Musiques du monde

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By RFIMusic
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Musiques du monde episodes

  • Cory Seznec en #SessionLive + interview de Sacha Sieff & l’épopée des musiques autoproduites françaises

    Parcours pittoresque avec le Kiosque D'Orphée - Une épopée de l'autoproduction en France - 1973/1991 compilée par Sacha Sieff et #SessionLive avec le baroudeur Cory Seznec en guitare voix.

    Cory Seznec est notre 1er invité dans la #SessionLive pour présenter son nouvel album Deep Of Time.

    Entre baroudeur-troubadour et ethno-musicologue non-attitré, tel pourrait se définir le musicien franco-américain Cory Seznec et son unique univers. Des aventures saltimbanques avec des artistes maliens dans le métro parisien le conduisent à des bluesman Songhai à Tombouctou et à des vieux guitaristes omutibo en Western Kenya. Des tournées fébriles au Royaume-Uni avec le trio Groanbox lui donne le pied marin. Mais c’est un séjour de trois ans en Éthiopie qui fait tout basculer : une résidence hebdomadaire au club de jazz de Mulatu Astatké ; l’enregistrement de deux albums avec des musiciens d’Addis Abeba ; des voyages bruts à travers les hauts plateaux éthiopiens pour enregistrer des musiciens traditionnels… Ces expériences font de Seznec un artiste qui cherche à tracer les points communs entre les cultures musicales et dont les chansons laissent le passé se répercuter dans le présent. Franco-américain à Paris, le jeu de guitare de Seznec est syncopé, poly-rythmé, métissé. En outre, il chante, fait du banjo « old-time » et se baigne depuis longtemps dans les musiques traditionnelles américaines. Il travaille actuellement sur trois projets : un album solo intitulé Deep of Time ; Touki - une collaboration avec l’artiste sénégalais Amadou Diagne (leur album a été enregistré aux Real World Studios) ; ainsi que plusieurs projets de recherche autour de certains vieux styles de guitare acoustique africaine.

    Titres interprétés dans le grand studio

    Trailblazer Live RFI

    Deep Of Time, extrait de l’album

    Plouk Mama Live RFI

    Line Up : Cory Seznec, guitare-voix

    Son : Mathias Taylor & Jérémie Besset

    ► Album  Deep Of Time (Captain Pouch Rd 2024)

    Pour aller plus loin :

    - Documentaire Cory Seznec « Omutibo » Kenya #trailer

    - Cyrus Moussavi

    - Out Of Addis

    - Daniel Kachamba (Malawi)

    - Kachamba Bros 1967

    Puis nous recevons Sacha Sieff pour la sortie de la compilation KIOSQUE D'ORPHEE - Une épopée de l'autoproduction en France - 1973/1991.

    Texte de présentation : Dominique A

    Pendant longtemps, je tombais sur ces disques sans vraiment parvenir à comprendre ce qui les reliait, à part un macaron et ce fameux logo dessiné par René Dessirier. Puis, en fouillant un peu plus, j’ai découvert ce lien « l’auto-production ». Pour des chorales, des établissements scolaires, des chanteurs de folk, de jeunes groupes de pop, des foyers populaires et même de grands compositeurs qui gravaient des copies uniques de certaines sessions d’enregistrement…

    Pendant français du « Derby Service » anglais, le Kiosque d’Orphée, anciennement au 7 Rue Grégoire de Tours dans le 6ème arrondissement, est repris par Georges Batard à partir de 1967 et déménage au 20 Rue des Tournelles dans le 4ème arrondissement de Paris. L’aventure durera jusqu’en 1991. Georges Batard était un ingénieur du son qui avait un graveur Neumann à lampes, pour graver les acétates à partir des bandes qu’il recevait, avant d’en tirer les précieux vinyles, dans les usines de presse de l’époque, où il avait la possibilité de faire de tous petits tirages, entre 50 et 500 exemplaires.

    Vous n’aviez qu’à envoyer vos bandes et à choisir le nombre d’exemplaires de disques avec lesquels vous repartiriez sous le bras, pour pouvoir enfin partager vos créations et, d’une certaine manière, exister. Vous pouviez opter pour une pochette générique, déclinée en plusieurs couleurs, directement personnalisable avec votre nom et les crédits, ou vous pouviez concevoir vous-même votre pochette rêvée dans votre salon ou chez un imprimeur.

    Ce Temple du « Do It Yourself » donna naissance à de superbes pochettes. Réalisées au pochoir, écrites à la main, illustrées avec des peintures, des dessins, des illustrations d’amis ou de petites amies de l’époque, des tirages photos collées hâtivement au milieu d’une pochette vierge et blanche, sur laquelle les traces du temps viendraient laisser leurs empreintes pour que des collectionneurs et autres curieux viennent les acheter des décennies après, avec la promesse d’une découverte musicale, malheureusement pas toujours exaucée…

    Le point commun de la plupart de ces disques est la jeunesse de leurs auteurs-compositeurs, qu’ils aient fait carrière ou non. Des histoires de potes, de débrouille et des rêves de gloire ont constitué ce catalogue. Il s’agissait le plus souvent de production amateur, aussi bien dans le niveau des musiciens que dans la qualité d’enregistrement, fait sur un deux pistes ou, luxe ultime, sur un 4 pistes dans sa chambre d’adolescent ou dans le salon des parents.

    C’était le début du home studio, grâce à l’apparition du magnétophone à bande portable Revox. Du bricolage un peu bancal, mais, en contrepartie, le luxe de ne se fixer aucune limite : des morceaux d’une face entière, aucune censure extérieure, pas de directeur artistique, pas de manager, pas de logos Barclay ou EMI/Pathé Marconi …Quand on avait enfin son propre disque, on pouvait alors le donner ou le vendre aux amis, à la famille ou après des concerts. On pouvait aussi le déposer chez le disquaire de la ville la plus proche, avec une fierté non dissimulée. C’était aussi une carte de visite que l’on pouvait envoyer à des radios ou à des labels de musiques en caressant l’espoir de lancer sa carrière…

    Bien des protagonistes de cette histoire ont essayé de signer dans des labels mais à l’époque les ponts n’étaient pas si aisés à trouver entre sa ville de province, voir son village, et la major ou le label plus pointu qui aurait pu sortir ces disques. À l’époque, les publicités publiées dans la presse par le Kiosque d’Orphée ont ouvert le champ des possibles aux compositeurs provinciaux. C’était désormais possible de faire son disque, sans avoir à passer l’examen d’une signature dans un label.

    Texte de Dominique A en intégralité 

    ► Album KIOSQUE D'ORPHEE - Une épopée de l'autoproduction en France - 1973/1991 (Born Bad Rd 2024)

    49 min
  • Anoushka Shankar #SessionLive #sitarhero

    Au début du XXIème siècle, le sitariste de renommée internationale Ravi Shankar faisait une tournée « d’adieu » en présentant son héritière, sa fille Anoushka Shankar. Depuis, l’artiste britannique d’origine indienne s’évertue avec talent à défolkloriser son instrument. Entretien et #SessionLive.

    La longue liste des projets accomplis par Anoushka Shankar, semble raconter l’histoire de plusieurs vies condensées en une seule : sitariste virtuose, compositrice de musiques de films, militante passionnée ; elle est également la première et plus jeune femme à se voir remettre les armes du Parlement britannique, la première musicienne indienne à présenter et jouer lors de la cérémonie des Grammy Awards. Ayant fait ses premiers pas sur la scène internationale très jeune, elle s’est rapidement imposée comme une artiste singulière, animée par une soif d’explorer au-delà des frontières des genres, passant du classique au contemporain, de l’acoustique à l'électronique le long d’une carrière qui court depuis près de vingt-cinq ans.

    Tout en offrant un répit du monde où elle grandit sous le regard continu du public, la maison familiale des Shankar était rarement un lieu propice au recueillement silencieux. Les musiciens allaient et venaient en permanence, que ce soit pour apprendre, répéter, improviser ou simplement s’adonner à des jeux musicaux autour de la table à manger. Anoushka s’est mise à étudier le sitar, et la musique classique indienne dès l’âge de 9 ans sous le haut patronage de son père, Pandit Ravi Shankar, maître de l’instrument et figure sans laquelle la musique du XXème siècle n’aurait pas été la même. Après des débuts professionnels à l’âge de 13 ans, elle part en tournée autour du monde aux côtés de son père avant de poursuivre son propre chemin sur scène à l’âge de 18 ans.

    Découvrant la musique électronique à l’adolescence, elle s’immerge alors dans la scène psychédélique trance de Goa établissant des parallèles entre les propriétés méditatives et introspectives de la musique classique indienne et le relâchement extatique sur la piste de danse. Trois albums de musique classique plus tard (chez Angel Records EMI), elle n’a que 25 ans et est déjà une habituée des salles prestigieuses telles le Carnegie Hall de New York et Le Barbican de Londres. Elle s’oriente ensuite vers des ambiances plus telluriques, des textures plus profondes avec l’album Rise (2005), animée par le désir de « créer une musique qui puisse pleinement représenter qui je suis ». Composée et réalisée par ses soins, la musique de Rise est infusée de sons électroniques créés avec Gaurav Raina de MIDIval Punditz, un « moyen de raconter mon histoire avec mon père : grandir sur trois continents avec un pied dans le passé et un autre dans le présent ».

    L’album suivant Breathing Underwater, réalisé en collaboration avec le multi-instrumentiste Karsh Kale, entrevoit un univers sonore où les ragas, les paysages analogues lumineux, les nappes électro contemplatives et les incursions de Ravi Shankar, Sting et de sa demi-sœur Norah Jones, s’imbriquent harmonieusement sans jamais donner l’impression de ne pas être à leur place.

    La signature chez Deutsche Grammophon en 2011 est le point de départ d’une décennie marquée par une créativité débridée. Le temps de quatre albums, tous nommés aux Grammy Awards, des fils disparates sont tissés ensemble pour former une riche tapisserie où les thèmes se bousculent et les palettes sonores sont constamment élargies. Les intenses méditations sur l'amour et la perte de Traces Of You, réalisé par Nitin Sawhney, sont suivies de Home et le retour doucement triomphant des pures improvisations raga.

    La relation historique entre la musique classique indienne et le flamenco espagnol est au cœur de Traveller, réalisé par Javier Limón, alors que l’actuelle crise internationale touchant les réfugiés est à la source du cri de ralliement de Land Of Gold. Land Of Gold cristallise parfaitement le son d’Anoushka : le sitar dé-exotisée résonne autour de l’instrumentation imprévisible en défiant les frontières des genres.

    En 2022, Anoushka rejoint Leiter, le label fondé par Nils Frahm et son manager Felix Grimm, et sort l’album live, Between Us qui est nommé dans la catégorie Meilleur Album de Musiques du Monde aux Grammy Awards, et Anoushka reçoit une nomination dans la catégorie Meilleure Prestation de Musiques du Monde pour sa collaboration avec Arook Aftab, sur Udhero Na extrait de l’édition Deluxe de Vulture Prince du chanteur et compositeur pakistanais.

    Elle collabore avec des artistes aussi divers que Herbie Hancock, Patti Smith, Joshua Bell, Rodrigo y Gabriela, Jules Buckley Anoushka considère que son plus grand défi musical reste ses premiers pas dans la composition pour le cinéma: avec la réalisation d’une bande originale de Shiraz, l’un des premiers grands films muets indiens restauré par l’Institut du Film Britannique, et sa performance lors des projections. Plus récemment, elle compose la bande originale de A Suitable Boy (« Un Garçon Convenable ») de Mira Nair.

    Avec sa musique, Anoushka évoque aussi bien les instants intemporels du passé que l’urgence du futur, ce qui la pousse à nourrir son travail d’un engagement sans relâche. S’exprimant ouvertement à propos de ses expériences en tant que femme et ancienne victime de maltraitance dans son enfance, elle met sa notoriété au profit de campagnes telle que le One Billion Rising. Elle est fréquemment associée aux initiatives du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR) et de Help Refugees afin de récolter des fonds et sensibiliser les gens à la crise des réfugiés. En 2020, elle est investie première présidente de la F-List: une base de données britannique créée afin de combler l’écart entre les sexes dans l’industrie musicale. Elle est également ambassadrice de The Walk, un projet artistique international de soutien aux réfugiés. Tout cela ne fait que témoigner de la singularité d’une artiste qui parvient à mener plusieurs vies en une.

     

    Titres interprétés au grand studio

    - In The End Live RFI (issu de l’EP Chapter II) + RFI Vidéos

    - Extrait Raga Anandi Kalya avec son père  Ravi Shankar voir clip

    - Daydreaming Feat. Nils Frahm, Extrait Chapter 1

    - Pacifica, extrait de Zik Chapter 2

    - Extrait Sea Dreamer feat. Sting (Album A Perfect Rain, 2007)

    - Extrait Traces Of You duo avec Norah Jones

    - Extrait Casi Uno duo avec Buika (album Traveller, 2011)

    - Dancing In Madness Live RFI  (album Traveller de 2011) + RFI Vidéos.

    Line Up : Anoushka Shankar, sitar ; Danny Keane, piano, violoncelle ; Pirashanna Thevarajah, percussions (konokkol, mridangam, morsing) et Claire Simon à la traduction.

    Son:  Mathias Taylor & Benoît Letirant.

    ► EP – CHAPTER I – Forever For Now (Leiter 2023)

    ► EP – CHAPTER 2- How dark It Is Before Dawn (Leiter 2024).

    49 min
  • Taarab à Zanzibar : hakuna matata ?

    Une exploration des expressions contemporaines du taarab à Zanzibar avec Brain Boy, Siti Amina et l’équipe de la Dhow Countries Music Academy. Un reportage de Jeanne Lacaille en marge du Festival Sauti Za Busara (@sautizabusara).

    Formé dans le creuset du métissage zanzibari au XIXè siècle, mêlant influences africaines, arabes et indiennes, le taarab est LA musique traditionnelle de l’archipel, sa bande-son par excellence. À l’image de Zanzibar, syncrétique et composite par essence, quelles sont les nouvelles mutations du taarab ? Que dit-il de Zanzibar aujourd'hui et quelle est sa fonction ? Quelles sont ses perspectives d’avenir dans un contexte local de sur-tourisme ? Intimement lié à l'histoire politique de l'île, le taarab a-t-il encore un rôle à jouer sur l'échiquier local ? Que reste-t-il de l'héritage des pionnières ? Après Siti Binti Saad et Bi Kidude, le taarab est-il toujours un vecteur d'émancipation pour les femmes ?

    Nos invités :

    >> Lauréat d'un Zanzibar Youth Award en 2022 pour son EP The Return of Zenzi Flavor, Brain Boy est une jeune pousse du Zenji Flavor, mouvement hip-hop né dans les années 90 à Zanzibar qui sample abondamment taarab & kidumbaki dans un geste créatif et identitaire. Son rêve ? Un Grammy Award pour le taarab ! Nous retrouvons le jeune artiste côté studio chez Stone Town Records, en marge de son ultime répétition avant son concert sur la scène du festival Sauti Za Busara.

    >> Fondée en 2001 à Stone Town, la Dhow Countries Music Academy est à la fois une ONG et la seule école de musique de Zanzibar. Sa mission ? Préserver, transmettre et promouvoir les musiques traditionnelles de l’archipel, taarab en tête, à l’heure où toute la jeunesse tanzanienne n’a que deux mots à la bouche : singeli et afrobeats. Malgré ses quelques mécènes et sa trentaine d’élèves — qui pour certain.e.s viennent de loin pour étudier le taarab — l’avenir de la DCMA est menacé par le manque de soutien du gouvernement. Celui du taarab aussi ? Point sur la situation avec Halda sa directrice, le professeur Tryphon et deux jeunes élèves, Frank et Thureiya.

    >> Comme Siti Binti Saad et Bi Kidude avant elle, Siti Amina a déserté mariage et violences conjugales pour se consacrer à la musique. Frondeuse et féministe, elle est aujourd’hui la chanteuse du groupe Siti & The Band qui a bien décollé depuis sa formation à la Dhow Countries Music Academy avec un taarab aux fondations traditionnelles enrichi d'éclats jazz, de grooves funk ou reggae, et de feats audacieux. Après son triomphe sur la scène du festival Sauti Za Busara, elle nous donne rendez-vous à Hifadhi Zanzibar Majestic Theatre, l’un des derniers lieux de musique live et de culture à Stone Town, l’un des rares bâtiments historiques de la ville à ne pas encore avoir été transformé en hôtel par les promoteurs de la surmise en tourisme de l’archipel.

    Ce reportage pose les questions suivantes :

    Quelles sont les nouvelles mutations du taarab ?

    Que disent-elles de la société zanzibari ?

    Quelle est la fonction du taarab aujourd’hui ?

    Quelles sont les perspectives d’avenir dans un contexte de surtourisme ?

    Que reste-t-il de l’héritage des pionnières Siti Binti Saad et Bi Kidude ?

    Après elles, le taarab est-il toujours un vecteur d’émancipation pour les femmes ?

    À lire sur PAM

    Bi Kidude sur PAM.

    49 min
  • Rdv en terre autochtone au Canada, chez les Inuit et les Wolasotqey avec Elisapie et Jeremy Dutcher

    Plongez dans les univers captivants d'Elisapie et de Jeremy Dutcher. Laissez-vous enivrer par le souffle du Grand Nord et du New Brunswick avec les albums Inuktitut et Motewolonuwok. (Rediffusion)

    Avant de commencer l’émission, voici quelques infos sur les cultures autochtones du Canada :

    Il y a 3 branches différentes d’autochtones au Canada :

    - 1) Premières nations : Mohawk, mig’maq, Abenaki... (Jeremy Dutcher)

    - 2) Métis

    - 3) Inuit (Elisapie).

    Pour ne pas se tromper, on dit : Autochtone.

    La langue des Inuit est le Inuktitut : Inuk (singulier) / Inuit (pluriel)

    Elisapie se présente comme une Inuk du peuple inuit.

    Erreurs communes à éviter :

    Confondre les Innus et les Inuit - Les Innus viennent de la Côte Nord (Florent Vollant par exemple) / Les Inuit viennent du Grand Nord (Elisapie).

    Le Nunavik est la région tout au nord du Québec. Le Nunavut est un territoire canadien.

    On ne dit pas la culture autochtone mais les cultures autochtones.

    Il y a plus de 50 langues autochtones au Canada, il y a 11 nations autochtones au Québec incluant les Inuit : Abénakis, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiw, Eeyou, Wendat, Innu, Inuit, Wolastoqiyik, Mi’qmaq, Mohawk-Kanien'kehá:ka et Naskapi.

     

    Première invitée : Elisapie pour la sortie de l’album Inuktitut

    L’artiste venue du Grand Nord, Elisapie, est depuis plusieurs années une ambassadrice incontournable des voix autochtones, elle incarne une élégance musicale certaine et un féminisme en avance sur son temps.

    Avec ce nouveau disque, la chanteuse qui a grandi à Salluit, un petit village du Nunavik, la région la plus au nord du Québec revient sur son enfance et adolescence en explorant ses titres préférés qui l’ont vue s’émanciper en tant que femme et en tant qu’artiste. Le défi était grand de revisiter ces chansons intemporelles de groupes ou d’artistes légendaires. Pourtant, qui peut prétendre à autant de délicatesse que dans ce titre Uummati Attanarsimat (Heart of Glass), reprise de Blondie ou ce Taimangalimaaq (Time After Time), de Cindy Lauper ?

    Ces classiques réinterprétés de Queen, Pink Floyd ou Rolling Stones sont chantés en Inuktitut, sa langue natale. De cette traduction, découlent une force et une poésie inédite. Dans cette playlist de jeunesse, Elisapie raconte son parcours, ses joies et ses peines, sa détermination aussi tout en faisant résonner sa culture avec finesse, en conjuguant modernité et tradition. De ses années passées dans l’Arctique, Elisapie a gardé les souvenirs de ses premiers amours, a été témoin des effets du colonialisme sur sa collectivité et a dansé jusqu’au bout de la nuit au centre communautaire du village. À l’adolescence, elle se produit sur scène avec ses oncles, eux-mêmes membres de l’illustre groupe de rock’n’roll inuit Sugluk (aussi appelé Salluit Band).

    À 15 ans, elle travaille à la station de radio du village et parvient à décrocher une entrevue avec Metallica. Jeune femme brillante et ambitieuse, elle s’installe à Montréal pour étudier et, finalement, faire carrière dans la musique. Aujourd’hui, l’auteure-compositrice-interprète inuk est une figure incontournable au Canada. Activiste dévouée, Elisapie a créé et produit la première émission de télévision diffusée dans tout le Canada pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones. Son attachement inconditionnel à son territoire et à sa langue, se situe au cœur de son parcours créatif et donc de son œuvre. Cette langue millénaire incarne la rudesse de l’environnement et la beauté féroce du territoire inuit. Cet album est le fruit de tout cela : une constellation de souvenirs aussi sensibles qu’oniriques.

    À la sortie de Uummati Attanarsimat, Debbie Harry et Chris Stein, membres de Blondie, acclament toute la beauté de cette version de Heart of Glass.

    Titres joués

    - Uummati Attanarsimat (Heart of Glass) Blondie voir le clip 

    - Qimmijuat (Wild Horses) Rolling Stones voir le clip 

    - Isumagijunnaitaungituq (The Unforgiven) Metallica voir le clip 

    - Qaisimalaurittuq (Wish You Were Here) Pink Floyd

    - Californiamut (Going to California) Led Zeppelin.

    ► Album Inuktitut (Yotanka/Bonsound 2023).

     

    Puis la #SessionLive reçoit Jeremy Dutcher pour la sortie de l’album Motewolonuwok.

    5 ans après avoir remporté le Prix de musique Polaris avec son premier album, Jeremy Dutcher est de retour avec une exploration radieuse de l’expérience autochtone contemporaine et de la place qu’il y trouve. Avec des chansons dans la langue de son peuple, le Wolasotqey, mais aussi en anglais pour la première fois, Motewolonuwok surpasse tout ce que le musicien a créé auparavant, englobant les chansons traditionnelles, les ballades nocturnes et les orchestrations saisissantes. « Lorsque nous analysons nos histoires, incluant nos histoires tristes — quelle est la lumière qui en ressort malgré tout ? », s’interroge-t-il. « Je voulais chanter à propos de la souffrance, puis nous amener vers la beauté », confie Dutcher. Wolastoqiyik Lintuwakonawa, paru en 2018, a propulsé Dutcher aux plus hauts sommets du monde culturel canadien, des galas Polaris et Juno au panel de juges de Canada’s Drag Race. Mais peu de gens auraient pu prédire ce succès : l’album a été conçu comme un projet de recherche muséale, explorant les enregistrements sur cylindres de cire des porteurs de chansons wolastoqiyik — les ancêtres de Dutcher. Ténor de formation, le musicien a finalement chanté en duo avec ces voix, répondant à sa propre communauté à travers de sublimes chansons réinventées.

    Cette fois-ci, Dutcher voulait faire un album plus intimiste. Une remise en question. Un disque inspiré d’une observation du penseur yupik Richard LaFortune— que « le point où deux discriminations se rencontrent peut être dangereux ». Cette intersection peut également engendrer de la résilience, et cette résilience peut devenir une force. « Motewolonuwok » est un mot wolasotqey ancien qui est habituellement traduit par « sorcières ». C’est aussi ainsi qu’on appelle les personnes bispirituelles de la région — des personnes qui sont autochtones et queer, comme Dutcher, et qui ont reçu un héritage traditionnel précis. « Ce sont “des personnes possédant une grande force spirituelle” », explique-t-il. « C’est un honneur, plutôt que quelque chose dont il faut avoir honte. » Dutcher a dévoilé son homosexualité à 12 ans, mais l’idée même d’un « coming-out » lui a été imposée par les structures colonialistes. « L’identité bispirituelle ou queer autochtone est si belle, car elle ne provient pas d’un concept de déviance. » Et pourtant, « une grande part de ce savoir ancien a été perdue », souligne-t-il, et en tant qu’enfant grandissant au Nouveau-Brunswick — et même en tant qu’adulte habitant désormais Montréal — il évolue toujours à travers un « espace médian ».

    The Land That Held Them, son hommage à « ceux qui nous ont quittés trop tôt », vibre d’une façon qui évoque Nina Simone et Anohni. Ailleurs, au lieu d’un son modeste et presque privé, Dutcher utilise le plus grand canevas possible : un orchestre complet, avec des arrangements de Owen Pallett et, sur des morceaux comme Sakom, une chorale de 12 voix, celles de pairs queer et amis de Dutcher. Le chanteur a loué un autobus pour les amener enregistrer à Kingston — des camarades de l’école de musique de Halifax, ainsi que des membres de la scène jazz de Toronto et de l’irrésistible Queer Song-book Orchestra.

    Écouter Motewolonuwok, c’est entendre un album aux voix multiples. Il y a celle de Dutcher, plus exposée que jamais. Il y a sa chorale impromptue. On entend des réinterprétations d’airs traditionnels des berges de la rivière Wolastoq, ainsi que des vers de la poète cherokee Qwoli Driskill. Dutcher chante en Wolasotqey— littéralement sa langue maternelle — mais aussi en anglais, la langue de son père (et celle qu’il parlait le plus durant sa jeunesse). Une langue partagée est un cadeau avec une intention complexe ; sur Motewolonuwok, Dutcher ne chante pas que pour sa communauté, mais aussi « directement pour le nouveau venu [colonisateur] », dans sa propre langue, pour raconter des histoires de deuil, de résilience et de renaissance. Faire de la musique est comme apprendre une langue, selon Dutcher— « il n’y a pas de conclusion particulière ». C’est plutôt « un déchaînement » - une constante exploration de ce qu’on veut dire et de comment on peut l’exprimer. Motewolonuwok est le prochain chapitre du musicien — un souhait collectif et une médecine réparatrice, une confession et un refrain.

    Titres interprétés dans le grand studio

    - Ultestakon Live RFI

    - Take My Hand, extrait de l’album voir le clip 

    - Skichinuwihkuk Live RFI voir le clip. 

    Line Up : Jeremy Dutcher, piano-voix.

    Traduction : Claire Simon.

    Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.

    ► Album Motewolonuwok (Secret City Records 2023).

    49 min
  • Gatica en #SessionLive et Vakia Stavrou en interview

    Nos invitées sont des voyageuses, atlantique pour la 1ère, méditerranéenne pour la seconde. 48 minutes 30 entre Gatica et son Chili natal et Vakia Stavrou, Chypriote amoureuse des belles lettres en 5 langues !

    Notre 1ère invitée est Gatica (Alejandra Gatica), pour la sortie de l’album Altamar. 

    Née à Santiago du Chili, Gatica (Alejandra de son prénom), son corps a la forme de son pays, une nature qu’elle a dans la peau, celle du Chili, elle improvise (avec Alex Finkin, du projet Roseaux, et à la réalisation de son album) des mélodies de vie, portées par de la poésie. Elle nous invite dans la chaleur de sa tendresse, à partager sur scène et dans son album à venir les battements des cœurs, les percussions de Clara Noll et les ondées du violoncelle de Lola Malique. Cordes hypersensibles, chœurs, corps, cœur.

    Titres joués au grand studio

    - Embrassons-nous, Live RFI

    - Altamar, extrait de l’album

    - Ayulen, Live RFI voir le clip.

     

    Line Up : Alejandra Gatica : chant, guitare, charango ; Lola Malique : violoncelle, chœurs ; Clara Noll : basse, percussions.

    Son : Mathias Taylor et Benoît Letirant.

    ► Album Gatica (Daydream Music 2024).

     

    Puis nous recevons l’auteure-compositrice interprète Vakia Stavrou (Chypre).

    L’artiste chypriote Vakia Stavrou présente son nouvel album Vakia, un mélange de compositions originales et de reprises d’Aznavour, Tuxedomoon, et quelques titres sud-américains.

    ► Album Vakia (2024).

    Son site.

    49 min
  • Pixvae et Marion Rampal dans la #SessionLive

    C’est sur l’axe Cali-Lyon-Paris que va se dérouler la #SessionLive avec Xiomara Torres pour la partie colombienne et Marion Rampal qui fait comme l’oiseau (un bol d’air pur et d’eau fraîche…).

    Nos premiers invités sont le groupe Pixvae pour la sortie de l’album Oi Vé #SessionLive

    C’est le retour du bouillonnant combo franco-colombien Pixvae, et l’on se prend déjà à sentir les effluves de transe que contient ce dernier opus. Avec Oì Vé, Pixvae revient dans les bacs avec un cocktail survitaminé qui sonne comme une invitation à un voyage aussi mystique que festif entre Cali et Lyon. La formule, déjà largement reconnue comme magique, reste la même : la déflagration du currulao colombien entré en contact avec un alliage extrait des profondeurs du rock et du jazz. Mais Oì Vé marque une nouvelle évolution dans cette relecture libérée de cette musique traditionnelle afro-colombienne. Ce nouveau répertoire s’articule autour de la Marimba de Chonta, instrument central du currulao. L’équipée française originelle, avec le power trio Kouma et la puissance vocale de Margaux Delatour, retrouve avec un bonheur non dissimulé les complices colombiens Juan Carlos Arrechea (marimba et percus), Israël Quinones (percus et voix) et Jennifer « Xiomora » Torres (voix). Cette combinaison puissante et subtile prend encore plus d’ampleur avec ces compositions et ces textes originaux, qui offrent une nouvelle résonance avec l’énergie initiale du groupe, venue des chants traditionnels… Tout en gardant bien au chaud le caractère complètement épique de cette épopée transe-frontalière.

     

    Titres interprétés au grand studio

    - Mamita Live RFI + RFI Vidéos

    - Las Pesadilas, extrait de l’album

    - Vamos a celebrar Live RFI. 

    Line Up : Xiomara Torres : voix, Israel Quinones : cununos + voix, Juan Carlos Arrechea : marimba + voix et Romain Dugelay : keyboards. 

    Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.

    ► Album Oi Vé (Compagnie 4000 2024).

     

    Puis nous recevons Marion Rampal pour la sortie de l’album Oizel #SessionLive

    Après quatre albums et de nombreuses collaborations, on se gardera d’affirmer que Marion Rampal prend son envol. Intitulé Oizel, son nouveau recueil de chansons suggère pourtant une prise d’altitude. Si la figure de l’oiseau est devenue essentielle, c’est qu’elle couvait déjà sous sa plume. Son précédent recueil, Tissé, s’achevait par un blues féministe, Still A Bird, où s’esquissait une affinité que Oizel prolonge et achève en convoquant la mobilité spatiale du migrateur, la nécessité vitale du nid, le chant réparateur.

    Elle a choisi de composer en français, sous un format de toutes parts décloisonné par les surgissements libres et singuliers des interprètes qui l’entourent (Christophe Panzani, Gaël Rakotondrabe, Raphaël Chassin, Simon Tailleu, autant à l’aise dans le jazz que dans le format de la chanson en studio). L’album déploie la métaphore de l’oiseau dans ses myriades : il y est question de liberté, d’espoir, de marge, de passion et de sécession. Marion Rampal y convie autant la voix profonde et baroudeuse de Bertrand Belin, celle, oiseleuse et rêveuse de Laura Cahen, que la flûte mystique de Naïssam Jalal.

     

    Titres interprétés au grand studio

    - Les Mots Live RFI

    - De Beaux Dimanches feat. Bertrand Belin, extrait de l’album voir le clip 

    - Coulemonde Live RFI.

     

    Line Up : Marion Rampal, voix -  Matthis Pascaud, guitare.

    Son Mathias Taylor & Benoît Letirant.

    ► Album Oizel (Les Rivières Souterraines 2024).

    ► chaîne YouTube.

    49 min
  • #SessionLive spéciale Édition #13 du festival Rares Talents 2024

    La #SessionLive reçoit Ma Sané, Luna Silva et le souk sonique de Martin Meissonnier.

    Rares Talents 2024, 13è édition, du 26 mars au 13 avril 2024.

    Créée en 2008 par feu le charismatique musicien Hilaire Penda, l’association des Rares Talents réunit un collectif d’artistes et de professionnels du milieu de la culture, tous bénévoles. L’association incarne l’esprit et les valeurs généreuses de Montreuil, territoire accueillant où les cultures s’entremêlent et s’enrichissent mutuellement. Au carrefour des musiques venues d’Afrique et d’Orient, de pratiques musicales professionnelles et amateures qui vont du jazz aux musiques urbaines en passant par la folk, les musiques qui groovent et les fusions les plus folles, Montreuil est un vivier artistique, culturel et social unique. Le festival Rares Talents, dont la première édition s’est tenue en 2011 sous la houlette et la direction artistique d’Hilaire Penda, entend chaque année refléter pour partie cette réalité dans la construction de sa programmation et poursuit l’ambition de son fondateur : · D’offrir aux musiciens émergents comme aux musiciens renommés, d’ici et d’ailleurs, un cadre d’expression et d’exposition de haut niveau, un environnement propice aux rencontres et aux créations artistiques. · D’offrir aux publics de Montreuil, de Seine-Saint-Denis et de la capitale des soirées musicales (concerts, dj sets… ) et des événements associés divers, excitants et enrichissants.

    Notre 1ère invitée est l’artiste sénégalaise Ma Sané.

    Née à Thiès au Sénégal, Ma Sané croise dès son adolescence la route de Waflash, une bande de copains de quartier réunis autour de leur passion, la musique. Le public sénégalais découvre alors début 1990 leurs compositions mêlant le mbalax (musique sénégalaise populaire), l’afro-beat, le bougarabou (rythmes diolas) et le funk. Ma Sané et le Waflash tournent alors des dizaines de clips vidéos (« Sincérité » sera un énorme succès), se produisent en Afrique et en Amérique. En 2018, elle est invitée par l’opéra de Palerme à incarner Bintou Were, l’héroïne de « l’opéra du Sahel » composé par le musicien sénégalais Wasis Diop. Dans ce « cabaret des flagrants délires » repris au Théâtre de la Manufacture de Nancy, elle est comédienne, compositrice et directrice musicale. Désormais en solo et en France, l’artiste sort en 2023 son nouvel album MAMA ESSAMAÏ – La Mère Guerrière – dans lequel elle nous fait découvrir son univers jazz et dansant entre afro-folk et rythmes du bougarabou.

     

    Notre 2ème invitée est Luna Silva.

    Façonnée par ses nombreux voyages et par l’univers circassien dans lequel elle a grandi, Luna Silva mêle sa voix rayonnante et colorée aux sons de son ukulélé, de la contrebasse, de la guitare et des percussions. Le résultat est une musique métissée qui fait écho et résonne au-delà des frontières, alliant des tendances de musiques actuelles aux musiques du monde. Pour Luna Silva, la chanteuse émouvante et l’enfant de la balle, la scène est le théâtre d’une célébration heureuse, qu’elle prépare avec soin. Au sol, un tapis amoureusement tissé dans une contrée lointaine, au-dessus, de joyeuses guirlandes, elle avance, vêtue d’une robe aux couleurs éclatantes, une fleur plantée dans les cheveux en un geste cérémonial précédant le partage généreux de ses chants aux mille pigments.

     

    Notre 3ème invité est Martin Meissonnier, pour son nouveau projet avec Aziz Sahmaoui.

    Aziz Sahmaoui est un des co-fondateurs de l’Orchestre National de Barbès, il a longtemps accompagné le claviériste autrichien Joe Zawinul, jusqu’à sa mort en 2007. En 2010, il forme « University of Gnawa » son propre groupe avec 3 musiciens sénégalais : Alune Wade (basse) Cheikh Diallo (claviers et kora) et Hervé Samb (guitare). Le groupe prend ce nom en hommage aux rythmes de guérison des Gnawa du Maroc. Il tisse ainsi des liens entre son pays et l’Afrique Noire traditionnelle. En novembre 2023, il crée un nouveau groupe électro avec ses compagnons de route Martin Meissonnier (qui a déjà réalisé deux albums d’University of Gnawa), Adhil Mirghani (percussions pour l’University of Gnawa) et Baptiste Ferré (claviers de l’ONB) pour célébrer les musiques de transe du Maghreb. Martin Meissonnier est compositeur, producteur et réalisateur et travaille avec les instruments électroniques depuis le début des années 1980. Il a collaboré avec de nombreux artistes comme King Sunny Ade, Papa Wemba, Khaled, Amina, Yasuaki Shimizu, Haruomi Hosono et beaucoup d’autres… En 2024, il rallume 4 de ses synthés analogiques et ressort sa guitare électrique pour accompagner Aziz.

     

    Titres interprétés au grand studio

    - Reccuna Live RFI Ma Sané

    - Pajaro Live RFI Luna Silva voir le clip

    - Mokido, extrait de l’album Siba Sawt-System d’Aziz Konkrite, choix Martin Meissonnier

    - Mimouna (Traditionnel; arrangement A. Sahmaoui & M. Meissonnier) c’est une maquette ! Work in progress ! Exclu ! Figurera dans un album à venir. 

    - Aline Sitoé Diatta Live RFI Ma Sané

    - Breathe Out Live RFI Luna Silva voir le clip

    - Day dah light Live RFI Ma Sané et Luna ensemble, c’est du calypso composé par Louise Bennett, icône oubliée (encore une) de la culture jamaïcaine. Un titre rendu célèbre par Harry Belafonte.

     

    Line Up Luna SILVA : Luna Silva : Chant/Mandole, Maxime Barcelona : chant/guitare, Yann-Lou Bertrand : chant/contrebasse.

    Line Up MA SANE : Ma Sané : chant, Désiré Nkouandou Njopam : guitare.

    Son : Mathias Taylor & Benoît Letirant.

    ► album Ma Sané Mama Essamaï (mère guerrière) (Autoprod 2023)

    ► Album Luna Silva & The Wonders Breathe Out (House Of Wonders 2023). 

    Festival Rares Talents infos.

    49 min
  • #SessionLive Pierre-François Blanchard et Gael Rakotondrabe

    La Session Live invite deux magnifiques pianistes : Pierre-François Blanchard et Gael Rakotondrabe. Ces sidemen entrent enfin dans la lumière avec les sorties de Puzzled, pour le premier et de Shadow pour le second.

    « You’ve got a great feeling for the blues » Archie Shepp à Pierre-François Blanchard en 2017.

    Notre premier invité est donc Pierre-François Blanchard. Après avoir accompagné Pierre Barouh, Archie Shepp, Hugh Coltman, Marion Rampal ou Raphaël Imbert, le pianiste sort un 1er album sous son nom Puzzled. Sur ce projet, il est accompagné par le clarinettiste Thomas Savy, son frère d’âme.

    Pierre-François Blanchard fait partie de ces héros romantiques contemporains, dont l’art traduit un propos aussi salvateur qu’essentiel : l’Intime ne pas va pas sans l’Autre. L’Intime-Autre. Le trait d’union résume, à la fois, la personnalité du pianiste et la musique qu’il façonne.

    Originaire de Nantes, l’enfant se met au piano et découvre le blues à la radio. Diplômé du Conservatoire de Saint-Nazaire, DE de jazz, Conservatoire Royal de La Haye (Pays-Bas), c’est avec Marion Rampal qu’il crée le label Les Rivières Souterraines.

    Puzzled est une flânerie entre les mondes, où miroitent la musique française du début du XXème siècle, l’art coloriste d’un Duke Ellington, des beautés du contrepoint aux combinaisons harmoniques d’un Brad Meldhau.

    Titres joués au grand studio

    - Fears, Live RFI

    - Pré Vert, extrait de l’album Shadow

    - Backtrack, Live RFI. 

     

    Line Up : Pierre-François Blanchard, piano, Thomas Savy, clarinette.

    Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.

    ► Album Puzzled (Les Rivières Souterraines 2024).

     

    Puis la #SessionLive reçoit le pianiste Gael Rakotondrabe, pour la sortie de l’album Shadow.

    Pianiste et compositeur, originaire de l’île de La Réunion, Gael Rakotondrabe se distingue par son éclectisme et sa virtuosité. Il est le seul pianiste français à avoir été lauréat du concours international de piano du Montreux Jazz festival, sous la présidence honorifique de Quincy Jones.

    De musiques de films en rencontres artistiques étonnantes, d’orchestrations savantes en improvisations urgentes, il multiplie les collaborations. On l’a aperçu (écouté) avec Antony & The Johnsons (Anohni), Cocorosie, David Byrne, Charles Aznavour, Woodkid, Hugh Coltman ou Ayo.

    L’album Shadow réinterprète des classiques des Beatles, Philippe Sarde ou d’Alain Peters.

    For Musicians Only est un nouveau label (Caramba Rd). C’est une collection emmenée par Manou Pallueau, qui recherche l’élégance, la virtuosité, la curiosité et de l’inédit. À suivre…

     

    Titres joués au grand studio

    - Rest’la Maloya, Live RFI

    - And I Love Her, extrait de l’album Shadow voir le clip 

    - Because, Live RFI.

     

    Line Up : Gael Rakotondrabe, piano.

    Son : Mathias Taylor & Benoît Letirant.

    ► Album Shadow (For Musicians Only/ Virgin Music 2024).

    49 min
  • #SessionLive BabX et Elliott Armen, double live avec un piano et une guitare dedans !

    Notre 1er invité est le musicien, auteur-compositeur et interprète BabX, pour la sortie de son nouvel album Une maison avec un piano dedans.

    Né dans une famille d’artistes et de musiciens, David Babin démarre l’apprentissage du piano à l’âge de 5 ans.

    À la suite d’une première approche de la scène comme membre de la troupe polyphonique des « Glotte-Trotters », dirigée par Martina A. Catella, David compose sa première musique de spectacle à 17 ans pour un spectacle autour des textes de Roland Topor et intègre la compagnie de l’Herbe Tendre.

    Au début des années 2000, David écrit ses premières chansons, et donne ses premiers concerts. C’est à cette époque qu’il opte pour le pseudonyme BABX.

    BABX sort son 1er album en 2006. Dans une chronique dans le magazine Epok, Dominique A écrit au sujet de l’album : « c’est magnifique, parce que la musique (…) annule l’actualité des mots et donne le sentiment d’une histoire qui vient de loin. À suivre de près, au moins ».

    Dans la foulée de la sortie, l’album est nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « album révélation de l’année ».

    Deux autres événements discrets mais marquants pour l’avenir viennent ponctuer l’année 2006 : la reprise du studio Sofreson, qui devient le Studio Pigalle et sera désormais le lieu choisi par BABX et son équipe pour réaliser toutes leurs productions. Et la réalisation d’un maxi de quelques titres pour une jeune chanteuse encore inconnue, Raphaële Lannadère, qui deviendra « L ».

    En 2008, David et son équipe enregistrent Cristal Ballroom, second album de BABX, rêverie inspirée par l’évocation des musiciens de la salle de bal du Titanic. C’est à cette époque qu’il croise la route du légendaire guitariste de l’avant-garde new-yorkaise Marc Ribot avec qui il enregistre en duo le titre Lady L aux Studios Dubway à New York.

    Cet album est aussi pour Babx celui de deux rencontres importantes : l’ingénieur du son américain Oz Fritz (Tom Waits, Iggy Pop, Les Ramones, Bill Laswell…), avec qui il entame une relation durable, ainsi que le photographe Harry Gruyaert (Magnum) dont l’une des photos orne la pochette de Cristal Ballroom.

    Concomitamment au mix de l’album aux États-Unis avec Oz Fritz, BABX rencontre les membres du « Metropolis Ensemble » (The Roots, Deerhoof…) dirigé par le chef d’orchestre Andrew Cyr et entame une collaboration artistique avec eux.

    Au même moment, BABX sera nommé finaliste de l’International Songwriting Competition (dont les membres du jury sont composés notamment de Robert Smith, Tom Waits, Mc Coy Tyner, Ornette Coleman…) avec la chanson « Remington Requiem » et écrira deux chansons à Julien Doré « First Lady » et « Soirées Parisiennes » pour l’album Ersatz.

    2009 est également l’année où BABX renoue avec la musique de spectacle, à l’occasion de la création de « Noctiluque » de la danseuse japonaise Kaori Ito au Théâtre Vidy de Lausanne qu’il co-composera avec son proche complice le guitariste/oudiste Grégory Dargent (L’Hijaz Car, Houria Aïchi, Rachid Taha, Sirventès).

    En 2010, David Babin réalise et arrange deux premiers albums à succès qui l’installent comme l’un des producteurs incontournables de la scène hexagonale : celui de Camélia Jordana (pour lequel il écrit plusieurs titres) et « Initiale » de L. Le premier sera un immense succès de l’année 2010 (disque de platine, nomination aux Victoires) tandis que le second est disque d’or et unanimement considéré comme l’un des albums de l’année 2011.

    En 2012, BABX rejoint le saxophoniste et chanteur Thomas de Pourquery (Supersonic, Rigolus, DPZ, VKNG) pour la programmation et l’organisation du Brain Festival : un moment collectif de musique au bénéfice de la lutte contre les maladies neuro-dégénératives auquel participeront Oxmo Puccino, Jacques Higelin, André Minvielle, Poni Hoax, The Do, Camélia Jordana, L, Jeanne Added, etc.

    2013, 3è album intitulé Drones personnels. Cet album à la tonalité plus électronique que les précédents, évoque les expérimentations avant-gardistes de Laurie Anderson tout en restant fidèle à une forme organique. Il l’enregistre avec son équipe habituelle au Studio Pigalle tout en y conviant une nouvelle génération de musiciens à ses côtés, parmi lesquels Jeanne Added, Thomas de Pourquery, Arnaud Roulin (Poni Hoax), Pamelia Kurstin.

    2014 est l’année de la sortie du second album de Camélia Jordana Dans la peau, réalisé et arrangé par BABX et sur lequel il écrit et compose encore plusieurs chansons dont « Colonel Chagrin », « Berlin » ou encore « À l’aveuglette ».

    C’est enfin l’année d’un tournant important dans la carrière de David : en créant BisonBison, sa propre maison de production, il se donne les moyens de réaliser ses projets et les projets d’autres artistes en toute indépendance et selon ses principes.

    La première sortie sur BisonBison est « Cristal Automatique », un projet de mise en musique de textes des « poètes-punks » Baudelaire, Rimbaud, Jean Genet, Tom Waits ou Gaston Miron notamment (projet né aux Correspondances de Manosque en 2009 sous l’impulsion d’Olivier Chaudenson)…

    Enfin 2023, sortie de Une Maison avec un piano dedans.

    2024, nouvel album, et retour à la poésie avec un faible pour Haïti ?

     

    Titres interprétés au grand studio

    - Milonga Live RFI teaser 

    - Joy Is My name, extrait de l’album Une maison avec un piano dedans

    - Oh Earth, extrait de La Marche des Enfants avec la Maîtrise Populaire de l'Opéra-Comique.

    - Merveille dans la pirogue Live RFI clip.

    Line Up : David Babin, piano.

    Son : Jérémie Besset et Mathias Taylor

    ► Album Une maison avec un piano dedans (Buda Musique 2023)

     

    Puis nous recevons Elliott Armen pour la sortie de l’album Turbulence.

     

    Écrit et composé, par Elliott Armen. Auteur-compositeur-interprète et producteur, Elliott a grandi entre Paris et sa terre natale, Saint-Malo. Depuis son adolescence, il compose à la guitare et au piano, en écho aux paysages qui abritent sa maison familiale, située au bord d’un magnifique estuaire. Après le lycée, Elliott Armen est parti sillonner l’Europe pendant deux ans pour travailler de ferme en ferme. Tout au long de ces voyages, ses hôtes lui ont transmis un savoir puisé de la terre nourricière. Dans ses bagages : sa guitare et son ukulele, son cahier de notes et un simple micro pour enregistrer ses premières chansons.

    Aujourd’hui installé près de la maison familiale bretonne, Elliott Armen cultive un terrain en permaculture, redonnant vie à la biodiversité environnante. Elliott Armen, qui a emprunté son nom au phare de l’île de Sein, a enregistré son premier album dans un studio niché sur l’île d’Ouessant. Helium Balloons est sorti le 31 mars 2022, ponctué par un concert exceptionnel en première partie de Miossec, à La Cigale, à Paris. De nombreuses dates ont suivi, toutes aussi prestigieuses : Pitchfork Festival, Midi Festival, Baisers Volés, Printemps de Bourge… et des premières parties d’artistes de renommée tels que Jean-Louis Murat, Dominique A, Florent Marchet, Ariane Moffatt, Jay-Jay Johanson, Alexandra Streliski…

    Découvert lors de ce concert à la Cigale, Elliott Armen a signé un contrat avec le prestigieux label SONY MASTERWORKS. À ce jour, ses morceaux comptent déjà plus de 3 millions de streams sur l’ensemble des plateformes digitales. En digne héritier d’Elliott Smith, de Sufjan Stevens ou d’Andy Shauf, le jeune Breton de 24 ans mélange, avec singularité, les accords de guitare et de piano à sa voix aérienne. Son œuvre est teintée d’une atmosphère intime et boisée, attachante et intemporelle, toujours ancrée entre terre et mer.

    Pour son deuxième album, Elliott Armen a décidé de partir en Écosse, rêvant d’un enregistrement particulièrement isolé sur l’île de Lewis. C’est là-bas que se trouve l’inspirant Black Bay Studio, tenu par Peter Fletcher, au bord de l’océan Atlantique. Elliott Armen est parti en ferry de Saint-Malo pour rejoindre, en bus, Stornoway, la ville principale de l’île. De là, il a débuté sa marche qui l’a mené, pendant 200 kilomètres, à travers de splendides paysages aux allures de désert celtique. Après avoir dressé sa tente sous les étoiles pendant douze jours, il est arrivé à destination, imprégné de l'île. C’est alors qu’il s’est plongé dans le calme le plus total pour enregistrer ce nouvel opus. Cet album est un voyage à travers le deuil, l’amour et la solitude. Une traduction des immenses paysages qui peuplent les terres celtes. Et un hymne à la mélancolie comme moteur de la joie. ARMEN - Ar Men « le rocher » ou « la pierre » en breton. Carnet rose : Elliott Armen est le fils de Yann Tiersen.

    Titres interprétés au grand studio

    - Turbulence (guitare-voix) Live RFI clip 

    - Strangers, extrait de l’album Turbulence clip 

    - Red Deer (piano-voix) Live RFI.

     

    Line up : Elliott Armen, guitare, piano, voix.

    Son : Jérémie Besset, Mathias Taylor.

    ► Album Turbulence (Helium Balloons Records / Sony Masterworks 2024).

    Chaîne YouTube.

     

    (Rediffusion).

    49 min
  • #SessionLive Sahra Halgan & Les Amazones d’Afrique
    Le continent africain est à l’honneur avec Sahra Halgan, la voix du Somaliland et les Amazones d’Afrique avec Mamani Keïta (Dobet Gnahoré, Kandy Guira et Fafa Ruffino) à cheval sur le Mali, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la France.
    49 min

About Musiques du monde

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De Mozart à Billie Eilish en passant par Tinariwen... C’est Le rendez-vous transmusical de RFI présenté par Laurence Aloir, avec des portraits, des reportages, des chroniques, les nouvelles…

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