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Or


« Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine : c’est une époque de guerre civile, les Rebelles ont remporté leur première victoire sur le maléfique empire galactique » !
Vous avez peut-être, sans doute même, reconnu les toutes premières phrases du générique de Star Wars, La guerre des étoiles en français, épisode IV, « Un nouvel espoir ». Le tout premier film de la franchise signée George Lucas qui sortit sur les écrans américains en mai 1977 et fit un carton intersidéral.
Ce film a depuis enrichi son créateur, ses concepteurs, acteurs et producteurs et continue de nourrir un univers ramifié désormais sous ombrelle Disney.
Et pourtant, ce film faillit bien ne jamais voir le jour. Son tournage même fut une véritable odyssée, que raconte magistralement un roman graphique : Les guerres de Lucas, paru chez Deman éditions.
Pour en parler, nous recevons ses auteurs, le scénariste Laurent Hopman et le dessinateur Renaud Roche.
À l’affiche également de notre cinéma : le journal du 7ème art, et un tour en Turquie avec notre correspondante Anne Andlauer pour parler d’une série « Boutons rouges » qui s’attire les foudres du pouvoir en place en mettant en scène des confréries musulmanes.
(Rediffusion du 13 janvier 2024)
Entretien avec Jonathan Millet sur son film «Les fantômes». Hamid est membre d’une organisation secrète qui traque les criminels de guerre syriens cachés en Europe. Sa quête le mène à Strasbourg sur la piste de son ancien bourreau. Une histoire inspirée de faits réels.
Connaissez-vous le spinning ? Jusqu’à peu, nous n’avions pas entendu parler de cette discipline du sport automobile, née dans les townships sud-africains et alliant cascades, prouesses techniques et sensations fortes. Le spinning, et ses pratiquants sont au cœur de la série «Spinners» dont les deux premiers épisodes seront diffusés en France sur Canal+ le lundi 24 juin 2024, et disponibles sur MyCanal, une série Canal+Original tournée en Afrique du Sud, mais conçue et produite par deux Français.
Nous recevons le concepteur, showrunner Benjamin Hoffman et le producteur Joachim Landau.
La série a pour personnage principal Ethan (joué par Cantona James). À 17 ans, le jeune homme fait office de chauffeur pour un gang. J’imagine que sa situation familiale est malheureusement très répandue dans les townships : mère célibataire, son père est mort justement en faisant office de chauffeur pour le chef du gang (Damien) qui prend le jeune sous son aile.
À l’affiche de notre cinéma aussi ce samedi, un autre sport automobile, autre élément de contexte et de compréhension d’un pays, mais cette fois les États-Unis, il s’agit de The Bikeriders, les gangs de motards des années 1960 et c’est le nouveau long métrage de Jeff Nichols.
Le journal du cinéma d'Elisabeth Lequeret qui revient sur le décès d'Anouk Aimée.
Et puis la sortie au Sénégal et au Bénin de Dahomey, le film de Mati Diop, Ours d'or de la Berlinale 2024, distribué par Claire Diao de Sudu Connexion. Vingt-six trésors royaux du Dahomey s’apprêtent à quitter Paris pour être rapatriés vers leur terre d’origine, devenue le Bénin. Avec plusieurs milliers d’autres, ces œuvres furent pillées lors de l’invasion des troupes coloniales françaises en 1892. Mais comment vivre le retour de ces ancêtres dans un pays qui a dû se construire et composer avec leur absence ? Tandis que l’âme des œuvres se libère, le débat fait rage parmi les étudiants de l’université d’Abomey Calavi
Musiques : Hef the Chef BluePrint, Leyla Mccalla Open the road et Degiheugi Betty.
Cette semaine, Karim Bensalah nous parle de son premier film, «Six pieds sur terre». Sofiane, fils d’un ex-diplomate algérien, a beaucoup voyagé. Installé à Lyon pour ses études, il est victime d’une décision administrative et vit sous la menace d’une expulsion. Dans l’espoir de régulariser sa situation, il accepte de travailler pour des pompes funèbres musulmanes. Entre les fêtes, les rencontres et son emploi, Sofiane va se découvrir dans un parcours initiatique qui le conduira à construire sa propre identité et passer peu à peu vers l’âge adulte.
Et Claire Diao, la distributrice pour l’Afrique de l’Ouest, du film «Dahomey» de Mati Diop.
Peut-on regarder le mal en face ? Sonder, à défaut de comprendre, la folie meurtrière d’une idéologie radicale qui conduit à un génocide ? Que peut-on voir ? Que choisit-on aussi de ne pas voir ? Depuis trente ans, Rithy Panh réalise un nécessaire travail de mémoire sur la folie meurtrière qui a conduit à 2 millions de morts au Cambodge entre 1975 et 1979. Pol Pot et ses Khmers rouges ont mené un véritable génocide au nom de la pureté d’une idéologie radicale.
Après, notamment, les documentaires très remarqués S21, la machine de mort khmère rouge, en 2003, et Duch, le maître des forges de l'enfer en 2011, Rith Panh passe par la fiction, bien évidemment nourrie de faits réels avec Rendez-vous avec Pol Pot en salle en France, après avoir été projeté lors du dernier festival de Cannes.
Inspiré d'un récit de la reporter de guerre américaine Elisabeth Becker, Rendez-vous avec Pol Pot montre trois Français (incarnés par Grégoire Colin, Irène Jacob et Cyril Gueï) invités à venir voir par eux-mêmes la révolution en œuvre au Kampuchéa Démocratique. Nous sommes en 1978. Le régime de Pol Pot est sans doute l’un des plus fermés au monde, en tout cas aux regards occidentaux. C’est dire si ces trois journalistes pensent pouvoir décrocher le scoop, l’interview avec Pol Pot.
Entre mise en scène, manipulation, propagande et danger, qui saura voir qu'un génocide est en cours ?
À l’affiche de notre cinéma également ce samedi (8 juin 2024), un film queer, Arde Lima, qui fait polémique au Pérou et que nous présente notre correspondante Juliette Chaignon et le Yaoundé Film Lab qui vient de débuter au Cameroun.
Une bande de garçons part à l’aventure, loin de la ville, loin de leurs parents. On se croirait dans l’une de ces histoires à la Mark Twain, dans l’Amérique du XIXè siècle, celle de la fièvre de l’Or et des cow-boys. Mais l'histoire que nous conte Boubacar Sangaré dans son film Or de vie (en salles le 5 juin 2024) se passe aujourd’hui, au Burkina Faso, dans les mines qui pullulent dans le sud-ouest du pays.
C’est dans des conditions plus que précaires, que travaillent, au péril de leur vie, Sayouba Salam Bantara Sambo et Rasmané.
Gros plan sur le film Or de vie qui montre le quotidien difficile de jeunes mineurs, à la recherche de la pépite qui changera leur vie.
Retour aussi sur le palmarès du 77ème festival de Cannes, avec une correspondance de Loïc Pialat à Los Angeles sur la Palme d'or attribuée à Sean Baker pour Anora.
Musiques : Wild fires de Sault, Dodgy d'Aya Nakamura et All this time de Norah Jones.
À quelques heures du palmarès, nous revenons sur les temps forts du 77ème festival de Cannes avec quatre journalistes de la presse internationale : Laurentine Assiga (présidente du réseau des journalistes culturels du Cameroun et qui écrit dans Nyanga), Peter Debruge (Chief film critic dans le magazine professionnel Variety), Ben Cross (correspondant parisien notamment de Variety et Indiewire) et Patrick Straumann (correspondant parisien des journaux suisses 21 et Neue Zürcher Zeitung).
Qui succèdera à Justine Triet (récompensée l'an dernier (2023) pour Anatomie d'une chute) pour aller chercher sur scène la Palme d'or ?
À l'issue de douze jours de festival, plusieurs des 22 longs métrages en compétition peuvent prétendre au palmarès : Les graines du figuier sauvage de l'Iranien Mohammad Rasoulof, Emilia Perez de Jacques Audiard, Anora de Sean Baker, Limonov de Kirill Serebrennikov.
Le festin cannois touche à sa fin.
Les jurés réunis autour de leur présidente, la réalisatrice américaine Greta Gerwig (la réalisatrice de Barbie) ont achevé leurs délibérations.
Nous revenons avec quatre journalistes de la presse internationale sur les temps forts de cette 77ème édition, leurs coups de cœur ou leurs déceptions.
Musiques : Modern love par Zaho de Sagazan, Take that par Greatest Day ft. Calum Scott (Robin Schult Rework), El Camino par Adios Amores.
Avec Ava Cahen, la déléguée générale de la Semaine de la Critique et Jonathan Millet, réalisateur des Fantômes, projeté en ouverture de la Semaine de la Critique.
Peu de réalisateurs peuvent se targuer de réussite au box office, de succès même stratosphérique, sans rien céder sur l’exigence ni l’innovation. Aliens, Terminator, Abyss, Titanic, Avatar : des films comme autant de stèles dans l’histoire du cinéma, du genre de la science fiction, des progrès des effets spéciaux. Émission spéciale ce samedi consacrée au Canadien James Cameron en compagnie du journaliste David Fakrikian, auteur de «James Cameron l'Odyssée d'un cinéaste» (Huginn & Munnin).
«C’est comme une biographie
Je ne me considère pas comme un grand artiste plasticien, mais le cinéaste est un artiste car je peins avec de la lumière»...
C'est ainsi que James Cameron, venu début avril à Paris, décrit la grande exposition que lui consacre la Cinémathèque française (jusqu'au 5 janvier 2025). Accompagnée d'une rétrospective de ses films (jusque mi-juillet 2024), cet événement montre l'art du réalisateur canadien qui a gardé tous ses dessins de jeunesse :
«On voit mon parcours depuis mes années de collège, et quand j’étais étudiant
Et comment ces œuvres ont pu nourrir mes films, dans différentes catégories : les robots, les mondes post-apocalyptiques, la bioluminescence et le lien avec la nature.
Je suis étonné de voir à quel point j’ai finalement peu évolué dans mon imagination, je suis toujours le même enfant et comme je le dis souvent, j’ai 5 bonnes idées que je recycle dans mes films».
James Cameron naît en 1954 à Kapuskasing au Canada, puis grandit à Niagara Falls et ensuite en Californie.
C’est un enfant des années 60, qui grandit entre la peur de la guerre nucléaire et les comic books.
On l’entendait dire qu’il ne se considère pas comme un grand artiste plasticien, mais le dessin c’est son premier moyen d’expression.
Avant même Terminator (1984) qu'il considère comme son premier véritable long métrage (il a renié Piranha 2 les tueurs volants), le réalisateur a couché sur le papier ses obsessions, des œuvres que l'on peut donc découvrir à la Cinémathèque, en compagnie aussi de maquettes de ses films.
Notre invité : David Fakrikian, auteur, réalisateur, journaliste à Première et qui a écrit «James Cameron, l'Odyssée d'un cinéaste».
Musiques : Dizzy K Omoge et L'Impératrice Ma de igual.
André Masson, commissaire-priseur, reçoit un jour un courrier selon lequel une toile d’Egon Schiele aurait été découverte à Mulhouse chez un jeune ouvrier. Très sceptique, il se rend sur place et doit se rendre à l’évidence : l’œuvre est authentique, un chef-d'œuvre disparu depuis 1939, spolié par les nazis. André voit dans cette découverte le sommet de sa carrière, mais c’est aussi le début d’un combat qui pourrait la mettre en péril. Heureusement, il va être aidé par son ex-épouse et collègue Bertina, et par sa fantasque stagiaire Aurore...
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Le magazine cinéma de RFI. Chaque semaine, Élisabeth Lequeret et Sophie Torlotin vous font découvrir l’actualité du cinéma sur tous les continents. Diffusions : le samedi à 15h10 TU vers toutes…

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