Ce voyage intérieur l’a finalement guidée vers une transformation incroyable, autant personnelle que professionnelle.

    Bienvenue dans un épisode puissant, intime et inspirant.

    Avec Sandy, nous allons parler de ce que notre passé imprime dans nos relations, de l’importance d’écouter notre corps pour dénouer les blocages, et du rôle essentiel de notre système nerveux dans nos relations.

    Quelques notes à propos de Sandy :

    • Son site web : https://sandykaufmann.ch/
    • Son compte Instagram : @sandykaufmann_lovecoach
    • Son conseil lecture : “Le corps n'oublie rien” de Bessel van der Kolk
    • Son rituel bien-être : aller courir dans la nature ou faire du yoga

    RETRANSCRIPTION DE L'EPISODE AVEC SANDY KAUFMANN, LOVE COACH

    00:02:10

    Eh bien, bonjour Sandy, bienvenue dans La Petite Voix. Bonjour Hervéline, bonjour à tout le monde. Sandy, j'ai l'impression qu'on se connaît un peu, puisqu'on se suit sur Instagram depuis le début de La Petite Voix, ou quasi. Et puis, c'est ce que je te disais dans Off. L'autre jour, je suis tombée sur une de tes vidéos, et je me suis dit : 'Bien sûr, j'ai envie de parler d'amour', et bien sûr, du coup, que je vais interviewer Sandy. Parce que voilà, ce dont on parle avec toi, quand on te consulte, on parle d'amour, mais pas l'amour universel qu'on évoque dans La Petite Voix ; mais là, on parle vraiment de l'amour amoureux, puisque tu es Love Coach, coach et thérapeute psychocorporelle, c'est bien ça ? Oui, c'est exactement ça.

    00:02:50

    On parle de toutes les peurs finalement, qui nous séparent de l'amour. Parce que je pense que l'amour est là pour tout le monde, à portée de tout le monde, quel que soit l'âge, quelle que soit la situation où on est. Et voilà, c'est ce que j'aime essayer de, cette petite graine d'espoir, l'insérer dans toutes les personnes que j'ai l'honneur d'accompagner. Ah, j'adore, parce que tu sais, moi aussi j'adore mettre beaucoup d'optimisme à la Petite Voix. Je suis obligée de te poser la question, comment on va parler d'amour ? J'espère que ce n'est pas trop intime, mais j'ai envie de te demander : quel est le dernier échange que tu as eu avec ton mari ? Si c'était ce matin, si c'était hier ?

    00:03:28

    C'était ce matin, et puis il m'a dit, bonne journée ma chérie, puis essayez de vous imaginer avec un petit accent au Roger Federer. Est-ce que vous vous parlez français entre vous ? On parle, je dirais un peu l'espéranto, c'est-à-dire que quand on s'est connus, je ne parlais pas assez bien l'allemand, et lui ne parlait pas assez bien le français, on a commencé avec l'anglais, et puis maintenant, en fait, on met le mot qui nous est le plus facile à sortir, donc ça peut être en une phrase, on a les trois langues. La particularité, je dirais, des couples expats, c'est que tu pars, et je trouve que c'est une grande force, c'est que tu pars du principe que l'autre ne te comprend pas forcément, et donc t'accordes vraiment une importance à est-ce que ce que j'ai dit, il l'a bien compris en fait ?

    00:04:16

    Finalement, c'est un gros travail, cette communication dans le couple. Bon, on va en reparler, mais j'aimerais qu'on commence par évoquer ton parcours. Est-ce que tu me disais en off, quand on a préparé l'entretien ensemble, c'est que finalement, c'est ton corps, toi, qui t'a amené à là où tu es aujourd'hui, et malheureusement, tu n'as pas toujours eu un rapport doux avec ce corps ? Non, en fait, mon corps, dès toute petite, il m'a beaucoup crié, beaucoup fait des appels à l'aide. Ça a commencé assez tôt, en fait. J'avais énormément d'allergies, ce qui causait, en fait, énormément d'asthme. On va dire que pendant deux ou trois mois chaque année, je me réveillais toutes les nuits avec des crises d'asthme à ne pas pouvoir dormir, donc c'était assez fort.

    00:05:03

    Le cri le plus fort, ça a été quand j'ai commencé avec mes crises de boulimie. Si tu veux, mes parents se sont séparés quand j'avais trois ans et demi ; conflictuellement, une grosse dispute. Ils sont venus aux mains. J'ai une image qui m'a énormément, énormément marquée. J'ai très, très, très peu de souvenirs de mon enfance, mais ça, c'est normal. C'est un moyen de protection du système nerveux. Et une des rares images que je me souviens, c'est une crise de boulimie chez ma grand-mère, vraiment en étant petite, en fait. On va dire que ça s'est empiré vers l'âge de 11 ans, où là, en fait, si tu veux, à l'extérieur, j'étais vraiment la petite fille modèle qui réussit bien à l'école. Oui, alors OK, elle est un peu timide, mais elle ne dérange pas.

    00:05:50

    Elle est facile, etc. Et tous les soirs, c'était ma crise de boulimie. Je faisais en sorte de manger des choses qui ne se remarquaient pas trop. Après, j'allais bien sûr rejeter tout ça dans les toilettes. Et ça augmentait, ça augmentait. Ça a augmenté à un point où, à 19 ans, quand j'ai commencé mes études, j'étais en colocation, tu vois, dans une maison d'étudiantes avec 4-5 personnes. Et en fait, je pensais que le fait de prendre mon envol, prendre ma liberté, ça allait régler tous mes problèmes. Et en fait, cette dose d'inconnus en plus, cette dose de non-contrôle en plus, ça les a plutôt exacerbés. Je me souviens de cette soirée où j'ai vidé, et au sens littéral du terme, le placard de nourriture. Alors, cette partie-là, c'est l'hyperphagie.

    00:06:45

    La boulimie, c'est après, tu te fais vomir quand tu as trop mangé. Mais si tu veux, quand tu fais d'abord l'hyperphagie, tu perds toute notion de tes limites. Ça aussi, c'est vraiment un symptôme de dérégulation de ton système nerveux. Tu n'as plus la satiété. Si tu veux, ça ne communique plus du tout avec ton cerveau. Donc, tu peux manger beaucoup plus que ce que tu peux physiquement. Tu t'en rends compte, bien sûr, après coup. Donc, tu as les douleurs. Tu as vraiment des conséquences physiques. Et là, en fait, quand j'ai vidé ça, et franchement, j'ai mangé des choses que je n'aimais pas manger, c'était vraiment un moment difficile. Et je me suis mise à pleurer parce que déjà, la honte du lendemain, avec tous les colocataires qui se rendent compte de ça, j'avais encore jamais vécu ça.

    00:07:32

    Et puis, je me suis dit, Sandy, il faut que tu fasses les choses, en fait. Il n'y a personne à part toi qui va te sauver. Il n'y a personne à part toi. Il n'y a personne à part toi qui va te sauver. Il n'y a personne à part toi qui peut remédier à ça. Et tu vois bien que ça ne s'améliore pas, en fait. Qu'il faut faire quelque chose. Parce que là, ça a duré une très longue période. Tu dis, ça a recommencé vraiment autour d'une petite dizaine d'années, enfin 11 ans. Tu nous parles d'une scène à 19 ans. Donc là, il y a une énorme plage de vie. Tu vivais avec ta maman, avec ton papa à l'époque ? Donc, mes parents ont divorcé. Je vivais avec ma mère.

    00:08:04

    Je pense qu'elle se doutait que j'avais un rapport à la nourriture, mais je ne pense pas qu'elle a compris que j'avais des crises. Ça veut dire qu'il y a beaucoup de stratégies à mettre en place pour se cacher. C'est ce que j'entends dans ce que tu dis, parce qu'en fait, on a honte quand on fait ça. Moi, j'avais le masque de la petite fille parfaite. Et c'était mon moyen de gérer, si tu veux, toutes mes peurs, toutes mes insécurités, toute la partie vulnérable ou faible de moi. En fait, je me suis rendue compte après coup que, si tu veux, je ne voulais pas apporter de problèmes ou de charges supplémentaires à ma mère. Et puis, pour mon père, c'était plus « j'ai envie de lui plaire, j'ai envie de lui montrer que je suis capable de ».

    00:08:51

    Et en fait, ces deux mécanismes, ces deux masques-là, ont fait qu'à l'extérieur, c'était « tout va bien », et puis à l'intérieur, c'était les montagnes russes. Mon corps, ça se voyait. J'avais beaucoup de tensions, j'avais beaucoup de rigidité dans le corps. Je m'étais fait la peau dure, si tu veux. Pour moi, en fait, c'était tellement clair que c'était dans le corps, c'était tellement clair que c'était par ici, en fait, que mes insécurités se réveillaient. Je suis allée naturellement vers des approches plutôt par le corps. Donc, ce qui m'a sauvée de la boulimie, j'ai fait une thérapie cognitive comportementale. C'est très basé sur la conscience de tes sensations, c'est-à-dire que le gros travail qui est en trois mois, moi, j'ai réussi à arrêter les crises et je me suis dit : « Mais punaise, Sandy, mais t'as été bête, quoi.

    00:09:48

    Pourquoi tu ne l'as pas fait avant ? » Moi, ça a été le moment où je me suis dit : « Ben, c'est fini, quoi. Je ne vais pas reperdre cette année de ma vie, quoi. Je vais vraiment m'occuper de moi et faire en sorte que ce que je vis à l'intérieur, en fait, j'en prends soin. » » Cette thérapie, ça m'a vraiment dit « ok, c'est changeable, en fait. » Tu as atterri le fond, mais maintenant, tu peux. Tu peux remonter, en fait. J'ai toujours eu ce côté volonté, mais là, je voyais vraiment que la volonté, ça ne suffisait pas, en fait. J'ai compris, et je l'ai compris a posteriori, que, en fait, tous tes mécanismes de ton système nerveux, ce n'est pas lié à ta volonté, c'est vraiment des automatismes de survie.

    00:10:28

    Et, en fait, c'est ça qui m'a redonné espoir, parce que je me suis dit « mais tu n'es pas folle. Il y a vraiment une logique à ça et tu ne fais pas exprès. » Et puis, c'est parce que je me suis dit « mais tu n'es pas folle. C'est parce que tu as vécu des choses. Parce que, si tu veux, pour moi, quand j'ai commencé tout ce travail et puis que j'ai commencé aussi à faire les thérapies que je pratique maintenant, à un moment donné, mon thérapeute, j'étais en séance, il me dit « tu as quand même eu une enfance chargée. » Avant qu'il me le dise, je ne l'avais jamais réalisé. J'avais les symptômes, mais je n'avais pas le « pourquoi j'avais tout ça ?

    00:11:08

    Comment je peux changer tout ça ? » Et d'où ça venait, en fait, tout ça ? Je n'avais pas cette conscience, en fait. J'étais coupée de tout ça. Donc, tu le dis, tu commences par des thérapies brèves. Je crois que tu m'as aussi parlé de plein d'autres thérapies. Tu m'as parlé de Rebirth, de massage, d'éthiopsychologie. Est-ce que tu peux expliquer comment tu as cheminé avec tout ça ? Oui. Après ces trois mois de thérapie cognitive, je me suis dit « ok, moi, je vais aller par le corps. Ça, ça me parle. Et puis, la première chose qui m'est venue en tête, c'était ma naissance. Parce que ma mère m'avait vraiment raconté que la naissance, ça avait été difficile. Et je suis allée dans une séance de Rebirthing.

    00:11:49

    Donc, le Rebirthing, c'est fait avec un thérapeute, où tu fais de la respiration consciente connectée. Et elle m'a mis vraiment dans une circonstance où j'ai pu revivre ma naissance. Et pour dire concrètement, pendant quatre heures, j'ai eu l'impression de mourir. Et c'était impressionnant, les sensations. Donc, elle a veillé au bon dosage, elle était là, elle était dans l'accompagnement pour que je me sente en sécurité. Finalement, de libérer ce que j'avais stocké dans mon corps. Et ça a été difficile sur le moment, mais un tel soulagement après, en fait. Parce que tous ces ressentis, cette intensité d'émotion que je ressentais à l'intérieur, je comprenais enfin. Et puis, à l'époque, ma mère avait une de ses meilleures amies. C'était une personne. C'était une personne d'origine thaïlandaise.

    00:12:40

    Et puis, sa maman, c'était un petit peu la sage du village et elle massait les ventres des gens. Je faisais un massage avec elle. Si tu veux, elle allait vraiment travailler sur les mémoires au niveau du ventre, au niveau du cœur, au niveau de la gorge, au niveau du dos. Avec le recul, en fait, j'ai compris que ça travaillait beaucoup sur le nerf vague, sur les ganglions sympathiques, etc., etc. Et là, encore une fois, impressionnant. Parce que le rebirthing, c'est par le biais de la respiration, mais par le biais du massage, en fait. Comme on travaille sur les fascias, les nerfs, les organes, par la manipulation, la thérapie manuelle, il y a encore plus de choses qui sont sorties. Et là, je me suis dit, mais c'est incroyable tout ce que j'avais gardé renfermé.

    00:13:31

    Et puis, je vois vraiment le lien avec aussi d'autres événements, des peurs que j'ai pu avoir. D'autres choses, il y a des images comme ça qui me reviennent lors du massage. Et puis, elle me dit, va apprendre le massage Thaï et puis je t'apprends la suite. En fait, j'y suis allée, je me suis dit, chouette, je suis jeune, je veux en travailler. Par curiosité, ouais, c'est ça. Par curiosité, j'ai appris le massage Thaï, elle m'a appris la suite. Mais tu vois, j'ai toujours fait ça, soit à côté de mes études, soit à côté de mon travail, sans me poser la question. Le gros virage, en fait, pour moi, c'est quand j'ai découvert l'éthiopsychologie. C'est une thérapie qui a perdu son nom. Le fondateur, en fait, Éric Loison, c'est un ostéopathe dont le père était psychothérapeute.

    00:14:13

    Par l'observation dans sa pratique, il a remarqué vraiment des liens entre comment les organes réagissent, donc surtout les organes au niveau du ventre, mais aussi les poumons, par exemple, et ce que la personne vivait émotionnellement. Et en fait, ça consiste à vraiment déprogrammer certains automatismes de réaction qu'on a pour les reproduire. Déprogrammer et être capable de faire face à des situations qui sont stressantes avec un comportement qui nous est plus favorable. Donc, si je te donne moi mon exemple, une grosse difficulté que j'avais, c'était de m'exprimer, de communiquer mes besoins et mes limites. Si tu veux, même devant mon père, je n'arrivais pas à dire un mot. Ça ne sortait pas. J'étais vraiment bloquée. Et donc, j'ai voulu aller voir ce thérapeute. On a travaillé là-dessus.

    00:15:10

    Si tu veux, par le biais de questions, on remonte à plein de séries d'événements. Et un des événements, c'était notamment la scène où mes parents se disputent. Et puis, moi, je suis bloquée, terrorisée, impuissante, vraiment dans le froidement, en fait. Ils déprogramment cette empreinte au niveau du corps. Et je peux te dire que moi, qui ne sentais pas forcément mes organes en action, au moment où on a déprogrammé, je voyais réellement la boule au ventre qui revenait. C'était une boule au ventre que je ressentais assez souvent dans les situations où je devais m'exprimer, où je devais dire des choses. Et ils reprogramment le fait que, OK, j'arrive à rentrer dans le conflit, j'arrive à parler, etc., etc. Je fais ça. Et puis, quelques temps après, je vois mon père et j'arrive à lui dire des trucs.

    00:16:02

    Pas diplomatiquement, mais c'est sorti. Et là, je me dis, « Waouh ! Qu'est-ce qui s'est passé ? » Et donc, bien sûr, après, j'ai continué. Et puis, au bout d'un moment, il m'a dit, « Écoute, je suis en train d'ouvrir une école. Est-ce que ça te dirait d'apprendre ? » Et je me suis dit, « Oui, c'est clair, j'ai envie d'en apprendre plus sur moi, d'approfondir un peu tout ça. » Est-ce qu'on parle d'un temps assez court entre ton tout premier rendez-vous, tu vois, en thérapie comportementale brève, là ? Je dirais deux ou trois ans en tout. J'étais quelqu'un de très, très déconnecté de mon corps. Donc, ça, ça m'a demandé vraiment plusieurs années, en fait, de réconciliation avec moi-même.

    00:16:46

    Et ça, en fait, ça m'a pris un peu de temps aussi parce qu'en fait, il y a plein de choses que je mettais en place, un peu en mode test, pour dire : 'OK, comment je peux me réconcilier avec moi ?' C'est quoi l'amour de soi ? Quand est-ce que je m'écoute moi ? Et puis, quand est-ce que je fais ce que mes parents, ce que la société, ce que mes parents, ce que la société, ce que les gens attendent de moi ? Il y a un sujet intéressant, je trouve, qui est le sujet de la limite. Parce que là, tu parles de tes limites émotionnelles. Qu'est-ce que tu acceptes ou pas ? Tout à l'heure, tu évoquais tes limites physiques. Qu'est-ce qui est OK ? À quel moment c'est trop ou pas ?

    00:17:23

    On sent bien que ça, c'était ton job, là. Il fallait redéfinir tes contours. Exactement, en fait. En termes de système nerveux, tes limites somatiques, c'est-à-dire quand tu sais, ça, c'est moi, ça, c'est l'environnement. Si tu ressens tes propres limites, même en termes de corps, tu sais quand tu manges trop, tu sais quand les gens font trop, tu sais quand toi, tu es trop, parce que j'avais aussi des fois des comportements extrêmes trop-trop. Si tu parles à quelques ex de ma part, ils pourront te le confirmer. Et typiquement, cet outil, moi, que j'appelle le journal à mensonges, c'est toutes les fois, en fait, où je m'apercevais que je dépassais ces limites et souvent, c'était en décalage. C'est-à-dire que si je mangeais, je ne m'en rendrais pas tout de suite compte, mais je m'en suis rendue compte une fois après.

    00:18:14

    Donc, je le notais dans mon journal. Si quelqu'un me demandait quelque chose, je disais oui, mais en fait, je n'avais pas envie de dire oui, je ne m'en rendrais pas compte tout de suite. Je m'en rendais compte après, avec toutes les petites émotions de frustration ou d'un seul coup, j'étais en train de manger le paquet de biscuits, je ne m'en rendais pas compte. Je le notais dans mon journal. Ça m'aidait vraiment à connecter mes sensations. Petit à petit, si tu veux, le décalage est devenu de plus en plus petit. Bien sûr, tout ce que je faisais en parallèle pour me reconnecter à mon corps, je me suis énormément autoperformée pour prendre conscience des contours de mon corps. Ça m'a énormément aidée pour les limites.

    00:18:58

    En t'écoutant, je me dis, c'est drôle, là, les personnes qui nous écoutent voient le truc venir gros comme pas possible. Plein de thérapeutes, donc évidemment, tu es devenue thérapeute, mais en fait, pas du tout, puisqu'en fait, en parallèle de ces expériences-là, c'est là où, d'ailleurs, tu vas te déménager en Suisse pour faire HEC Lausanne. Tu vas suivre des études de commerce et tu vas devenir chef de projet marketing, c'est ça ? Ça n'a jamais été dans ma tête de devenir thérapeute. En fait, j'ai vraiment fait ça, on va dire, de manière égoïste pour moi. À 19 ans, j'avais commencé, depuis un an, mes études. J'ai terminé mes études à HEC Lausanne. J'ai enchaîné chef de produit, ma carrière. En fait, l'aspect professionnel, ça n'a jamais été difficile.

    00:19:45

    J'étais bonne élève, tout allait bien, tout allait dans les cadres. Et j'ai fait ça en parallèle. On a l'impression que, quand même, là, tu es sortie d'une enfance que j'ai envie de qualifier, si c'est OK pour toi, mais un peu chaotique, quoi, tu vois. Tu as trouvé un espèce d'équilibre entre cette passion-là, ce truc qui t'anime sur la connaissance de toi, tu es comme une chercheuse. À côté de ça, tu as fait des belles études, tu as un job qui te convient, donc, à priori, l'équilibre est OK, sauf qu'il y a un truc qui va pas, c'est l'amour, à priori, là. Tu répètes des schémas pas super cool. J'ai répété pendant 7 ans un petit schéma assez sympathique, c'est-à-dire que les hommes me quittaient pour une autre femme.

    00:20:23

    Plus ou moins déjà en relation ou juste après, ça dépend des circonstances. Au départ, c'est peut-être aussi logique. J'ai plus voulu m'occuper de mon rapport à moi-même et puis de la relation avec mes parents, enfin, toutes ces choses-là qui étaient déjà des bonnes montagnes. Et puis, au départ, je me suis dit : l'amour, c'est naturel, en fait, ça va se passer tout seul. Donc, la première fois, je me suis pas trop posée de questions, mais quand j'ai commencé à voir que ça commençait à se répéter, je me suis dit : 'Mais qu'est-ce qui se passe ?' Alors, j'ai fait, comme tout le monde, j'ai acheté le livre des 5 blessures de Lise Bourbeau. C'était évident pour moi qu'il y avait un lien situé entre l'image de couple de mes parents et ce que je répétais.

    00:21:07

    Il y avait quand même de la trahison à cet endroit. Je répétais le schéma de la trahison. Donc, il y avait une grosse logique. Mais si tu veux connaître ma logique, être conscient de ça, ça ne changeait pas mes résultats. Alors, après, je suis plus allée dans OK, je vais être plutôt exigeante ou je vais être rather cool. Je vais essayer de changer ma communication. Donc, vraiment de changer tous mes comportements au mieux. D'être aussi, des fois, un peu lâcheuse. Ça n'a pas marché à priori. Ça marche, mais pas dans la durée. Mais ça améliorait. Alors, il y avait des choses qui s'amélioraient, si tu veux, mais le résultat final était toujours le même. Si tu veux, moi, j'ai enchaîné après beaucoup de petites relations, 3-4 mois assez courtes.

    00:21:53

    Et au fur et à mesure que je répétais, si tu veux, cette insécurité que je ressentais dans les relations, en fait, ça s'amplifiait. C'est-à-dire qu'au départ, tu vois, j'étais un peu surpris par la trahison. Je ne m'y attendais pas. Après, je commençais à me dire : « Ouh, il faut se méfier un petit peu ». Et puis, dans mes dernières relations, c'était la personne mettait un petit peu plus de temps à me répondre à mon SMS, que j'étais déjà en train de faire mes valises et de me dire : « Bon, il est avec qui ? ». C'est logique parce que si tu veux, ton système nerveux, c'est ton système de survie, de protection. Donc, pour éviter que tu ressouffres, il tire des leçons. Il va envoyer un automatisme de plus en plus fort pour te protéger finalement et t'éviter de ressouffrir.

    00:22:40

    Donc, si tu veux, pour faire machine arrière, le temps, ça ne suffit pas. Il faut vraiment en fait redonner de la sécurité à ton système nerveux, lui faire comprendre que là, si la personne ne t'écrit pas pendant quelques heures, il n'y a pas un danger, il n'y a pas une mort d'homme. Et pour ça, ça demande vraiment que tu comprennes, en fait, qu'est-ce que ça réactive, de ton passé, d'un côté, et puis, qu'est-ce que tu peux faire maintenant, à l'instant T, pour arriver à être capable de te raisonner. Parce que quand ces systèmes sont en place, tu peux te dire tout ce que tu veux dans la tête, ça ne marche pas. Ton cerveau rationnel n'est pas dans l'état de comprendre, et c'est même pire parce que, si tu es, par exemple, dans l'état sympathique, tu perçois les autres comme un danger potentiel.

    00:23:31

    C'est des logiques qui nous ont servis et sauvés dans le passé, mais qui nous surprotègent ou nous sur-enferment et qui peuvent nous desservir quand on a envie de s'ouvrir à l'amour. Quand on veut être en relation avec quelqu'un, ça demande d'oser se risquer à ouvrir son cœur, à rentrer en connexion, à montrer la partie un peu plus qu'on aurait aimé bien cacher dans le placard. Et ça, en fait, on ne peut pas le faire si on se sent en danger, en fait. Ça, c'est vraiment la première étape, en fait, quand les personnes viennent chez moi, c'est de comprendre leur passé relationnel et de regarder ce qui se répète. parce que j'ai aussi beaucoup de personnes qui me disent, mais Sandy, j'ai pas eu une enfance difficile, pourquoi j'ai des schémas amoureux ?

    00:24:22

    Ça dépend pas forcément de la gravité d'un événement, mais ça dépend plus de si c'était trop, donc l'intensité de ce qu'on a vu et surtout de comment on l'a perçu. Pas forcément des choses graves, des choses lourdes, c'est la répétition des fois de petites choses qui peuvent faire que tu as perçu que tu ne pouvais pas être toi comme tu voulais ou qu'il fallait être une certaine version pour être aimé ou que le réconfort et la sécurité, ils n'étaient pas toujours là, en fait. Et du coup, est-ce que c'est en travaillant sur toi, en te créant tes propres outils, tout ce que tu apprenais dans tes différentes formations, est-ce que c'est comme ça que tu as réussi à apaiser ton système nerveux et à renouer avec un amour, j'allais dire sain, en tout cas qui ne soit plus teinté de tes blessures ?

    00:25:12

    Ça s'est fait en deux étapes. Si tu veux, j'ai testé plein de choses et puis là, je travaillais sur mes schémas avec la dernière méthode que j'ai apprise, c'était l'éthiopsychologie, et puis j'ai fait ces trois ans d'études, donc j'ai travaillé sur énormément de schémas. Puis là, c'était juste avant mon mari, je rencontre mon compagnon avec qui, enfin, j'emménageais avec quelqu'un et là, je me dis, ça y est, j'ai tout dépassé, etc. Malheureusement, après trois ans de relation, je découvre qu'il me cache des factures de téléphone et là, je me dis, c'est reparti. Et là, c'était clair. Pour moi, c'est que'il y avait un schéma que je n'avais pas encore identifié et c'est là où j'ai eu le eureka. Je me suis aperçue que j'avais travaillé sur la blessure de la trahison, mais je n'avais pas travaillé sur le modèle du père.

    00:26:03

    Je suis allée chez mon thérapeute de l'époque et je lui ai dit Éric, tu me travailles là-dessus. Trois mois plus tard, je rencontrerai mon mari. Avec qui tu es maintenant depuis combien de temps ? Depuis 13 ans. Ok, et vous avez un fils, je crois, si je ne dis pas de bêtises. Oui, un garçon de 9 ans. Ce travail sur toi t'a permis d'accéder à cette belle rencontre-là et puis en parallèle du coup, va s'ouvrir un autre sujet, c'est ta vie pro. Je crois qu'il y a un moment où tu te dis bon, le marketing, ok, mais j'aimerais y mettre du sens, est-ce que tu peux expliquer un peu comment tout ça va se faire ? Oui, alors du coup, je rencontre mon mari.

    00:26:40

    Moi, à l'époque, j'étais à Genève, lui à Zurich, donc on a fait une année de relations à distance. Ensuite, il me demande d'emménager avec lui. Donc, il était prêt à venir à Genève. Moi, j'en avais un peu marre de Genève. J'avais plus envie de m'expatrier. Alors, je ne pensais pas m'expatrier à Zurich, mais voilà. Et puis, toujours en tant que chef de produit, donc on se marie et puis au moment où je suis enceinte, en fait, et que j'accouche de mon fils, c'est là où j'entends ma petite voix, mais je dirais ma grosse voix du ventre, si je peux me dire ça comme ça. Je ne me reconnais plus en termes de valeur, en fait. J'ai cette envie d'aller plus dans quelque chose qui nourrit mes valeurs, qui nourrit ce que j'ai envie de transmettre, vraiment cette envie de transmission.

    00:27:25

    Et puis là, je me dis, bon ben, qu'est-ce que je peux faire, en fait ? Qu'est-ce qui m'a, moi, le plus aidée ? Et puis, c'était clairement, bien, le développement personnel, les approches corps-esprit. Et c'est là, en fait, où me vient l'idée. Donc, l'idée, c'était pas de quitter mon travail, je restais dans mon travail. L'idée me vient de lancer, en fait, une espèce de plateforme pour thérapeutes, et puis d'aider les thérapeutes, finalement, à se faire connaître. Parce que je trouve que les thérapeutes sont très bons dans leur thérapie, mais pas forcément les meilleurs dans leur marketing. Ça me plaît, ça me nourrit, mais, par contre, ce n'est pas un modèle qui rapporte de l'argent, en fait. C'est pas un moyen de me reconvertir quelque part.

    00:28:11

    Et puis, dans le cadre, en fait, de ces interviews, je me rappelle, un jour, la coach spirituelle, elle me discutait, et puis elle me dit, mais Sandy, mais avec toutes les études que tu as faites, pourquoi tu ne deviens pas thérapeute ? Et, honnêtement, cette question de devenir thérapeute, elle ne m'est jamais, pour te dire, jamais venue dans la tête. Je lui dis, ah, oui, c'est vrai. Puis, je me dis, ouais, bon. Pourquoi elle pense ça, tu vois ? C'était vraiment pas dans mon, dans ma conscience, en fait. Je ne sais pas comment expliquer. C'est qu'après, où j'ai eu, en fait, le déclic, c'était quelques mois plus tard. Je sortais de mon job que j'avais à 60%, énervée, mais vraiment énervée, enragée. Je vais dans des magasins, ce qui n'est pas du tout mon habitude.

    00:28:59

    Mon mari m'appelle, et là, je suis tellement énervée que je lui, il crache mon venin. Alors, ne faites pas ça si vous êtes en relation, mais je l'ai fait. Après, tu es pas énervée après lui, là, si je comprends bien. C'est après ton boulot, non ? Oui, oui, j'étais énervée après mon travail, mais en fait, vraiment énervée. Et puis, je lui dis, mais j'en ai marre de ce travail. Je lui dis, bah, tu sais quoi ? Si ça se trouve, je devrais faire comme cette coach, elle a dit. Je suis thérapeute, puis au moins, j'ai l'impression d'être utile à quelqu'un. Et là, en face de moi, je vois une robe avec des papillons. Et les papillons, c'est mon messager de l'univers. J'avais fait le test de Gabby Bernstein, à l'époque, comment trouver son animal messager.

    00:29:44

    Et moi, c'était le papillon. Et c'était une robe pleine de papillons, mais vraiment remplie. Et ça m'a tellement choquée que je me suis dit : ah bah, il faut que je fasse ça. Tu vois, j'avais ce blog, j'avais une mailing list, j'avais une mailing list de thérapeutes. Alors là, je me suis dit : bah ok, si univers, si tu veux que ce soit ça que je fasse, j'ai envoyé un message en disant : bah voilà, j'envisage peut-être de ; je sais faire ça, en disant plutôt pour la gestion des émotions, de l'insécurité. Et étonnamment, j'ai beaucoup de gens qui sont venus en disant : ouais, moi, j'ai envie d'essayer avec toi. Beaucoup de thérapeutes, d'ailleurs, ça m'a mis au départ la grosse pression. Et beaucoup sont venus avec des problématiques au sujet de l'amour.

    00:30:32

    Je me suis rendue compte qu'il y avait quand même pas mal d'outils ou des réflexions, des questionnements qui, moi, m'avaient aidé, qui aidaient aussi les autres pour trouver leur solution à leurs problématiques, si tu veux. Et voilà, c'est comme ça qu'au bout d'un moment, je me suis nommée Love Coach. Oui, en fait, t'avais déjà tous les outils puisque tu les avais expérimentés par toi-même. Il fallait évidemment structurer tout ça, mais en fait, tout était là. Ah bah, une fois que j'ai osé me nommer thérapeute et coach, ben, le reste, en fait, ça a coulé, en fait. La structure que j'ai maintenant, c'est la même que j'avais il y a six ans. Enfin, je l'améliore, bien sûr, mais. Oui, mais le fond était là, en réalité.

    00:31:14

    Quand je t'entends, par rapport à ton parcours et la manière dont tu l'abordes aujourd'hui, tout est tellement cohérent. Donc, tu es Love Coach. J'aimerais qu'on s'arrête un peu sur ton métier, la manière dont tu le pratiques avant de clôturer l'entretien, mais une Love Coach, c'est quoi ? Ça s'adresse aux personnes célibataires, aux personnes en couple, c'est pour qui ? Ben, à toutes les personnes qui sentent qu'elles ont du mal, en fait, à avoir une relation épanouissante. Donc, pour les célibataires, ça peut déjà bloquer dans le processus de rencontre. J'ai pas l'impression d'attirer des personnes qui veulent s'engager, ou je répète toujours le même type de schéma. Pour les personnes qui sont en relation, ça peut être le sentiment, ben, qui manque d'intimité, de connexion dans la relation, qu'on n'arrive pas à discuter de choses un peu plus pénibles, difficiles.

    00:32:03

    Et, grosso modo, pour les deux, mon approche, elle est la même, dans le sens où, pour moi, ce qu'on vit dans le lien, dans la relation, ben, c'est souvent la répétition de ce qu'on a appris de notre enfance, de ce qu'on a vécu de notre enfance. Et donc, la première étape, c'est ce fameux bilan relationnel pour comprendre un petit peu qu'est-ce qui s'est passé dans ma vie, qu'est-ce que je répète. Et c'est, en effet, comme tu l'as dit tout à l'heure, c'est souvent une étape qui n'est pas toujours agréable, qui n'est pas toujours facile. Ça aide à prendre conscience, ben, quand est-ce que je ressens de l'insécurité, mais que c'est plutôt une réactivation du passé.

    00:32:43

    Ça aide à se mettre ce petit warning intérieur de dire, là, je sais que j'ai ce biais, où en sont les faits, qu'est-ce que je peux faire pour mieux évaluer la situation séparément de ce que moi, je vis à l'intérieur. Donc, c'est le point de départ. Et c'est cela qui va me servir de base pour la deuxième étape, qui est le travail au niveau du corps où on va aller regarder, ok, ces schémas, où est-ce qu'ils ont pris racine, quels sont les différents moments de la vie qui ont renforcé en fait ce mécanisme et de déprogrammer l'empreinte au niveau du corps. Et la deuxième étape, c'est de faire ce travail de libération par le massage manuel, du stockage en fait, parce que quand on a eu beaucoup d'événements qui étaient intenses émotionnellement, qu'est-ce que ça fait ?

    00:33:34

    Ça réduit notre fenêtre de tolérance. Ça, c'est vraiment le gros travail du corps qu'on fait, je dirais, une fois. En fait, j'appelle ça la journée passée mais ça se fait lors d'une journée. La troisième étape, c'est après, c'est, je dirais, que la personne, en fait, elle reprenne finalement son sentiment de sécurité et aussi son sentiment de pouvoir influencer ce qui se passe dans ses relations. Et ça passe par l'apprentissage, de ce qui était difficile pour elle. Donc, pour certaines, ça va être, comme moi, les limites, les besoins. Pour d'autres personnes, ça va être le choix. Quel est le partenaire qui me convient ? Est-ce que j'arrive à évaluer la personne en face de moi ? Pour d'autres, ça va être vraiment cette indépendance émotionnelle, donc pas être une éponge émotionnelle de l'autre.

    00:34:23

    Arriver à prendre une distance entre ce que l'autre me dit, ce qui se passe en moi. Pour d'autres, ça va être aussi apprendre à redevenir son centre. C'est-à-dire que c'est pas la relation le centre, c'est moi le centre, et la relation, c'est quelque chose qui vient s'ajouter en plus. Et ça, je le fais plus par des séances de coaching, où les personnes, si tu veux, elles apprennent à se poser les bonnes questions, à trouver leurs solutions et ce qui marche pour elles, parce qu'il n'y a pas une formule qui marche pour tout le monde. Mon but, c'est vraiment que les personnes se sentent vraiment indépendantes dans ce processus-là. C'est-à-dire que c'est pas parce que Sandy, elle dit un truc que c'est vrai, c'est parce que je me suis posé les questions, j'ai trouvé ma réponse, et j'ai effectivement ressenti que c'était juste pour moi.

    00:35:19

    Donc ça veut dire que six ans après avoir lancé ton activité, tu comptes quelques mariages, ou même des bébés ? Oui, plusieurs mariages, plusieurs bébés, même des séparations, où les personnes n'étaient pas heureuses dans leurs relations, et puis ça, c'est ce qui est beau, et puis aussi de voir que ces personnes, elles rencontrent, mais elles construisent aussi des relations saines. Et de les voir évoluer, de les voir perdurer avec des relations qui les épanouissent, c'est la plus belle des récompenses. Oui, c'est ça, c'est très gratifiant, en fait. Plus que d'être chef de produit marketing, j'imagine. Il y a des aspects sympas dans le chef de produit, mais aider les gens à transformer leur vie, parce que c'est pas moi qui fais le travail, c'est vraiment, c'est beau en fait.

    00:36:08

    J'ai bien fait d'écouter ma petite voix. À qui le dis-tu ? Génial. Bon, j'ai quelques questions rituelles pour terminer, Sandy. J'aimerais justement savoir si toi, tu l'écoutes souvent, cette petite voix ? De plus en plus. Et comment alors ? Bah, moi, c'est mon corps, en fait. Et plus tu l'écoutes, en fait, plus le message est clair. Et des fois, ça fait peur, en fait, parce que tu te dis, non mais, faire ce saut, aller dans, c'est la voie du courage, des fois. Pour moi, elle m'a tellement apporté que ça vaut la peine, en fait. À chaque fois, je dois me rappeler ce qu'elle m'a apporté pour sauter le pas, quand même. Mais oui, bien sûr, on est d'accord. Bon, est-ce qu'il y a un livre qui t'a particulièrement éclairé sur ton chemin de vie ?

    00:36:49

    Un livre que j'ai adoré, c'est le livre de Bessel van der Kolk qui s'appelle Le corps n'oublie rien. Pourquoi je l'ai aimé ? Parce que lui, donc, c'est un psychiatre, qui s'occupait vraiment de cas lourds en santé mentale, où il donnait des médicaments, etc. Il en est venu à venir au corps. Et il en est venu à comprendre que finalement, notre système nerveux, notre corps avait une plus grande influence que ce qu'on pense. Et il a révolutionné, je pense, avec son livre, la vision de la santé mentale, dans le sens qu'il a vraiment prouvé, avec des études, tout cet impact du système nerveux. Et puis, pourquoi certaines modalités, comme par exemple le yoga, aident dans ce sujet ? Est-ce que tu as un rituel bien-être quotidien ? Alors, oui et non.

    00:37:43

    Dans le sens où, oui, il y a des choses que je fais régulièrement parce que je sais que ça me fait du bien. Typiquement, aller courir dans la nature ou faire du yoga, c'est des non négociables pour moi. Et non dans le sens où j'aime bien aussi demander à mon corps ce qu'il a besoin. Et parfois, je vais plus écouté si je suis fatiguée, si je suis trop stressée. Je vais faire d'autres choses qui, dans l'instant, vont m'apporter plus de bien-être, en fait. Ou je vais adapter ma routine. Typiquement, tu vois, j'avais une routine de douche froide. Et là, j'ai arrêté parce que j'avais plus de stress dans mon quotidien. J'avais aussi un dérèglement hormonal et j'ai senti, en fait, que cette routine qui, à la base, est plutôt bonne pour la régulation du système nerveux, elle me desservait en ce moment, en fait.

    00:38:36

    Moët Sandi, pour terminer, es-tu heureuse ? Oui, mais en fait, ce n'est pas si important. Pour moi, en fait, ce qui est plus important, c'est de me sentir en confiance, en fait, de faire face à ce qui peut m'arriver dans ma vie. Ce n'est pas forcément l'objectif d'avoir ce moment de bonheur ultime. Pour moi, ce qui m'apporte du bien-être et de ce sentiment de sécurité. Oui, OK. Il peut m'arriver des choses dans ma vie. La vie est incontrôlable. La vie est faite d'inconnus. Mais je me sens capable de rebondir face à ça. Et ça, pour moi, c'est la plus grande source de liberté, en fait. C'est très joli. Merci beaucoup, Sandi. Merci beaucoup, Hervéline, pour cet échange.

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  • [Extrait] La coach qui nous guide vers l’amour - Sandy Kaufmann, love coach

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    Quelques notes à propos de Sandy :

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    5 min
  • Pervers narcissique : se libérer de l'emprise avec Caroline Obled, psychologogue et coach

    Allez on retrouve aujourd’hui Caroline Obled, psychologue et coach, pour un thème dont on entend malheureusement souvent parler : les pervers narcissiques. Alors comment les identifier ? comment se comporter face à ces personnalités manipulatrices ? on en parle avec Caroline.

    • le site internet de Caroline : www.alchimie-associes.com

    RETRANSCRIPTION DE L’EPISODE AVEC CAROLINE OBLED

    00:01:08

    Alors, on se retrouve pour cet épisode BIS qui est finalement dans la lignée complète de notre échange de la semaine dernière. Pour ceux qui n'ont pas entendu, vous avez dans votre parcours rencontré plusieurs fois des manipulateurs, des pervers narcissiques. Et donc, la logique, c'est qu'on évoque ce thème-là aujourd'hui dans cet épisode où on va donner des conseils hyper concrets. Avant d'en venir justement à ces conseils concrets, est-ce qu'on peut juste replacer un petit peu le contexte ? C'est-à-dire, ce que c'est un pervers narcissique ? On en entend beaucoup parler, mais là, qu'est-ce que c'est ? Alors, il faut faire la différence déjà entre la manipulation et la perversion narcissique. C'est-à-dire que la perversion narcissique, c'est un haut degré de manipulation. C'est-à-dire, quand vous vous référez, on peut aller regarder les 30 critères du manipulateur sur Internet.

    00:01:48

    Vous allez avoir, ça va être quelqu'un qui va prêcher le faux pour savoir le vrai. Ça va être quelqu'un qui va culpabiliser au nom de soi-disant valeurs. Un des principes, c'est qu'on passe beaucoup par de la valorisation au départ, mais très vite de la dévalorisation. Valorisation, notamment verbale. Ça va être quelqu'un qui va produire, moi, ce que je dis souvent aux personnes que j'accompagne, c'est qu'ils me disent, oui, mais comment je peux en repérer un facilement, etc. Déjà, au-delà de j'ai le feeling ou je n'ai pas le feeling avec quelqu'un, la personne, elle rentre dans la pièce, vous n'êtes pas à l'aise. Déjà, il y a un sentiment, ça produit un sentiment de malaise, de je ne suis pas bien.

    00:02:21

    Alors, bien sûr, ce n'est pas une histoire uniquement de, ah tiens, lui, je le sens bien ou je ne le sens pas bien. Ce n'est pas que ça. Il va faire croire beaucoup aux autres que les autres doivent être parfaits, doivent être irréprochables. Des gens qui sont très exigeants envers eux-mêmes. Envers eux-mêmes aussi ? Oui, oui. Alors, pas les peines, les victimes, on va y venir après. Ah, ok, d'accord. Il va faire croire à ces personnes-là qu'elles doivent être irréprochables, qu'elles doivent être parfaites, qu'elles doivent être toujours au top. Donc, une grande pression. Une grosse pression. Une grosse pression, mais qui peut être prise comme, ah ben, il me fait confiance ou elle me fait confiance. C'est dans le domaine prochain. Crois en moi. Il y a une très grande incongruence.

    00:02:56

    Moi, j'aime bien cette notion d'incongruence. La définition, c'est vraiment être en congruence, c'est être en adéquation entre ce que je pense, ce que je dis, ce que je montre de moi, cette authenticité. On est chez quelqu'un qui ne va pas incarner, qui va nous sortir des grands principes, des grands préceptes. Tu devrais être comme si, tu devrais faire comme ça, mais qui ne les incarnera jamais. En fait, ce que j'entends, moi, ce que ça m'évoque, c'est une grande insécurité. C'est quelqu'un qui nous met en grande insécurité, j'ai l'impression. C'est une grande insécurité. Parce qu'on ne sait jamais comment ça va se passer, ce qui va arriver. On peut avoir la dévalorisation totale à un moment donné, avec le petit cadeau qui va bien après, après, pour calmer le jeu.

    00:03:31

    On souffle le chaud et le froid. Exactement. Le pervers narcissique souffle le chaud et le froid. C'est une très bonne définition. Il va y avoir toujours cette notion d'abus et de dévalorisation. Et on est d'accord, parce que moi, j'associe beaucoup, parce qu'on en entend beaucoup parler, le fameux PN, les pervers narcissiques. On l'entend beaucoup dans la relation amoureuse, mais en fait, ça marche partout. Et vous l'avez dans la relation familiale, filiale, professionnelle, partout. Et vous les rencontrez même souvent dans des hauts postes en entreprise. Et vous les en avez beaucoup. Beaucoup dans la politique. Il y a souvent un charisme. Il y a souvent des compétences. Il y a souvent quand même un haut niveau intellectuel. On parle du PN, là. Je vous invite à regarder les 30 critères.

    00:04:08

    Et j'invite les auditeurs à regarder les 30 critères. On les trouve très facilement. Et ils sont aidants. Pour décoder très facilement. OK. Et ce que vous me disiez en préparant notre entretien, c'est finalement ce qui est intéressant, même si là, on a redressé rapidement le portrait, mais c'est de se positionner du point de vue de la victime, puisqu'on se le dit en off, un pervers narcissique n'écoute pas la petite voix et ne se remet pas en question. Donc, ce n'est pas à eux qu'on s'adresse, là, mais plutôt à ces potentielles victimes qui sont justement des personnes sensibles à l'écoute, dans une forme de cheminement vers elles-mêmes et donc parfois de vulnérabilité. Tout à fait. Là, on commence à dresser un début. Juste un début. Il y a d'autres critères, mais un début de portrait.

    00:04:45

    Un début de portrait. De victime du pervers narcissique. Oui. Ce qui est intéressant, moi, je me suis plus intéressée aux victimes, comme on disait en off tout à l'heure. Pour moi, c'est le défi de l'estime de soi. Ce que j'ai compris, c'était ça. C'est-à-dire, j'ai une valeur que je ne parviens pas à avoir. Donc, la première étape, pardon, c'est celle-ci. Comprendre qu'on a affaire à un pervers narcissique. Décoder. Qu'est-ce que ça vient de dire de moi ? Moi, je dis toujours que toutes les choses viennent nous dire un truc sur nous. Ouais, peut-être que j'ai confiance, mais je n'ai pas d'estime. Et souvent, les gens me disent « Comment on peut avoir de la confiance et pas de l'estime ? » Ah, mais on peut.

    00:05:13

    Avec l'expérience, on peut acquérir de la confiance. J'ai réussi, si je sais que ça, je suis capable. Mais l'estime, c'est l'acceptation de nous-mêmes. C'est totalement autre chose. C'est « Est-ce que je m'accepte avec mes qualités et mes défauts ? Et est-ce que j'ai encore besoin d'être validée par les autres ? » Donc, je dis toujours aux personnes, tant que vous avez besoin de reconnaissance et d'être validée par les autres, c'est que l'estime, ce n'est pas bon. Validez-vous vous-même. Plus facile à dire qu'à faire, mais c'est un cheminement qu'on fait. Ensuite, très concrètement, référons-nous au triangle de Karpman, c'est-à-dire victime-bourreau-sauveur. C'est-à-dire que quoi fait que j'accepte que quelqu'un prenne l'ascendant sur moi ?

    00:05:43

    Donc, si je continue malgré le décodage, quel est mon bénéfice secondaire à être dans l'abus ? À subir cet abus ? Alors que j'ai décodé et que j'ai conscience. Donc, faire ce travail d'identifier ça, ensuite identifier qu'il y a quelque chose que j'ai à travailler, et donc travailler sur l'estime de soi. Et ça, ça se fait très bien. J'ai l'impression qu'il y a une forme de dépendance affective qui va pouvoir se faire, parce que comme on manque de confiance en soi, qu'on ne se trouve pas de valeur, et que tout d'un coup, dans les yeux de quelqu'un même mal intentionné, il nous renvoie cette valeur-là, on dépend de ça. On dépend de ça. Au-delà de dépendre de l'autre, on dépend de sa validation. C'est ça. C'est parce qu'il se met dans cette position de valideur.

    00:06:21

    Je te valide, mais pour mieux pouvoir te détruire derrière ou te déposséder. Parce que dans perversion narcissique, il y a narcissique. C'est-à-dire que le pervers narcissique, c'est comme s'il voulait vous voler votre propre valeur, parce qu'au fond de lui, il sait que c'est compliqué, que c'est pathologique. Donc, il y a d'abord cette partie d'identifier, d'accepter qu'on est dans ce type de relation. Mais finalement, j'entends que ce n'est pas aussi simple, une fois qu'on l'a compris, de s'en débarrasser. Parce qu'il faut après faire tout ce chemin vers soi et la confiance retrouvée pour ensuite se dire « Ok, je n'ai plus besoin de cette validation-là. » Exactement. Et s'accorder de la valeur. S'accorder de la valeur. Et on a une fleur de Bac magnifique pour ça, c'est l'Arche. L'Arche, elle va travailler à plusieurs niveaux.

    00:07:03

    Et l'Arche va aider, accompagnée d'un travail sur soi, à travailler sur cette estime. Ok. Et donc là, c'est ça, ça, les étapes, c'est le décodage et la réhabilitation de la valeur, en fait. Oui. Aller travailler aussi sur le transgénérationnel. Pourquoi ? Parce qu'on a souvent un pervers narcissique dans l'arbre. Ou féminin, je dis aussi. Oui, oui. J'ai l'air de parler en russe. Est-ce que d'ailleurs, il y a une caractéristique plus masculine que féminine ? Dans mes observations, en tout cas, c'est un langage que moi ; il y a plus d'hommes pervers narcissiques, mais les femmes sont plus dangereuses. Il y en a quantitativement, à ma connaissance, moins. Mais elles sont d'une forte perversion narcissique. Donc, exactement. D'un coup, quoi. C'est un peu kiff-kiff, ouais.

    00:07:42

    Donc, aller décoder, aller trouver l'aïeul, lui restituer, lui restituer ce qui lui appartient. Parce que cette histoire de transgénérationnel, c'est je passe la patate chaude, je n'ai pas réglé mes problèmes, donc je te la passe, puis on verra si celui d'après, il règle le problème. On va aller l'identifier aussi. Très souvent, on va avoir quelqu'un dans l'arbre. On va avoir un aïeul dans l'arbre. Il y a d'autres points qu'on peut creuser comme ça ? Oui, les blessures de l'âme. Souvent, la blessure d'injustice. Ça va créer ou il va y avoir déjà une blessure d'injustice. Ce qu'il faut qu'on sache, c'est que dans la blessure de l'âme, elle peut être liée à une précédente incarnation. Et donc, du coup, on se la traîne, mais le défi, ça se fait.

    00:08:13

    Sans savoir comment la travailler quand on ne sait pas à quoi on se bat. Exactement. Et du coup, le défi peut être de la travailler dans cette incarnation-là. Donc, c'est d'aller travailler les blessures de l'âme parce que très souvent, on va avoir des blessures d'humiliation dans la perversion narcissique. Ou au moins, la blessure d'humiliation, rejet-abandon souvent et la blessure d'injustice. Donc, souvent, on se cumule quand même un paquet de blessures de l'âme. Regardez aussi les drivers en analyse transactionnelle. Le « Sois fort, sois parfait, fais plaisir. » On va avoir beaucoup de gens qui sont dans le sacrifice. On va avoir beaucoup de gens qui ne sont pas assez centauris en fleur de Bac, pas assez centrés.

    00:08:47

    Donc, la fleur de Bac centauri va aider, accompagnée de l'arche, à se centrer sur soi, mettre ses limites, s'affirmer, ne pas être uniquement au service de l'autre d'une façon certaine. On a beaucoup de gens qui sont sacrifiés dans les victimes de perversions narcissiques, qui ne se respectent pas assez, certes. Mais qui ne disent pas enough non, qui ne mettent pas enough limites et qui sont très donneurs. Donc, on va apprendre à donner mieux. C'est-à-dire, pas tous azimuts, pas à tout le monde, mais mieux. Ce que j'entends, du coup, c'est que, dans le cas des personnes qui se reconnaîtraient dans une relation malsaine, comme ça, avec un pervers narcissique, c'est que peut-être qu'il faut accepter que, même si on en a conscience, ça va prendre du temps.

    00:09:26

    De se défaire de la relation et qu'il ne faut pas culpabiliser, du coup, d'y rester encore un peu. Alors, ça peut prendre du temps. C'est un peu plus facile quand ce sont des relations professionnelles que quand c'est le couple. Encore que ça crée tellement de dégâts qu'à un moment donné, voilà, là où c'est le plus compliqué, moi, dans ce que j'ai rencontré, c'est quand c'est vos enfants qui sont des pervers narcissiques. Et là, ça devient très grave. Ah oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Parce que ces PN, ils ont été enfants à un moment donné. Et donc, moi, j'ai accompagné des personnes dont le mari ou la femme était PN, mais les enfants aussi. Ou un des enfants. Oh mon Dieu, l'accumulation ! Donc, là, on est cerné.

    00:09:59

    Et puis, très souvent, il va être récupéré par l'ex-conjoint. Donc, il va y avoir des phénomènes de chantage, de mensonges, de dissimulation, de choses comme ça. Dans le conseil que vous faites, des personnes que vous accompagnez, est-ce qu'on peut dire que quand on fait ce travail-là sur soi, dans 100% des cas, on arrive à se sortir de ça ? On se sort de ça à 100% des cas. Parce qu'il y a le libre-arbitre. Il faut juste le libre-arbitre, l'envie d'y aller, le décodage, la bonne méthode. Est-ce qu'on dirait que ça demande aussi du courage quand même ? Tout travail sur soi demande du courage, demande parfois de passer par des phases qui sont compliquées où on a envie de baisser les bras.

    00:10:30

    C'est pour ça que c'est important que nous, thérapeutes, soyons aussi dans la valorisation des pas, des petits et des grands. Parce qu'à un moment donné, c'est ce qui va nous donner le courage de continuer d'attaquer la montagne, ce qui nous apparaît comme une montagne. Mais bien accompagné, on y arrive. Et on peut même y arriver rapidement. J'ai envie que on reste là-dessus sur cette note-là positive et que les personnes qui y seraient confrontées, là, tout de suite, OK, c'est pas facile, certainement. Toujours de l'espoir. Il y a de la lumière. Pour moi, on se sort de tout, absolument tout, à partir du moment où on veut se sortir. Et vous êtes bien placée pour porter ce message-là. Et on en sort grandi, surtout. Merci beaucoup, Caroline. Merci à vous, Herveline.

    Développement personnel • spiritualité • thérapie alternative • santé mentale • relation toxique • manipulation • manipulateur • pervers narcissique •

    Vous aimerez cet épisode si vous aimez : Métamorphose, éveille ta conscience • La vie suffit de Chloé Bloom • Ressentir • Osez by Nico • Dialogues par Fabrice Midal

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    13 min
  • Entre nous…

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    5 min
  • La psychologue qui nous coache avec magie - Caroline Obled

    Aujourd’hui, j’accueille Caroline Obbled.

    Caroline, c’est une femme au parcours singulier, façonné par une enfance tumultueuse et un besoin viscéral de comprendre. Diplômée en psychologie dès 24 ans, elle a choisi très jeune d’investir le terrain du travail et des entreprises, avant de se réinventer pour explorer d’autres dimensions de l’accompagnement humain.

    Bienvenue dans un épisode puissant, profond et résilient

    Avec Caroline, nous allons parler de cette petite fille qui trouvait du calme chez les autres, de rencontres - trop fréquentes - avec des manipulateurs, et de ce don particulier qu’elle a découvert en nageant avec des requins

    Quelques notes à propos de Caroline :

    • son site internet : www.alchimie-associes.com
    • Ses conseils lecture : Le pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle et Conversation avec Dieu » de Neil Donald Walsh
    • Son conseil bien-être : visualiser une bulle de protection autour d’elle chaque matin

    RETRANSCRIPTION DE L’EPISODE AVEC CAROLINE OBLED

    00:01:46

    Bonjour Caroline, merci de me recevoir dans votre cabinet près de Lyon pour cet entretien. Bonjour Hervéline, merci à vous de venir à moi. Alors, comment vous présenter pour commencer ? On va faire un peu classique. Je vais dire que vous êtes psychologue et coach professionnel. Je trouve que c'est un bon début, on est d'accord ? Oui, c'est un bon début. Mais en vrai, et ça, nos auditeurs vont très vite s'en rendre compte, vous êtes un petit peu plus que ça, mais allez, on n'en dit pas trop pour le moment, c'est un peu teasing. Ok. Quand même, on peut juste dire à ceux qui nous écoutent et qui connaissent un peu La Petite Voix qu'on s'est rencontrés par le biais de Valérie Durdilly.

    00:02:22

    Valérie, elle est médium, elle communique avec les morts et on avait fait un épisode incroyable avec elle au début de La Petite Voix. Donc, je me dis que déjà, quand on a dit ça, peut-être que ça va donner quelques indices. Ça va donner quelques indications et je pense qu'en parlant, vous allez vite vous rendre compte, mais je pense que vous le savez déjà, mais pour les auditeurs, qu'il y a vraiment des matchings forts entre nous. Alors, on se lance. Allez, on se lance. On se lance et puis on commence avec votre parcours, Caroline. Oui. Vous avez, je trouve, une particularité dans votre parcours que je ne retrouve pas souvent chez mes invités. C'est que votre formation initiale, c'est déjà la psychologie. En quoi a consisté cette formation que vous avez suivie à la fin des années 90 ?

    00:03:00

    C'est ma formation initiale. Donc, je suis partie directement dans le système suisse sur mon secondaire et puis j'ai choisi de partir de chez moi, d'aller à l'internat et donc j'ai commencé mes études de psychologie juste après mon bac. Voilà, donc j'ai fait mes cinq années de psychologie et donc, à l'issue, j'ai eu mon titre. J'avais, oui, 24 ans. Évidemment, choisir une telle formation quand on a quoi, 19 ans, ce n'est pas anodin. Donc, je suis obligée d'aller gratter déjà un peu dans votre enfance, dans votre parcours de toute jeune femme, pour comprendre ce qui vous a dirigé vers ça. Oui, pas mal d'épreuves au niveau de l'enfance, pas mal de défis à dépasser. Donc, il y avait une maman qui a quand même des troubles, psychologiques notamment, au niveau de la bipolarité.

    00:03:47

    Un papa qui n'avait pas forcément de troubles en tant que tel, mais qui était beaucoup dans la manipulation et beaucoup dans la dissimulation, les mensonges, etc. Donc, voilà, j'ai eu une enfance que je qualifie assez de, à la fois d'austère, mais aussi d'assez troublée. Voilà, donc beaucoup de comportements, on va dire, où moi, j'ai dû aller trouver la norme, une forme de normalité ailleurs, chez mes amis ou quand j'allais dans d'autres foyers. Moi, je me souviens, la première fois que j'ai dormi, chez une femme, j'ai trouvé que j'allais dans d'autres foyers, je me suis dit, qu'est-ce que c'est normal, calme, tranquille ici ? C'est-à-dire que voilà, il y avait cette notion-là. Il y avait une forme de laxisme, on peut le dire comme ça, mais en même temps, quand je rentrais à la maison, ça pouvait être très violent, très dur, très agressif, très dévalorisant.

    00:04:29

    Mon père a été violent, ma mère a été violente verbalement, plutôt verbalement et dévalorisante. Je pense beaucoup en lien, sans trouver d'excuses, mais beaucoup en lien avec sa maladie, qui n'était pas d'ailleurs détectée. Ma planche de salut, ça a été l'amitié pendant très longtemps. Donc, j'ai compris. J'ai compris très vite qu'il fallait que je parte, que j'investisse l'extérieur. J'entends à la fois la solitude de cette petite fille-là et quelque chose de l'ordre de : il n'y avait pas de place pour vous, en fait, parce que vos parents, pour des raisons différentes, n'avaient pas l'espace psychologique pour vous accueillir. Oui, oui, tout à fait. Chez moi, dans ma famille, l'enfance n'est pas valorisée. Donc, moi, j'ai pris des responsabilités aussi très, très tôt, parce que ma mère n'était pas en mesure, en fait, de les prendre, ces responsabilités.

    00:05:12

    Ils étaient beaucoup centrés sur eux, beaucoup centrés sur leurs propres problèmes, sans forcément les régler, d'ailleurs. Vous avez eu ce rôle de mère pour votre propre mère ? Bien sûr. En psychologie, on appelle ça la parentalisation et c'est exactement ça. Je suis devenue la maman de ma maman et je suis devenue un peu la maman de ma sœur, qui a 32 ans de moins que moi et qui était petite au moment où mes parents se sont séparés, puisqu'elle avait 6 ans et moi, j'avais 10 ans. On vivait à Paris. Ma mère a souhaité se séparer de mon père. Elle est partie en Suisse où elle a rencontré un autre homme qui était tout autant, dysfonctionnel, on va dire comme ça.

    00:05:46

    Mon père était à Lyon, s'est installé à Lyon pour le travail et une fois tous les 15 jours, ma sœur et moi prenions le train pour aller voir mon papa et nous revenions le dimanche soir. Mais le quotidien, c'était auprès de cette maman-là. Qu'est-ce qui se passait dans la tête de cette petite fille-là ? Vous l'avez très bien définie, une grande solitude. On ne voyait jamais les choses arriver. Moi, ce que je disais, c'était que c'était imprévisible. J'en ai développé quelque chose de très contrôlant et après, j'ai dû faire un travail adulte sur décontrôler. Mais il a fallu, d'abord, que je contrôle en disant qu'il peut arriver le pire à chaque fois. Tu rentres, tu ne sais pas comment va être ta maman, tu ne sais pas dans quel état elle va être, tu ne sais pas ce qu'elle va dire, tu ne sais pas ce qui va se passer, les choses peuvent voler.

    00:06:24

    Donc, j'ai été très seule. Je me souviens même m'être retrouvée plusieurs fois alors que j'étais très peu dans l'aspect religion. Je viens d'une famille catholique, mais j'ai très vite rejeté tout ça. Je me retrouvais à genoux dans ma chambre, les bras vers le ciel, à demander de l'aide. Ça, oui, j'ai des images comme ça qui sont encore assez présentes. Et un papa qui a refait sa vie assez peu de temps après et qui est avec une femme qui était une manipulatrice. Donc, du coup, qui a fait beaucoup pour que ma sœur et moi soyons très en dehors de sa vie. Elle vous éloignait au maximum. Là encore, quelqu'un qui vous empêchait de prendre votre place. Exactement. Qui nous refusait notre place. Et donc, le salut se trouvait à l'extérieur.

    00:07:03

    Vous évoquez le fait qu'à l'adolescence, vous êtes partie en internat. Exactement. Il y a eu une renaissance, une reconstruction qui a pu vraiment commencer. Oui, parce que je fais ce choix. J'ai 17 ans. J'ai fait ce choix qui me permettait de rentrer dans un cadre de normalité avec des horaires, avec des gens où je n'y avais pas eu cette imprévisibilité, pardon pour le mot un peu long, mais des comportements. Donc, pour moi, ça a été une vraie renaissance. En fait, c'est un cadre hyper rassurant tout d'un coup. Hyper rassurant. On va manger à telle heure, on dort à telle heure. On n'a pas ce côté imprévisible. Il y a ce cadre-là. Et puis, je rencontre des gens extraordinaires. Je rencontre mes premiers piliers. J'ai envie de dire que j'ai gardé, d'ailleurs, que j'ai toujours aujourd'hui en habitié.

    00:07:47

    J'ai trouvé beaucoup plus le soutien en dehors de ma famille qu'à l'intérieur. Donc, je me suis créé ma propre famille. Et donc, du coup, évidemment, ce recul que vous allez prendre pendant ces années d'internat, vous prenez en entant conscience avec le recul des dysfonctionnements à la maison. Et c'est donc assez naturellement que vous allez vers ces études-là de psychologie. Bien sûr. J'étais déjà un peu la psychologue de ma maman. Donc, voilà, la nuit, souvent le soir. La nuit, c'était des discussions qui duraient très longtemps, souvent pour beaucoup discréditer mon père. Je pense que ça a été une suite logique pour moi. C'était quelque chose de naturel. Et puis, j'ai quelque chose depuis quand même très jeune, c'est cette recherche de sens. Tout doit avoir un sens. On me renvoyait.

    00:08:31

    Oh, mais tu te prends trop la tête. Tu cherches trop des réponses. Il y a des fois, il faut arrêter de chercher. Je n'ai jamais arrêté de chercher et je ne l'ai jamais regretté. Est-ce que, du coup, dans cette quête de sens-là, vous avez entamé à ces jeunes un travail sur vous-même ? Très, très tôt. Très, très tôt. Même quand j'étais encore à Genève, j'avais 15 ans, j'allais voir un médecin généraliste qui s'improvisait un peu psy le samedi. J'allais le voir le samedi matin. Je l'ai très vite demandé à ma mère. Effectivement, cet homme a été assez aidant. Aidant aussi en mode soutien, pilier. Ensuite, quand je suis venue à Lyon pendant mes études, j'ai entamé une psychanalyse qui a duré deux ans, qui a été presque, on va dire, plus destructrice qu'aidante, avec cette solitude.

    00:09:14

    Ça m'a renvoyée à cette solitude. Vous savez, sur le canapé, face au mur. Une femme qui a dû me renvoyer, peut-être en trois ans, trois phrases. Donc, je repartais. Je le dis honnêtement. Des fois, je repartais, j'avais plus envie de me mettre sous le bus. Donc, j'ai arrêté. Elle ne l'a pas entendue. J'ai dû demander quatre fois à arrêter, quand même. Ce que je ne trouve pas du tout. On en parlera sûrement après. Mes expériences de patientes sont aussi à l'origine de la création de ma propre méthode. C'est là où je vais puiser. Et j'ai dit, plus jamais ça. Je n'ai pas entendu. J'ai passé mon enfance à ne pas être entendue, à ne pas exister en tant que telle, à exister pour les autres. Là, je fais quelque chose pour moi.

    00:09:56

    Stop. Et j'ai repris, quelques années après, en thérapie de face à face, avec une psychologue très douce, très aidante, qui m'a fait beaucoup de bien. Ok, super. Est-ce que la spiritualité tenait déjà une certaine place ? Vous évoquiez tout à l'heure que, petite, vous priiez, mais on entend que c'était plus une faute de besoin d'aide. Oui, assez vite, c'est venu aussi. Oui, très, très vite. Je dirais que peut-être en 2 000, donc moi, je suis diplômée en 99, 2 000, 2001, je commençais à aller voir quelqu'un. Je commençais à aller voir le premier voyant qui était dans le sixième à Lyon et qui m'a dit des choses, notamment sur mon futur couple, qui était totalement juste. Première expérience de voyance, pas de médiumnité, mais de voyance.

    00:10:39

    Là, c'était vraiment de la pure voyance, mais qui s'est avérée très juste. Il m'a décrit très précisément la personne que j'allais rencontrer, le couple qu'on allait avoir, et aujourd'hui, c'est encore tout à fait valable. C'est drôle. Je vais rentrer progressivement, finalement, toujours par le bouche à oreille. J'ai eu beaucoup de chance là-dessus aussi. C'est-à-dire que je pense, j'ai été beaucoup aidée, je ne sais pas si c'est de la chance, mais de rencontrer toujours des personnes qui m'ont aidée à accompagner ce cheminement. J'ai envie de dire, tiens, je vais reprendre ce que disait Jacques Martel sur la petite voix expansée. Caroline, elle a révisé tous les épisodes. Je les ai juste écoutés. Mais expansée, j'aime beaucoup ce mot. Ça m'a aidée à s'expander petit à petit, en plus du travail sur moi.

    00:11:17

    OK, donc là, on voit tout le travail personnel que vous faites, mais on l'a évoqué, vous avez votre diplôme en psychologie clinique. Vous allez vous lancer sur le marché du travail très jeune. Très jeune, oui. J'ai été diplômée en octobre 99. Ma première expérience, c'était salariée, effectivement, dans un organisme de formation. Je crois que ce n'est pas là l'expérience la plus heureuse que vous auriez pu vous souhaiter pour un début de carrière. Pas du tout. Mais elle a été très formatrice dans le sens où je suis restée trois ans. Ça m'a permis de me dire, à l'issue des trois ans, plus jamais le salariat. Alors, si j'ai pas le choix un jour, évidemment, comme tout le monde, j'y retournerai. Mais en tout cas, si j'ai le choix, je n'y retournerai jamais.

    00:11:51

    J'ai vécu, on va le dire, du harcèlement. J'ai mis en place des choses qui se sont avérées fonctionner, développé des choses en termes de ressources humaines. Et puis, ça n'a pas plu à tout le monde. Là, il y a un premier point qu'il faut qu'on précise, c'est que vous n'exercitez pas comme psy classique dans un cabinet. Vous, votre sujet de prédilection, et puis on va le voir, ça a duré très longtemps, c'était la psychologie du travail. Donc là, c'est la première expérience salariée. C'est au service des entreprises, en fait. Exactement. Et à la base, la fonction était vraiment assez petite au sens où son champ d'intervention, c'est vraiment les tests psychotechniques. Et puis, j'ai commencé à vouloir faire, à m'occuper de l'insertion professionnelle, à vouloir accompagner des gens qui étaient en difficulté.

    00:12:35

    Donc, j'ai répondu à des appels d'offres, j'ai travaillé avec Pôle emploi, qui à l'époque était l'ANPE. J'ai fait des bilans de compétences, des accompagnements au reclassement. Et j'ai développé petit à petit cette activité. C'est là où, en interne, ça a commencé à créer un peu des jalousies. Et le harcèlement, il prenait quelle forme ? Il a été assez loin. On m'a volé mes clés de voiture de fonction. On m'a crevé mes pneus de voiture de fonction. On m'a volé des dossiers parce que je rayonnais un peu sur Renal, donc j'allais un peu sur Grenoble, sur B, etc. Parce que l'appel d'offres auxquels on avait répondu nous amenait un petit peu à rayonner. Et du coup, on piquait mes dossiers avant de partir. Je ne retrouvais plus mes dossiers de personnes que j'accompagnais.

    00:13:10

    Ça a pris des proportions comme ça. Je rappelle, vous étiez une gamine. Vous avez quoi, une petite vingtaine d'années ? J'avais 25 ans. Quelle violence ? Une violence à laquelle, comme on l'a vu tout à l'heure, j'étais quand même relativement habituée. Je commence à comprendre qu'il y a quelque chose vibratoirement parlant que j'attire. Alors, évidemment, pendant un moment, je me dis que c'est moi qui ai un problème. Sauf qu'à ce moment-là, j'ai rencontré ma grande histoire d'amour depuis déjà 1996. C'est un soutien indéfectible avec qui on va passer des heures à discuter, des heures à essayer de comprendre, à mettre du sens, qui va me rassurer, qui va me dire « Non, ce n'est pas toi qui as un problème, mais il y a des choses à comprendre. » C'est ça qui va me sauver et ça a accompagné toute ma vie, l'amour amical et l'amour amoureux.

    00:13:54

    Je pense que c'est ma planche de salut. C'est très beau. Malgré tout, quand même, là, vous êtes sympa, mais ça va ? Au bout de trois ans, vous lâchez ? Oui, je démissionne, en accord avec ma moitié qui avait un travail salarié plutôt bien rémunéré à l'époque. Je pars. Ça va être un peu comme ça tout au long de mon parcours. Au moment où je décide de partir, où je vais poser ma démission et où j'ai trois mois de préavis parce que j'étais cadre, j'ai une main d'un consultant que j'avais croisé dans un contexte de mon contexte d'organisme de formation et qui me dit « Tu veux commencer à travailler sur des prestations pour un client qui, lui, a des appels d'offres ? » La sous-traitance.

    00:14:35

    Ce que je vais faire, et je vais me faire encore avoir. L'abus a été vraiment quelque chose de très un fil conducteur. Et là, je vais perdre énormément d'argent. Déjà, une première fois, je vais perdre peut-être 20 ou 25 000 euros de facturation. C'est-à-dire qu'en fait, vous faites tout le boulot, mais vous n'êtes pas payé. Les factures ne sont pas réglées. En fait, il est sous-traitant. Je lui refacture, évidemment, mes prestations d'accompagnement des personnes, que ce soit en bilan de compétences, que ce soit en reclassement. Et puis, il va me dire « Mais oui, bien sûr, mais attends encore un petit peu. Les organismes publics ne m'ont pas payé, donc je vais être trop gentille. » Ça a été mon souci de départ, finalement. D'être trop tolérante, trop gentille, trop dans cette acceptation.

    00:15:15

    Et pas assez dans le respect de moi-même. C'est ça que je vais apprendre et que je vais travailler. C'est ce dans quoi vous avez grandi en même temps. Exactement. C'est l'écho de ça, à nouveau. C'est pour ça que je dis que les choses, pour moi, sont des échos vibratoires. C'est-à-dire quelque chose qui, tant qu'il n'est pas réglé, va nous être représenté sous une forme différente. Et donc, je ne vais pas être payée, je ne vais pas réussir à obtenir cet argent. Donc, je vais arrêter aussi, quand même, au bout d'un moment, quasiment du jour au lendemain. Au bout de combien de temps ? Au bout de deux ans. Et à ce moment-là, je vais dire « Je me débrouille. Mais vraiment. C'est-à-dire que je vais faire moi-même en direct. » Il n'y a pas de sous-traitance, machin.

    00:15:47

    Il n'y a pas de sous-traitance. Il n'y a plus de sous-traitance. Si je veux répondre à un appel d'offres, je réponds à un appel d'offres. Et je vais devenir beaucoup plus carré sur demander des accomptes. Je vais commencer à accorder de la valeur, en fait, à mon travail. Parce que je ne m'accordais pas suffisamment de valeur. Et donc, je ne m'accordais pas suffisamment de valeur à mon travail. Ça a duré, du coup, après un moment, puisque je crois que c'est jusqu'en 2018, non ? Si je ne dis pas de bêtises, que vous avez vraiment été dans ce rôle de consultante en psychologie du travail. Oui. Consultante, formatrice et enseignante. Et je me suis de plus en plus lancée dans tout ce qui était lié aux conditions de travail et à la souffrance au travail.

    00:16:19

    Et Dieu sait si ce sont maintenant des sujets d'actualité. Tout à fait. Aujourd'hui, on parle des risques psychosociaux, lorsque à l'époque, on parlait de la souffrance, oui, mais des conditions de travail. Il y a le coaching aussi, en 2010. Oui, c'est en quelle année ? Pourquoi ? Pourquoi vous ressentez le besoin de vous former au coaching ? Je l'envisage très tôt comme une école de responsabilisation. Je suis très, très vite dans, pour moi, la personne, elle a toutes les réponses à l'intérieur d'elle. On est juste des facilitateurs. J'aime bien cette humilité du coaching. C'est-à-dire, je déteste la position haute potentielle du thérapeute ou du conseiller au sens large du terme. Donc, je me dis, le coaching, ça peut être très, très bien. En plus, on va être dans quelque chose de très pratiquement avec les plans d'action.

    00:16:59

    Prise de conscience, matérialisation via les plans d'action, ça me correspond. J'entends que vous avez quelque chose de très pragmatique. D'ailleurs, vous le dites, la psychanalyse, ce n'était pas votre truc. Peut-être parce que, justement, ça partait un peu loin et que, finalement, vous êtes plus dans quelque chose de concret, de mise en action pour vous et les personnes que vous accompagnez. Souvent, aux personnes que j'accompagne, je leur dis, je suis une psy parce que, mais très pragmatique. Je leur dis, alors des fois, ils comprennent directement, mais des fois, ils disent : 'Pourquoi vous êtes perché ?' Parce qu'on va en parler certainement après, mais j'ai toute une ouverture spirituelle qui est très importante dans ma vie et qui est très importante aussi dans ma pratique, que j'ai intégrée à ma pratique.

    00:17:35

    Eh bien, justement, venons-en à ça, on l'a évoqué, déjà très jeune, vous avez intégré ça, vous avez rencontré des thérapeutes un peu ésotériques, voyances et compagnie. Vous avez continué sur ce chemin-là, donc ça veut dire que dans votre vie de personne, ça, ça prenait de la place. La spiritualité a très vite pris beaucoup de place. J'ai toujours continué mon travail, mais avec plutôt de la thérapie alternative. Quand j'ai rencontré cette psy dont je parlais tout à l'heure, j'ai travaillé encore sur moi, mais après, je suis assez vite basculée vers des sophrologues. Et en parallèle, dans ma vie personnelle, j'allais voir des personnes, peut-être avec des niveaux de conscience de plus en plus élevés, vous voyez, ça correspondait à ma propre expansion.

    00:18:14

    C'est-à-dire que moi, je cherchais à avoir un champ de Conscience sur moi-même qui était fort, du coup, qui était le plus élargi possible. Du coup, je rencontrais toujours dans cette vibration des gens qui étaient de plus en plus élevés dans leur captation. Ça a toujours accompagné ma vie, et encore aujourd'hui. Mais pendant longtemps, il y avait comme un truc un peu hermétique entre votre pratique de psy, du travail, etc. Et puis, quand même, il y a eu un moment où tout ça s'est mélangé. Je crois que vous m'avez dit qu'il y a eu un point de bascule en 2018. C'est de ça que vous parlez ? Oui. Alors, on parlait de Valérie Durdidi tout à l'heure. Eh oui. Elle est entrée en 2013.

    00:18:52

    Et puis, petit à petit, je me suis mise à consulter alors jamais énormément, mais une à deux fois par an Valérie, ce que c'est déjà pas mal. Et là, j'ai découvert la médiumnité. C'est-à-dire que je connaissais la voyance, mais j'ai découvert la médiumnité. Petit arrêt sur l'image. La différence entre la voyance et la médiumnité ? Alors, Valérie, elle le décrit très, très bien. Pour elle, la voyance, moi, je crois énormément au libre-arbitre, et elle aussi. Et d'ailleurs, toute ma vie me montre que le libre-arbitre, c'est quelque chose de fondamental. Et en fait, la voyance, vraiment, c'est cette notion de pouvoir prédire d'éventuelles choses. Moi, dans ma croyance et dans mon expérience, je pense véritablement que certaines rencontres sont écrites.

    00:19:30

    Je crois véritablement qu'il y a des personnes qui sont là, des moments particuliers, qui vont nous aider encore à être dans cette expansion. Et la médiumnité, c'est vraiment cette captation des guides et des défunts. Voilà, c'est ça, oui. Des âmes désincarnées. C'est-à-dire, voilà, nous, nous sommes des âmes incarnées, et ces personnes-là sont désincarnées. Elles peuvent être guides, effectivement, de vie, guides familiaux pour des personnes qui sont décédées. Et puis, il y a nos guides, moi, j'ai des guides instructeurs. Donc, des guides instructeurs par rapport à mon métier. Et en 2018, Valérie, pour revenir à votre question initiale, me dit : 'Je t'envoie quelqu'un pour un accompagnement thérapeutique.' Je lui dis : 'On est amis à ce moment-là.' Je lui dis : 'Valérie, je ne fais pas de thérapie.' Mais pourquoi tu veux pas faire de thérapie ?

    00:20:12

    Je ne fais pas de thérapie parce que c'est statique. Moi, j'ai besoin de bouger, j'ai besoin... Je lui dis : 'C'est pas possible.' Je lui dis : 'Je ne sais pas.' Elle me dit : 'Si, tu vas savoir.' Alors, j'ai appris que quand Valérie dit ça, il faut rester très humble et dire OK. Donc, je lui dis : OK. Comme je suis quelqu'un de défi, comme je suis quelqu'un de nouveauté et très curieuse, j'ai dit OK, tu m'envis cette personne. Je vois que j'ai commencé avec une personne et puis deux, puis très vite, très, très vite, je pense que c'était le chemin, je pense. Et bien, du coup, j'ai eu de plus en plus de personnes et ça m'a permis, finalement, moi qui n'avais pas d'expérience thérapeutique, j'avais de la formation, mais c'était de la connaissance théorique.

    00:20:48

    Et bien, ça m'a permis d'affiner, de créer ma méthode. Et alors, le risque d'ennui, j'ai l'impression qu'il est assez vite. Parti. C'est ça. Parti, partie. Parce que je garde un coaching professionnel aussi. Donc, j'avais quand même la partie où je ne suis jamais dans la même entreprise, où je bouge. Moi, ce que j'ai cru comprendre, c'est que finalement, depuis 2018, vous avez comme affûté vos outils. Totalement. Et vous l'avez rapidement évoqué, mais vous avez un peu créé votre propre méthode. En marchant, c'est-à-dire qu'en accompagnant les gens, je me suis rendue compte des choses. L'approche que j'ai eu dès le départ, c'était l'approche holistique. C'est-à-dire de prendre vraiment l'être dans sa globalité. Nous sommes d'abord de l'énergie. Nous avons différents corps. Nous avons aussi un arbre généalogique. Nous avons des outils à notre disposition.

    00:21:30

    On va peut-être en reparler, comme les fleurs de Bac, qui sont des outils magnifiques pour travailler sur les émotions. Donc, voilà. Vraiment, j'ai appris en marchant. Mais ça allait avec le défi. Donc, au départ, vous partiez avec votre valise et votre diplôme en psychologie. Mais tout votre parcours personnel vous a quand même ouvert les écoutilles. Vous l'évoquiez la naturopathie, la sophrologie, etc. Donc, vous aviez, sans y être formé, une connaissance de certains outils et une conviction de cette approche holistique. Et donc, ce que je comprends, c'est qu'au fur et à mesure des rendez-vous avec les clients que vous accueillez, vous allez affiner. Je vais affiner et un jour, mon guide de vie, via une séance avec Valérie, me dit, j'ai plusieurs guides qui sont là.

    00:22:11

    Elle me dit, ça ne m'est jamais arrivé encore. Et je lui dis, qu'est-ce que ça veut dire ? Elle me dit, j'ai ton guide de vie. Ton guide qui est là. Le guide qui est là. Notre premier souffle, comme je dis souvent, notre dernier souffle. Et puis, j'ai des guides instructeurs. D'accord ? Donc, je lui dis, voilà. Elle me dit, tout ce que tu as vécu dans ta vie, va te permettre, dans ton enfance si difficile, va te permettre de comprendre, d'avoir cette ouverture vis-à-vis des problématiques. Donc, je vais avoir des tas de problématiques d'abus, de problèmes d'estime de soi, de problèmes d'abus sexuels ou autres, mais l'abus dans son sens large du terme, qui va me permettre, en fait, de me servir, de puiser dans ce que moi, j'ai vécu et de ce que j'en ai fait pour pouvoir avoir cette écoute, cette empathie, cette ouverture vis-à-vis des choses, sans être ni trop impactée, parce que je continue de travailler sur moi.

    00:22:59

    Je prenais les effets miroirs. Donc, j'ai appris que les effets miroirs étaient là pour me dire aussi ce que je dois encore travailler. Et une fois que j'ai travaillé ça, eh bien, je peux le transmettre. Voilà ce que j'ai compris. C'est-à-dire qu'une fois que j'ai bien travaillé, parce qu'on va reparler dans mon parcours, je me suis aussi associée à un pervers narcissique. Ah, c'était à quel moment ? On fait un petit rétrospectif de seconde. C'était avant 2018, donc ça devait être en 2008 à 2015. Ces situations ont un peu jalonné votre parcours. Vous l'évoquiez à votre père, votre enfance, votre première expérience à votre compte, votre soeur. Et là, situation pro avant 2018, vous vous retrouvez, vous vous associez avec quelqu'un.

    00:23:40

    Je m'associe avec quelqu'un qui vient me chercher, comme souvent chez les pervers narcissiques, c'est-à-dire qu'ils vont aller se servir, finalement, de vos propres compétences. Ou de vos propres talents, ou de vos propres aptitudes, appelons ça comme on veut. De votre propre trésor intérieur, j'ai souvent envie de dire. Que nous, nous ne voyons pas. C'est le principe. Ils savent bien à qui ils s'adressent. Comme je dis souvent, ce sont des prédateurs qui sentent le sang et qui vont aller vers l'agneau du troupeau qui est ensanglanté. Donc voilà, ce sont des prédateurs. Donc je rencontre un homme extrêmement compétent dans son domaine, très intelligent. Et puis, il va m'utiliser, clairement. Me faire faire des tas de choses. Et moi, curieuse, toujours à vouloir découvrir des nouvelles choses. Je vais le prendre comme des opportunités, finalement.

    00:24:25

    Au début, tout se passe bien. Parce qu'au début, avec un pervers narcissique, tout se passe toujours bien. Il a déjà son entreprise, il a déjà son enquête de formation. Il va me demander, il va me proposer de m'associer. Et là, moi, qu'est-ce qui va se passer ? Mon égo va parler. Donc je le dis en toute conscience. Il n'y a pas de souci là-dessus. Il va dire, ah, je vais peut-être avoir une assise, je vais m'associer avec quelqu'un. Voilà. Il avait des entrées dans des grands groupes, des choses comme ça. Et moi, ça me donnait des expériences nouvelles. Parce que c'est tout. Donc c'est tentant, en fait. C'est tentant. Et puis, je vais perdre des sous. C'est-à-dire que je vais mettre encore de l'argent dans cette association. Je vais prendre ma part.

    00:24:58

    Et puis, je ne les reverrai jamais. Combien d'années, on va dire ? Sept ans. Sept ans. C'est long. C'est pareil. À un moment donné, je gagne bien ma vie. Il s'est redonné quand même. Je commence à voir la valeur et à comprendre la valeur de mon travail. Mais quand même, in fine, je vais me retrouver à mes billes. Mes billes, je ne les récupérerai jamais. Je peux vous demander, votre femme, quel regard elle a porté sur tout ça ? Toujours bienveillant. Toujours dans l'aide. Mais toujours à me dire, tes choix sont tes choix. Je les respecterai toujours. Et encore aujourd'hui, c'est comme ça. Par rapport à cet homme-là, est-ce qu'elle n'a pas vu, elle, qu'il était en train de se jouer peut-être quelque chose de pas juste ? Si, si.

    00:25:35

    Elle me l'a dit. Comme on dit, elle a un radar. Alors, elle n'est pas du tout sensible, entre guillemets. Elle a un radar. Moi, ce que j'appelle un manipulateur ou un pervers narcissique. Donc, elle ne le côtoyait pas vraiment. Parce qu'en fait, on ne l'a pas intégré à notre cercle amical. Mais quand elle a commencé à le connaître, elle m'a dit : 'Je ne le sens pas.' Il y a quelque chose qui ne va pas. Elle m'a dit : 'Tu arrives toujours à comprendre.' Moi, je te laisse faire ton chemin. J'ai mis du temps à comprendre. Et puis, quand j'ai compris, j'ai dit : 'Je veux que ça s'arrête, évidemment.' Parce que moi, par contre, c'est long. Mais quand ça s'arrête, ça s'arrête. Le jour où c'est OK, c'est fini.

    00:26:09

    Est-ce que cette mésaventure-là qui va jouer un rôle dans la bascule et où vous allez aussi, c'est à ce moment-là que Valérie vous met sur le chemin de la thérapie. Et où je vais rencontrer, évidemment, quoi ? Beaucoup de personnes en patience qui sont victimes de perversions narcissiques. J'en sortais à peine. C'est-à-dire que très vite, je vais me retrouver dans la situation ou dans l'autre situation. La situation, soit de celui qui aide, soit de celui qui va essayer de faire comprendre à l'autre. Je crois qu'en fait, une fois qu'on l'a compris, que ce qui nous était présenté nous servait d'abord à nous, que c'était OK. Moi, je prends vite conscience, mais j'ai un problème d'acceptation. C'est-à-dire que j'ai une bonne conscience, je pense, des choses qui viennent assez vite, mais je mets du temps à accepter.

    00:26:52

    Donc, je bosse sur cette acceptation, justement, régulièrement. Et finalement, c'est auprès de ces personnes-là que vous accompagnez. Vous allez trouver votre méthode et vous avez hyper teasé depuis le début. Vous avez envie de savoir, c'est quoi cette méthode ? Alors, déjà, je l'ai dit un petit peu tout à l'heure, il y a une dimension holistique. C'est-à-dire, quand on prend l'être, on est issu, pour moi, d'un arbre généalogique dont je me suis formé au transgénérationnel, au décodage transgénérationnel. Une de mes bibles, vous allez voir, ça va faire une connexion. Le seul bouquin que j'ai sur mon bureau, c'est le décodage des mots et des maladies de Jacques Martel. Et voilà. Coucou Jacques. Et puis, toute cette dimension du naturel que je vais intégrer, notamment sur le psycho-émotionnel, tout la partie fleur de Bac.

    00:27:38

    Donc, qui va, en fait, me permettre d'avoir des accompagnements beaucoup plus courts. C'est-à-dire que je suis toujours partie d'un principe, je dis souvent en rigolant, je ne suis pas là pour que vous me donniez une rente et que j'achète ma maison de campagne. D'ailleurs, je ne l'ai toujours pas. Et en fait, thérapie courte, c'est-à-dire très concrètement, je ne peux jamais dire à quelqu'un, évidemment, je ne suis pas voyante, je ne vais pas dire à quelqu'un avant, il y en a pour 4 mois, 6 mois, mais en moyenne, je suis des accompagnements de 6 mois. Ça va tout à fait avec ce que vous évoquiez tout à l'heure, ce besoin de pragmatisme, d'être dans le concret. Vous êtes là pour donner des outils ?

    00:28:05

    Oui, parce que j'ai cette, alors pour le coup, je pense, une chance, ou en tout cas, c'est lié à mon cheminement de vie et je l'ai choisi avant de venir. J'ai découvert ma claircognition. Ah ! Eh oui ! Nous y voilà ! Voilà ! Donc, ma claircognition, peut-être pour l'anecdote. On peut dire que c'est de la médiumnité, en fait. Claircognition, Valérie m'a expliqué la différence un jour, Valérie Durdi m'a expliqué la différence un jour entre clairaudience, clairvoyance, claircognition. Elle entend bien la vibration. Les voix, par exemple, je vais dire, elle entend mon grand-père. Un jour, nous sommes en vacances, toutes les deux, assez loin d'ici. Le matin même, j'avais entendu une voix, une vibration très très forte qui m'a dit, j'ai entendu différemment et j'ai vraiment fait la distinction entre ma tête, le mental et la vibration qui passait dans mon corps.

    00:28:46

    Caro, tu fais toujours attention à tes arrières, c'est bien, continue. Je ne comprends pas cette phrase. Et vous n'aviez surtout jamais eu ça, cette sensation-là ? Jamais. Jamais, jamais. Donc, je la ressens dans mon corps, je sens que c'est complètement différent. Moi, j'explique souvent à mes patients quand il y a des aptitudes et des dons, parce que j'ai évidemment souvent des gens qui en ont, mais qui ne le savent pas ou qui sont aux prémices de ça. C'est vibratoire aussi. Je leur dis une phrase que l'on entend parce qu'elle nous a été envoyée, est une phrase dont on peut se souvenir des années après, mot pour mot. Alors que quand on réfléchit, on va se souvenir. Quelle idée ? À quoi j'ai pensé ? J'ai pensé à je ne sais pas quoi qu'il fallait.

    00:29:19

    Bon, ça peut être des trucs tout bêtes ou autres, mais on ne va pas se souvenir des phrases. Et moi, j'ai les phrases. Dix ans après, en 2014, je suis capable de vous ressortir. C'est bien, Caro, tu protèges toujours tes arrières, continue. Je suis au Seychelles, donc je suis quand même dans un beau truc paradisiaque, dans une espèce de baignoire. Donc, je ne comprends pas l'histoire du danger, parce que là, j'ai de l'eau jusque-là, je regarde les poissons. Et puis, on va le même jour, 11 septembre, on retourne. Donc, le soir même où j'ai entendu cette phrase en fin d'après-midi faire cette balade au coucher du soleil, je me baigne parce que j'adore me baigner tout le temps, et surtout au coucher du soleil.

    00:29:51

    J'oublie, malgré ma connaissance des choses, que c'est l'heure du coucher du soleil. Donc, dans ces pays-là, potentiellement, les requins, ils sont ils viennent, ils viennent vous voyez ce que je veux dire ? Ils viennent chasser. Et là, j'entends à nouveau comme cette voix, cette vibration, comme le matin. J'entends le carreau. T'es en danger, sors de l'eau. J'en fais un peu qu'à ma tête, je mentalise, j'ai pas encore fait la différence. Je ressens que c'est différent, mais je passe dans ma tête, je remets sur le canal mental et je me dis « Oh, machin. Carreau, sors de l'eau, tu es en danger. » Ça recommence. Et là, je recule. Je recule un peu et je vois derrière moi, trois requins blancs.

    00:30:32

    On le voit après aux photos parce que Virginie est sur la plage et elle prend des photos. Et elle me fait, avec son calme légendaire, je l'appelle mon Bouddha, elle me fait comme ça, elle ne panique pas, elle me fait « Ils sont à un mètre derrière moi, je vois les ailerons, très clairement. » Et là, je suis comme poussée, pardon pour le terme, mais comme une main aux fesses. Je commence à partir à ce moment-là, mais je suis comme poussée. Vous allez bien plus vite. Bien plus vite. Et je me retrouve même à être déséquilibrée et à tomber sur la plage à plat ventre. Tellement j'ai eu cette sensation de poussée. Valérie va me dire plus tard « Oui, ton guide et ton grand-père sont rentrés dans la matière et ont mis une énergie pour que tu sortes de l'eau.

    00:31:06

    Ce n'était pas le moment que tu meurs de ça. » Et à partir de là, je crois que j'ai changé de canal. C'est-à-dire que cette ouverture, Valérie, elle appelle ça « ouvrir le robinet ». Je pense que mon robinet a été ouvert et que j'étais prête à ça. Et que j'ai commencé à écouter véritablement. Donc, je l'utilise dans ma pratique pour reboucler avec ce qu'on se disait tout à l'heure. Vous utilisez ce canal-là parce que quand vous êtes en séance avec une personne en face de vous, potentiellement les guides instructeurs vont vous communiquer des messages et j'imagine que ça permet d'avancer très vite au travail. Très vite. Je vais évidemment utiliser mon mental, le décodage, comme le livre de Jacques Martel, comme le transgénérationnel. Ça, c'est plus effectivement mes propres connaissances acquises au fil de l'expérience.

    00:31:48

    Et ils vont m'envoyer des messages très précis. Par exemple, il y a un jumeau perdu. Ou ils vont me dire « il y a une blessure de l'âme ». Ok, donc on va commencer à décoder. Quel est le niveau de connaissance de mon patient ? Est-ce que je lui fais lire d'abord Lisbourg-Beau ? Les cinq blessures de l'âme ? Ah non, j'ai déjà lu ça, Caroline. Ok. Donc, on va basculer. On va aller travailler. On va enlever les couches, comme on dit. Et puis, quand on arrivera aux blessures de l'âme, je vais envoyer chez Valérie Durdil. Ou je vais envoyer chez ma femme Virginie, qui est énergéticienne, et qui sait travailler aussi sur les blessures de l'âme.

    00:32:14

    Et donc, ce que j'entends dans cet accompagnement, il y a à la fois cet aspect très pratique. L'idée, c'est qu'on ne paye pas votre rente à vie, là. Non, tout à fait. Donc, l'accOMPAGNEMENT assez court dans l'action et dans la responsabilisation des personnes que vous accompagnez. Libre arbitre. Donc, en fait, on va aller déminer là où sont les nœuds et donner les clés pour avancer avec cette nouvelle liberté-là. C'est exactement ça. Et pour être très pragmatique, puisque tout à l'heure, on parlait de pragmatisme, je n'impose aucun rythme. À chaque fin de séance, on va définir des actions à mettre en place pour que ça rentre bien dans la matière, que ça expérimente, et que la personne se dise « Ok, ça, ça ne fonctionne pas, je laisse tomber.

    00:32:51

    Ça, ça fonctionne, je continue. ». Je suis beaucoup dans la valorisation. J'essaye d'amener mes patients à être dans la gratitude vis-à-vis d'eux-mêmes, de leur propre cheminement, de leurs propres avances, et qu'ils soient fiers de ça. Vous utilisez aussi la psychomagie. Alors, c'est quoi la psychomagie ? Oui, les actes psychomagiques. Ça peut être écrire une lettre à un défunt. Ça peut être prendre une photo du défunt, lui lire la lettre à haute voix. Ça peut être aussi la brûler. Je vais utiliser beaucoup de bonhommes allumettes, ou bonhommes allumettes selon Jack Martel, énormément. Je vais utiliser la technique du verre d'eau, de Luc Baudin, par exemple. Il est vraiment dans le psychomagique. On est dans l'intention. On va prendre une feuille A4, on va écrire le problème, pas le souhait, pas la demande.

    00:33:33

    Le problème, je vais utiliser cette technique du verre d'eau, je vais poser mon problème dans un rond. Je vais poser un verre d'eau que je vais remplir au deux tiers, trois quarts, pas en entier, pas à la moitié, et je vais le changer toutes les 24 heures, mais toujours avec cette intention véritablement de régler le problème. Je vais lire à haute voix ma phrase, poser du problème, pas ma demande, mais c'est important. Et je vais le changer toutes les 24 heures. Et je vais envoyer quelque part aussi cette intention de régler ce problème, parce que c'est quand même psychomagique et pas que magique. Avec cette intention, on n'est pas quand même totalement sur du magique, comme les fleurs de Bac. Les fleurs de Bac, j'informe aussi.

    00:34:09

    C'est-à-dire que quand je veux travailler sur l'estime de moi, je vais l'informer. J'informe en les prenant. Et comme je dis souvent, les fleurs de Bac, elles vont informer, mais elles ne vont pas faire le boulot à notre place. Elles vont nous aider à ouvrir un peu plus grandes les portes que nous on en trouvons. C'est-à-dire que ça nous permet d'aller plus vite. En fait, je vous vois là depuis tout à l'heure, je vous écoute, vous êtes animée par votre sujet, vous semblez hyper bien dans vos baskets, vous avez un grand sourire. Vous êtes capable d'évoquer votre parcours difficile avec presque une neutralité, mais de celle qui a bossé dessus, vous voyez ce que je veux dire ?

    00:34:40

    Et du coup, par rapport à tout ça, j'ai envie de vous demander en conclusion, qu'est-ce que vous aimeriez dire à cette petite fille-là qui se demande ce qu'elle fout ici, en fait ? Qu'on aime-t-elle, qu'on a appris à l'aimer, à avoir la beauté en elle, et qu'en fin de compte, je crois qu'elle et moi, on est plutôt main dans la main et qu'on est assez fiers dans le bon sens du terme, pas au sens égotique du terme, mais au sens gratitude vis-à-vis de soi-même. De ce parcours. Moi, je suis super contente de mon parcours, en fait, parce que la phrase que je préfère, je crois que c'est Sartre, mais je ne suis pas très bonne à ce jeu-là, qui a dit ce que je fais de ce qu'on a fait de moi.

    00:35:18

    Et ça, c'est ce qui me résume le mieux. C'est-à-dire vraiment, le côté de. Ok, il y a eu des choses qui étaient comme ça, mais c'est moi qui peux changer les choses et c'est moi qui peut faire, voilà. Je termine avec mes petites questions. Oui, bien sûr ! Je ne vous ferai pas l'affront de vous demander si vous écoutez souvent votre petite voix, mais du coup, je vous demande plutôt comment vous l'écoutez. Moi, je travaille beaucoup sur le mental et j'aide mes patients à travailler sur leur mental, c'est-à-dire que j'ai développé aussi une méthode sur le mental que je leur transmets. Donc, je vais, avec cette méthode, arriver à mettre le mental sur pause et à me brancher totalement sur cette petite voix, cette intuition, voilà.

    00:35:53

    On évoquait les livres, est-ce qu'il y en a un qui vous a particulièrement aidé dans votre vie ? Je dirais qu'il y en a deux. Le pouvoir de l'instant présent décartelé, je ne l'ai pas compris. Je l'ai lu, je ne l'ai pas compris. J'ai fait, qu'est-ce que c'est que ce truc ? Et puis, des années après, je le relis et je fais, ah ouais, c'est évident. Et Conversation avec Dieu de Neil Donald Walsh parce que là, pour le coup, j'ai encore de me refaire le deuxième tome pendant les vacances et je le relis régulièrement, les trois tomes, les quatre tomes, il y en a quatre même. C'est des lectures qui m'ont beaucoup marqué. Est-ce que vous avez un rituel quotidien pour préserver ? Alors oui, j'ai un rituel.

    00:36:26

    J'utilise l'outil de la protection de bulles énergétiques, donc dans ma pratique, pour me protéger des décharges émotionnelles. Je travaille aussi pas mal à distance, comme on parlait en off tout à l'heure. Et en fait, je visualise dans ma douche, souvent le matin, parce que l'eau est très conductrice. Quand je prends ma douche, je fais ma bulle, ma bulle de protection, dans laquelle je demande ma protection contre les énergies négatives, toxiques, envieuses, jalouses, et que finalement, je sois protégée. Donc les choses qui sont plus dures émotionnellement, les décharges vont être un peu amoindries par ces bulles. Pour finir, est-ce que vous êtes heureuse, Caroline ? Ah oui. Maintenant, je suis heureuse, ouais. Je crois que, oui, je suis dans cette gratitude vis-à-vis de moi, vis-à-vis des autres, vis-à-vis des rencontres.

    00:37:08

    Je suis heureuse, ouais. Merci beaucoup, Caroline. Merci à vous. Très bel échange. Un petit coucou à notre amie Valérie, qu'on a beaucoup cité. Ah oui, un gros bisou. Voilà, la petite voix de podcast, c'est fini pour aujourd'hui. Si vous avez aimé cet épisode, parlez-en autour de vous. Vous pouvez aussi me le dire avec des bonnes notes et des commentaires sur ma plateforme de podcast favorite. Ça aide vraiment à le faire découvrir à d'autres auditeurs. Si vous voulez prolonger les échanges, je vous donne rendez-vous sur Instagram, Facebook, YouTube ou TikTok, oui, tout ça, en cherchant La Petite Voix, le podcast. Encore mieux, abonnez-vous à ma newsletter sur mon site la. petite. voix. co. Un mardi sur deux, je vous raconte tout ce que je n'ose pas raconter ailleurs. Alors prenez soin de vous et je vous dis à bientôt.

    00:38:13

    Au revoir.

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