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Promouvoir les cultures alternatives de contre-saison, parfois plus rentables, mais surtout qui permettent de créer des revenus complémentaires pour les petits agriculteurs, c’est l’un des objectifs du Sanoi, le Programme régional d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’océan Indien, financé par l’Union européenne. Et dans la région Bongolava, sur les Hautes Terres centrales de Madagascar, où les taux de malnutrition chronique des enfants dépassent les 50 %, des champs-écoles et des champs de démonstration ont été créés pour présenter aux agriculteurs d’autres techniques et d’autres variétés de semence que celles que tous ont l’habitude de planter. Deux années après le démarrage du projet, des changements concrets sont visibles.
De notre envoyée spéciale à Ambararatabe,
Accroupie les pieds dans la terre, Anja Rivonirina, 28 ans, arrache un à un les bulbes d’oignons de sa parcelle. Ce jour-là, sa voisine, Bakoly Raholiarisoa, l’accompagne pour l’aider à récolter, mais aussi pour se former. Les bruits ont couru que les oignons d’Anja étaient particulièrement gros. La jeune agricultrice a utilisé des techniques agroécologiques nouvellement apprises et le résultat semble être au rendez-vous.
« C’est la première fois que je fais du maraîchage sur cette parcelle, raconte Anja. Récemment, j’ai reçu plusieurs formations sur les techniques de culture des oignons. Et j’ai décidé de me lancer cette année. Avant, moi, je ne faisais que du paillage, je plantais de manière anarchique et j’épandais des engrais chimiques partout. Les récoltes étaient très moyennes. Là, j’ai fabriqué mon propre compost et mon propre engrais naturel, comme on me l’a appris, et regardez le résultat : ils sont gros ! »
Sur son terrain, elle donne un conseil à sa voisine : « Quand tu sais que tes oignons sont prêts à être récoltés, tu arrêtes d’arroser une semaine avant. » Un conseil utile, puisque sa voisine pensait qu’elle devait attendre que les feuilles sèchent avant de déterrer les oignons.
À lire aussi Madagascar : des programmes pour changer les habitudes alimentaires des populations rurales
Des pratiques qui assainissent la terreUne fois tous les deux mois, pendant deux ans, Anja est venue volontairement se former auprès de techniciens agricoles sur les parcelles de démonstrations installées non loin de son village par différentes ONG. Aujourd’hui, la jeune femme a décidé d’appliquer certains des conseils, « pas tous », confie-t-elle.
Après quelques mois de mise en pratique sur ses propres parcelles, elle ne regrette rien des changements opérés. « Le compost que je fabrique pour mes oignons assainit ma terre qui était pleine de pesticides, témoigne Anja. Autre avantage de l’oignon, c’est que c’est une plante que je peux cultiver en alternance avec le riz sur cette parcelle. Et économiquement, c’est intéressant : le prix des bulbes ne fait que grimper depuis ces deux dernières années. » Si, pour certains agriculteurs, les techniques utilisées par Anja sont déroutantes ; pour d’autres, elles suscitent l’envie de lui emboîter le pas.
Prendre des décisions éclairées pour essayer d’obtenir de meilleurs rendements et des revenus plus élevés : une des nombreuses stratégies inculquées à ces agriculteurs, pour leur permettre, en parallèle, d’accéder à une alimentation plus variée et plus nutritive.
À lire aussi Madagascar : réduire la malnutrition chronique dans les villes grâce à la farine fortifiée
By RFI5
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Promouvoir les cultures alternatives de contre-saison, parfois plus rentables, mais surtout qui permettent de créer des revenus complémentaires pour les petits agriculteurs, c’est l’un des objectifs du Sanoi, le Programme régional d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’océan Indien, financé par l’Union européenne. Et dans la région Bongolava, sur les Hautes Terres centrales de Madagascar, où les taux de malnutrition chronique des enfants dépassent les 50 %, des champs-écoles et des champs de démonstration ont été créés pour présenter aux agriculteurs d’autres techniques et d’autres variétés de semence que celles que tous ont l’habitude de planter. Deux années après le démarrage du projet, des changements concrets sont visibles.
De notre envoyée spéciale à Ambararatabe,
Accroupie les pieds dans la terre, Anja Rivonirina, 28 ans, arrache un à un les bulbes d’oignons de sa parcelle. Ce jour-là, sa voisine, Bakoly Raholiarisoa, l’accompagne pour l’aider à récolter, mais aussi pour se former. Les bruits ont couru que les oignons d’Anja étaient particulièrement gros. La jeune agricultrice a utilisé des techniques agroécologiques nouvellement apprises et le résultat semble être au rendez-vous.
« C’est la première fois que je fais du maraîchage sur cette parcelle, raconte Anja. Récemment, j’ai reçu plusieurs formations sur les techniques de culture des oignons. Et j’ai décidé de me lancer cette année. Avant, moi, je ne faisais que du paillage, je plantais de manière anarchique et j’épandais des engrais chimiques partout. Les récoltes étaient très moyennes. Là, j’ai fabriqué mon propre compost et mon propre engrais naturel, comme on me l’a appris, et regardez le résultat : ils sont gros ! »
Sur son terrain, elle donne un conseil à sa voisine : « Quand tu sais que tes oignons sont prêts à être récoltés, tu arrêtes d’arroser une semaine avant. » Un conseil utile, puisque sa voisine pensait qu’elle devait attendre que les feuilles sèchent avant de déterrer les oignons.
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Des pratiques qui assainissent la terreUne fois tous les deux mois, pendant deux ans, Anja est venue volontairement se former auprès de techniciens agricoles sur les parcelles de démonstrations installées non loin de son village par différentes ONG. Aujourd’hui, la jeune femme a décidé d’appliquer certains des conseils, « pas tous », confie-t-elle.
Après quelques mois de mise en pratique sur ses propres parcelles, elle ne regrette rien des changements opérés. « Le compost que je fabrique pour mes oignons assainit ma terre qui était pleine de pesticides, témoigne Anja. Autre avantage de l’oignon, c’est que c’est une plante que je peux cultiver en alternance avec le riz sur cette parcelle. Et économiquement, c’est intéressant : le prix des bulbes ne fait que grimper depuis ces deux dernières années. » Si, pour certains agriculteurs, les techniques utilisées par Anja sont déroutantes ; pour d’autres, elles suscitent l’envie de lui emboîter le pas.
Prendre des décisions éclairées pour essayer d’obtenir de meilleurs rendements et des revenus plus élevés : une des nombreuses stratégies inculquées à ces agriculteurs, pour leur permettre, en parallèle, d’accéder à une alimentation plus variée et plus nutritive.
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