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Le Premier ministre israélien durcit le ton. « Dimanche, rapporte Haaretz à Tel Aviv, Netanyahu annonce une extension de la guerre contre le Hamas. Puis, dans une vidéo publiée le lendemain, il affirme qu’il est déterminé à poursuivre la guerre, à éliminer le Hamas à Gaza et, dit-il, à "libérer nos fils otages". Enfin hier soir, un autre message radical arrive : Netanyahu, par l’intermédiaire d'un haut responsable de son équipe, annonce sa décision de conquérir l’ensemble du territoire de Gaza ».
Autant d’annonces radicales, donc, et ce, pointe encore Haaretz, « malgré l’opposition du chef d’État-major de Tsahal, le général Eyal Zamir, malgré l’épuisement des unités combattantes et malgré les réserves croissantes de l’opinion publique israélienne ».
Et le quotidien israélien d’opposition de s’interroger : « pourquoi la pression militaire, qui n’a pas donné de résultats depuis des mois, devrait-elle maintenant permettre la libération des otages ? Comment les récupérer intacts des tunnels ? Qu’est-ce qui assure Netanyahu que confier cette mission aux forces terrestres épuisées réussira cette fois-ci ? Qui remplacera le chef d’État-major, le général Zamir, s’il est effectivement remplacé ? (…) On a coutume de dire qu’il est difficile en Israël de mener une guerre sans consensus public, et sans l’approbation du chef d’État-major des armées. Or, dans le cas présent, Netanyahu affiche sa détermination à poursuivre la guerre sans l’un et sans l’autre ».
Jusqu’au-boutiste…« En Israël, le coup de pression de Benyamin Netanyahu pour une opération visant à contrôler l’ensemble de Gaza », titre Libération à Paris. « Selon la presse israélienne, le Premier ministre souhaiterait que l’armée prenne le contrôle de l’ensemble du territoire palestinien. Mais le chef d’État-major a mis en garde le chef du gouvernement sur les risques que feraient peser une telle stratégie sur la vie des derniers otages israéliens retenus à Gaza ».
Et Libération de s’interroger : « est-ce le signe d’un désaccord entre le pouvoir politique et l’armée israélienne ? » En tout cas, pointe encore le quotidien français, « ce nouveau coup de pression du Premier ministre israélien semble une nouvelle fois privilégier une position jusqu’au-boutiste, en dépit des réticences de l’institution militaire et des services de sécurité ».
Quel horizon ?Comment sortir de ce conflit ? Pour Le Monde à Paris, « une seule issue, la mobilisation internationale. La démarche (hier) des anciens hauts responsables de la sécurité de l’État hébreu qui appellent Donald Trump à faire pression sur Benyamin Netanyahu confirme qu’il ne faut rien attendre de la coalition au pouvoir en Israël et que la pression internationale est le seul moyen de faire plier le Premier ministre israélien. Lorsque ces personnalités évoquent la mise en place d’une "coalition régionale-internationale qui aide l’Autorité palestinienne (une fois réformée) à offrir aux Gazaouis et à tous les Palestiniens une alternative au Hamas", ils appuient à leur manière l’initiative lancée conjointement par la France et l’Arabie saoudite pour tirer de l’oubli la solution des deux États. Personne ne peut plus se contenter, en effet, conclut Le Monde, d’un cessez-le-feu privé d’horizon diplomatique. L’internationalisation du conflit israélo-palestinien par la mobilisation d’une coalition de bonnes volontés est aujourd’hui une nécessité ».
Isoler le Hamas« Quelle est la prochaine étape pour Gaza ? », s’interroge en écho le New York Times. « Certainement pas tenter d’occuper Gaza à long terme, comme l’envisage Netanyahu. Ce serait une erreur colossale. (…) Tout d’abord, et c’est le plus évident : le gouvernement israélien doit acheminer, en abondance et avec un effet immédiat et indéniable, de la nourriture et des médicaments aux endroits de Gaza qui en ont désespérément besoin ».
Ensuite, le New York Times fait sienne la proposition de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, à savoir : « encercler et isoler le champ de bataille, en permettant l’entrée de nourriture et de médicaments, mais bloquer les choses dont le Hamas a besoin pour maintenir sa machine de guerre, en particulier le carburant pour les générateurs dans les tunnels et le béton pour les construire. (…) Il est temps, s’exclame le quotidien américain, que le Hamas subisse le poids de la pression, surtout de la part des habitants de Gaza, pour les ruines qu’il a créées ».
By RFI4.2
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Le Premier ministre israélien durcit le ton. « Dimanche, rapporte Haaretz à Tel Aviv, Netanyahu annonce une extension de la guerre contre le Hamas. Puis, dans une vidéo publiée le lendemain, il affirme qu’il est déterminé à poursuivre la guerre, à éliminer le Hamas à Gaza et, dit-il, à "libérer nos fils otages". Enfin hier soir, un autre message radical arrive : Netanyahu, par l’intermédiaire d'un haut responsable de son équipe, annonce sa décision de conquérir l’ensemble du territoire de Gaza ».
Autant d’annonces radicales, donc, et ce, pointe encore Haaretz, « malgré l’opposition du chef d’État-major de Tsahal, le général Eyal Zamir, malgré l’épuisement des unités combattantes et malgré les réserves croissantes de l’opinion publique israélienne ».
Et le quotidien israélien d’opposition de s’interroger : « pourquoi la pression militaire, qui n’a pas donné de résultats depuis des mois, devrait-elle maintenant permettre la libération des otages ? Comment les récupérer intacts des tunnels ? Qu’est-ce qui assure Netanyahu que confier cette mission aux forces terrestres épuisées réussira cette fois-ci ? Qui remplacera le chef d’État-major, le général Zamir, s’il est effectivement remplacé ? (…) On a coutume de dire qu’il est difficile en Israël de mener une guerre sans consensus public, et sans l’approbation du chef d’État-major des armées. Or, dans le cas présent, Netanyahu affiche sa détermination à poursuivre la guerre sans l’un et sans l’autre ».
Jusqu’au-boutiste…« En Israël, le coup de pression de Benyamin Netanyahu pour une opération visant à contrôler l’ensemble de Gaza », titre Libération à Paris. « Selon la presse israélienne, le Premier ministre souhaiterait que l’armée prenne le contrôle de l’ensemble du territoire palestinien. Mais le chef d’État-major a mis en garde le chef du gouvernement sur les risques que feraient peser une telle stratégie sur la vie des derniers otages israéliens retenus à Gaza ».
Et Libération de s’interroger : « est-ce le signe d’un désaccord entre le pouvoir politique et l’armée israélienne ? » En tout cas, pointe encore le quotidien français, « ce nouveau coup de pression du Premier ministre israélien semble une nouvelle fois privilégier une position jusqu’au-boutiste, en dépit des réticences de l’institution militaire et des services de sécurité ».
Quel horizon ?Comment sortir de ce conflit ? Pour Le Monde à Paris, « une seule issue, la mobilisation internationale. La démarche (hier) des anciens hauts responsables de la sécurité de l’État hébreu qui appellent Donald Trump à faire pression sur Benyamin Netanyahu confirme qu’il ne faut rien attendre de la coalition au pouvoir en Israël et que la pression internationale est le seul moyen de faire plier le Premier ministre israélien. Lorsque ces personnalités évoquent la mise en place d’une "coalition régionale-internationale qui aide l’Autorité palestinienne (une fois réformée) à offrir aux Gazaouis et à tous les Palestiniens une alternative au Hamas", ils appuient à leur manière l’initiative lancée conjointement par la France et l’Arabie saoudite pour tirer de l’oubli la solution des deux États. Personne ne peut plus se contenter, en effet, conclut Le Monde, d’un cessez-le-feu privé d’horizon diplomatique. L’internationalisation du conflit israélo-palestinien par la mobilisation d’une coalition de bonnes volontés est aujourd’hui une nécessité ».
Isoler le Hamas« Quelle est la prochaine étape pour Gaza ? », s’interroge en écho le New York Times. « Certainement pas tenter d’occuper Gaza à long terme, comme l’envisage Netanyahu. Ce serait une erreur colossale. (…) Tout d’abord, et c’est le plus évident : le gouvernement israélien doit acheminer, en abondance et avec un effet immédiat et indéniable, de la nourriture et des médicaments aux endroits de Gaza qui en ont désespérément besoin ».
Ensuite, le New York Times fait sienne la proposition de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, à savoir : « encercler et isoler le champ de bataille, en permettant l’entrée de nourriture et de médicaments, mais bloquer les choses dont le Hamas a besoin pour maintenir sa machine de guerre, en particulier le carburant pour les générateurs dans les tunnels et le béton pour les construire. (…) Il est temps, s’exclame le quotidien américain, que le Hamas subisse le poids de la pression, surtout de la part des habitants de Gaza, pour les ruines qu’il a créées ».

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